Salle Festive de la Chapelle des Marais

Gagnerie de Rotz, 44410 La Chapelle-des-Marais

85

Programme

L’opération développe un équipement polyvalent destiné aux usages festifs et associatifs, complété par des aménagements extérieurs et un stationnement intégré au paysage.

Concepteurs

  • Architecture FARDIN (architecte mandataire) et EXEPLAN (Maîtrise d’Œuvre d’exécution)

Commune

  • La Chapelle-des-Marais

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de La Chapelle des Marais

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface utile : 865m²

Coûts

2 190 000€ HT

Documents

Le projet de salle festive s’inscrit avec délicatesse dans le paysage singulier des marais et lisières forestières de La Chapelle-des-Marais. Pensé comme un lieu ouvert sur son environnement, l’équipement entretient un dialogue permanent avec la nature environnante, offrant des vues cadrées et une relation directe au grand paysage.
L’architecture revendique une écriture sobre et identifiable, à la croisée d’une esthétique contemporaine et des formes vernaculaires locales. La grande toiture à double pente en zinc, élément fédérateur du projet, affirme la silhouette du bâtiment tout en prolongeant généreusement le parvis par un vaste auvent protecteur. Les matériaux biosourcés, le bardage bois et les tonalités végétales participent à une atmosphère chaleureuse et conviviale, pensée pour accueillir toutes les générations.
À l’intérieur, la grande salle modulable de 360 m² constitue le cœur vivant de l’équipement. Associée à ses espaces de service et à un hall traversant généreux, elle permet une grande diversité d’usages, des événements festifs aux rassemblements plus intimistes. La lumière naturelle, omniprésente, accompagne les usages et renforce le lien constant avec le paysage extérieur.

Approche environnementale :
Le projet s’inscrit dans une démarche environnementale ambitieuse visant une réduction forte de son empreinte carbone. La construction associe ossature bois et isolation paille, tandis que le bardage bois affirme l’identité naturelle du bâtiment.
L’aménagement du site privilégie une gestion raisonnée des sols et de l’eau : les stationnements en revêtement drainant limitent l’imperméabilisation et s’accompagnent d’un système de gestion des eaux pluviales à la parcelle par noues paysagères.
Sur le plan énergétique, le bâtiment s’appuie sur une solution aérothermique assurant chauffage et ventilation, dans une logique de sobriété et de confort durable pour les usagers.


Bureau(x) d’études : AREST (structure), ISOCRATE (fluides), DB ACOUSTIC (acousticien)
Photographe : Lucie Bulteau

6 logements participatifs

14 chemin du Moulin Lambert, 44000 Nantes

116

Programme

Construction de 6 logements sociaux participatifs (du T3 au T5) avec leur espace extérieur privatif (jardin ou terrasse végétalisée), salle commune avec sa terrasse, jardin partagée, grande passerelle dʼaccès en bois, locaux vélos, stationnements couverts

Concepteurs

  • 1 - LOOM Architecture- architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CIF COOPERATIVE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

517m2 SHAB + salle commune de 25m2

Coûts

946 856 € HT dont 101 173€ VRD-plantations

Documents

Ce projet de logements participatifs s’inscrit dans une démarche collaborative approfondie, rendue possible par l’accompagnement de l’AMO participatif L’Écho Habitants. Dès les premières phases d’esquisse, un dialogue constant s’est instauré entre la maîtrise d’ouvrage, les habitants et la maîtrise d’œuvre.
Des ateliers réguliers (en esquisse, avant-projet puis PRO) ont permis de co-construire le projet, tant sur les questions de gouvernance du groupe que sur la définition des espaces et des usages. Maquettes physiques, vues 3D et supports pédagogiques ont facilité l’appropriation du projet par tous. Cette dynamique participative s’est poursuivie jusqu’à la livraison, notamment à travers des visites de chantier, consolidant une véritable synergie entre les acteurs et une implication durable des futurs habitants.
Le projet s’appuie sur une approche sobre et contextualisée des ressources. Les logements sont réalisés en maçonnerie associée à des isolants biosourcés, garantissant performance thermique et confort intérieur. Les circulations extérieures, passerelles et terrasses sont conçues en structure bois de Douglas.
Le cœur d’îlot constitue un élément structurant du projet environnemental : conçu comme une grande noue paysagère, il participe activement à la gestion alternative des eaux pluviales. Il accueille une palette végétale adaptée aux milieux humides, favorisant le développement de la biodiversité. À l’arrière de l’îlot, un espace potager collectif prolonge cette logique de paysage nourricier et de pratiques partagées.
Implanté dans un tissu pavillonnaire et en lisière d’un équipement scolaire, le projet cherche un équilibre entre insertion et affirmation. Il se compose de deux îlots fragmentés en trois volumes chacun, reprenant les gabarits domestiques environnants à travers des toitures à double pente.
Cette fragmentation permet d’atténuer l’échelle du collectif et de dialoguer avec le contexte bâti. Les façades sont animées par des variations d’enduits aux teintes chaleureuses, dans une gamme d’ocres.
Le projet propose une mixité sociale à travers une offre combinant logements en accession et en location. Il met au cœur de sa réflexion la qualité d’usage, en articulant finement espaces partagés et espaces privatifs.
Le cœur d’îlot constitue la pièce collective majeure : il dessert l’ensemble des logements via une entrée commune, accueille une salle partagée largement ouverte sur une terrasse et le jardin, et est surmonté par une large passerelle extérieure, pensée comme un espace d’appropriation et de convivialité.
Les logements sont conçus pour offrir confort et intimité, avec un travail précis sur les vis-à-vis et les orientations. Chaque logement dispose d’un espace extérieur privatif généreux : jardins à l’ouest en rez-de-chaussée, ou grandes terrasses plein sud en étage, systématiquement végétalisées.
Les typologies sont toutes singulières par une conception en partenariat avec les habitants, favorisant la diversité des modes d’habiter. Certaines configurations en duplex inversé (T3 et T4) permettent d’installer les espaces de vie en étage, bénéficiant ainsi d’une luminosité optimale et d’un accès direct à de vastes terrasses.
L’ensemble propose un cadre de vie évolutif, convivial et durable, où les mobilités douces et les usages collectifs participent pleinement de la qualité du projet.


Label(s) obtenu(s) : RT2012

Informations complémentaires :
Procédure adaptée
Logement social (locatifs, PSLA)

Bureau(x) d’études : ALS Structure, MATRICE Economie, AIREO Energies
Photographe : François Baudry

Gymnase

Avenue du Brecun, 44720 Saint Joachim

99

Programme

Le projet consiste en la construction de nouveaux vestiaires et sanitaires, d’une salle dédiée au tennis de table, ainsi que d’un hall-bar convivial ouvert sur les espaces sportif

Concepteurs

  • eeun architecture

Commune

  • Saint Joachim

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Saint Joachim

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

505 m² de surface de plancher créer

Coûts

1 010 000 euros HT

Documents

Situé au sud du centre-bourg de Saint-Joachim, au cœur du Parc naturel régional de Brière, le gymnase Y. Collet occupe une position stratégique à proximité immédiate des principaux équipements publics de la commune. Avec le temps, les installations existantes n’étaient plus en mesure de répondre aux attentes des associations sportives, des scolaires et des habitants.

Fruit d’un dialogue étroit entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, le projet conjugue réhabilitation et extension pour offrir un équipement plus fonctionnel, accueillant et évolutif. Il comprend la rénovation des vestiaires existants, la création d’une halle dédiée au tennis de table, de nouveaux vestiaires ainsi qu’un espace de convivialité favorisant les échanges entre usagers.

L’implantation retenue prolonge naturellement le volume du gymnase existant. Ce choix permet de préserver la lisibilité du site tout en s’inscrivant avec justesse dans la géométrie singulière du bâtiment d’origine. La nouvelle intervention compose ainsi un ensemble cohérent, où l’extension dialogue avec l’existant dans une écriture architecturale sobre et maîtrisée.

Pensé au plus près des usages, le projet améliore le confort des sportifs et des accompagnants, tout en anticipant l’évolution future des pratiques. Par la simplicité de son implantation, la qualité de ses espaces et son insertion attentive dans le paysage briéron, l’opération renouvelle durablement cet équipement structurant pour la vie communale.


Bureau(x) d’études : ACTIS Ingenierie, ABI Structure, 107 ECO
Photographe : erle marec

La Jamétrie

La Jamétrie, 44360 Vigneux-de-Bretagne

109

Programme

Transformation d’un bâtiment agricole en logement

Concepteurs

  • Figura

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Maîtrise d'ouvrage privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

76m2

Coûts

140 000€HT clos couvert

Documents

Le projet prend place dans un hameau en périphérie de la métropole nantaise. Au milieu des champs, le projet se situe au coeur d’un ancien site de production agricole, dont les bâtiments ont progressivement muté d’un usage productif, à celui de logements.

En second rideau d’une parcelle privée, un bâtiment agricole du XIXème siècle est transformé en logement. En vue d’augmenter le volume habitable sont projetées une surélévation et une extension du bâti.

Nous recensons les artefacts présents sur le bâtiment existant, les conservons, les ré-interprétons, afin que la construction contemporaine conserve l’âme de l’ancien, reprenant ses caractéristiques : linteau en granit, ouvrants posés en feuillure, non-alignement des ouvertures, gabarits d’ouvertures libres, débords de chevrons, couverture en ardoises naturelles, enduit chaux-sable contretypant la teinte des jointoiements du moellons existant.

Ce projet s’emploie à révéler les qualités d’un existant, rapportant à son architecture une ossature hybride bois/béton, support de nouveaux usages et travaillant le séquençage des vues sur un jardin domestique partagé et sur le paysage productif environnant.


Bureau(x) d’études : Sisba
Photographe : Anne-Claire Héraud

Hôtel de ville de Corcoué-sur-Logne

Bagatelle, 44650 Corcoué-sur-Logne

90

Programme

Restructuration d’une maison de maître et de ses dépendances en Hôtel de Ville, avec création d’une extension contemporaine accueillant la salle du conseil et des mariages. Cette opération vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments et à rendre le rez-de-chaussée de la maison de maître accessible au public depuis le hall d’accueil, facilitant ainsi l'accès aux différents bureaux. Une démolition partielle des dépendances est prévue, pour permettre la construction d’une extension destinée à la salle du conseil pouvant accueillir environ quatre-vingts personnes.

Concepteurs

  • Architecture FARDIN (architecte mandataire)
  • EXEPLAN (Maîtrise d’Œuvre d’exécution)

Commune

  • Corcoué-sur-Logne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Corcoué-sur-Logne

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface utile : 500m² (90m² neuf et 410m² réhabilité) Surface plancher : 520m² (90m² neuf et 430m² réhabilité)

Coûts

1 000 000€ HT

Documents

Le projet de restructuration de l’Hôtel de Ville de Corcoué-sur-Logne redonne vie à une ancienne maison de maître et à ses dépendances en les transformant en un équipement public contemporain, ouvert et fédérateur. L’intervention s’inscrit dans une démarche de valorisation du patrimoine existant, conciliant respect de l’architecture d’origine et adaptation aux nouveaux usages administratifs et citoyens.
La composition du projet s’appuie sur la préservation des volumes historiques et la réorganisation intérieure des bâtiments afin d’accueillir les différents services municipaux dans des espaces plus lisibles, accessibles et confortables. Le rez-de-chaussée de la maison de maître est ainsi repensé autour d’un hall traversant qui facilite l’accueil du public et la distribution des bureaux.
En dialogue avec l’existant, une extension contemporaine vient accueillir la salle du conseil et des mariages. D’une écriture sobre et affirmée, elle trouve naturellement sa place dans la composition d’ensemble grâce à une matérialité sensible mêlant acier corten, bois grisé et tonalités minérales. Reliée aux bâtiments existants par un auvent vitré, l’extension accompagne le parcours depuis la cour intérieure et crée une continuité fluide entre patrimoine et intervention contemporaine.
Le projet affirme également une attention particulière portée aux espaces extérieurs, pensés comme une véritable séquence paysagère participant à la qualité d’usage et à l’identité civique du lieu.

Approche environnementale :
Le projet s’inscrit dans une logique de réemploi et de valorisation du bâti existant, privilégiant la transformation plutôt que la démolition. La conservation des structures historiques permet de limiter l’impact carbone de l’opération tout en préservant l’identité patrimoniale du site.
La rénovation énergétique des bâtiments repose notamment sur la mise en œuvre d’une isolation thermique par l’intérieur, améliorant significativement le confort des usagers et les performances énergétiques de l’ensemble. Les matériaux sélectionnés — bois, acier corten, enduits minéraux — participent à une approche durable et pérenne, en cohérence avec le caractère du lieu.
L’aménagement paysager de la cour intérieure renforce enfin la qualité environnementale du projet en favorisant des espaces extérieurs perméables, végétalisés et adaptés aux nouveaux usages collectifs.


Bureau(x) d’études : AREST (structure), ISOCRATE (fluides)
Photographe : Bulteau-Lucie

Construction de 31 logements locatifs

Quartier des Bancs, 44270 Machecoul-Saint-Même

117

Programme

Construction de 31 logements :
– 7 maisons individuelles groupées – îlot A
– 23 logements collectifs et une maison individuelle – îlot C

Concepteurs

  • Atelier Sites et Projets

Commune

  • Machecoul-Saint-Même

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Habitat 44

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surface de plancher : - 7 maisons individuelles groupées – Ilot A2 et A3 : 372 m2- 23 logements collectifs et une maison individuelle – Ilot C : 1 379 m2Surface de la parcelle :- 7 maisons individuelles groupées – Ilot A2 et A3 : 354 et 445 m2- 23 logements collectifs et une maison individuelle – Ilot C1 : 1 640 m2Emprise au sol : - 7 maisons individuelles groupées – Ilot A2 et A3 : 217 et 243m²- 23 logements collectifs et une maison individuelle – Ilot C1 : 807 + 72m²

Coûts

3 275 338,18 € HT valeur Mars 2022

Documents

Le projet s’inscrit sur 3 ilots d’un nouveau quartier d’habitations en centre-ville de Machecoul St Même
• Les Maisons et les Rdc des collectifs sont destinés majoritairement à un public sénior (accessibles PMR)
• Tous les logements sont traversants et disposent d’une courette ou d’une loggia privative
• Tous les stationnements sont dissociés en périphérie du site et pour partie sur une emprise foncière qui jouxte l’ilot des logements collectifs

Mode constructif : Thermobriques et ossature bois pour les terrasses et loggias
Matériaux de façade : enduit finition taloché éponge, couverture tuiles canal, terrasses bois, soubassements des maisons en gabions de pierres de pays
Performance : RT 2012 – 10%

Le programme des maisons séniors se traduit par deux ensembles de maisons groupées pensées dans leur dimension individuelle : cour ou jardinet privatif, celliers privatifs, accès individuel, … ainsi que dans leur dimension « collective » : volumétrie et implantations rappelant les maisons de bourg de Machecoul, espaces extérieurs partagés propices au lien social.
Depuis la rue intérieure du quartier les maisons affichent pour 4 d’entre elles une implantation en limite d’une noue en eau et s’appuient sur un soubassement en pierres de pays (gabions) en référence aux murs de pierres existants dans l’environnement du quartier.

Le programme collectif se répartit en 3 bâtiments distinctes reliés entre eux par des passerelles aériennes conçues en continuité des coursives de desserte des logements du R+1 et R+2.
Le plan masse propose des cheminements piétons traversant l’ilot en nord-sud et est-ouest comme un écho aux venelles très présentent dans l’environnement du quartier, et permettant de faire de l’ilot un espace partagé par les résidents comme par les habitants du quartier.

En accompagnement de ces venelles, les trois immeubles s’intègrent en douceur comme s’ils résultaient de la progression traditionnelle de la ville où les rues sont bordées de façades individuelles et mitoyennes et présentent des épannelages variés. Ce travail d’intégration se voit renforcé par les volumes annexes du programme comme les 2 locaux vélos ou encore la maison individuelle (non prévue dans le programme initiale) en apportant des gabarits de transition avec le contexte urbain majoritairement en RDC et R+1.
Tous les logements collectifs sont traversants et disposent d’une courette ou d’une loggia privative. L’écriture architecturale se veut à la fois traditionnelle dans les matériaux et la volumétrie, mais aussi plus contemporaine dans la composition des façades qui offrent une double peau qui abrite les coursives au nord et nord-ouest et les loggias privatives au sud et sud-est.


Bureau(x) d’études : SERBA : Economie de la Construction et BET Structures / FIB : BET Fluides / INTECO : Coordination chantier et OPC
Photographe : Copyright ATELIER SITES ET PROJETS

Belle des Champs

Privée, 44360 Vigneux-de-Bretagne

134

Programme

transformation d’un domaine agricole en un centre de création artistique et thérapeutique

Concepteurs

  • studio bali

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

habitation : 208 m² SP rénovationbâtiments annexes : 140 m² SP rénovation

Coûts

725.000 € HT rénovation25.000 € HT VRD

Documents

Aux portes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, parmi le bocage préservé, un couple de thérapeutes acquiert un magnifique terrain agricole de près de 4 hectares. Cet écrin de prairies humides, bordé de haies boisées et de ruisseaux, se prête à l’accueil d’activités artistiques en pleine nature.
Le bâtiment principal, communément dénommé « la maison », conserve un usage d’habitation privée, tandis que les bâtiments annexes sont consacrés à l’accueil du public. Ainsi, « le hangar » devient une salle d’activités multiples et « l’appentis » attenant est transformé en vestiaires.
À l’origine, l’ensemble des constructions tournent le dos au paysage. La réhabilitation commence donc par un important travail de restructuration, de couture et de connexion aux extérieurs. Des ouvertures magistrales sont créées pour bénéficier de vues lointaines et donner à lire la nouvelle identité des bâtiments.
Raison d’être du lieu, le soin de la nature et des personnes guide tous les aspects du projet architectural.
Les bâtiments sont rénovés dans l’emprise existante avec une importante amélioration de leurs performances thermiques, grâce à une réfection sérieuse des enveloppes (dalles, murs, toitures) et un remplacement des menuiseries extérieures.

Du côté de l’habitation, l’escalier est déplacé sur deux niveaux, de la périphérie vers le cœur. Le rez-de-chaussée devient un grand espace de vie libre, organisé autour d’un noyau fonctionnel (pièces d’eau, escalier, poêle à bois) et encadré par un épais linéaire d’agencement en périphérie. Les grandes baies procurent un sentiment d’immersion dans le paysage, que renforce l’usage de matières naturelles chaleureuses : pierre, bois, tomettes, terre crue…
Le chantier terre crue comprend les travaux de prélèvement (dans une ferme voisine) et de transformation de la matière, dans une volonté de rendre visible le processus de fabrication et de renouer avec un acte de construire conscient, raisonné, vivant.
Le dernier niveau de combles est isolé pour accueillir des chambres supplémentaires surmontées d’une mezzanine. Le palier en double hauteur est éclairé par une lucarne géante, en balcon sur le paysage, structurée autour de la ferme centrale existante. Les pièces de charpente remplacées (épicéa) sont laissées brutes et les pièces conservées sont peintes de la même teinte que les murs et plafonds, de manière à lire les différentes strates d’intervention.

Dans le même esprit, la façade longue du hangar transformée en façade rideau offre une vue panoramique sur le paysage grandiose.
Laissé libre, le généreux volume intérieur existant est traité avec des matériaux nobles : parquet massif, parement et mobilier bois, textiles tendus.
La création de cet équipement va de pair avec la réfection d’un appentis attenant, qui propose deux espaces de vestiaire en adéquation avec les saisons : un vestiaire d’hiver, hors d’eau, hors d’air et isolé, posé sur une dalle en chaux-pouzzolane, et un vestiaire d’été, hors d’eau et ventilé naturellement.
Le hangar et l’appentis sont reliés par une large plateforme en caillebotis métallique, elle-même protégée par les débords de toiture qui caractérisent les silhouettes des bâtiments rénovés.
L’ensemble est revêtu de planches de bois brutes qui sont prélevées dans les forêts locales par la Coopérative Bocagère, filière bois locale.

Au-delà du projet architectural, ce chantier a permis de mettre en lien des acteur·ices du territoire engagé·es sur la question de la ressource (bois, terre, paille) et de renforcer la structuration des filières locales, par l’organisation de rencontres et visites en forêt.


Bureau(x) d’études : ACS Chantal (structure), Aireo Energies (fluides)
Photographe : Gaëtan Chevrier, Laura Severi, studio bali, Hervé Cariou

Halle et aménagements urbains

Rue du Miron, 44360 Vigneux-de-Bretagne

131

Programme

Création d’une halle polyvalente et aménagement de ses abords

Concepteurs

  • MUR Architectes

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Vigneux de Bretagne / Loire Atlantique Développement

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

4 850 m² d’espaces publics dont 600 m² de halle

Coûts

688 000€ HT (2025)

Documents

Dans un contexte de forte attractivité résidentielle, de sobriété foncière (renouvellement urbain) et de revitalisation du cœur de ville (AMI Centre-bourg), Vigneux-de-Bretagne souhaite poursuivre la réflexion urbaine sur le site du Miron, entamée dans le cadre de l’élaboration du PLUi en 2019 (OAP sectorielle et thématique).

Il s’agit du renouvellement urbain d’une friche commerciale en plein cœur de bourg, à deux pas de l’église. En lieu et place d’un ancien supermarché, 30 logements, des cellules commerciales, une halle publique et de nouveaux espaces publics composent le programme mixte de cette opération de moins d’un hectare.

Dans ce cadre, nous avons réalisé la halle qui s’implante sur l’étendue la plus plane du terrain, le long de la rue du Val-de-Gesvres. Occultée à l’est, elle reste ouverte sur les autres points cardinaux permettant à cet espace de se déployer sur son environnement proche et d’offrir une perméabilité d’usage. Notre volonté était de proposer une surface rationnelle et accueillante.

De par sa structure, la halle mêle la finesse du métal et la chaleur du bois, marquée par sa charpente en mouvement. La couverture est percée de généreux puits de lumière octroyant un éclairage naturel ainsi qu’une échappée visuelle vers le ciel. Le volume est accentué par une succession simple et symétrique de toitures à deux versants.

Les points d’ancrage au sol de cet ouvrage sont décalés à l’axe de chacune des travées afin de dégager les extrémités. De ce fait, ces files porteuses latérales libèrent ce vaste espace à destination du marché des commerçants, mais offrent également de larges possibilités d’appropriation pour la commune et ses habitants.

Le paysage ainsi reconstitué, intégrant la préservation des arbres existants, se prolonge par une plantation généreuse de nouveaux végétaux. Une attention particulière est portée à l’infiltration naturelle des eaux pluviales, notamment grâce à l’utilisation de pavés drainants en coquillages. Les eaux de toiture sont quant à elles récupérées dans des réservoirs, permettant un usage raisonné de l’eau pour l’entretien, le nettoyage et l’arrosage.


Bureau(x) d’études : Città up (urbanisme / paysage) ; TUGEC (VRD) ; ECMS (économie) ; BETREC (structure) ; ISOCRATE (fluides)
Photographe : François Dantart

Extension et restructuration d’une école primaire

2 rue de la Ramée, 44260 Prinquiau

114

Le projet porte sur la restructuration et extension en deux phases de l’école primaire Notre-Dame-du-Sacré-Cœur à Prinquiau. Le programme comprend la création de cinq salles de classe, la transformation de trois salles existantes en deux au sein du bâtiment conservé, ainsi que la réalisation d’une salle de motricité et d’espaces communs.

L’extension accueille cinq salles de classe aux dimensions généreuses. Leur grande superficie permet une grande flexibilité d’aménagement, sans contraindre les pratiques pédagogiques des enseignant·es. Elles sont toutes accessibles depuis une coursive extérieure couverte, garantissant une circulation fluide et une certaine autonomie des espaces.

Entièrement réalisée en ossature bois, l’extension est habillée d’un bardage en lames verticales. Le bâtiment affirme une forte horizontalité à travers son volume allongé, ses menuiseries en bandeaux continus et un acrotère filant, souligné par une teinte vert clair. Des éléments métalliques, dans un vert plus soutenu, viennent rythmer les façades en ponctuant cette horizontalité et en dialoguant avec la trame verticale du bardage. Ces nuances se déclinent également sur les protections solaires et les menuiseries, créant une harmonie entre la teinte naturelle du bois et la mise en valeur des éléments métalliques.

La conception de l’extension accorde une attention particulière au confort d’usage des futur·es élèves et professeur·es.
Orientées est-ouest, les salles de classe bénéficient d’un apport généreux en lumière naturelle tout au long de la journée. Des stores d’occultation permettent d’en maîtriser l’intensité lorsque le soleil est bas. Cette double orientation favorise également une ventilation naturelle efficace. En hiver, le confort thermique est assuré par un système de chauffage tirant parti de la géothermie.


Bureau(x) d’études : ECMS (économiste), SISBA (Structure), Luc MOREAU (Fluides)
Photographe : François Dantart

Création d’un foyer de 10 logements

96 boulevard Saint-Aignan, 44100 Nantes

101

Dans le cadre de la création d’un foyer d’hébergement, l’association Saint-Benoît-Labre, gestionnaire du projet, souhaite redonner vie à un immeuble de cœur de ville marqué par le temps, afin d’en faire un lieu d’accueil convivial et fonctionnel.
Implanté à l’angle d’un îlot, en bordure de voie publique, le projet s’inscrit dans un volume existant, rehaussé d’un niveau. L’angle de rue est marqué par un ensemble bâti qui préserve les vues directes vers le cœur d’îlot, limitées à la façade ouest initialement ouverte. Le cœur de la parcelle est ainsi protégé des nuisances sonores et des vues passantes.

Le projet s’organise en deux entités principales. La première prend place dans le bâtiment existant et accueille désormais neuf logements, contre six auparavant. Les fonctions annexes, lingerie, local vélos, locaux techniques et espace de gestion des déchets, sont regroupées au rez-de-chaussée afin de garantir leur accessibilité à tous·tes. Une tisanerie, pensée comme un espace commun convivial, s’insère également à ce niveau, à la croisée des circulations.

La seconde entité correspond à une extension implantée au sud-ouest de la parcelle, le long du mur en moellons bordant la rue Bourdonnais et en continuité du bâti voisin. Reconnu pour son caractère patrimonial, ce mur n’a pas permis la création d’ouvertures. Cette contrainte participe néanmoins à la préservation de l’intimité du cœur d’îlot. L’extension accueille par ailleurs un dixième logement, accessible aux personnes à mobilité réduite, venant compléter le projet.

Dans un souci de cohérence avec l’existant, l’ensemble du projet s’inscrit dans la continuité des volumes en place. La surélévation reprend ainsi une toiture à deux pans en ardoise, fidèle à l’écriture initiale. L’extension, quant à elle, affirme son mode constructif par un bardage bois, exprimant à la fois l’intervention contemporaine et sa structure en ossature bois. Les teintes des enduits, choisies dans une palette claire aux nuances légèrement vertes, établissent un dialogue subtil avec le bâtiment mitoyen et la végétation débordante en cœur d’ilot.

Il ne reste plus qu’à attendre la croissance des nouvelles plantations pour révéler pleinement un cœur d’îlot végétalisé !


Bureau(x) d’études : Bureau d’étude EXE (économiste), BETREC ingénierie (Structure et amiante), GEFI ingénierie (fluides)
Photographe : MUR Architectes