Gymnase

Avenue du Brecun, 44720 Saint Joachim

121

Programme

Le projet consiste en la construction de nouveaux vestiaires et sanitaires, d’une salle dédiée au tennis de table, ainsi que d’un hall-bar convivial ouvert sur les espaces sportif

Concepteurs

  • eeun architecture

Commune

  • Saint Joachim

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Saint Joachim

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

505 m² de surface de plancher créer

Coûts

1 010 000 euros HT

Documents

Situé au sud du centre-bourg de Saint-Joachim, au cœur du Parc naturel régional de Brière, le gymnase Y. Collet occupe une position stratégique à proximité immédiate des principaux équipements publics de la commune. Avec le temps, les installations existantes n’étaient plus en mesure de répondre aux attentes des associations sportives, des scolaires et des habitants.

Fruit d’un dialogue étroit entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, le projet conjugue réhabilitation et extension pour offrir un équipement plus fonctionnel, accueillant et évolutif. Il comprend la rénovation des vestiaires existants, la création d’une halle dédiée au tennis de table, de nouveaux vestiaires ainsi qu’un espace de convivialité favorisant les échanges entre usagers.

L’implantation retenue prolonge naturellement le volume du gymnase existant. Ce choix permet de préserver la lisibilité du site tout en s’inscrivant avec justesse dans la géométrie singulière du bâtiment d’origine. La nouvelle intervention compose ainsi un ensemble cohérent, où l’extension dialogue avec l’existant dans une écriture architecturale sobre et maîtrisée.

Pensé au plus près des usages, le projet améliore le confort des sportifs et des accompagnants, tout en anticipant l’évolution future des pratiques. Par la simplicité de son implantation, la qualité de ses espaces et son insertion attentive dans le paysage briéron, l’opération renouvelle durablement cet équipement structurant pour la vie communale.


Bureau(x) d’études : ACTIS Ingenierie, ABI Structure, 107 ECO
Photographe : erle marec

Réaménagement de la cour du collège Raymond Queneau

Bd Jean de Grandmaison, 44270 Machecoul-Saint-Même

158

Programme

Le Conseil Départementale de Loire-Atlantique, via un accord cadre, nous a missionné sur le Collège Raymon Queneau, pour végétaliser la cour, désimpérméabiliser les sols, recalibrer l’offre sportive, favoriser la mixité des usages tout en facilitant la gestion et la surveillance des collégiens.

Concepteurs

  • LAUS architectes (mandataire)
  • Moss Paysage - paysagiste concepteur (porteur de l'opération)

Commune

  • Machecoul-Saint-Même

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil Départementale de Loire Atlantique
  • délégation du Pays de Retz

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2630m2

Coûts

265 000€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;
Le collège Raymond Quenau à Machecoul se situe au sud de la ville. Ses espaces extérieurs principaux sont longés par la rivière Le Falleron ainsi que par un alignement d’arbres venant proposer un fond de scène végétalisé à la cour actuellement très minérale. Face à ce constat, le projet propose de créer des espaces de bosquet denses afin de passer d’une surface végétalisée de 135 m2 à 820 m2 avec la plantation de 33 nouveaux arbres.

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

La cour du collège est réorganisée sous une partition en trois temps :
– Le premier espace, le plus au nord, en relation direct avec les bâtiments, le préau et les sanitaires, voit sa frange Est végétalisée s’épaissir pour intégrer une partie du système racinaire des platanes existants.
À proximité immédiate du foyer et du CDI, un travail du sol offre une terrasse plane et ombragée par une nouvelle plantation. Deux «encoches» dans la frange, traitées en béton drainant, offrent de nouvelles possibilités d’assise (création de bancs sur mesure en billot bois). Au droit du bureau du CPE, la frange est également agrandie pour signifier la fin de la zone de récréation et faciliter la surveillance.

– Le deuxième espace est celui de la «forêt». L’enrobé existant est découpé sur une grande surface pour y implanter une végétation dense d’arbres. Il est équipé de nombreuses assises pour la pause avec en son centre, un large espace en platinage bois permettant des jeux en petits groupes. Les cheminements y sont aisés et multiples, pour en assurer l’accessibilité à tous. Deux liaisons, en copeaux de bois, permettent de traverser la végétation et multiplient les possibilités de jeux.

– La troisième et dernière partie est consacrée aux sports. Les équipements (buts) sont repositionnés dans une nouvelle posture plus participative. Une large estrade en bois (+35), donne à l’exercice une dimension de spectacle. Ombragée par la plantation d’une haie bocagère, cette structure ouvre les possibles liés à sa configuration en amphithéâtre tout en dégageant les vues sur le paysage alentour.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;
Les enjeux de végétalisation du projet ont permis de créer des espaces de fraicheur ou les collégiens peuvent se dépenser ou se reposer dans un milieu largement planté. Tout en conservant un large espace en enrobé existant, qui peut accueillir des activités en plus grand groupe ou sportive, le projet vient proposer des bosquets, traversables et en marge d’un large espace de pause. La question du bien-être des enfants et adolescents est centrale dans un projet d’aménagement de cour de récréation et la nature est une des réponses apportées.

Une partie de l’enrobé a été remplacé par du béton drainant, permettant ainsi de conserver des espaces de jeux et de sport, tout en participant à la gestion des eaux de pluie. Le dessin de ces espaces en béton drainant s’intègre dans les tracés de la nouvelle cour du collège.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges entre notre équipe et le département et bien évidemment, en concertation avec l’équipe enseignante mais également des collégiens. Cette collaboration a permis d’apporter certains ajustements au projet.


Bureau(x) d’études : BETEM
Photographe : MOSS Paysage

La Jamétrie

La Jamétrie, 44360 Vigneux-de-Bretagne

133

Programme

Transformation d’un bâtiment agricole en logement

Concepteurs

  • Figura

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Maîtrise d'ouvrage privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

76m2

Coûts

140 000€HT clos couvert

Documents

Le projet prend place dans un hameau en périphérie de la métropole nantaise. Au milieu des champs, le projet se situe au coeur d’un ancien site de production agricole, dont les bâtiments ont progressivement muté d’un usage productif, à celui de logements.

En second rideau d’une parcelle privée, un bâtiment agricole du XIXème siècle est transformé en logement. En vue d’augmenter le volume habitable sont projetées une surélévation et une extension du bâti.

Nous recensons les artefacts présents sur le bâtiment existant, les conservons, les ré-interprétons, afin que la construction contemporaine conserve l’âme de l’ancien, reprenant ses caractéristiques : linteau en granit, ouvrants posés en feuillure, non-alignement des ouvertures, gabarits d’ouvertures libres, débords de chevrons, couverture en ardoises naturelles, enduit chaux-sable contretypant la teinte des jointoiements du moellons existant.

Ce projet s’emploie à révéler les qualités d’un existant, rapportant à son architecture une ossature hybride bois/béton, support de nouveaux usages et travaillant le séquençage des vues sur un jardin domestique partagé et sur le paysage productif environnant.


Bureau(x) d’études : Sisba
Photographe : Anne-Claire Héraud

Hôtel de ville de Corcoué-sur-Logne

Bagatelle, 44650 Corcoué-sur-Logne

112

Programme

Restructuration d’une maison de maître et de ses dépendances en Hôtel de Ville, avec création d’une extension contemporaine accueillant la salle du conseil et des mariages. Cette opération vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments et à rendre le rez-de-chaussée de la maison de maître accessible au public depuis le hall d’accueil, facilitant ainsi l'accès aux différents bureaux. Une démolition partielle des dépendances est prévue, pour permettre la construction d’une extension destinée à la salle du conseil pouvant accueillir environ quatre-vingts personnes.

Concepteurs

  • Architecture FARDIN (architecte mandataire)
  • EXEPLAN (Maîtrise d’Œuvre d’exécution)

Commune

  • Corcoué-sur-Logne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Corcoué-sur-Logne

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface utile : 500m² (90m² neuf et 410m² réhabilité) Surface plancher : 520m² (90m² neuf et 430m² réhabilité)

Coûts

1 000 000€ HT

Documents

Le projet de restructuration de l’Hôtel de Ville de Corcoué-sur-Logne redonne vie à une ancienne maison de maître et à ses dépendances en les transformant en un équipement public contemporain, ouvert et fédérateur. L’intervention s’inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine existant, conciliant respect de l’architecture d’origine et adaptation aux nouveaux usages administratifs et citoyens.
La composition du projet s’appuie sur la préservation des volumes historiques et la réorganisation intérieure des bâtiments afin d’accueillir les différents services municipaux dans des espaces plus lisibles, accessibles et confortables. Le rez-de-chaussée de la maison de maître est ainsi repensé autour d’un hall traversant qui facilite l’accueil du public et la distribution des bureaux.
En dialogue avec l’existant, une extension contemporaine vient accueillir la salle du conseil et des mariages. D’une écriture sobre et affirmée, elle trouve naturellement sa place dans la composition d’ensemble grâce à une matérialité sensible mêlant acier corten, bois grisé et tonalités minérales. Reliée aux bâtiments existants par un auvent vitré, l’extension accompagne le parcours depuis la cour intérieure et crée une continuité fluide entre patrimoine et intervention contemporaine.
Le projet affirme également une attention particulière portée aux espaces extérieurs, pensés comme une véritable séquence paysagère participant à la qualité d’usage et à l’identité civique du lieu.

Approche environnementale :
Le projet s’inscrit dans une logique de réemploi et de valorisation du bâti existant, privilégiant la transformation plutôt que la démolition. La conservation des structures historiques permet de limiter l’impact carbone de l’opération tout en préservant l’identité patrimoniale du site.
La rénovation énergétique des bâtiments repose notamment sur la mise en œuvre d’une isolation thermique par l’intérieur, améliorant significativement le confort des usagers et les performances énergétiques de l’ensemble. Les matériaux sélectionnés — bois, acier corten, enduits minéraux — participent à une approche durable et pérenne, en cohérence avec le caractère du lieu.
L’aménagement paysager de la cour intérieure renforce enfin la qualité environnementale du projet en favorisant des espaces extérieurs perméables, végétalisés et adaptés aux nouveaux usages collectifs.


Bureau(x) d’études : AREST (structure), ISOCRATE (fluides)
Photographe : Bulteau-Lucie

Construction de 31 logements locatifs

Quartier des Bancs, 44270 Machecoul-Saint-Même

140

Programme

Construction de 31 logements :
– 7 maisons individuelles groupées – îlot A
– 23 logements collectifs et une maison individuelle – îlot C

Concepteurs

  • Atelier Sites et Projets

Commune

  • Machecoul-Saint-Même

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Habitat 44

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surface de plancher : - 7 maisons individuelles groupées – Ilot A2 et A3 : 372 m2- 23 logements collectifs et une maison individuelle – Ilot C : 1 379 m2Surface de la parcelle :- 7 maisons individuelles groupées – Ilot A2 et A3 : 354 et 445 m2- 23 logements collectifs et une maison individuelle – Ilot C1 : 1 640 m2Emprise au sol : - 7 maisons individuelles groupées – Ilot A2 et A3 : 217 et 243m²- 23 logements collectifs et une maison individuelle – Ilot C1 : 807 + 72m²

Coûts

3 275 338,18 € HT valeur Mars 2022

Documents

Le projet s’inscrit sur 3 ilots d’un nouveau quartier d’habitations en centre-ville de Machecoul St Même
• Les Maisons et les Rdc des collectifs sont destinés majoritairement à un public sénior (accessibles PMR)
• Tous les logements sont traversants et disposent d’une courette ou d’une loggia privative
• Tous les stationnements sont dissociés en périphérie du site et pour partie sur une emprise foncière qui jouxte l’ilot des logements collectifs

Mode constructif : Thermobriques et ossature bois pour les terrasses et loggias
Matériaux de façade : enduit finition taloché éponge, couverture tuiles canal, terrasses bois, soubassements des maisons en gabions de pierres de pays
Performance : RT 2012 – 10%

Le programme des maisons séniors se traduit par deux ensembles de maisons groupées pensées dans leur dimension individuelle : cour ou jardinet privatif, celliers privatifs, accès individuel, … ainsi que dans leur dimension « collective » : volumétrie et implantations rappelant les maisons de bourg de Machecoul, espaces extérieurs partagés propices au lien social.
Depuis la rue intérieure du quartier les maisons affichent pour 4 d’entre elles une implantation en limite d’une noue en eau et s’appuient sur un soubassement en pierres de pays (gabions) en référence aux murs de pierres existants dans l’environnement du quartier.

Le programme collectif se répartit en 3 bâtiments distinctes reliés entre eux par des passerelles aériennes conçues en continuité des coursives de desserte des logements du R+1 et R+2.
Le plan masse propose des cheminements piétons traversant l’ilot en nord-sud et est-ouest comme un écho aux venelles très présentent dans l’environnement du quartier, et permettant de faire de l’ilot un espace partagé par les résidents comme par les habitants du quartier.

En accompagnement de ces venelles, les trois immeubles s’intègrent en douceur comme s’ils résultaient de la progression traditionnelle de la ville où les rues sont bordées de façades individuelles et mitoyennes et présentent des épannelages variés. Ce travail d’intégration se voit renforcé par les volumes annexes du programme comme les 2 locaux vélos ou encore la maison individuelle (non prévue dans le programme initiale) en apportant des gabarits de transition avec le contexte urbain majoritairement en RDC et R+1.
Tous les logements collectifs sont traversants et disposent d’une courette ou d’une loggia privative. L’écriture architecturale se veut à la fois traditionnelle dans les matériaux et la volumétrie, mais aussi plus contemporaine dans la composition des façades qui offrent une double peau qui abrite les coursives au nord et nord-ouest et les loggias privatives au sud et sud-est.


Bureau(x) d’études : SERBA : Economie de la Construction et BET Structures / FIB : BET Fluides / INTECO : Coordination chantier et OPC
Photographe : Copyright ATELIER SITES ET PROJETS

Belle des Champs

Privée, 44360 Vigneux-de-Bretagne

152

Programme

transformation d’un domaine agricole en un centre de création artistique et thérapeutique

Concepteurs

  • studio bali

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

habitation : 208 m² SP rénovationbâtiments annexes : 140 m² SP rénovation

Coûts

725.000 € HT rénovation25.000 € HT VRD

Documents

Aux portes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, parmi le bocage préservé, un couple de thérapeutes acquiert un magnifique terrain agricole de près de 4 hectares. Cet écrin de prairies humides, bordé de haies boisées et de ruisseaux, se prête à l’accueil d’activités artistiques en pleine nature.
Le bâtiment principal, communément dénommé « la maison », conserve un usage d’habitation privée, tandis que les bâtiments annexes sont consacrés à l’accueil du public. Ainsi, « le hangar » devient une salle d’activités multiples et « l’appentis » attenant est transformé en vestiaires.
À l’origine, l’ensemble des constructions tournent le dos au paysage. La réhabilitation commence donc par un important travail de restructuration, de couture et de connexion aux extérieurs. Des ouvertures magistrales sont créées pour bénéficier de vues lointaines et donner à lire la nouvelle identité des bâtiments.
Raison d’être du lieu, le soin de la nature et des personnes guide tous les aspects du projet architectural.
Les bâtiments sont rénovés dans l’emprise existante avec une importante amélioration de leurs performances thermiques, grâce à une réfection sérieuse des enveloppes (dalles, murs, toitures) et un remplacement des menuiseries extérieures.

Du côté de l’habitation, l’escalier est déplacé sur deux niveaux, de la périphérie vers le cœur. Le rez-de-chaussée devient un grand espace de vie libre, organisé autour d’un noyau fonctionnel (pièces d’eau, escalier, poêle à bois) et encadré par un épais linéaire d’agencement en périphérie. Les grandes baies procurent un sentiment d’immersion dans le paysage, que renforce l’usage de matières naturelles chaleureuses : pierre, bois, tomettes, terre crue…
Le chantier terre crue comprend les travaux de prélèvement (dans une ferme voisine) et de transformation de la matière, dans une volonté de rendre visible le processus de fabrication et de renouer avec un acte de construire conscient, raisonné, vivant.
Le dernier niveau de combles est isolé pour accueillir des chambres supplémentaires surmontées d’une mezzanine. Le palier en double hauteur est éclairé par une lucarne géante, en balcon sur le paysage, structurée autour de la ferme centrale existante. Les pièces de charpente remplacées (épicéa) sont laissées brutes et les pièces conservées sont peintes de la même teinte que les murs et plafonds, de manière à lire les différentes strates d’intervention.

Dans le même esprit, la façade longue du hangar transformée en façade rideau offre une vue panoramique sur le paysage grandiose.
Laissé libre, le généreux volume intérieur existant est traité avec des matériaux nobles : parquet massif, parement et mobilier bois, textiles tendus.
La création de cet équipement va de pair avec la réfection d’un appentis attenant, qui propose deux espaces de vestiaire en adéquation avec les saisons : un vestiaire d’hiver, hors d’eau, hors d’air et isolé, posé sur une dalle en chaux-pouzzolane, et un vestiaire d’été, hors d’eau et ventilé naturellement.
Le hangar et l’appentis sont reliés par une large plateforme en caillebotis métallique, elle-même protégée par les débords de toiture qui caractérisent les silhouettes des bâtiments rénovés.
L’ensemble est revêtu de planches de bois brutes qui sont prélevées dans les forêts locales par la Coopérative Bocagère, filière bois locale.

Au-delà du projet architectural, ce chantier a permis de mettre en lien des acteur·ices du territoire engagé·es sur la question de la ressource (bois, terre, paille) et de renforcer la structuration des filières locales, par l’organisation de rencontres et visites en forêt.


Bureau(x) d’études : ACS Chantal (structure), Aireo Energies (fluides)
Photographe : Gaëtan Chevrier, Laura Severi, studio bali, Hervé Cariou

Halle et aménagements urbains

Rue du Miron, 44360 Vigneux-de-Bretagne

169

Programme

Création d’une halle polyvalente et aménagement de ses abords

Concepteurs

  • MUR Architectes

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Vigneux de Bretagne / Loire Atlantique Développement

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

4 850 m² d’espaces publics dont 600 m² de halle

Coûts

688 000€ HT (2025)

Documents

Dans un contexte de forte attractivité résidentielle, de sobriété foncière (renouvellement urbain) et de revitalisation du cœur de ville (AMI Centre-bourg), Vigneux-de-Bretagne souhaite poursuivre la réflexion urbaine sur le site du Miron, entamée dans le cadre de l’élaboration du PLUi en 2019 (OAP sectorielle et thématique).

Il s’agit du renouvellement urbain d’une friche commerciale en plein cœur de bourg, à deux pas de l’église. En lieu et place d’un ancien supermarché, 30 logements, des cellules commerciales, une halle publique et de nouveaux espaces publics composent le programme mixte de cette opération de moins d’un hectare.

Dans ce cadre, nous avons réalisé la halle qui s’implante sur l’étendue la plus plane du terrain, le long de la rue du Val-de-Gesvres. Occultée à l’est, elle reste ouverte sur les autres points cardinaux permettant à cet espace de se déployer sur son environnement proche et d’offrir une perméabilité d’usage. Notre volonté était de proposer une surface rationnelle et accueillante.

De par sa structure, la halle mêle la finesse du métal et la chaleur du bois, marquée par sa charpente en mouvement. La couverture est percée de généreux puits de lumière octroyant un éclairage naturel ainsi qu’une échappée visuelle vers le ciel. Le volume est accentué par une succession simple et symétrique de toitures à deux versants.

Les points d’ancrage au sol de cet ouvrage sont décalés à l’axe de chacune des travées afin de dégager les extrémités. De ce fait, ces files porteuses latérales libèrent ce vaste espace à destination du marché des commerçants, mais offrent également de larges possibilités d’appropriation pour la commune et ses habitants.

Le paysage ainsi reconstitué, intégrant la préservation des arbres existants, se prolonge par une plantation généreuse de nouveaux végétaux. Une attention particulière est portée à l’infiltration naturelle des eaux pluviales, notamment grâce à l’utilisation de pavés drainants en coquillages. Les eaux de toiture sont quant à elles récupérées dans des réservoirs, permettant un usage raisonné de l’eau pour l’entretien, le nettoyage et l’arrosage.


Bureau(x) d’études : Città up (urbanisme / paysage) ; TUGEC (VRD) ; ECMS (économie) ; BETREC (structure) ; ISOCRATE (fluides)
Photographe : François Dantart

Extension et restructuration d’une école primaire

2 rue de la Ramée, 44260 Prinquiau

134

Le projet porte sur la restructuration et extension en deux phases de l’école primaire Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Prinquiau. Le programme comprend la création de cinq salles de classe, la transformation de trois salles existantes en deux au sein du bâtiment conservé, ainsi que la réalisation d’une salle de motricité et d’espaces communs.

L’extension accueille cinq salles de classe aux dimensions généreuses. Leur grande superficie permet une grande flexibilité d’aménagement, sans contraindre les pratiques pédagogiques des enseignant·es. Elles sont toutes accessibles depuis une coursive extérieure couverte, garantissant une circulation fluide et une certaine autonomie des espaces.

Entièrement réalisée en ossature bois, l’extension est habillée d’un bardage en lames verticales. Le bâtiment affirme une forte horizontalité à travers son volume allongé, ses menuiseries en bandeaux continus et un acrotère filant, souligné par une teinte vert clair. Des éléments métalliques, dans un vert plus soutenu, viennent rythmer les façades en ponctuant cette horizontalité et en dialoguant avec la trame verticale du bardage. Ces nuances se déclinent également sur les protections solaires et les menuiseries, créant une harmonie entre la teinte naturelle du bois et la mise en valeur des éléments métalliques.

La conception de l’extension accorde une attention particulière au confort d’usage des futur·es élèves et professeur·es.
Orientées est-ouest, les salles de classe bénéficient d’un apport généreux en lumière naturelle tout au long de la journée. Des stores d’occultation permettent d’en maîtriser l’intensité lorsque le soleil est bas. Cette double orientation favorise également une ventilation naturelle efficace. En hiver, le confort thermique est assuré par un système de chauffage tirant parti de la géothermie.


Bureau(x) d’études : ECMS (économiste), SISBA (Structure), Luc MOREAU (Fluides)
Photographe : François Dantart

Création d’un foyer de 10 logements

96 boulevard Saint-Aignan, 44100 Nantes

123

Dans le cadre de la création d’un foyer d’hébergement, l’association Saint-Benoît-Labre, gestionnaire du projet, souhaite redonner vie à un immeuble de cœur de ville marqué par le temps, afin d’en faire un lieu d’accueil convivial et fonctionnel.
Implanté à l’angle d’un îlot, en bordure de voie publique, le projet s’inscrit dans un volume existant, rehaussé d’un niveau. L’angle de rue est marqué par un ensemble bâti qui préserve les vues directes vers le cœur d’îlot, limitées à la façade ouest initialement ouverte. Le cœur de la parcelle est ainsi protégé des nuisances sonores et des vues passantes.

Le projet s’organise en deux entités principales. La première prend place dans le bâtiment existant et accueille désormais neuf logements, contre six auparavant. Les fonctions annexes, lingerie, local vélos, locaux techniques et espace de gestion des déchets, sont regroupées au rez-de-chaussée afin de garantir leur accessibilité à tous·tes. Une tisanerie, pensée comme un espace commun convivial, s’insère également à ce niveau, à la croisée des circulations.

La seconde entité correspond à une extension implantée au sud-ouest de la parcelle, le long du mur en moellons bordant la rue Bourdonnais et en continuité du bâti voisin. Reconnu pour son caractère patrimonial, ce mur n’a pas permis la création d’ouvertures. Cette contrainte participe néanmoins à la préservation de l’intimité du cœur d’îlot. L’extension accueille par ailleurs un dixième logement, accessible aux personnes à mobilité réduite, venant compléter le projet.

Dans un souci de cohérence avec l’existant, l’ensemble du projet s’inscrit dans la continuité des volumes en place. La surélévation reprend ainsi une toiture à deux pans en ardoise, fidèle à l’écriture initiale. L’extension, quant à elle, affirme son mode constructif par un bardage bois, exprimant à la fois l’intervention contemporaine et sa structure en ossature bois. Les teintes des enduits, choisies dans une palette claire aux nuances légèrement vertes, établissent un dialogue subtil avec le bâtiment mitoyen et la végétation débordante en cœur d’ilot.

Il ne reste plus qu’à attendre la croissance des nouvelles plantations pour révéler pleinement un cœur d’îlot végétalisé !


Bureau(x) d’études : Bureau d’étude EXE (économiste), BETREC ingénierie (Structure et amiante), GEFI ingénierie (fluides)
Photographe : MUR Architectes

Pôle Arts Saint-Joseph du Loquidy La Salle

73 boulevard Michelet, 44300 Nantes

148

Programme

Extension et réhabilitation d’un bâti du XVIe siècle en pôle dédié aux enseignements artistiques comprenant deux salles d’éducation musicale et deux salles d’arts plastiques.

Concepteurs

  • A.P.I. paysagiste
  • FAUN architecte mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • L’ASSOCIATION FAMILIALE DE GESTION DU LOQUIDY

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface totale = 486m2 (restructuration = 102m2, extension = 264m2 et surélévation = 120m2)

Coûts

Coût total = 2 444 623,00 € HTdont bâtiment = 1 593 485,00 € HTdont aménagements extérieurs = 851 138,00 € HT

Documents

1. COMMANDE & DEMARCHE MOE/MOA
Ce projet d’extension et de restructuration d’un bâti du XVIème siècle en pôle d’enseignements artistiques s’inscrit dans une démarche élargie, menée en amont avec la maîtrise d’ouvrage qui nous a accompagné et soutenu dans une démarche architecturale exigeante, attentive au patrimoine comme aux usages contemporains.
À l’issue d’échanges et d’un travail approfondi d’analyse du site, de ses usages, ainsi que des besoins pédagogiques et fonctionnels de l’établissement, nous avons élaboré un schéma directeur proposant une série d’interventions destinées à améliorer durablement le fonctionnement global du lieu. Cette opération n’est donc qu’une composante d’un ensemble plus vaste de projets visant à la valorisation du site. Elle répond à la nécessité de créer un espace spécifiquement dédié aux pratiques contemporaines des enseignements artistiques.
Nous avons choisi d’implanter ce lieu dans un bâtiment du XVIe siècle, située dans la zone historique du site qui était à l’origine un clos avant de devenir un établissement scolaire au XXe siècle. Cette zone se compose de quelques bâtiments de cette époque, et notre projet était l’occasion de valoriser ce patrimoine délaissé, témoin du passé du site. Ce contexte, à la fois inspirant et apaisant, en bordure immédiate d’un espace boisé remarquable, nous est apparu particulièrement propice à la pratique des arts. Investir cette chapelle permet en outre de sauvegarder et de mettre en valeur un édifice patrimonial menacé de ruine. Cette réhabilitation considère l’existant comme une ressource constructive qui préserve ce qui aurait dû être démoli sans ce projet de reconversion.
Notre démarche s’attache également à la valorisation paysagère et au renforcement de la biodiversité, en collaboration avec l’atelier A.P.I. avec un paysage pensé comme un véritable support pédagogique au service de la pédagogie (cours de sciences notamment) et de la démarche E3D mise en place par l’établissement.
De la même manière que pour la conception architecturale, le projet intègre un volet ambitieux d’aménagements extérieurs, pensé avec la même attention. Ces aménagements contribuent à relier les différents espaces du site, à améliorer l’accessibilité, à accompagner les usages pédagogiques : jardins pédagogiques, choix des essences végétales, création d’écosystèmes pour la faune et la flore, à enrichir la biodiversité, à profiter au restaurant scolaire avec la création de zones potagères et, plus largement, à renforcer la qualité de vie pour tous.

2. USAGES & FONCTIONNALITES
Construction d’un pôle d’enseignement artistique R+1 accueillant 4 salles de classe dont 2 salles de musique dans le bâtiment datant du XVIème siècle et 2 salles d’arts plastiques dans le bâtiment neuf. Les salles sont réparties en deux volumes, une salle de classe par niveau. Réhabilitation et surélévation du bâti existant et construction neuve d’un second volume.
Détail des aménagements paysagers de la cour du manoir:
Revalorisation de la cour du manoir, création d’un jardin pédagogique structuré et tramé, création d’espace de pique-nique. Construction d’un local outil, d’un espace clos semi-couvert par une pergola en structure bois pour abriter l’ensemble des ordures ménagères, création d’un bac à compost et d’une serre adossée aux murs de pierres existants.

3. INTEGRATION/ESTHETIQUE
Le collège lycée du Loquidy est un site préservé, composé de plusieurs bâtiments dédiés aux différents enseignements du secondaire et possédant de multiples équipements dont son propre gymnase, un terrain de rugby, un restaurant scolaire, une chapelle et un manoir. Ce groupe scolaire se situe sur le boulevard Michelet, un axe majeur multimodal permettant d’atteindre le périphérique Nord en passant par le coeur universitaire de la ville de Nantes. Les deux bâtiments propres à l’enseignement de la musique et des arts plastiques viennent se nicher au cœur d’une ancienne enceinte bâtie délimitée par des murs en pierres et constitué d’un bâti du XVIe situé à la lisière de l’espace boisé classé. Loin d’être 4 simples salles de classe, ces espaces deviennent de véritables lieux pour apprécier les matchs de rugby et la vie écologique du site en surplombant le terrain de sport et l’espace boisé classé. Ce projet permet au groupe scolaire de réaliser des évènements multiprogrammatiques en lien avec la vie de ce lieu d’enseignement.

Les deux constructions et le Manoir forment un «L» et redéfinissent l’enclos formé jadis par les murs d’enceinte, ils ceinturent ainsi une large cour enherbée surplombée par la chapelle de l’établissement. La façade Est du bâtiment neuf fait face à l’espace boisé classé. L’EBC fait écran avec le Boulevard et projette au sein des salles d’arts plastiques le mouvement chatoyant des feuilles et des branches. Le projet nourrit ainsi un dialogue avec les arbres. Ici, le bois ne constitue pas une limite, mais un fil conducteur. Le bâtiment et les arbres se répondent tant par la verticalité du bardage et des poteaux bois que par celle des troncs.

Les deux bâtiments surplombent le terrain de sport situé en contrebas. Les pignons Nord sont soulignés par l’horizontalité de la passerelle qui les lie, véritable belvédère apprécié des amateurs de sport. Au sud le pignon du bâtiment neuf s’impose par sa verticalité et sa sobriété ne donnant qu’une vue cadrée sur la place et le bâtiment de la restauration. Les deux bâtiments s’unissent autour d’un noyau végétalisé dont les essences japonaises apportent une quiétude orientale à ce patio. Le bâtiment neuf loin d’être une simple addition, a permis de redéfinir la volumétrie du bâtiment existant par la réécriture de sa charpente et d’en révéler sa coquetterie par opposition avec sa construction dépouillée.

Le socle en pierre du bâtiment existant est revalorisé par un enduit pierre vue qui apporte un nouvel éclat à la pierre. Sur sa façade ouest se mêlent à la texture au relief et à la matière des jeux d’ombre et de lumière de la projection des perforations du platelage de la passerelle métallique.

En raison de la proximité du Manoir et de sa projection sur le pignon sud de la salle de musique, il fut nécessaire de réaliser deux frangements dans la façade Ouest du mur en pierre. Deux fenêtres allongées cintrées sont réalisées et reprennent le vocabulaire de la fenêtre existante. Les encadrements sont volontairement réalisés en béton banché puis sablé.
La façade ouest du bâtiment neuf dissimule le local technique qui abrite la PAC par un bardage à claire-voie permettant une prise et un rejet d’air suffisant au fonctionnement de celle-ci.

Caractéristiques techniques:
Détail des caractéristiques de la restauration
Restauration et transformation du bâti du XVIe siècle en salles de classe dédiées à l’enseignement de la musique. Arasement des murs en pierre, réalisation d’un chaînage béton comme support des murs ossatures bois, pose d’une charpente bois et couverture en acier PLX à joint debout sur toiture à deux pans. Façade R+1 bardage bois douglas. Création d’ouverture dans les murs en pierre existant par encadrement béton, restauration de l’élévation ouest, des portes et fenêtres cintrées et de leur encadrement en pierre de Tuffeau (retrait des pierres abîmées et pose de nouvelles pierres) Restauration des murs en pierre par nettoyage en profondeur, réalisation d’un enduit pierre-vue à la chaux. Menuiseries extérieurs bois.
Détail du système constructif de l’extension
Construction d’un bâtiment neuf, RDC et pignons en voiles béton banchés recouverts d’un FOB bardage bois. R+1 structure ossature bois recouvert d’un bardage bois douglas, charpente bois et couverture en acier PLX à joint debout sur toiture à deux pans. Menuiseries extérieurs bois.
Détail des caractéristiques de la coursive
Les deux volumes possèdent leur propre escalier relié par une coursive métallique en tôle perforée et garde-corps à barreaudage tubulaire. La passerelle est supportée par des poteaux bois sur ferrure mécanosoudée scellés dans fondations béton.

Caractéristiques paysagères:
Valorisation de la cour du manoir délaissée et création d’une station E3D. Création d’espaces plantés surélevés pour faciliter le jardinage, aménagement d’un espace naturel pédagogique structuré apportant une esthétique de jardin à la française. Construction d’un local outil bois, d’un espace clos semi-couvert par une pergola en structure bois pour abriter l’ensemble des ordures ménagères, création d’un bac à compost et d’une serre adossée aux murs de pierres existants. Valorisation de corridors biologiques et des murs d’enceinte en pierre par un linéaire de fruitiers.

Démarche environnementale:
Performance de l’enveloppe pour le confort d’hiver, densité des isolants sous rampant permettant d’atteindre une résistance thermique égale à 7,85 m2.K/W.
Performance du bâtiment pour le confort d’été albedo de la toiture maîtrisé par une teinte claire, densité des isolants permettant d’atteindre une résistance thermique supérieure ou égale à 4 m2.K/W, inertie des planchers structure bois béton. Récupération des eaux pluviales pour les sanitaires et l’arrosage des espaces verts. Maîtrise de la consommation énergétique des équipements électriques et de l’éclairage, production d’eau chaude sanitaire et chauffage par pompe à chaleur. Performance environnementale et choix de matériaux biosourcés tel que le bois (structure et revêtement en bardage), l’isolant laine de bois, les habillages acoustiques en fibre de bois
Ces choix techniques participent à créer des espaces apaisés, propices à la concentration et à la pratique artistique et apportent un confort thermique, acoustique et visuel (éclairage naturel).


Label(s) obtenu(s) : Pas de labellisation(s) demandée(s)

Informations complémentaires :
Marché privé

Bureau(x) d’études : AREST, ATECH MIDI, CARRE D’AIRE, ISOCRATE, 2LM
Photographe : Gaëtan CHEVRIER