Réhabilitation et extension de la Cité U Chanzy

1 rue Henri Lasne, 44000 Nantes

224

Programme

Réhabilitation lourde de la Cité Universitaire Chanzy à Nantes, comprenant 331 logements au total :
– 263 chambres réhabilitées,
– 5 studios créés après transformation de cuisine existante,
– extension de 63 chambres dont 17 PMR.
– création de cuisines et salons communs
– démolition de l’ancien restaurant universitaire

Concepteurs

  • GUINEE*POTIN ARCHITECTES

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CROUS DE NANTES

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2627m2 pour l'extension neuve4400m2 pour la réhabilitation

Coûts

10.2 M€ HT

Documents

Ce qui surprend d’emblée le visiteur en arrivant sur le site, c’est d’une part, en façade Nord/Ouest, la proximité des immeubles de la cité U avec la rue très passante Henri Lasne, classée en catégorie 3 (bruit), et d’autre part le rapport apaisé en façade Sud/Est avec le site paysagé. La cité universitaire s’étire en longueur du Nord au Sud, et les hébergements existants sont orientés en Est et en Ouest. Le site présente un dénivelé total d’environ 3m, descendant vers le Sud/Est.

Dès lors, le projet de réhabilitation et d’extension de la Cité U Chanzy propose une « articulation » suivant une géométrie simple et claire, reliant les différentes entités fragmentées.
Cette articulation s’appuie sur les bâtiments existants et relie les deux bâtiments existants et préservés, en partant du parvis/hall d’entrée.

Sa disposition et sa géométrie permettent de structurer facilement les limites entre la façade « urbaine » et l’arrière « paysager ».
Dans cette optique, c’est l’ensemble du bâtiment qui façonne naturellement les espaces extérieurs.

Le bâtiment enveloppe et structure. Ainsi, les espaces végétalisés ne sont plus des espaces résiduels cohabitant avec des façades ternes et fermées, mais s’inscrivent dans un face-à-face chromatique organisé par de fortes transparences et une requalification graphique des façades existantes.

Les façades existantes, dans le style « hard French » de l’architecture moderniste des architectes André Guillou et Pierre Doucet, conservent leur aspect d’origine en damier, en « nid d’abeille », au profit d’éléments de menuiserie plus généreux, ainsi que d’une isolation renforcée par l’extérieur pour répondre aux objectifs de performance thermique.

Ainsi, la simplicité de cette articulation met en valeur le bâtiment existant rénové pour créer un ensemble unifié et homogène. De plus, les nouvelles nuances de vert et de gris de ces éléments font ressortir avec finesse les particularités historiques et paysagères de ce site, parsemé de jardins, malgré l’urbanisation du centre-ville voisin.
Ouverte à l’imagination, cette composition architecturale offre un potentiel graphique et singulier.

Le projet privilégie l’approche environnementale, et adopte les grands principes d’une architecture bioclimatique pour l’extension créée, et d’une réhabilitation éco-responsable pour les existants :
• Orientation Est / Ouest des chambres existantes, conservées, et nouvellement créées tenant compte des données climatiques du site, vent, ensoleillement, et topographie,
• Exploitation passive de l’énergie du soleil, et protection d’été par débords des terrasses pour les espaces partagés/coworking orientés à l’Ouest.
• Emploi d’une filière préfabriquée (extension en dalles, poteaux poutres béton, et réhabilitation par panneau préfabriqué assurant un chantier propre et une préservation du site),
• Renforcement de la biodiversité par le projet paysager d’ensemble
• Approche concertée (démarche participative sur le choix des couleurs et aménagements)

Les préoccupations de développement durable et d’exploitation et maintenance ont été au cœur de la conception du projet en 2019 pour favoriser la pérennité de l’ouvrage et son usage dans le temps avec la recherche d’évolutivité et de flexibilité nécessaires, suivant les ambitions de la commande.

Cette préoccupation repose sur une approche du « coût global » (financier et environnemental) du projet ; de sa conception à sa fin de vie, en mesurant notamment les impacts des choix et solutions techniques sur les consommations énergétiques, les conditions de bon entretien et de maintenance ainsi que les renouvellements à venir des éléments bâtis et techniques en jeu. Les travaux mise en oeuvre ont eu pour objectif de prendre en compte les critères du développement durable demandés par la Région Pays de la Loire.
A ce titre la cité universitaire aboutit à une consommation énergétique globale (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation) ≤ 110 kWhep/m²/an.

Cette intention formelle, outre son impact, cristallise symboliquement le programme de restructuration et de rénovation de la Cité Universitaire, et compose l’image généreuse d’un complexe immobilier à l’échelle du quartier.


Label(s) obtenu(s) : – Objectif 110kwhep/m2/an (réno et neuf) / RT2012-30% (neuf)

Informations complémentaires :
Concours Avril 2019
Dépôt PC juillet 2020
Démarrage travaux janvier 2022 => livraison septembre 2024

Raccordement RCU (biomasse) / construction en site occupé

Bureau(x) d’études : TUAL, NAONEC, ESTB, ITAC, SUD VRD, QUATUOR
Photographe : Stéphane Chalmeau, Maria Calvo, Agence Guinée*Potin

Extension d’un Restaurant Scolaire

Rue de Govillon, 44780 Missillac

246

Programme

extension de la salle de restauration des maternelles et création d'une laverie

Concepteurs

  • eeun architecture

Commune

  • Missillac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Missillac

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

430 m² d'extension

Coûts

1 168 800 euros HT

Documents

Le projet d’extension du restaurant scolaire s’inscrit dans une démarche concertée entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, visant à améliorer les conditions d’accueil des plus jeunes tout en préservant les qualités existantes du site. Le choix d’implanter l’extension en retrait de la salle actuelle permet de maintenir une luminosité généreuse dans les espaces de restauration existants, tout en affirmant une nouvelle entité dédiée aux élèves de maternelle, adaptée à leurs usages et à leurs rythmes.

La commune a fait le choix affirmé d’une construction bois, en écho aux ressources locales et à l’identité paysagère de son territoire. Couvrant une large part de la commune, la forêt de la Bretesche constitue une référence forte, à la fois écologique et culturelle. Le projet puise son inspiration dans l’histoire de ces paysages forestiers, et notamment dans les huttes de charbonniers, architectures vernaculaires issues de l’assemblage de rondins et de billettes.

Cette évocation se traduit dans le dessin des façades, où le principe d’empilement devient un motif architectural, à la fois sensible et contemporain. Par ce travail sur la matière et la texture, le bâtiment dialogue avec son environnement tout en proposant une écriture singulière. L’extension affirme ainsi une identité douce et protectrice, adaptée aux jeunes usagers, tout en participant à une lecture renouvelée du site, entre mémoire locale et exigence architecturale actuelle.


Informations complémentaires :
Marché public

Bureau(x) d’études : 107 ECO, Abi structure, ACTIS Ingenierie, Process Cuisine
Photographe : erlé marec

Ateliers d’artisans

Avenue Jean Moulin, 44720 Saint Joachim

256

Programme

4 ateliers de 320 m² pour accueillir des commerces et des artisans sur la commune

Concepteurs

  • Architectes : eeun architecture

Commune

  • Saint Joachim

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Saint Joachim

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surface de plancher : 1072m²

Coûts

720 000 € HT hors aménagement des VRD

Documents

Pour répondre aux besoins des artisans de la commune, la maîtrise d’ouvrage a engagé, en étroite collaboration avec la maîtrise d’œuvre, la réalisation de quatre ateliers conçus comme des espaces simples, robustes et évolutifs. Ce dialogue de projet a permis de définir une architecture à la fois rationnelle et adaptable, capable d’accompagner les pratiques professionnelles actuelles tout en anticipant leurs mutations.

Implanté avec justesse, le projet prend appui sur la géométrie de la parcelle pour générer une composition claire et lisible. La succession de toitures mono-pente structure l’ensemble bâti, optimise les apports solaires et permet l’intégration de panneaux photovoltaïques, affirmant ainsi une attention portée aux ressources et à la performance environnementale. Cette écriture évoque également, de manière contemporaine, les silhouettes des sheds industriels, inscrivant le projet dans une mémoire productive locale.

Chaque atelier, bien que conçu sur un principe commun, affirme une identité propre, favorisant l’appropriation par ses usagers. L’ensemble compose ainsi un bâtiment cohérent et sobre, où la répétition maîtrisée des volumes produit une qualité architecturale à la fois discrète et expressive, en dialogue avec son environnement.


Informations complémentaires :
Marché public

Bureau(x) d’études : 107 ECO, Abi Structure, ACTIS Ingénierie
Photographe : erlé marec