Transformation d’un hospice en 18 logements et 1 local d’activité

16 Rue Russeil, 44000 Nantes

144

Situation
Le projet s’inscrit dans une vaste opération de « recyclage urbain » qui engage le lotissement d’un parc et la restructuration d’un hospice dessiné au mitan du XIXème siècle. Le projet porte sur la transformation de deux des ailes de l’hospice, qui se font face de part et d’autre d’une cour allongée. Il substitue l’usage domestique à l’usage religieux et hospitalier.

Transformer
La reconfiguration des bâtiments organise l’accès et la répartition des logements autour de la cour intérieure séparant les deux bâtiments et formant un espace commun de distribution et prolongement extérieur des logements. Cet espace recompose par sa centralité l’unité de l’opération et la cohérence de la nouvelle figure d’un ensemble fortement remanié.

Réparer
Transformé sans ménagement et peu entretenu, l’édifice s’était détérioré. Le projet de reconstruction a investi deux recherches : d’une part la réparation et la ré-articulation des éléments conservés ; d’autre part la constitution d’un lieu de vie qui soit en mesure de tirer profit des volumes et dispositions exceptionnelles et offre à ses habitants une expérience domestique singulière.

Rendre habitable
Les deux galeries symétriques flanquées sur les façades intérieures constituent l’épaisseur de distribution et les prolongements extérieurs des logements. Construites en bois, elles confèrent la texture domestique et la matérialité de cette grande cour. A chaque niveau, les logements traversants, entre rue et cour, et entre cour et jardin, bénéficient des vastes volumes et des baies en plein cintre.

R-assembler
Le choix des matériaux de construction, et le dessin de leurs articulations, a permis d’assembler en un ensemble harmonieux les parties conservées, en maçonnerie de pierre, et les parties reconstruites, en panneaux et éléments de béton et ossature de bois.


Bureau(x) d’études : IBA, Albdo, Cabinet Rousseau
Photographe : Guillaume Clément

Le temps d’une pose

20 Rue Gabriel Goudy, 44200 Nantes

114

Programme

Construction neuve d’une résidence sociale composée de 55 logements, leurs espaces communs et un tiers-lieu, bâtiment déplaçable en modules 3D bois

Concepteurs

  • Architecte : MOON ARCHITECTURES (Conception réalisation - Mandataire BBGO)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Habitat

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

SDP = 1 522m² | Surface Habitable = 1 148m² | SU espaces communs = 198m²

Coûts

Construction : 3.732 M€ / Aménagements extérieurs : 49 000€

Documents

> COMMANDE MOUV / MOE (une exigence portée conjointement entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition) :

Le projet proposé a été désigné lauréat d’une consultation en conception-réalisation, lancée sur 3 sites différents situés à Nantes et à Rezé en mars 2024 pour concevoir un habitat modulaire déplaçable et remontable. Construire plus rapidement des logements de qualité, biosourcés pour ceux qui n’en n’ont pas. C’est l’objectif porté par la collectivité et pour lequel nous avons proposé une réponse, en groupement de conception-réalisation.

Il a été porté tout au long du projet par l’ensemble des acteurs (collectivités / MOA / MOE / constructeurs) et le dialogue entre les différentes entités a permis de respecter le planning de livraison du chantier, en remettant parfois en optimisant à la fois certains délais des études et de leurs validation, et du chantier grace aux procédés constructifs hors-site en modules 3D (Durée du chantier : 7 mois)

> ENVIRONNEMENT / RESSOUCES (Une approche attentive aux ressources et aux contextes, proposant des réponses adaptées aux enjeux environnementaux contemporains) :

La présente construction est composée de modules 3D en structure bois, complétés par des structures bois 1D pour la passerelle d’accès, le socle, et le local vélos. Le bâtiment répond ainsi aux exigences du seuil RE 2031, condition de sa déplaçabilité.
Par ailleurs, le système de fondations en semelle béton est directement posé sur le site (parking public) sans ancrage. Ce système permet une réversibilité totale du site, qui sera rendu dans son état initial à la Métropole à l’issue des 7 ans d’occupation prévus.

> USAGES / FONCTIONNALITES (Une conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir)

Le présent projet met en œuvre :
– des logements de typologies diverses (du T1 au T2′ avec 2 chambres), adaptés à la composition des ménages qui y seront reçus, avec des ouvertures généreuses offrant des espaces lumineux, et équipés.
– un pôle d’acceuil et de bureaux pour les gestionnaires : l’association les Eaux Vives
– des espaces communs à destination des habitants (salle commune, paliers extérieurs très généreux, espace extérieur aménagé au sud), ainsi qu’un tiers-lieu, situé au nord-ouest, face à la place et directement accessible sans accéder à l’intérieur de la résidence, qui sera ouvert sur le quartier et acceuillera des activités diverses.

Le bâtiment étant conçu pour être déplacé dans 7 ans, il répond à la problématique de l’occupation temporaire des sites urbains en devenir.

> INTEGRATION / ESTHETIQUE (Une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration)

La juste intégration du projet dans son environnement a été pensée en réponse aux enjeux urbains ci-dessous :
– Venir cadrer la placette libérée au nord du site
– Adresser sur cette dernière les espaces publics de la résidence (tiers-lieu & bureaux)
– Créer des transparences vers le coeur d’ilôt tout en préservant l’intimité
– Offrir un espace extérieur végétalisé ensoleillé à destination des résidents

Les volumes & façades ont été travaillées avec :
– des toitures à simple pente faisant référence à l’architecture faubourienne qu’on retrouve à l’est du site
– des volumes découpés et une alternance entre deux matériaux marquant un séquençage du bâti le ramenant à une échelle domestique, et une volonté de ne pas faire ressortir la trame structurelle des modules pour ne pas différencier l’ensemble d’un bâtiment en construction traditionnelle.
– la conception d’un socle bois surélevé (RDC surélevé pour passer au-dessus des fondations) qui participe l’animation de la séquence d’entrée, avec des espaces communs identifiés par une couleur soutenur, et une clôture en lames de bois de réemploi crééant divers niveaux de filtres visuels depuis l’espace public.


Label(s) obtenu(s) : RE2020 Seuil 2031

Informations complémentaires :
Loyers moyens mensuels LLS (hors charges et hors accessoires, avant APL)
: 174 €/logement hors charges la 1ère année
Prix de revient : 5 198 307€ TDC
Financement :
Total subventions État : 2 109 000 €
Total subventions Nantes Métropole: 776 500 €
Subvention Action Logement : 144 000 €
Subvention Fonds vert : 98 000 €
Emprunts CDC PLAI : 1 795 807 €
Fonds propres : 275 000 €
Montage en conception-réalisation :
Maîtrise d’ouvrage : Nantes Métropole Habitat
Architecte : Moon Architectures

Bureau(x) d’études : IBATECH = BET Structure, A2I INFRA = BET VRD & PAYSAGISTE, NRGYS = BET Fluides & Thermique
Photographe : © Juan Cardona

Transformation d’un immeuble de bureaux en logements

3-5 rue Basse Porte, 44000 Nantes

129

Le projet s’inscrit dans l’histoire du renouvellement de la Ville de Nantes et dans une stratégie bas carbone : transformer un immeuble de bureaux construit au début des années 90 en bâtiment d’habitation collectif. Il s’est agi de tirer profit d’une situation urbaine singulière : la parcelle dont la géométrie en trapèze déploie une façade nord le long de la grande place en pente dont la halle du marché Talensac occupe le centre.

Quinze logements occupent les trois étages existants surélevés par un étage d’attique, le rez de chaussée occupe l’ensemble de la parcelle et abrite l’espace commercial du groupe CIF. L’édifice existant est construit selon un système poteaux poutres en béton armé et façades non porteuses. Sa transformation s’est élaborée par l’épaississement des façades, et par la reconfiguration de la distribution de l’immeuble, dont les paliers d’étages orientés sur la place donnent accès aux coursives ménagées dans cette épaisseur. Les coursives, formant balcon sur la place, donnent aux accès aux logements et médiatisent la relation entre espaces domestiques et situation urbaine. Les logements, adressées au nord sur la place et largement ouverts au sud sur la cour au travers de loggias ou de terrasses, profitent ainsi de dispositions traversantes.

La façade existante sur rue, construite en retrait, a été déposée et reconstituée à l’alignement sous la forme d’une façade légère du fait des contraintes structurelles et sismiques. Construite en ossature bois, elle est revêtue de panneaux de ciment. La toiture a été démontée, et remplacée par un niveau d’attique construit suivant le même mode constructif. Sur cour, la façade a été conservée, augmentée de loggias, isolée par l’extérieur et revêtue de panneaux de ciment. Les façades ont fait l’objet d’un dessin précis qui assemble et installe dans une tension harmonique subtile de grandes baies de menuiseries en bois, de larges bandeaux revêtus de panneaux de façade en ciment lisse et cannelés et les galeries ouvertes habillées de panneaux de mélèze qui confèrent à l’ensemble une domesticité chaleureuse.


Bureau(x) d’études : IBA, Enercia, Cabinet Rousseau, ITAC
Photographe : Clément Guillaume

Construction d’un centre de bien-être

La Guérivière, 44580 Villeneuve-en-Retz

157

Programme

Construction d’un centre de bien-être comprenant salons de massage, sauna, hammam et vestiaires sanitaires ainsi que deux salles de pratique sportive convertibles en salle de conférence ou d’exposition.

Concepteurs

  • MUR Architectes

Commune

  • Villeneuve-en-Retz

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SCI La Guérivière (privé)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

Surface utile 647.20m² (existant 393m² ; neuf 254.20m²) ; surface de plancher 763m² (existant 430m²; neuf 333m²)

Coûts

1 551 000€ HT (2023) (dont 14 790€ aménagement extérieur)

Documents

Au cœur d’une propriété nichée en pleine nature, ce projet porte sur la réhabilitation et l’extension d’un bâti existant en vue de la création d’un centre de bien-être.
S’appuyant sur deux annexes en pierre conservées, l’intervention s’organise autour d’un patio central, véritable pivot du projet, qui distribue les différents espaces. Le programme accueille deux salles de pratique modulables pouvant se transformer en espaces de conférence ou d’exposition, trois salons de massage, un sauna, un hammam, ainsi que des vestiaires et sanitaires.
La charpente bois apparente contribue à l’expressivité des plafonds et à l’ambiance du lieu. Elle affirme l’identité du projet en créant un lien direct entre intérieur avec le plaquage en panneaux de contreplaqué, et extérieur, où chevrons et voliges restent visibles en sous-face.
Le projet met à l’honneur des matériaux biosourcés et durables : bardage et isolation en liège, caissons de toiture en bois, panneaux acoustiques textiles en feutre, ainsi que du mobilier en bois. Le confort thermique est assuré par une chaudière à granulés alimentant un chauffage au sol dans les grands volumes.
L’intégration architecturale se veut sobre et respectueuse de l’existant, en valorisant les lignes des longères traditionnelles. Une attention particulière est portée à la matérialité : les pierres d’origine sont restaurées à l’aide de joints clairs, tandis que les nouvelles interventions en béton banché sont assumées dans leur aspect brut. La palette chromatique découle directement des matériaux, complétée par des teintes chaleureuses comme celles des tuiles et des menuiseries extérieures chocolat.
Dans une démarche à la fois esthétique et environnementale, le projet affirme une écriture sincère où la matière s’exprime dans son état le plus authentique, participant à une atmosphère apaisante, propice à une immersion totale dans le parcours de soin.


Bureau(x) d’études : AREST, ISOCRATE
Photographe : François Dantart

Pôle enfance

Rue des Terres noires, 44140 Montbert

115

Programme

Construction d’un pôle enfance d’une capacité de 130 places en accueil périscolaire, accueil de loisir sans hébergement et 20 places en multi-accueil. Le bâtiment est extensible pour atteindre une capacité d’accueil à 200 places pour le périscolaire/ALSH.

Concepteurs

  • AREST
  • CUB ARCHITECTURE
  • LUN
  • SLVI

Commune

  • Montbert

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Montbert

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

1158 m² SU

Coûts

2 596 270 €

Documents

Le pôle enfance de Montbert propose une répartition des espaces en trois branches, avec pour objectif de favoriser des cheminements doux et intuitifs pour chacune des tranches d’âges accueillies.
Cette disposition limite également l’étalement du projet sur le site et rend perspicace la distribution centralisée depuis le hall d’accueil.
Notre volonté de préserver autant que possible les espaces perméables existants a guidé cette implantation qui limite la consommation de foncier.
La maille en façade, clin d’œil assumé à la structure géométrique de la botte de paille, affirme l’identité contemporaine et paysagère du projet et apporte une approche organique de la forme architecturale du projet.
Côté jardin, des collines plantées d’arbustes bas donnent la sensation aux enfants d’être au cœur de la nature tout en facilitant l’observation du personnel encadrant.


Photographe : Eric Olejnik

Bottière Pin Sec, Square Augustin Fresnel & Parc Grande Garenne

rue Augustin Fresnel, 44300 Nantes

133

Programme

Dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier Bottière Pin Sec et du plan guide du « Cordon Boisé », le programme d’aménagement s’articule autour du périmètre du square Augustin Fresnel et du parc Grande Garenne. Ce programme repose sur trois thématiques principales : • Le foncier, qui sera travaillé en collaboration avec les différents bailleurs limitrophes ; • La stratégie végétale, qui devra respecter la réglementation des Espaces Bois Classés, préserver les arbres remarquables et intégrer la gestion de la trame noire ; • Les usages, qui seront définis en concertation avec les habitants, les usagers, les associations et la direction du quartier. Parmi les sujets centraux, on retrouve notamment la pataugeoire, conçue dans une démarche de gestion durable de l’eau et d’usage toute l’année, ainsi que la création d’un Espace de Pratiques Corporelles libres.

Concepteurs

  • atelier 360° Paysagiste concepteur mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardin

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Square Augustin : 6 402m² Parc Grande Garenne: 9 605m² Soit un total de 1,6 hectare

Coûts

Aménagement paysagers: 926 977€ HT VRD: 145 013€HT Fontainerie: 674 722€HT Soit un total de 1 746 713€HT

Documents

Un projet au service du « Cordon Boisé » et des habitants
Le projet de résidentialisation s’inscrit dans la continuité du programme du « Cordon Boisé », qui se matérialise par une promenade bucolique invitant à la flânerie, où le regard se pose au gré des envies. Ce cordon, en se déployant, fait émerger des espaces de vie généreux, conçus comme un chemin de vie répondant aux besoins de toutes les générations. Les espaces ludiques, du plus animé au plus calme, laissent place à des zones sportives et de détente, pensées pour s’adapter à chaque moment de la journée.
L’aménagement est guidé par une écoute attentive des envies, des besoins et des habitudes des habitants. Les lieux de vie ont ainsi pour vocation d’affirmer les usages existants et de les enrichir en fonction des attentes exprimées. Conçu pour s’intégrer à la vie quotidienne et aux pratiques des riverains, le projet valorise les traversantes naturelles, issues des usages journaliers, et les conforte dans l’aménagement.
Un équilibre entre promenade et fonctionnalité
Le projet allie harmonieusement la promenade bucolique, propice à la contemplation, et les déplacements pratiques du quotidien.
Une démarche participative
La parole est donnée aux habitants à travers trois ateliers de concertation, organisés dans l’espace public et au sein du groupe scolaire de proximité. Grâce à ces échanges, le programme évolue vers la création d’un espace de pratiques corporelles libres, en remplacement d’un terrain sportif.
Le Square Augustin Fresnel : convivialité et calme
Dans le respect des usagers, le square Augustin Fresnel affirme son identité d’espace de convivialité et de sérénité, grâce à des équipements adaptés : tables de pique-nique, terrain de pétanque et assises atypiques. L’espace de pratiques corporelles libres s’intègre naturellement dans la clairière dessiné par la trame arborée du square. On y trouve :
un miroir, offrant un espace de mouvement et d’imaginaire ;
une scène matérialisée par un platelage en bois et un mobilier structurel, servant d’interface entre nature et regroupement ;
un mur d’escalade, intégré aux graffitis emblématiques du lieu.
Les allées, limitées dans leur emprise, préservent les systèmes racinaires des arbres. La gestion des eaux pluviales est optimisée à la parcelle, grâce à des noues et des modelés doux en creux.
Situé à la croisée du quartier pavillonnaire et du grand ensemble, le square voit sa limite repensée pour participer à l’espace public de la rue. Les barrières ont été remplacées par un jeu d’enrochements, intercalés entre les arbres et en retrait de 1,5 mètre du trottoir. Ainsi, la bordure du square contribue à la végétalisation de la rue et invite le promeneur à orienter son regard vers l’espace boisé. Les zones Espaces Bois Classés (EBC) sont, quant à elles, délimitées par une clôture en ganivelle basse de 50 cm, permettant à la régénération naturelle du bois de s’opérer librement.

Le Parc Grande Garenne : entre histoire et modernité
Le parc Grande Garenne s’inspire de son évolution historique, mêlant la trame arborée du château de la Garenne et la construction des grands ensembles, pour offrir un espace ludique intimiste.
La pataugeoire emblématique du parc se transforme en fontaine ludique, conçue comme un jeu de modelés en béton qui souligne un espace de rétention d’eau et un espace de jets d’eau en circuit fermé. Cette innovation permet à la ville de réaliser une économie d’eau de l’ordre de 120 m³ par semaine. Par ailleurs, sa forme offre la possibilité de pratiques de glisse (vélo, skate, roller…) en dehors de la période estivale.
À proximité, une aire de jeu, partiellement recouverte de copeaux de bois et de sol amortissant, garantit une accessibilité inclusive. Les équipements retenus répondent aux attentes des enfants du quartier : être en promontoire et pouvoir entendre leurs parents les appeler. Dans une démarche d’inclusivité, un banc d’allaitement complète la gamme de mobilier existant (bancs, tables de pique-nique, fontaine à eau…).
L’accès au parc se fait à travers un verger, planté notamment de poiriers Alexandrine, en hommage au propriétaire du château, passionné de botanique et créateur de cette variété de poire. La biodiversité s’installe en limite de propriété, au pied des bâtiments, redéfinissant une dimension humaine du parc par rapport au bâti.
Comme pour le square Augustin Fresnel, les EBC sont protégés par une clôture basse. Enfin, l’éclairage est limité aux allées traversantes liées aux pratiques journalières et géré en temporalité, pour une meilleure préservation de la trame noire.


Bureau(x) d’études : Atelier Du Lieu (concertation) Tecam (VRD), Diluvial (Fontainerie)
Photographe : atelier 360°

Maison Thébaud

Privée, 44690 Château-Thébaud

147

Programme

Construction d’une extension de maison et d’un carport

Concepteurs

  • SUPERSABRE

Commune

  • Château-Thébaud

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

37,6 m² Surface de Plancher

Coûts

220 568 € HTdont 13 832 € HT de VRD

Documents

Dans le vignoble nantais, sur une parcelle de 6700m², un couple, passionné de jardins, compose au fil du temps leur paysage ; des massifs, des haies, un potager, des tonnelles, un bois…
Au milieu de ce terrain arboré, leur maison, un grand pavillon réalisé dans les années 60 par un entrepreneur de travaux publics, qui correspond au standing d’une époque – un volume en RDC coiffé de hautes toitures, desservi par une grande allée en enrobé qui traverse le jardin et s’enroule autour de la maison –
Cette construction, si elle bénéficie de tout le confort nécessaire, ne communique que peu avec son environnement. Les clients aimeraient profiter plus largement de l’agrément de leur jardin, minimiser la présence automobile et réduire l’îlot de chaleur dû à cette voie en enrobé.

En réponse à ce souhait, le projet se développe autour de deux interventions :
– au Nord, la création d’un carport dans le prolongement de l’allée piétonne permet de replacer le stationnement des voitures en lien direct avec l’entrée de la maison et de réduire l’impact de la voirie du côté Sud du terrain
– au Sud, un jardin d’hiver accolé à la maison prolonge l’espace de vie intérieur et ouvre la maison sur le jardin. Une large partie de l’allée enrobé est décroûtée pour renaturer le Sud de la maison, en lien direct avec le jardin d’hiver

Les deux édicules partagent une architecture commune ; couverts d’une toiture à large débord en zinc, ils viennent comme deux « folies » dans le jardin répondre à l’architecture singulière de la maison et ouvrir le dialogue avec le parc.
La toiture du carport se détache du sol, portée par une série de poteaux jumelés, laissant filer la voie en pavé et le regard.
Le jardin d’hiver accompagne l’angle ouvert formé par la maison, son volume dépasse du pignon pour s’ouvrir de façon panoramique sur le paysage. La trame serrée et régulière des montants de verrière semble porter la toiture. L’ambiance intérieure est chaleureuse, la charpente mixte acier, poutre et volige chêne est laissée apparente et vient former un plafond en caisson. Le sol en pierre naturelle rappelle les aménagements du jardin.
Ces deux constructions sont à la fois une extension de la maison et des gloriettes contemporaines dans le paysage du parc.


Label(s) obtenu(s) : RE 2020

Informations complémentaires :
Commande directe

Bureau(x) d’études : ALS
Photographe : Roberto Giangrande et SUPRESABRE

La Halte de la Gilarderie

218 - 220 - 222 rue de la Gilarderie, 44200 Nantes

133

Programme

transformation de trois logements de fonction en halte transitoire pour des personnes exilées

Concepteurs

  • studio bali

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Une Famille Un Toit 44

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

460 m2 SP rénovation

Coûts

554.000 € HT

Documents

2015. Lors de la crise migratoire, les trois logements de fonction vacants de la Gilarderie constituent un refuge pour de jeunes exilés. L’entreprise RTE, propriétaire des maisons, engage une procédure d’expulsion, à laquelle s’oppose le voisinage.
La presse couvre l’événement, des collectifs de soutien se mobilisent et la situation reste en suspens.
Dans ce contexte incertain, l’association Une Famille Un Toit 44 joue un rôle de négociation auprès de la mairie et des propriétaires.

En parallèle, d’autres personnes s’investissent pour améliorer les conditions de vie dans les trois maisons surpeuplées. Un relevé architectural et social est réalisé par le collectif saga et des étudiant·es de l’école d’architecture de Nantes. Il donne lieu à l’élaboration d’un cahier des charges et des premières propositions d’aménagements, en particulier la transformation des garages et des buanderies en rez-de-chaussée.

2018. RTE cède les maisons à l’association Une Famille Un Toit 44, en vue de la création d’une halte transitoire pour les personnes exilées.
Par la suite, par le levier des aides nationales à l’amélioration de l’habitat (ANAH), l’équipe de maîtrise d’œuvre (studio bali architectes) orchestre la rénovation lourde de cette architecture des années 50. Le projet comprend la rénovation thermique globale du bâtiment, la mise à nu de la maçonnerie existante, la mise en accessibilité du rez-de-chaussée, la réintégration des loggias à l’espace habitable des chambres, et la réfection complète des réseaux.

Côté rue, la transformation des garages en rez-de-chaussée et la réintégration des loggias inusitées à l’étage ont participé à redéfinir l’identité architecturale des maisons devenues ensemble bâti.
Les accès sont repositionnés côté jardin et desservis par une longue coursive en caillebotis, qui assure l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Des auvents métalliques protègent les entrées.
La fine silhouette des marquises, les décalages de nus des menuiseries et le jeu de textures des enduits à la chaux assoient une écriture architecturale sobre et sensible.

Les espaces intérieurs privilégient une esthétique brute : éléments de structure et réseaux en cuivre laissés apparents, conservation des sols existants et simple ragréage à l’emplacement des anciennes cloisons.
Un soin particulier est apporté aux cuisines collectives, qui sont magnifiées par des matériaux de qualité et des détails soignés, alliant beauté et robustesse pour les usages du quotidien.

À l’étage, la réintégration des loggias dans la surface habitable permet de reconfigurer les chambres et salles d’eau pour un usage collectif.
Le nouveau cloisonnement est réalisé en terre allégée, dans le cadre de chantiers participatifs encadrés par la SCOP L’Aronde et Terre d’argile. Les enduits terre crue, ravivés par de beaux badigeons, offrent douceur et chaleur aux occupant·es.

Malgré le caractère très social de l’opération, l’ensemble des acteur·ices se sont mobilisé·es pour développer une architecture saine et durable, à travers la déconstruction soignée du bâti existant, l’emploi de matériaux biosourcés (fibre de bois, terre crue) et la mise en place d’une démarche participative.


Informations complémentaires :
rénovation thermique subventionnée par l’ANAH

Bureau(x) d’études : Allassa Energie
Photographe : Gaëtan Chevrier, studio bali

Nouveau balnéaire

Rue Eric Tabarly et rue Jacques Cartier, 44760 La Bernerie-en-Retz

165

Programme

13 logements locatifs intermédiaires

Concepteurs

  • PETIT OEUVRE

Commune

  • La Bernerie-en-Retz

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • La Nantaise d'Habitations

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

877m² SHAB, 943m² SP

Coûts

Montant total : 1 569 062€ HT dont 144 000€ HT EV+ VRD (Année 2023)

Documents

Le projet trouble les échelles entre le miniature, l’individuel et le collectif afin d’assurer l’insertion d’un projet locatif social dans un contexte pavillonnaire. La fragmentation des volumétries induite, appelle en parallèle une individualisation des modes d’accès. Chaque logement dispose ainsi d’une entrée indépendante depuis le paysage partagé.
Les matérialités sobres prolongent cette appartenance discrète au monde pavillonnaire. Seuls quelques détails marquent une architecture soignée et contemporaine : une couverture en acier ton laiton, de grands cadres vitrés sertis de bois, de vastes auvents en charpente marquant les accès.
Situé à 300 m de la plage, le jeu initial de la conception des logements consistait à pouvoir y ranger un paddle. Le rangement est ici pris comme une qualité architecturale en soi. Chaque logement possède donc un rangement de terrasse, un caveau, une vaste entrée.


Informations complémentaires :
Type de marché : Procédure négociée

Bureau(x) d’études : Naonec, Pouget consultants, PLBI, LBLC
Photographe : François Dantard

Collège Joséphine Baker

24 rue du Stade, 44320 Chaumes-en-Retz

135

Programme

Construction neuve comprenant un collège pour 600 élèves, un restaurant scolaire et 4 logements de fonction.

Concepteurs

  • AIA LIFE DESIGNERS
  • mandataire

Commune

  • Chaumes-en-Retz

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Département de Loire-Atlantique (44)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

3 100 m² surface utile 4 996 m² surface de plancher

Coûts

12,7 millions d'euros HT Date de valeur : 2022

Documents

Le collège répond à une double dynamique : le besoin d’accompagnement de la prise en charge scolaire du Département au regard de la croissance démographique et le développement de la commune de Chaumes-en-Retz qui souhaite réunifier ses deux bourgs (Arthon-en-Retz et Chéméré). La situation du terrain en transition entre le bourg pavillonnaire, les étendus maraichères et le complexe sportif (salle des Genêts) lui offre l’opportunité de tirer profit de cet environnement : être visible et constituer le trait d’union entre les deux polarités urbaines en positionnant le collège comme un acteur majeur du développement urbain.

Le projet proposé exprime cette idée de maillage à la frontière entre l’urbanité (le bourg) et le paysage de bocage typique du pays de Retz. Le collège tend à consolider les liens entre l’Homme et nature, entre le bâtiment et le site, à partir d’une démarche essentiellement sensible, toute en lumière, centrée sur la création d’espaces généreux, espaces de rencontres et dans un maillage urbain cohérent.
Cette approche qui allie efficacité et générosité, qui s’appuie sur l’usage et la vocation paysagère, est un élément essentiel de réponse à une qualité d’environnement de travail qui soit en phase avec les pratiques, les besoins et les contraintes actuelles.

Le projet met en scène une expression architecturale du changement d’échelle urbaine : deux corps de bâtiments en simple rez-de-chaussée viennent dialoguer avec le bâti environnant (pavillons aux toits en tuile). Le dessin des pignons et des pentes de toits permet d’inscrire les volumétries des bâtiments dans le tissu urbain alentour, reprenant forme et couleur des habitations locales. Ce dispositif est surmonté d’un volume en R+2 de nature plus institutionnelle offrant une nouvelle direction urbaine au quartier. C’est en somme une représentation du passage de l’enfance à l’adolescence.

Le travail partagé entre maitre d’œuvre et maitrise d’ouvrage se traduit également par de nouvelles typologies d’espaces adaptés aux besoins des jeunes et à la nécessité d’évolution des pratiques et des pédagogies :
– une cour de récréation nouvelle génération, intégrant des espaces variés, paysagés, inclusifs, laissant place à l’appropriation et à l’accueil de tous ainsi qu’à la possibilité de faire classe en extérieur (travail mené avec le conseil départemental qui a sollicité des designers et sociologues),
– un CDI (ou centre de connaissance et de culture) et une restauration baignés de lumière, prolongés par des extérieurs accessibles pour des activités complémentaires,
– des sanitaires qui répondent aux besoins croisés de surveillance, de bien-être, de sécurité et de propreté,
– une trame de classe évolutive pour permettre les adaptations pédagogiques.

Le projet du collège apporte une réponse aux problématiques environnementales en privilégiant le recours à des matériaux biosourcés, locaux, à l’impact carbone faible, peu transformés et/ou recyclables en fin de vie comme le bois utilisé en éléments structurels (FOB et planchers mixtes bois-béton) et de finition intérieure (protections murales, agencement).
L’ambition d’une production énergétique low-tech et performante a mené au choix d’installation d’une chaufferie bois et de récupérateurs d’énergie sur les groupes froids. La mise en place d’une enveloppe performante (isolant biosourcé dans les FOB) et d’un système de simple flux inversé répond également à ces problématiques de performance et de simplicité des systèmes défendus par le Département.
Les conforts thermique et acoustique ont ainsi été des enjeux forts de la conception du bâtiment, pour assurer aux usagers un confort optimal, tout en garantissant une simplicité vis-à-vis de la maintenance et l’entretien pour le maitre d’ouvrage.
Aussi, les sujets de santé et bien-être ont fait l’objet de réflexions entraînant des choix de matériaux sains et bons pour la qualité de l’air intérieur : isolant biosourcé, matériaux de finitions sains, ventilation naturelle adaptée, et choix d’espèces végétales non toxiques et non allergènes.
Niveau E+C- : E3C1 / Démarche biosourcée de niveau 2 (matériaux biosourcés, locaux et bas carbone) / Démarche NF HQE bâtiment tertiaire /
Etanchéité à l’air < 0,8 m3/h.m2


Label(s) obtenu(s) : Niveau E+C- : E3C1 / Démarche biosourcée de niveau 2 (matériaux biosourcés, locaux et bas carbone) / Démarche NF HQE bâtiment tertiaire /
Etanchéité à l’air < 0,8 m3/h.m2

Informations complémentaires :
Concours loi MOP

Bureau(x) d’études : AIA Ingénierie, AIA Management, AIA Environnement, AIA Territoires, Groupe GAMBA, NAMIXIS-SSICOOR, BEGC.
Photographe : © AIA Life Designers architecture – photo : Guillaume Satre