Les Évadées

2 La Retarderie, 44680 Saint-Mars-de-Coutais

1039

Programme

Réhabilitation/Surélévation d’une maison individuelle

Concepteurs

  • Atelier du Ralliement

Commune

  • Saint-Mars-de-Coutais

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

117m2 SP, dont 39m2 créés

Coûts

170 000 €ht

Documents

À proximité du lac de Grandlieu, un habitat existant de plain-pied à la toiture très dégradée fait l’objet d’une intervention architecturale globale. Elle convoque des matérialités multiples et des ambiances lumineuses riches, tout en prenant soin du socle existant et en limitant l’emprise au sol ajoutée. Deux immenses chevêtres habités caractérisent une surélévation pensée comme une généreuse toiture capable, offrant en mezzanine des espaces adaptables. À la manière des observatoires du lac, les deux larges bandeaux horizontaux donnent à voir les richesses des paysages proches et lointains.


Approche environnementale : En plus des mises en oeuvre atteignant les résistances thermiques nécessaires, divers principes bioclimatiques guident l’intervention globale, avec notamment l’implémentation d’un jardin d’hiver au Sud-Ouest. Protégé en saison chaude par un débord de toiture marqué, il est la source d’apports solaires conséquents en saisons froide et intermédiaire. Malgré son orientation Nord-Est, la pièce de vie principale est baignée de lumière naturelle grâce à la mezzanine. Cette orientation est un atout en saison chaude, et la correction thermique en béton de chanvre y confère une hygrométrie maîtrisée.
Descriptif technique : La surélévation est conçue en structure bois avec divers isolants bio-sourcés selon localisation : laine de chanvre en remplissage des montants et entre chevrons porteurs, laine en coton recyclé en seconde couche entre chevrons porteurs, laine ou fibre de bois en complément par l’extérieur. Au RDC, pour le bâti principal existant, un béton de chanvre banché et mis en oeuvre de manière participative corrige thermiquement les murs en pierre de la pièce de vie principale. Certaines banches en cp filmés ont été nettoyées et ré-employées en cloisonnement au RDC. La finition bois des doublages de toute la surélévation est en cp peuplier. Autre forme de réemploi, la surtoiture bois est réalisée avec des lames de terrasses douglas déclassées car présentant des défauts visuels.

Photographe : François Massin Castan

117 logements collectifs et 10 maisons

Route de Gaschet - Zac de Chantrerie Ilot 2, 44000 Nantes

1100

Programme

117 logements collectifs + 10 maisons groupés répartis en 6 bâtiments collectifs et intermédiaires et 2 ‘bandes’ de maisons groupées

Concepteurs

  • Guinée*Potin architectes mandataires / PO architectes associés / LALU paysagistes / LALU paysagistes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Bouygues Immobilier

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

6883 m2 shab

Coûts

1600€ht/m2 shab tout compris (stationnement / vrd / paysage)

Documents

Concilier « densité » et « paysage en infiltration » : entre lanières construites et lanières végétales.

La parcelle de l’ilot 2 de l’ancien site MHS, dont nous héritons, correspond à une vaste surface en enrobé de l’ancien stationnement du site, de près de 13000m2, bordée au Nord par le chemin de Boisbonne planté d’arbres majeurs, chênes et châtaigniers, et à l’est et à l’ouest, de boisements conservés dans le cadre du projet. L’Erdre et le magnifique parc de Chantrerie sont à peine à 200m un peu plus à l’Est.

Le projet se compose de 3 « lanières » bâties adossées à l’est et à l’ouest aux boisements conservés et mis à distance au centre par deux espaces linéaires qui s’ouvrent sur la haie bocagère au Nord.
Le projet bâti, propose, à partir d’un même gabarit, une gradation de hauteurs et une variation typologique : du sud au nord, bâtiments collectifs, intermédiaires et maisons se succèdent, de l’urbain vers le bocage.
Le projet des espaces extérieurs lui répond et propose deux lanières végétales décomposées en séquences : à chacune d’entre elles correspond une situation scénographique particulière et des perceptions visuelles et corporelles associées. L’alternance de plein et de vide liée à la différence de densité végétale et construite fabrique des seuils successifs qui jalonnent le parcours de l’habitant et du promeneur dans une parcelle ouverte et sans fermeture sur rue.

Entre les 3 lanières bâties, du sud au nord, de l’espace public au chemin de Boisbonne, le projet des espaces extérieurs se décline en 4 séquences successives :
– Les parvis en pavés béton connectés à l’espace public enveloppent les pignons et desservent les halls ouverts communs. (1 hall par lanière)
– Les bois, larges espaces plantés en léger décaissé permettent le tamponnement des eaux pluviales
– Les placettes en stabilisé accueillent les édicules construits (sorties de parking et locaux vélos communs)
– Les lisières jardinées longent les noues le long des maisons et accueillent les usages communs de l’ilot.

En prolongement du travail d’insertion fine des constructions dans la topographie et le paysage, l’accès des véhicules dans l’îlot est donc limité pour renforcer le concept de lanières végétales et accompagner les habitants dans une parcelle apaisée. Les abords des bâtiments deviennent des espaces de croisement, de rencontre entre les habitants et les visiteurs.
A la lecture des différents enjeux du contexte, nos intentions architecturales nous amènent à proposer un projet ou un chromatisme naturel trouve une large part, du brun au vert, associé au bois prégrisé, en écho à l’univers qui entoure le projet.

Au sud, côté voirie créée, les façades des logements collectifs en R+5 sont travaillées de façon à lire des volumes sobres et urbains, enduit de teintes naturelles à la chaux : vert, gris chaud, brun, assis sur un socle en bois marqué par des arcades reprenant une figure de l’architecture classique.
Ces socles abritent les locaux communs (vélos, techniques, hall ouvert) et marquent les limites de l’ilot au Sud, constituant un seuil d’entrée de l’ensemble. Ces espaces regroupent donc des services communs à tous les habitants, et deviennent le lieu de passage et de croisements à l’échelle du micro-quartier.
En attique des collectifs, un retrait est créé, jouant sur des volumétries qui dialoguent et se répondent en décalage, offrant ainsi des terrasses belvédères pour les logements des derniers niveaux
Dans le cœur d’ilot, les masses s’adoucissent, les gabarits s’estompent, associant des bâtis en R+3 et à R+2 pour les logements intermédiaires, desservis par des coursives extérieures, en pignon Nord ou centrales, traversant le bâtiment et créant des percées visuelles dans les lanières bâties.
Les volumétries s’éloignent de l’aspect urbain et se rapprochent de « grosse maisons » voire de « longère » en bois pour le bâti le plus à l’Est de la parcelle. Les toits sont à deux pentes, avec des variations d’orientation, amorçant la transition d’échelle du bâti.
Quant aux maisons en duplex au Nord, elles bénéficient d’un positionnement proche du chemin de Boisbonne. A l’est, elles s’adossent à une noue et une passerelle d’accès donnant sur une courette avec cabanons de rangement vélos, barbecue…en guise de séparatif. Les courettes, entourées de claustras bois, participent à l’intimisation des entrées de maisons.

Le projet architectural privilégie ainsi les notions d’appropriation et de résidence, par la volonté d’intimiser les accès aux logements, et par des extensions privatives généreuses pour les logements.
Les logements sont à majorité traversants ou à double voire triple orientation ; seulement 10% de logements sont mono-orientés, limités aux T2, et orientés soit à l’Ouest, soit à l’Est.

A travers de larges baies vitrées, tous les logements s’ouvrent systématiquement sur un bel espace extérieur : jardins privatifs plantés en RDC, balcons aux étages (et balcons d’angle pour les grandes typologies), terrasses en attiques (pour les collectifs en R+5 et ponctuellement les intermédiaires).
Les distances entre lanières bâtis étant au minimum de 20m, les habitants profitent ainsi de ce paysage de lanières végétales, au cœur de Chantrerie.


Approche environnementale : RT2012-30%
Label NF HQE
Raccordement RCU (réseau de chaleur urbain)
Traitement des eaux pluviales en aérien

Financement :
Privé

Bureau(x) d’études : IBA / SOLAB / NAONEC / QUATUOR / SUD VRD
Photographe : Stéphane Chalmeau

Jardin de Barbara

2, 4, 6, 8, 10 Rue Gisèle Giraudeau , ZAC Erdre Porterie - Secteur des Vergers de Launay, 44 300 Nantes

4747

Programme

Construction de 23 logements intermédiaires locatifs sociaux en habitat participatif.

Concepteurs

  • Atelier MIMA

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Habitat

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

1 556 m² SHAB

Coûts

2 409 335 € HT

Documents

Le projet VL8, renommé Jardin de Barbara par ses habitants, présente plusieurs ambitions singulières pour la construction de 23 logements.

Par ce projet, Nantes Métropole Habitat, OPH de la métropole, s’inscrit dans une démarche d’habitat participatif en incluant 15 des futurs ménages locataires au processus de projet, depuis l’élaboration du programme jusqu’à la livraison en passant par le choix de l’équipe de maitrise d’œuvre.

Associés à cette aventure par le biais d’un concours, notre proposition se base sur un principe de logements intermédiaires pensés comme des «villas urbaines», soit des maisons superposées aux accès indépendants, recouvrant un espace de stationnement au rez-de -chaussée. Par un jeu de césures et de glissement des volumes, le projet fait le lien entre le quartier pavillonnaire au sud et le reste de la ZAC aux immeubles plus imposants qui se développe au nord de la parcelle.

Ce principe volumétrique permet, lors des ateliers avec les habitants, de moduler les surfaces des logements par « plot » afin de s’approcher au plus juste des loyers visés (calculés en fonction de la surface précise des logements). Aussi, chaque logement est spécifié par la liberté permise par le principe volumétrique. Hormis quelques T2, chaque logement est unique.

Le principe distributif permet l’individualisation des adressages avec un escalier pour un maximum de 5 logements. De larges paliers sont proposés, support d’usages multiples. Les seuils des logements sont creusés dans les volumes afin de protéger de la pluie et d’y proposer un premier rangement.

Toutes les fenêtres sont avec une allège de 75cm, ce qui permet à la fois de minimiser les vis-à-vis vers les voisins parfois proches, et de favoriser l’ameublement de logements toujours trop petits.

On retrouve ce principe pour les loggias, équipées de coulissants de simple vitrage. C’est ainsi presque une pièce en plus, qui module l’apport calorique solaire au fil des saisons.

Une pièce supplémentaire, à la fois cuisine et salle d’activités, est aménagée au rez-de-chaussée du volume le plus ouvert sur l’espace public. C’est le lieu partagé par les habitants.

L’ensemble de ces dispositifs est traité par une unité de matériaux et une composition qui, tout en racontant une certaine richesse, souhaite éviter la démonstration d’une collection de souhaits personnels.

C’est un ensemble de volumes offrant à chaque logement des qualités très proches de la maison individuelle (par exemple chaque logement a au minimum trois façades offrant des vues contrastées), et qui cultive, à l’instar des quartiers pavillonnaires de nos banlieues, une douce homogénéité pourtant constituée d’habitats différents.

Approche environnementale : E2C2
recours général à l’ossature bois.

Le projet repose sur une démarche bioclimatique générale, et recourt dès que possible au mode constructif ossature bois.
Seul le socle de rez-de-chaussée, couvrant les stationnements, et les circulations extérieures (escaliers et paliers) sont en béton.
Les loggias, équipées de grands châssis coulissants en simple vitrage, peuvent être transformées en jardin d’hiver, et deviennent alors un outil de régulation thermique important.

Bureau(x) d’études : AREA ETUDES thermique fluides, ABAK structure, SYMBIANCE acoustique, AREA CANOPEE HQE, GESTIONBAT, ROUSSEAU construction bois

Photographe : Atelier MIMA

Siège IRT Jules Verne

1 mail des 20 000 lieues, 44340 Bouguenais

1347

Programme

Tertiaire + 2 halles technologiques, espaces d’implantation des équipements IRT + parking (35 places visiteurs + 155 places personnels)

Concepteurs

  • Architectes mandataires Magnum

Commune

  • Bouguenais

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • IRT Jule Verne / SCI Nautilus

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

7050 m² SP (2530 m² bureaux + 4520 m² halles industrielles)

Coûts

Montant travaux : 9.7 M€ HT

Documents

Centre de recherche et d’innovation technologique appliqués aux filières industrielles de pointe (Aéronautique, Navale, Transports et Énergies Marines Renouvelables), l’IRT Jules Verne s’est doté d’un nouveau siège, bâtiment signal organisé en 3 bâtiments identifiables, travaillés de sorte que le glissement des volumes et la division dans les proportions permettent de distinguer visuellement les différents usages :
Halle Philéas : Pôle tertiaire accueillant le personnel de l’IRT, des acteurs externes, la mise à disposition des locaux sociaux destinés aux personnels.
Halles Arcadia et Cyrus : Halles technologiques, dédiées aux activités de R&D sur les thématiques propres à l’IRT.
L’identité du bâtiment est intimement liée à son expression de façade, sobre et intemporelle, garantissant une écriture architecturale contemporaine.
Le projet revendique l’usage d’une trame structurelle omniprésente en façade, en écho aux codes de l’architecture industrielle caractérisée par une lisibilité des usages, une structure métallique, des élévations ordonnancées, lumineuses et stratifiées.
Matérialité : ossature métallique recyclable, bardage métallique ou polycarbonate, menuiseries alu. laquées, toitures végétalisées.


Approche environnementale : RT2012
Projet conçu en grande partie en charpente métallique soit une ossature recyclable
Gestion de l’énergie : compteurs d’énergie et supervision de type GTC pour suivi ; pompe à chaleur ; renouvèlement d’air assuré par une CTA avec échangeur ; ventilation individuelle de chaque laboratoire ; chaufferie gaz commune aux 2 halles technologiques
Gestion de l’eau : toitures végétalisées ; système de récupération des eaux pluviales pour les sanitaires, noues plantées et gestion intégrée des eaux de pluie.
Confort hygrothermique : ventilation mécanique par des centrales de traitement d’air ; rafraîchissement pour certains locaux. Espaces tertiaires non climatisés.
Traitement acoustique des façades et des locaux pour assurer un maximum de confort pour les usagers (proximité de l’aéroport et de rues avec circulation routière forte) mais aussi pour limiter l’impact des activités IRT vers l’extérieur (systèmes techniques en toiture, halles technologiques…).
Confort visuel : espaces de travail largement vitrés avec un éclairage naturel généreux (patio et puits de lumière) ; brises soleil orientables, stores ou panneaux verticaux formant filtre solaires suivant les orientations ; grande majorité des bureaux situés à l’Est.

Financement :
• Financement Région Pays de la Loire : 1 M€
• Nantes Métropole : 1 M€
• Feder : 1,5 M€

Bureau(x) d’études : Tout Corps d’Etat EDEIS, acoustique ALYHANGE
Photographe : François Dantart

Maison Zola

Quartier Zola, 44100 Nantes

1018

Programme

Réhabilitation et extension d’une maison de ville

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

160 m2

Coûts

NC

Documents

Un ancien quartier ouvrier tout proche du centre-ville de Nantes constitue un lieu d’habitations où ruelles, impasses et murs de pierre lui confèrent des airs de campagne.
Inhabitée depuis plus de 30 ans, la maison, ou ce qu’il en restait, a servi d’atelier à une famille de maraîcher. Le projet de réhabilitation s’inscrit dans cette idée de garder l’image de cette
architecture typée.
Ainsi les volumes et les façades sont préservées, seule une extension vitrée s’avance discrètement sur le jardin. Les matériaux bruts sont minutieusement choisis pour garantir des
ambiances chaleureuses et lumineuses.


Approche environnementale : Démarche HQE – Conception bioclimatique (matériaux
biosourcés – Fermacell, laine de bois, menuiseries bois –
réemploi, récupération des eaux de pluie)

Photographe : François Dantart

Neoverde

Rue Louis Joxe, 44200 Nantes

997

Programme

65 logements collectifs + crèche de 40 berceaux + bureaux (+ stationnements couverts)

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Réalités

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

Shab : 4324,02 m2

Coûts

7 600 000 € HT

Documents

Doté de grandes terrasses extérieures communes offrant des vues sur le grand paysage nantais, ainsi que de petits espaces communs à partager, le bâtiment propose aux habitants de vivre le logement comme une maison et développe une multitude d’espaces extérieurs collectifs et privés.
Le parcours depuis l’espace public vers l’entrée des logements s’effectue par des cheminements extérieurs végétalisés et se transforme progressivement en petite terrasse privée à jardiner. Chaque appartement s’ouvre sur un large balcon ensoleillé orienté plein sud.
Le projet prévoit la réalisation d’une crèche de 40 berceaux en R+1 et d’un local d’activités au rez-de-chaussée et R+1 pour l’association Ecopôle.


Approche environnementale : RT 2012 -20%

Bureau(x) d’études : Solab (Fluides, thermique, HQE), Ic-Tec (Économie), Acoustibel (Acoustique), A+R (Paysagiste)
Photographe : Sergio Grazia + Stéphane Chalmeau

Cité Chabossière

rue Marguerite de Foix, 44220 Couëron

1013

Programme

23 logements sociaux sur 2 îlots distincts :
8 logements intermédiaires locatifs sociaux
5 maisons locatives sociales
10 maisons PSLA

Concepteurs

  • De Long en Large
  • VENDREDI ARCHITECTURE ET URBANISME- architectes

Commune

  • Couëron

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • MFLA - Atlantique Habitations

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

1781

Coûts

2 660 428€ 1 494€/m² hab. TCE1 395 €/m² hab. hors VRD & EVcoûts année 2019

Documents

La qualité de vie est le point de départ et le fil conducteur du projet. Dans ce nouveau quartier ZAC de la Métairie, proche de la Chabossière, nous cherchons à ancrer au mieux les constructions à leur contexte, en associant les typicités locales à la quête d’identité et de plaisir d’habiter.

ILOT 11 : Au contact d’un quartier pavillonnaire, le projet pour l’îlot sud met à profit l’orientation très favorable du terrain pour maximiser les apports solaires et le plaisir de lézarder depuis la majorité des pièces de la maison. Le jeu de redents et ressauts des volumes rythme la rue (alternance bâti-plantations) et met à distance les terrasses les unes des autres pour l’intimité des foyers.Le projet fait un clin d’œil aux cités ouvrières et cités Castor de Couëron en réinterprétant de manière contemporaine leurs formes et matériaux : toitures à double-pentes couvertes de tuiles, enduits clairs, briques, détails en terre-cuite…

ILOT 9 : Au coin du bois, futur parc, le projet s’appuie sur les qualités paysagères du site : l’implantation des bâtiments et leur volumétrie émanent de notre volonté de donner à voir les arbres qui bordent le site depuis la rue et les opérations voisines, et de « laisser entrer » cette nature dans l’opération. La construction bois réduit l’impact écologique du projet et convoque l’imaginaire des vacances en forêt : les formes et matériaux s’inspirent de la cabane ou de l’hôtel dans les bois (bardage, toiture acier, auvent…), contribuant au plaisir d’habiter quotidien.


Approche environnementale : – RT 2012 -20% sur CEP et Bbio sur locatif
– RT 2012 -10% sur CEP et Bbio sur accession
– Construction mixte bois/béton sur collectif et tout bois sur maisons
– Panneaux photovoltaïques en autoconsommation

Bureau(x) d’études : ECMS, SISBA, AIREO, AGEIS
Photographe : François Dantart

Collège Le Galinet

7 rue René Giraud, 44130 Blain

1742

Programme

Réhabilitation globale et extension d’un collège de 36 classes.

Réhabilitation énergétique des bâtiments comprenant notamment :
o Isolation des façades et des toitures de certains bâtiments,
o Remplacement des menuiseries extérieures de certains bâtiments,
o Traitement d’air (ventilation),
o Réfection du chauffage de l’ensemble des bâtiments.

La restructuration et extension de la demi-pension :
o Mise en conformité de la zone de production avec les règlementations et normes en vigueur (marche en avant, etc.)
o La réorganisation du fonctionnement de la demi-pension avec la création d’une extension au RDC afin d’y accueillir les stockages des denrées alimentaires anciennement stockées au sous-sol.

Concepteurs

  • urbanmakers

Commune

  • Blain

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil départemental de Loire-Atlantique

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

7 132m² SP dont 245m² créés (partie restauration) 6 802 m² SUSurface de façade collège : ≈ 3 200 m² Surface de façade habitations de fonction : ≈ 670 m²

Coûts

5 755 452,20 € HT

Documents

La rénovation du collège Le Galinet fut une formidable occasion de réenchanter le quotidien des élèves.
Un travail qui a interrogé sur ce qui peut accroitre la qualité des apprentissages, le confort de ceux qui ont la charge des enseignements mais aussi celui des personnels qui nourrissent la communauté : Qu’est-ce qu’un établissement scolaire contemporain ancré dans les enjeux environnementaux de son époque ? Quelle peut être aujourd’hui la symbolique d’un tel ensemble ?
Le projet a également soulevé la question des usages avec la réorganisation complète et l’agrandissement de l’espace de restauration. Les flux ont été repensés, simplifiés, cherchant l’évidence. La salle de restauration s’est ouverte sur le paysage pour cadrer des vues et offrir le maximum de lumière aux usagers.
Nous avons mis en place un dispositif de façade global. Il propose l’habillage des façades sur leur face extérieure, composé de caissons en bois préfabriqué en atelier qui intègrent l’isolation et les nouvelles menuiseries.
Les caissons ont été assemblés sur l’ensemble des façades et revêtus de lames de bardage bois en robinier au rez-de-chaussée et d’un bardage caissettes métalliques aux tonalités bronze sur les étages. Le bâtiment de logements de fonction, situé à l’entrée, a quant à lui été traité différemment avec un bardage métallique en écailles aux tonalités bronze et champagne.
La composition des façades déploie enfin une stratégie solaire sous la forme d’une façade filtrante avec la mise en œuvre de troncs planés en robinier. Ce dispositif évoque un univers forestier, naturel (la ville de Blain se situe à proximité de la forêt de Gâvres). La mise en scène est ludique, elle cherche à provoquer des émotions en puisant dans l’expérience sensible par sa rugosité.


Approche environnementale : niveau BBC Rénovation
Respect des exigences environnementales du référentiel pour la construction et la modernisation des collèges publics du Département de Loire Atlantique.

Performances énergétiques :
– Bâtiment A : Cep projet : 48,9 kWhep/m² – gain de 47 % (par rapport à la référence),
– Bâtiment C Enseignement : Cep projet 43 kWhep/m².an – gain de 53% (par rapport à la référence),
– Bâtiment C Administration : Cep projet 40 kWhep/m².an – gain de 55% (par rapport à la référence),
Les autres bâtiments répondent à la RT « élément par élément ».

Financement :
Autorisation de Programme : 8,1 M€ TTC
Financement du Département sur ses fonds propres, avec l’obtention d’une subvention européenne d’un montant de 1 467 838,17 € dans le cadre du FEDER et plus particulièrement de l’action n°4.2.2 « Rénovation énergétique des collèges et des lycées ».

Bureau(x) d’études : EGIS, BEGC
Photographe : Juan Cardona

Pavillon funéraire du cimetière de Missillac

rue de la Masse, 44780 Missillac

1231

Programme

Construction d’un pavillon d’accueil et de cérémonie

Concepteurs

  • LAUS architectes (mandataire)

Commune

  • Missillac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Missillac

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

100m²

Coûts

100 000 €HT, compris l'aménagement extérieur sur l’emprise du pavillon uniquementValeur 2021

Documents

Le nouveau cimetière paysager, aménagé à proximité du centre-bourg, nécessitait un pavillon d’entrée faisant seuil. Propice à une réflexion sur la place de l’architecture dans une commune rurale, ce programme singulier se devait d’être un objet symbolique et identifiable, tout en évitant l’ostentatoire. Le lieu de recueillement met en jeu l’expérience spatiale et des qualités d’usages. Notre réponse franche et sensible se base sur des méthodes constructives modestes de parois préfabriquées.
Le pavillon d’accueil est une séquence apaisée dans le parcours des visiteurs. Il est pensé comme un épaississement de la limite entre parking et cimetière, mettant en place un cheminement progressif et simple. D’abord enceinte protectrice ; passé son seuil, le pavillon ponctue l’arrivée vers les stèles en une pause abritée. Puis, par décalage de quelques refends de béton, il intimise un arrière arboré propice au recueillement œcuménique.
Dès le parking extérieur, les parois de béton orientent les pratiques et leurs attribuent des espaces, guidant familles, visiteurs et techniciens. Le pavillon se compose d’un local technique fermé comprenant également des sanitaires publics, et un auvent divisé par les voiles béton préfabriqués, supportant une charpente en lamellé-collé. Le projet offre une cohabitation apaisée entre les différents parcours, ceux des usagers entre stèles et pavillon et ceux des techniciens. Il conserve la possibilité d’un lien au sein des familles ou lors des visites quotidiennes qu’accueillent le cimetière.
La simplicité de la forme, un travail sur la lumière naturelle et des effets architecturaux à la charge symbolique ou méditative permettent une identification par chacun dans ce lieu de souvenir. Définissant des pratiques en son sein, le pavillon les met aussi en lien avec le paysage, les orientant au-delà du lieu.


Approche environnementale : Le bâtiment est un abri qui fait clôture. Les espaces fermés sont non chauffés. Sa conception environnementale est axée sur l’insertion paysagère, la simplicité de la mise en œuvre, et l’aspect brut des matériaux. Les eaux pluviales sont déversées sur une noue plantée et infiltrées dans le sol.

Bureau(x) d’études : BE TCE : ASCIA
Photographe : Gaëtan Chevrier

Bureaux « Maison IDEA »

2 impasse du Belem, 44100 Nantes

3217

Programme

Réhabilitation et surélévation accueillant bureaux, espaces collaboratifs et création en hauteur d’une salle de réception

Concepteurs

  • 1 - LAUS architectes (mandataire)
  • 2 - Fichtre menuisiers-concepteurs (mobilier et garde-corps)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Groupe IDEA

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

848m²

Coûts

1,76 M €HT, dont 140 000 €HT pour l'aménagement extérieurValeur 2022

Documents

Le Bas Chantenay est un quartier industriel en mutation, en bord de Loire. Dans cette ambiance de collage urbain, une maison ferroviaire des années 20 est restructurée en bureaux, espaces nomades, collaboratifs et de réception.
Pour adoucir la cohabitation des activités logistiques et tertiaire, la proue de la parcelle est transformée en un jardin montant de plain-pied avec la maison, dont le rez-de-chaussée surélevé rappelait sa proximité avec la Loire. L’ensemble accompagne la restructuration du Bas-Chantenay et son maillage piéton. Dans cet environnement changeant, le projet répond à un enjeu de surimpression architecturale et mémorielle, et met en valeur un patrimoine, si commun soit-il.
Débarrassée de son toit originel, la maison est réhabilitée en un socle maçonné à arcades surélevé d’un volume en résille bois. Dans la partie rénovée, la logique architectonique – une enceinte maçonnée subdivisée par un mur de refend et un noyau maçonné – est remobilisée au profit de nouvelles pratiques. Les espaces ouverts s’installent entre ces invariables, qui articulent zones calmes, collectives et techniques.
La rénovation se structure autour de deux interventions ciblées : arasement et trémie. Contre le refend originel, les planchers bois sont ouverts en un atrium transversal et toute hauteur. Ce vide introduit de nouvelles qualités d’usages et diffuse un confort lumineux et des flux simplifiés dans le bâtiment. Au niveau +2, la surélévation prolonge la logique et les qualités des étages inférieurs. Autour de l’atrium, un espace de réception, des salles de réunion et des terrasses-belvédère regardent le grand paysage industriel, dans une vue filtrée par la résille. Pour ne pas bouleverser la structure existante, la charpente repose directement sur les façades sans reprise intermédiaire. Elle est organisée en un exosquelette de bois, habillé de modules de résille préfabriqués et autoportants. Depuis l’extérieur, ce moucharabieh joue sur les perceptions cinétiques lointaines et proches. Selon le point de vue, ce monolithe sans échelle fait écho aux volumes des hangars voisins ou devient dentelle de bois.
Pour tenir une ambiance globale confortable et unifiée, il a été proposé à la maîtrise d’ouvrage de faire intervenir l’atelier Fichtre, menuisiers-concepteurs. Leur travail s’associe à la démarche architecturale et y incorpore un regard sensible et artistique. A la façon d’un décor de théâtre inversé, ils réalisent un garde-corps en bois cernant l’atrium. Massif, il crée une barrière acoustique et séquence les déambulations. De généreux placards bois épaississent les parois existantes. Ils mettent à l’abri des zones de travail de l’atrium et offrent du stockage aux travailleurs nomades. Ces dispositifs favorisent les vues longues et structurent la circulation entre les différents espaces. Le projet s’inscrit dans une démarche de réemploi porté par l’agence dès la conception. Le mobilier de bureau, réalisé par Fichtre, transforme ainsi les anciens bureaux de l’entreprise en grandes tablées pour les travailleurs de passages. Les matériaux déposés sont réinvestis : la charpente est réutilisée en bancs et les tuiles empilées de la couverture deviennent les murs moucharabieh de l’abri vélo de l’entrée.


Approche environnementale : Pour adoucir la cohabitation des activités logistique et tertiaire, la proue de la parcelle est transformée en un jardin de pleine terre montant vers la maison, propice à l’infiltration.
Les conforts d’été & d’hiver profitent de l’inertie des murs existants, des apports passifs des verrières de la surélévation, et d’une convection naturelle favorisée par un atrium.
Au-delà du fait de réinvestir un patrimoine existant, le projet inclut une démarche de réemploi :
la charpente est réutilisée en bancs, les tuiles de la couverture déposée sont empilées en murs moucharabieh de l’abri vélo de l’entrée, les mobiliers de l’entreprise sont réemployés et transformées en tablées de travail.

Bureau(x) d’études : BE structure : ASCIA, BE fluides : EMENDA, Economiste OPC : ECMS
Photographe : Gaëtan Chevrier