Les Évadées

2 La Retarderie, 44680 Saint-Mars-de-Coutais

1102

Programme

Réhabilitation/Surélévation d’une maison individuelle

Concepteurs

  • Atelier du Ralliement

Commune

  • Saint-Mars-de-Coutais

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

117m2 SP, dont 39m2 créés

Coûts

170 000 €ht

Documents

À proximité du lac de Grandlieu, un habitat existant de plain-pied à la toiture très dégradée fait l’objet d’une intervention architecturale globale. Elle convoque des matérialités multiples et des ambiances lumineuses riches, tout en prenant soin du socle existant et en limitant l’emprise au sol ajoutée. Deux immenses chevêtres habités caractérisent une surélévation pensée comme une généreuse toiture capable, offrant en mezzanine des espaces adaptables. À la manière des observatoires du lac, les deux larges bandeaux horizontaux donnent à voir les richesses des paysages proches et lointains.


Approche environnementale : En plus des mises en oeuvre atteignant les résistances thermiques nécessaires, divers principes bioclimatiques guident l’intervention globale, avec notamment l’implémentation d’un jardin d’hiver au Sud-Ouest. Protégé en saison chaude par un débord de toiture marqué, il est la source d’apports solaires conséquents en saisons froide et intermédiaire. Malgré son orientation Nord-Est, la pièce de vie principale est baignée de lumière naturelle grâce à la mezzanine. Cette orientation est un atout en saison chaude, et la correction thermique en béton de chanvre y confère une hygrométrie maîtrisée.
Descriptif technique : La surélévation est conçue en structure bois avec divers isolants bio-sourcés selon localisation : laine de chanvre en remplissage des montants et entre chevrons porteurs, laine en coton recyclé en seconde couche entre chevrons porteurs, laine ou fibre de bois en complément par l’extérieur. Au RDC, pour le bâti principal existant, un béton de chanvre banché et mis en oeuvre de manière participative corrige thermiquement les murs en pierre de la pièce de vie principale. Certaines banches en cp filmés ont été nettoyées et ré-employées en cloisonnement au RDC. La finition bois des doublages de toute la surélévation est en cp peuplier. Autre forme de réemploi, la surtoiture bois est réalisée avec des lames de terrasses douglas déclassées car présentant des défauts visuels.

Photographe : François Massin Castan

117 logements collectifs et 10 maisons

Route de Gaschet - Zac de Chantrerie Ilot 2, 44000 Nantes

1182

Programme

117 logements collectifs + 10 maisons groupés répartis en 6 bâtiments collectifs et intermédiaires et 2 ‘bandes’ de maisons groupées

Concepteurs

  • Guinée*Potin architectes mandataires / PO architectes associés / LALU paysagistes / LALU paysagistes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Bouygues Immobilier

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

6883 m2 shab

Coûts

1600€ht/m2 shab tout compris (stationnement / vrd / paysage)

Documents

Concilier « densité » et « paysage en infiltration » : entre lanières construites et lanières végétales.

La parcelle de l’ilot 2 de l’ancien site MHS, dont nous héritons, correspond à une vaste surface en enrobé de l’ancien stationnement du site, de près de 13000m2, bordée au Nord par le chemin de Boisbonne planté d’arbres majeurs, chênes et châtaigniers, et à l’est et à l’ouest, de boisements conservés dans le cadre du projet. L’Erdre et le magnifique parc de Chantrerie sont à peine à 200m un peu plus à l’Est.

Le projet se compose de 3 « lanières » bâties adossées à l’est et à l’ouest aux boisements conservés et mis à distance au centre par deux espaces linéaires qui s’ouvrent sur la haie bocagère au Nord.
Le projet bâti, propose, à partir d’un même gabarit, une gradation de hauteurs et une variation typologique : du sud au nord, bâtiments collectifs, intermédiaires et maisons se succèdent, de l’urbain vers le bocage.
Le projet des espaces extérieurs lui répond et propose deux lanières végétales décomposées en séquences : à chacune d’entre elles correspond une situation scénographique particulière et des perceptions visuelles et corporelles associées. L’alternance de plein et de vide liée à la différence de densité végétale et construite fabrique des seuils successifs qui jalonnent le parcours de l’habitant et du promeneur dans une parcelle ouverte et sans fermeture sur rue.

Entre les 3 lanières bâties, du sud au nord, de l’espace public au chemin de Boisbonne, le projet des espaces extérieurs se décline en 4 séquences successives :
– Les parvis en pavés béton connectés à l’espace public enveloppent les pignons et desservent les halls ouverts communs. (1 hall par lanière)
– Les bois, larges espaces plantés en léger décaissé permettent le tamponnement des eaux pluviales
– Les placettes en stabilisé accueillent les édicules construits (sorties de parking et locaux vélos communs)
– Les lisières jardinées longent les noues le long des maisons et accueillent les usages communs de l’ilot.

En prolongement du travail d’insertion fine des constructions dans la topographie et le paysage, l’accès des véhicules dans l’îlot est donc limité pour renforcer le concept de lanières végétales et accompagner les habitants dans une parcelle apaisée. Les abords des bâtiments deviennent des espaces de croisement, de rencontre entre les habitants et les visiteurs.
A la lecture des différents enjeux du contexte, nos intentions architecturales nous amènent à proposer un projet ou un chromatisme naturel trouve une large part, du brun au vert, associé au bois prégrisé, en écho à l’univers qui entoure le projet.

Au sud, côté voirie créée, les façades des logements collectifs en R+5 sont travaillées de façon à lire des volumes sobres et urbains, enduit de teintes naturelles à la chaux : vert, gris chaud, brun, assis sur un socle en bois marqué par des arcades reprenant une figure de l’architecture classique.
Ces socles abritent les locaux communs (vélos, techniques, hall ouvert) et marquent les limites de l’ilot au Sud, constituant un seuil d’entrée de l’ensemble. Ces espaces regroupent donc des services communs à tous les habitants, et deviennent le lieu de passage et de croisements à l’échelle du micro-quartier.
En attique des collectifs, un retrait est créé, jouant sur des volumétries qui dialoguent et se répondent en décalage, offrant ainsi des terrasses belvédères pour les logements des derniers niveaux
Dans le cœur d’ilot, les masses s’adoucissent, les gabarits s’estompent, associant des bâtis en R+3 et à R+2 pour les logements intermédiaires, desservis par des coursives extérieures, en pignon Nord ou centrales, traversant le bâtiment et créant des percées visuelles dans les lanières bâties.
Les volumétries s’éloignent de l’aspect urbain et se rapprochent de « grosse maisons » voire de « longère » en bois pour le bâti le plus à l’Est de la parcelle. Les toits sont à deux pentes, avec des variations d’orientation, amorçant la transition d’échelle du bâti.
Quant aux maisons en duplex au Nord, elles bénéficient d’un positionnement proche du chemin de Boisbonne. A l’est, elles s’adossent à une noue et une passerelle d’accès donnant sur une courette avec cabanons de rangement vélos, barbecue…en guise de séparatif. Les courettes, entourées de claustras bois, participent à l’intimisation des entrées de maisons.

Le projet architectural privilégie ainsi les notions d’appropriation et de résidence, par la volonté d’intimiser les accès aux logements, et par des extensions privatives généreuses pour les logements.
Les logements sont à majorité traversants ou à double voire triple orientation ; seulement 10% de logements sont mono-orientés, limités aux T2, et orientés soit à l’Ouest, soit à l’Est.

A travers de larges baies vitrées, tous les logements s’ouvrent systématiquement sur un bel espace extérieur : jardins privatifs plantés en RDC, balcons aux étages (et balcons d’angle pour les grandes typologies), terrasses en attiques (pour les collectifs en R+5 et ponctuellement les intermédiaires).
Les distances entre lanières bâtis étant au minimum de 20m, les habitants profitent ainsi de ce paysage de lanières végétales, au cœur de Chantrerie.


Approche environnementale : RT2012-30%
Label NF HQE
Raccordement RCU (réseau de chaleur urbain)
Traitement des eaux pluviales en aérien

Financement :
Privé

Bureau(x) d’études : IBA / SOLAB / NAONEC / QUATUOR / SUD VRD
Photographe : Stéphane Chalmeau

Jardin de Barbara

2, 4, 6, 8, 10 Rue Gisèle Giraudeau , ZAC Erdre Porterie - Secteur des Vergers de Launay, 44 300 Nantes

4803

Programme

Construction de 23 logements intermédiaires locatifs sociaux en habitat participatif.

Concepteurs

  • Atelier MIMA

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Habitat

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

1 556 m² SHAB

Coûts

2 409 335 € HT

Documents

Le projet VL8, renommé Jardin de Barbara par ses habitants, présente plusieurs ambitions singulières pour la construction de 23 logements.

Par ce projet, Nantes Métropole Habitat, OPH de la métropole, s’inscrit dans une démarche d’habitat participatif en incluant 15 des futurs ménages locataires au processus de projet, depuis l’élaboration du programme jusqu’à la livraison en passant par le choix de l’équipe de maitrise d’œuvre.

Associés à cette aventure par le biais d’un concours, notre proposition se base sur un principe de logements intermédiaires pensés comme des «villas urbaines», soit des maisons superposées aux accès indépendants, recouvrant un espace de stationnement au rez-de -chaussée. Par un jeu de césures et de glissement des volumes, le projet fait le lien entre le quartier pavillonnaire au sud et le reste de la ZAC aux immeubles plus imposants qui se développe au nord de la parcelle.

Ce principe volumétrique permet, lors des ateliers avec les habitants, de moduler les surfaces des logements par « plot » afin de s’approcher au plus juste des loyers visés (calculés en fonction de la surface précise des logements). Aussi, chaque logement est spécifié par la liberté permise par le principe volumétrique. Hormis quelques T2, chaque logement est unique.

Le principe distributif permet l’individualisation des adressages avec un escalier pour un maximum de 5 logements. De larges paliers sont proposés, support d’usages multiples. Les seuils des logements sont creusés dans les volumes afin de protéger de la pluie et d’y proposer un premier rangement.

Toutes les fenêtres sont avec une allège de 75cm, ce qui permet à la fois de minimiser les vis-à-vis vers les voisins parfois proches, et de favoriser l’ameublement de logements toujours trop petits.

On retrouve ce principe pour les loggias, équipées de coulissants de simple vitrage. C’est ainsi presque une pièce en plus, qui module l’apport calorique solaire au fil des saisons.

Une pièce supplémentaire, à la fois cuisine et salle d’activités, est aménagée au rez-de-chaussée du volume le plus ouvert sur l’espace public. C’est le lieu partagé par les habitants.

L’ensemble de ces dispositifs est traité par une unité de matériaux et une composition qui, tout en racontant une certaine richesse, souhaite éviter la démonstration d’une collection de souhaits personnels.

C’est un ensemble de volumes offrant à chaque logement des qualités très proches de la maison individuelle (par exemple chaque logement a au minimum trois façades offrant des vues contrastées), et qui cultive, à l’instar des quartiers pavillonnaires de nos banlieues, une douce homogénéité pourtant constituée d’habitats différents.

Approche environnementale : E2C2
recours général à l’ossature bois.

Le projet repose sur une démarche bioclimatique générale, et recourt dès que possible au mode constructif ossature bois.
Seul le socle de rez-de-chaussée, couvrant les stationnements, et les circulations extérieures (escaliers et paliers) sont en béton.
Les loggias, équipées de grands châssis coulissants en simple vitrage, peuvent être transformées en jardin d’hiver, et deviennent alors un outil de régulation thermique important.

Bureau(x) d’études : AREA ETUDES thermique fluides, ABAK structure, SYMBIANCE acoustique, AREA CANOPEE HQE, GESTIONBAT, ROUSSEAU construction bois

Photographe : Atelier MIMA

Siège IRT Jules Verne

1 mail des 20 000 lieues, 44340 Bouguenais

1410

Programme

Tertiaire + 2 halles technologiques, espaces d’implantation des équipements IRT + parking (35 places visiteurs + 155 places personnels)

Concepteurs

  • Architectes mandataires Magnum

Commune

  • Bouguenais

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • IRT Jule Verne / SCI Nautilus

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

7050 m² SP (2530 m² bureaux + 4520 m² halles industrielles)

Coûts

Montant travaux : 9.7 M€ HT

Documents

Centre de recherche et d’innovation technologique appliqués aux filières industrielles de pointe (Aéronautique, Navale, Transports et Énergies Marines Renouvelables), l’IRT Jules Verne s’est doté d’un nouveau siège, bâtiment signal organisé en 3 bâtiments identifiables, travaillés de sorte que le glissement des volumes et la division dans les proportions permettent de distinguer visuellement les différents usages :
Halle Philéas : Pôle tertiaire accueillant le personnel de l’IRT, des acteurs externes, la mise à disposition des locaux sociaux destinés aux personnels.
Halles Arcadia et Cyrus : Halles technologiques, dédiées aux activités de R&D sur les thématiques propres à l’IRT.
L’identité du bâtiment est intimement liée à son expression de façade, sobre et intemporelle, garantissant une écriture architecturale contemporaine.
Le projet revendique l’usage d’une trame structurelle omniprésente en façade, en écho aux codes de l’architecture industrielle caractérisée par une lisibilité des usages, une structure métallique, des élévations ordonnancées, lumineuses et stratifiées.
Matérialité : ossature métallique recyclable, bardage métallique ou polycarbonate, menuiseries alu. laquées, toitures végétalisées.


Approche environnementale : RT2012
Projet conçu en grande partie en charpente métallique soit une ossature recyclable
Gestion de l’énergie : compteurs d’énergie et supervision de type GTC pour suivi ; pompe à chaleur ; renouvèlement d’air assuré par une CTA avec échangeur ; ventilation individuelle de chaque laboratoire ; chaufferie gaz commune aux 2 halles technologiques
Gestion de l’eau : toitures végétalisées ; système de récupération des eaux pluviales pour les sanitaires, noues plantées et gestion intégrée des eaux de pluie.
Confort hygrothermique : ventilation mécanique par des centrales de traitement d’air ; rafraîchissement pour certains locaux. Espaces tertiaires non climatisés.
Traitement acoustique des façades et des locaux pour assurer un maximum de confort pour les usagers (proximité de l’aéroport et de rues avec circulation routière forte) mais aussi pour limiter l’impact des activités IRT vers l’extérieur (systèmes techniques en toiture, halles technologiques…).
Confort visuel : espaces de travail largement vitrés avec un éclairage naturel généreux (patio et puits de lumière) ; brises soleil orientables, stores ou panneaux verticaux formant filtre solaires suivant les orientations ; grande majorité des bureaux situés à l’Est.

Financement :
• Financement Région Pays de la Loire : 1 M€
• Nantes Métropole : 1 M€
• Feder : 1,5 M€

Bureau(x) d’études : Tout Corps d’Etat EDEIS, acoustique ALYHANGE
Photographe : François Dantart

Aménagement du centre-bourg

Rue du Docteur Praux, 44530 Saint-Gildas-des-Bois

1332

Programme

Le bourg de Saint-Gildas-des-Bois s’insère dans un ensemble paysager, historique et environnemental de très grande qualité. Situé en bordure de Brière et à proximité de la forêt du Gâvre, entre marais, forêt et vallée de la Vilaine, à proximité de l’océan, la commune recèle de nombreux atouts naturels, traditionnels et structurels qui sont le moteur de son développement. Idéalement située entre Redon et Saint-Nazaire, desservie par les transport en commun (TER, SNCF, bus LILA), et offrant de nombreux équipements ainsi qu’un cadre de vie naturel, clame et agréable, la commune de Saint-Gildas-des-Bois est soumise depuis les années 80 à une forte pression démographique qui a donné naissance à des extensions urbaines (majoritairement pavillonnaires) autour des différentes voies structurantes du territoire.
Le bourg présente des richesses patrimoniales indéniables : l’Abbatiale et la Communauté des Sœurs de Saint-Gildas-des-Bois, sa trame urbaine ancienne organisée autour de 2 axes majeurs (nord-sud et est-ouest), des arbres remarquables… L’objectif du projet était d’imaginer et de réaliser des aménagements permettant aux piétons de circuler librement et en toute sécurité, remettant la voiture à sa juste place (tant en circulation qu’en stationnement), valorisant la Mairie, l’Abbatiale et le fruitier réaménagé en salle d’exposition, et offrant des aménités généreuses propices à la vie collective (parcours, terrasses des commerces, etc.).
En un mot, aménager la centralité de Saint-Gildas-des-Bois, un véritable cœur vivant, affirmant sa force et son charme.

Concepteurs

  • ABMP (architecte)
  • PHYTOLAB- paysagistes (mandataire)
  • Studio Vicarini (concepteur lumière)

Commune

  • Saint-Gildas-des-Bois

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Saint-Gildas-des-Bois

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2022

Surface(s)

1,4 ha

Coûts

2 630 000 €HT

Documents

L’aménagement a été pensé pour un meilleur partage de l’espace largement au profit des modes doux (piétons, pas vraiment cycle) et en dans une volonté forte d’affirmer les liens entre la Mairie, l’Abbatiale et le Fruitier. Pour ce faire, une réflexion élargie a été menée sur la thématique des mobilités (plan de circulation, stationnements, liens doux).
La voirie départementale qui traverse le bourg a été totalement requalifiée en termes d’emprise et de matérialité, pour marquer la traversée de ce site exceptionnel qui présentait jusqu’alors un caractère résolument routier. En entrée de ville, le grand mur de la Congrégation des Sœurs a fait l’objet d’un important travail de plantation pour accompagner de façon chaleureuse l’entrée de ville et casser une certaine austérité du bâti.
La réduction de l’offre de stationnement sur la place centrale a permis la création de véritables parvis pour la Mairie et l’Abbatiale. Une continuité piétonne généreuse a été déployée entre ces deux édifice identitaires. La rue de l’abbatiale, qui positionnait la Mairie dans une situation giratoire, a été piétonnisée, renforçant ainsi le lien avec le square.
De vastes espaces enherbés ont été aménagés pour structurer la place dans l’axe du Fruitier. Un jardin en gradines comprenant différentes assises permet de contempler les lieux et de gérer le dénivelé important avec le jardin du presbytère. La clôture de ce dernier a été remplacée par un dispositif en bois agrémenté de nombreuses plantes grimpantes.
Les abords du Fruitier, un véritable écrin de verdure a été créé : un lieu calme, tranquille et ombragé, équipé d’une grande table de pique-nique. Un lieu propice à la détente et où il est agréable de s’installer.
Un travail très important de mise en valeur nocturne a également été mené. Le projet nocturne joue de la dichotomie entre ombre et lumière. La lumière cadre l’espace, les contracts définissent les formes, les transitions guident les usagers. Depuis l’extérieur vers l’intérieur, les surfaces horizontales éclairées démarquent les espaces avec une douce transition vers le coeur de la place. La façade de l’abbatiale est mise en valeur et le clocher éclairé, centre de la composition en clair-obscure, est devenu un point de repère à l’échelle de la ville.


Approche environnementale : Le centre-bourg de Saint-Gildas-des-Bois était intégralement revêtu en enrobés et donc totalement imperméable. L’aménagement s’est attaché a dégager de grandes surfaces perméable : des espaces verts généreux et des aires de stationnements en pavés à joints engazonnés ont été aménagés pour permettre l’infiltration des eaux pluviales. La végétation mise en oeuvre, composée d’essences locales, permet également de réduire la température lors des fortes chaleurs estivales.
Par ailleurs, le travail sur la mobilité s’est attaché à promouvoir les déplacements doux dans le bourg afin de limiter les déplacements motorisés.
Le matériel d’éclairage ainsi que les différentes temporalités mises en oeuvre permettent de réduire les consommations énergétiques.

Bureau(x) d’études : Quarta (Ingénierie VRD)
Photographe : Phytolab

Maison Zola

Quartier Zola, 44100 Nantes

1091

Programme

Réhabilitation et extension d’une maison de ville

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

160 m2

Coûts

NC

Documents

Un ancien quartier ouvrier tout proche du centre-ville de Nantes constitue un lieu d’habitations où ruelles, impasses et murs de pierre lui confèrent des airs de campagne.
Inhabitée depuis plus de 30 ans, la maison, ou ce qu’il en restait, a servi d’atelier à une famille de maraîcher. Le projet de réhabilitation s’inscrit dans cette idée de garder l’image de cette
architecture typée.
Ainsi les volumes et les façades sont préservées, seule une extension vitrée s’avance discrètement sur le jardin. Les matériaux bruts sont minutieusement choisis pour garantir des
ambiances chaleureuses et lumineuses.


Approche environnementale : Démarche HQE – Conception bioclimatique (matériaux
biosourcés – Fermacell, laine de bois, menuiseries bois –
réemploi, récupération des eaux de pluie)

Photographe : François Dantart

Neoverde

Rue Louis Joxe, 44200 Nantes

1072

Programme

65 logements collectifs + crèche de 40 berceaux + bureaux (+ stationnements couverts)

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Réalités

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

Shab : 4324,02 m2

Coûts

7 600 000 € HT

Documents

Doté de grandes terrasses extérieures communes offrant des vues sur le grand paysage nantais, ainsi que de petits espaces communs à partager, le bâtiment propose aux habitants de vivre le logement comme une maison et développe une multitude d’espaces extérieurs collectifs et privés.
Le parcours depuis l’espace public vers l’entrée des logements s’effectue par des cheminements extérieurs végétalisés et se transforme progressivement en petite terrasse privée à jardiner. Chaque appartement s’ouvre sur un large balcon ensoleillé orienté plein sud.
Le projet prévoit la réalisation d’une crèche de 40 berceaux en R+1 et d’un local d’activités au rez-de-chaussée et R+1 pour l’association Ecopôle.


Approche environnementale : RT 2012 -20%

Bureau(x) d’études : Solab (Fluides, thermique, HQE), Ic-Tec (Économie), Acoustibel (Acoustique), A+R (Paysagiste)
Photographe : Sergio Grazia + Stéphane Chalmeau

Cour du Collège de donges, sous l’enrobe, la plage…

6 Av. des Herlains, 44480 Donges

1208

Programme

Aménagement de la cour du collège Arthur Rimbaud à Donges (et assistance à l’élaboration d’un (p)référentiel)

Dans le cadre d’une réflexion globale sur les cours de collèges, le département souhaite aménager les cours de deux collèges prototypes, Arthur Rimbaud à Donges (et Victor Hugo à Nantes).
L’objectif est double :
-apaiser le climat scolaire et les usages, permettre à chacun·e de trouver sa place sans rapport de domination des uns sur les autres, qu’ils soient de genre ou d’âge
-renaturation et plantation des cours, lutte contre le réchauffement climatique.
La concertation avec le collège, adultes et jeunes, doit se poursuivre pendant l’élaboration du projet et lors du chantier.

Concepteurs

  • LA TERRE FERME/PAYSAGE

Commune

  • Donges

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • DÉPARTEMENT DE LOIRE ATLANTIQUE

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2022

Surface(s)

3807 m2

Coûts

250 000 euros HT

Documents

L’aménagement de la cour du collège de Donges est axé sur :

• Les seuils, les circulations, l’adressage
– création d’un seuil à l’entrée de l’équipement pour un adressage plus clair et lisible et un rassemblement possible des élèves à l’entrée de la cour ou du restaurant scolaire
– création de seuils en béton devant toutes les entrées et sorties des bâtiments pour un adressage plus clair et lisible, et pour limiter la migration du sable dans les bâtiments

• La perméabilité des sols
création d’un espace libre et ouvert en sable compacté avec des plantes tout autour

• Le bosquet
– mise en valeur et régénérescence d’une vingtaine d’arbres remarquables de 15 à 20m de haut préservés et délimités grâce à des bancs bordure et bancs de soutènements tout autour
– circulations traversantes et ludiques en copeaux
– jeux (poutres en bois et barres de traction) – mobilier (table récupérée de l’ancienne cour et rondins de bois tables et assises)

• La biodiversité
plantation de près de 3700 plantes arborée, arbustive, herbacée, comestibles (arbres fruitiers, petits fruits, condimentaires), de plein soleil, de mi-ombre et d’ombre selon les situations

• Le mobilier
– création d’un linéaire de bancs plus ou moins larges (tout autour des plantations)
– Une plus grande variété avec installation de tables, de bancs transats à 127°, d’une terrasse/podium, de tables et assises en rondins de bois

• Les jeux
installation d’un panier de basket, d’une nouvelle table de ping-pong, de barres de traction, de poutres, de jeux marqués au sol (jeux libres)


Approche environnementale : – augmentation de la perméabilité des sols (cour sablée)
-augmentation massive de la place du vivant : plantation de près de 3700 plants avec les 460 élèves des 16 classes du collège
-mobilier et ouvrages uniquement réalisés en bois, matériau recyclable et périssable
-récupération de dalles béton, de mobilier pour réemploi

Bureau(x) d’études : ABEIL BE VRD
Photographe : Laurence Robert et Sébastien Argant

Parc du Château Haut Gesvres

Parc du Haut Gesvres rue Etienne Sebert, 44119 Treillières

1435

Programme

Aménagement d’une aire de grand-jeux dans le parc du Haut Gesvres et mise en valeur de la boucle de promenade du parc et de ses arbres remarquables.

Concepteurs

  • Coloco (mandataire)+ MAP [PAYSAGISTES]

Commune

  • Treillières

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Communauté de communes d’Erdre et Gesvres et Ville de Treillières

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2021

Surface(s)

Aire de jeux : 1500m²Parc : 6 ha

Coûts

444 000 € HT

Documents

Les études métropolitaines EAU & PAYSAGES et le plan guide « Destination Vallée du Gesvres » ont fait émerger le Parc du Haut Gesvres comme un secteur d’enjeux majeur à l’échelle de la Communauté de Communes.
Le Parc représente un espace de nature et de loisirs très important dans la vie de la commune de Treillières. Ce véritable parc d’ancien domaine est patrimonial et entretient un rapport privilégié avec la vallée du Gesvres, il est ponctué de nombreux arbres remarquables.
Le projet a consisté à aménager un parcours d’interprétation autour d’une boucle piétonne à travers le Parc arboré, en scénographiant le patrimoine végétal remarquable, et en reconduisant la composition initiale des vues perspectives historiques dans la pente de la vallée.
Il a également consisté en la création d’un espace ludique et convivial en haut du site, à proximité du château et de l’entrée principale. Ce nouvel équipement est composé d’une grande structure ludique en platelage de robinier, qui se déploie dans la pente de la clairière existante, telle une créature mystérieuse qui invite les usagers sur son dos à partir à l’aventure dans la canopée, et sur laquelle viennent s’accrocher différents éléments de jeux (toboggans, passerelles, filets, murs d’escalade…), formant les pattes désarticulées de cet animal fantastique. La structure est directement accessible par le haut du site, et prend de la hauteur au fur et à mesure qu’elle s’avance dans la clairière, devenant à son extrémité une cabane perchée dans les arbres.
Les abords de l’aire de jeux sont constitués de longs soutènements en traverses de chêne, proposant des grands linéaires d’assises pour petits et grands, et soutenant des terrasses équipées de grandes tablées conviviales pour faire une pause ou pique-niquer.


Approche environnementale : L’ensemble des éléments en bois de la structure sont en bois de robinier, bois européen durable et non traité, qui garantit une grande pérennité à l’ouvrage.
Le sol de réception en copeaux de bois est choisi pour sa perméabilité et sa facilité d’entretien. La structure a été implantée de manière à préserver les racines des grands arbres bordant la clairière, avec un soutènement en traverses de chêne qui retiennent les copeaux.

Bureau(x) d’études : Céramide

Cité Chabossière

rue Marguerite de Foix, 44220 Couëron

1090

Programme

23 logements sociaux sur 2 îlots distincts :
8 logements intermédiaires locatifs sociaux
5 maisons locatives sociales
10 maisons PSLA

Concepteurs

  • De Long en Large
  • VENDREDI ARCHITECTURE ET URBANISME- architectes

Commune

  • Couëron

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • MFLA - Atlantique Habitations

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

1781

Coûts

2 660 428€ 1 494€/m² hab. TCE1 395 €/m² hab. hors VRD & EVcoûts année 2019

Documents

La qualité de vie est le point de départ et le fil conducteur du projet. Dans ce nouveau quartier ZAC de la Métairie, proche de la Chabossière, nous cherchons à ancrer au mieux les constructions à leur contexte, en associant les typicités locales à la quête d’identité et de plaisir d’habiter.

ILOT 11 : Au contact d’un quartier pavillonnaire, le projet pour l’îlot sud met à profit l’orientation très favorable du terrain pour maximiser les apports solaires et le plaisir de lézarder depuis la majorité des pièces de la maison. Le jeu de redents et ressauts des volumes rythme la rue (alternance bâti-plantations) et met à distance les terrasses les unes des autres pour l’intimité des foyers.Le projet fait un clin d’œil aux cités ouvrières et cités Castor de Couëron en réinterprétant de manière contemporaine leurs formes et matériaux : toitures à double-pentes couvertes de tuiles, enduits clairs, briques, détails en terre-cuite…

ILOT 9 : Au coin du bois, futur parc, le projet s’appuie sur les qualités paysagères du site : l’implantation des bâtiments et leur volumétrie émanent de notre volonté de donner à voir les arbres qui bordent le site depuis la rue et les opérations voisines, et de « laisser entrer » cette nature dans l’opération. La construction bois réduit l’impact écologique du projet et convoque l’imaginaire des vacances en forêt : les formes et matériaux s’inspirent de la cabane ou de l’hôtel dans les bois (bardage, toiture acier, auvent…), contribuant au plaisir d’habiter quotidien.


Approche environnementale : – RT 2012 -20% sur CEP et Bbio sur locatif
– RT 2012 -10% sur CEP et Bbio sur accession
– Construction mixte bois/béton sur collectif et tout bois sur maisons
– Panneaux photovoltaïques en autoconsommation

Bureau(x) d’études : ECMS, SISBA, AIREO, AGEIS
Photographe : François Dantart