Construction d’un internat et d’un espace de restauration

Route de la Marchanderie, 44150 Ancenis-Saint-Géréon

156

Programme

Construction d’un internat de 150 couchages en R+2 et du pôle de restauration d’un lycée privé.

Concepteurs

  • Cub Marchand

Commune

  • Ancenis-Saint-Géréon

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Lycée de Briacé

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2477 m²

Coûts

4.110.000€

Documents

Le projet consiste en la construction d’un nouveau bâtiment pour regrouper les internats des filles et des garçons,
aujourd’hui séparés sur le site, et le pôle de restauration. Ce bâtiment permet d’offrir un hébergement plus qualitatif
et d’augmenter la capacité d’accueil.
En dehors du temps scolaire, l’ensemble peut être loué à des familles, des associations, des colonies…


Bureau(x) d’études : AREST, ACE
Photographe : Eric Olejnik

Extension du Manoir de la Boulaie

33 Rue de la Chapelle Saint-Martin, 44115 Haute-Goulaine

147

Programme

Le projet est un agrandissement du Manoir de la Boulaie afin de créer une salle de restauration pour accueillir moins de 200 personnes. Le bâtiment reprends la même écriture de façade que le Manoir. Il est composé d’un SAS tampon entre l’existant et le nouveau afin d’améliorer les performances thermiques et acoustiques. Le projet est parfaitement dissocié de l’existant (équipement techniques, réseaux, architecture). Aucune intervention n’est prévue dans l’existant.

Concepteurs

  • AXÉ ARchitecture et Énergie & ICR Ingenierie

Commune

  • Haute-Goulaine

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SCI R DE LA BOULAIE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

L'extension présente 287m² mais avec le manoir on est a un total de 2054m²

Coûts

700.000,00 EUROS HT (hors VRD)

Documents

1/ COMMANDE MOUV / MOE

Dialogue : La relation avec la maîtrise d’ouvrage a été l’un des points forts de cette opération. Dès les premières phases, un dialogue constructif s’est instauré, favorisant une compréhension mutuelle des enjeux patrimoniaux et fonctionnels propres au site. La MOA, disponible et réceptive, a su écouter les propositions techniques et architecturales de l’équipe, ce qui a permis d’avancer avec fluidité sur les arbitrages clés. Ce climat d’échange ouvert est un atout précieux, notamment sur un projet où la sensibilité du site (un manoir chargé d’histoire) imposait un soin particulier dans chaque décision.

Ambition
Le programme affiché était mesuré, avec une ambition initiale que l’on peut qualifier de modeste. Néanmoins, le client s’est montré attentif et ouvert aux suggestions, laissant à l’équipe une marge réelle pour valoriser l’opération au-delà du strict cahier des charges. Le principal défi a été celui du calendrier : le délai de construction, particulièrement court, a constitué une contrainte structurante de l’ensemble du projet. C’est dans ce contexte de tension temporelle que la réactivité et l’organisation de la MOE ont pleinement démontré leur valeur, en maintenant un niveau de qualité cohérent avec les exigences du lieu.

Synergie
Malgré les contraintes, une vraie synergie s’est développée en phase de conception. Le travail en partenariat étroit entre l’architecte et le bureau d’ingénierie a permis d’anticiper les interfaces techniques, de résoudre les problématiques structurelles en amont et d’optimiser les solutions proposées à la MOA. Cette co-construction, loin d’être une simple coordination, a généré des solutions plus robustes et plus cohérentes que ce qu’une démarche séquentielle aurait pu produire. La fluidité des échanges au sein de l’équipe MOE a compensé en partie la pression exercée par le planning serré.

Composition de l’équipe
L’équipe MOE a été constituée avec une logique de complémentarité ciblée. En tant qu’architecte spécialisé à l’intersection de l’architecture et de la performance énergétique (Axé architecture et énergie), nous avons apporté une lecture globale du projet intégrant les enjeux de confort, d’insertion patrimoniale et d’efficacité des enveloppes. Associés à un bureau d’ingénierie expérimenté (ICR Ingénierie), cette composition a couvert l’ensemble des dimensions techniques du projet (structure, fluides, thermique) avec une vision partagée dès l’origine. C’est cette adéquation entre profils et besoins du projet qui a rendu possible la synergie évoquée ci-dessus, et qui constitue selon nous un gage de réussite pour des opérations de cette nature.

2/ ENVIRONNEMENT / RESSOURCES

Énergie
La stratégie thermique de l’extension repose sur une approche en deux temps. Les murs sont construits en brique alvéolaire, un matériau qui offre d’emblée une résistance thermique significative grâce à sa structure cellulaire. Ce socle performant est complété par une isolation intérieure en fibre de verre à liant végétal, combinant ainsi performance énergétique et exigence environnementale. Cette double enveloppe permet d’atteindre un niveau d’isolation élevé tout en conservant la cohérence constructive et esthétique avec le manoir existant.

Savoir-faire locaux
Le choix des entreprises a été guidé par une logique de circuit court. Un appel d’offres à vocation locale a été organisé, permettant de mobiliser des artisans et entreprises du territoire, porteurs de savoir-faire ancrés dans les pratiques constructives régionales. Cette démarche contribue à l’économie locale, réduit les impacts liés au transport, et favorise une meilleure appropriation du chantier par des acteurs qui connaissent les spécificités climatiques et matérielles du contexte nantais.

Biodiversité
L’extension représente une emprise bâtie de 350 m², mais le projet a été pensé pour restituer et enrichir le capital naturel du site dans sa globalité. Sur l’ensemble du pourtour (manoir existant compris) des arbustes et des parterres de fleurs ont été plantés, créant une ceinture végétale continue. Cette végétalisation remplit un double rôle : augmenter les surfaces perméables favorisant l’infiltration des eaux pluviales, et offrir une diversité d’habitats pour la faune et la flore locales. Le projet dépasse ainsi la simple neutralisation de son impact pour devenir un vecteur de régénération écologique à l’échelle du parc.

Gestion de l’eau
La gestion des eaux pluviales a été traitée comme une composante à part entière du projet. L’ensemble du site privilégie les revêtements perméables (pelouse, graviers, cheminements drainants) limitant au strict nécessaire les surfaces imperméabilisées : seuls un cheminement PMR, deux places de stationnement PMR et la terrasse sont en béton. Le site dispose par ailleurs d’un bassin de rétention qui, initialement ouvert, a dû être enterré pour des raisons réglementaires liées au classement ERP du bâtiment. L’alternative d’un garde-corps a été écartée afin de préserver la qualité des vues sur le parc, un arbitrage qui témoigne d’une attention constante portée à la cohérence entre exigences techniques, sécurité et qualité du lieu.

Biosourcé / Géosourcé
La dimension biosourcée du projet se lit notamment dans la charpente bois, visible depuis l’intérieur au niveau du puits de lumière. Ce parti pris structurel dépasse le simple geste esthétique : le bois est un matériau à bilan carbone favorable, renouvelable, et qui contribue à l’ambiance intérieure du bâtiment. Associé à la brique (matériau géosourcé par excellence) et à l’isolant à liant végétal, l’ensemble de la palette constructive s’inscrit dans une logique cohérente de recours aux ressources naturelles et peu transformées.

Santé
La qualité de l’air intérieur a fait l’objet d’une attention particulière dans le choix des matériaux de finition. L’ensemble des produits utilisés en intérieur sont étiquetés A+, le niveau le plus exigeant en matière d’émissions de composés organiques volatils, et exempts de formaldéhyde. Cette exigence, souvent reléguée au second plan dans les opérations à délai contraint, a ici été maintenue comme un critère non négociable, au bénéfice des usagers et de la qualité d’usage du bâtiment sur le long terme.

Pérennité
Le projet a été conçu pour durer. L’association de la brique, du bois de charpente et des poutres béton constitue une ossature dont la durée de vie structurelle se compte en siècles plutôt qu’en décennies. Ces matériaux éprouvés, robustes et peu sensibles au vieillissement pathologique, garantissent la solidité de l’ouvrage dans le temps. Cette pérennité constructive est aussi une forme de responsabilité environnementale : un bâtiment durable, c’est un bâtiment qui n’aura pas à être démoli et reconstruit, évitant ainsi la consommation de nouvelles ressources.

Réemploi
Le projet n’intègre pas de démarche de réemploi à proprement parler. On notera cependant l’utilisation de gabions, qui, par leur logique même (des pierres brutes contenues dans des structures métalliques), s’inscrivent dans une économie de matière sobre et réversible, à mi-chemin entre le réemploi et la construction géosourcée.

3/ INTEGRATION / ESTHETIQUE

Contexte
Le Manoir de la Boulaie bénéficie d’un écrin naturel d’exception. Implanté au cœur d’une propriété généreusement boisée, le site est dominé par la présence d’un vaste étang qui confère au lieu une atmosphère singulière, entre sérénité et noblesse paysagère. Ce cadre exceptionnel a constitué dès l’origine le point de départ du projet : toute décision architecturale a été pesée à l’aune de ce capital naturel, avec la conviction qu’une extension réussie ne pouvait se concevoir qu’en dialogue constant avec ce paysage, et non en dépit de lui.

Traitement des limites
Les limites de la propriété, déjà établies et chargées d’histoire, ont été respectées dans leur intégralité. Il n’était pas question d’en altérer la logique ni le caractère. Une seule intervention a été menée : la modification du portail d’entrée arrière, rendue nécessaire pour permettre le passage des véhicules de secours incendie, conformément aux exigences réglementaires liées au classement ERP. Cette retouche, dictée par la sécurité, a été traitée avec soin pour rester discrète et ne pas dénaturer la lecture d’ensemble de la propriété.

Détail
Si l’architecture se perçoit d’abord dans sa globalité, c’est souvent dans le détail qu’elle se révèle vraiment. L’intérieur de l’extension en est la démonstration : le travail du plâtre, soigné et maîtrisé, apporte une qualité d’exécution qui élève immédiatement la perception des espaces. Loin d’être un simple revêtement, il constitue un langage architectural à part entière, qui donne au projet son caractère chic et raffiné, en écho au standing du manoir existant. C’est ce niveau d’exigence dans la mise en œuvre qui distingue un projet ordinaire d’un projet mémorable.

Dialogue et harmonie
L’extension s’inscrit dans la continuité du manoir avec une cohérence qui tient autant aux choix matériaux qu’aux proportions et à l’écriture architecturale. Plutôt que de chercher à s’imposer ou à créer une rupture ostentatoire, le parti pris a été celui de l’harmonie : une architecture contemporaine qui respecte l’ADN du bâtiment existant, en reprend les codes essentiels et les réinterprète avec les outils d’aujourd’hui. Le résultat est une continuité fluide entre l’ancien et le nouveau, où l’on perçoit clairement l’identité de chaque époque sans que l’une n’écrase l’autre.

Beauté
L’effet est immédiat dès que l’on pénètre dans l’extension : une sensation d’espace, de lumière et d’ouverture qui saisit le visiteur. Le puits de lumière zénithal inonde le volume intérieur d’une clarté généreuse, que viennent amplifier les grandes baies vitrées offrant des vues continues sur le parc verdoyant et l’étang. Les moulures et le travail de plafond rappellent le soin apporté à l’architecture d’apparat du manoir, tandis que la pénétration de la lumière naturelle crée des jeux d’ombres et de reflets qui animent les espaces au fil de la journée. C’est une architecture qui ose (qui fait le choix de l’audace là où la prudence aurait pu l’emporter) et c’est précisément cette audace qui produit cet effet de surprise et d’émerveillement dès le premier regard.

4/ USAGES / FONCTIONNALTÉS

Mobilité
L’accueil du public a été pensé sans compromis sur la qualité du site. Des places de stationnement engazonnées et gravillonnées ont été aménagées pour recevoir les visiteurs dans des conditions adaptées à un établissement recevant du public, tout en préservant l’intégrité paysagère et environnementale de la propriété. Ces revêtements perméables s’inscrivent pleinement dans la stratégie de gestion des eaux pluviales du projet, et garantissent que l’arrivée sur le site reste une expérience en accord avec le caractère naturel et verdoyant du lieu, sans rupture visuelle ni impact sur les sols.

Entretien
La durabilité d’un bâtiment ne se mesure pas seulement à sa solidité structurelle, mais aussi à la facilité avec laquelle il peut être maintenu dans le temps. La toiture, réalisée en étanchéité bitumineuse, a été choisie pour sa faible exigence en maintenance. Les équipements techniques ont été regroupés en toiture-terrasse, hors de vue, préservant ainsi l’esthétique de l’ensemble. L’accès à ces équipements est assuré par une échelle à crinoline dissimulée sur le sas de l’extension, une solution discrète et fonctionnelle qui permet d’intervenir en toute sécurité sans altérer la lecture architecturale du bâtiment. Chaque détail technique a été pensé pour que la maintenance reste simple, sûre et invisible.

Lien usagers
L’extension a été conçue comme un prolongement naturel et fluide du manoir existant, sans rupture dans l’expérience des usagers. La connexion entre l’ancien bâtiment (qui abrite une cuisine étoilée) et le nouveau se fait par l’intermédiaire d’un sas de liaison. Ce dispositif joue un rôle central dans la qualité d’usage : il fluidifie les circulations entre les deux entités, organise les flux de service et de réception, et assure la continuité fonctionnelle indispensable à l’exploitation d’un établissement de ce niveau d’exigence. Le sas devient ainsi une pièce charnière, humble dans son expression mais déterminante dans la vie quotidienne du lieu.

Évolutivité
Sans qu’un programme évolutif ait été explicitement formulé par la maîtrise d’ouvrage, les choix constructifs retenus (structure poutre béton, charpente bois, grandes travées, hauteurs sous plafond généreuses) confèrent à l’extension une capacité d’adaptation dans le temps. Les espaces peuvent être redistribués, les usages reconfigurés sans contrainte structurelle majeure à l’exception des murs. Sur un site à vocation hôtelière et de restauration, où les besoins fonctionnels évoluent avec les tendances et les standards de la clientèle, cette flexibilité latente constitue une valeur ajoutée réelle pour le propriétaire sur le long terme.

Confort
Le confort des occupants a été abordé dans toutes ses dimensions. Sur le plan lumineux, les grandes baies vitrées et le puits de lumière zénithal garantissent une pénétration généreuse de la lumière naturelle, créant des ambiances intérieures changeantes et vivantes au fil de la journée. Sur le plan thermique, la combinaison brique alvéolaire et isolant à liant végétal assure une enveloppe performante, tandis que le sas de liaison entre l’ancien et le nouveau limite les déperditions aux zones de transition. Sur le plan acoustique, une étude dédiée a été menée en amont, avec un double objectif : prévenir les nuisances sonores pour le voisinage et réduire l’impact sur la faune environnante, une attention rare et témoignant d’une approche globale de la qualité. Le sas contribue également à cet équilibre acoustique en jouant le rôle de tampon entre deux univers sonores distincts, la cuisine professionnelle, les espaces de réception et l’extérieur (voisinage et faune). C’est l’ensemble de ces couches de confort, pensées conjointement, qui produit une architecture véritablement habitable et de qualité.


Label(s) obtenu(s) : Aucun

Informations complémentaires :
RAS

Bureau(x) d’études : ICR Ingenierie
Photographe : @RIOU-louis

Ilot Bs6a

21, 23, 25 rue du Chêne Jaunais, 44300 Nantes

183

Programme

Construction de 67 logements biosourcés, Zac Champ de Manœuvre à Nantes.

Concepteurs

  • THE architectes mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • NACARAT

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

4 528 m² SDP4 280 m² SHAB

Coûts

8 429 446 € HT - bâtiment 330 000 € HT - VRD et aménagements extérieurs1 969 € / m² shab

Documents

L’opération BS6A répond à l’équation délicate entre des « enjeux environnementaux forts », une insertion respectueuse dans un contexte végétal de haute qualité et des logements majoritairement destinés à des propriétaires-occupants et à du locatif social, vendus à « prix maitrisés ».

Pour cela l’opération intègre une démarche constructive ambitieuse : une structure intérieure en béton poteaux-dalles (dont 2 niveaux en béton bas carbone) et Façades Ossature Bois industrialisées (procédé SYFACE sous ATEX) avec remplissage en ouate de cellulose + doublage complémentaire intérieure en laine de bois. Les façades sont en bardage bois et en bardage Equitone.

L’opération intègre également une chaufferie bois. La chaleur produite sur site, au-delà d’être à faible impact environnementale, est mise à disposition des clients via un fournisseur de chaleur. A l’image d’un réseau de chaleur, la chaleur produite sur site est vendue aux occupants de la résidence via un contrat de fourniture d’énergie fixé sur 18 ans. Une manière de les préserver de la volatilité des prix des énergies.

Adossés à cette conception environnementale, les besoins énergétiques ont également été guidé par l’atteinte de ce haut niveau de performance énergétique. La compacité des bâtiments, associés à la haute performance thermique de l’enveloppe, la position judicieuse des baies, et l’excellente étanchéité à l’air de l’enveloppe, ont permis d’atteindre un besoin bioclimatique inférieur de 30 à 38% par rapport au maximum réglementaire, selon les bâtiments. Le projet atteint le label E3C2 et le niveau 2 en biosourcé.

La grande qualité paysagère du site a dicté la stratégie d’organisation et d’implantation des volumes bâtis. La forme bâtie en plots a été privilégiée afin de minimiser les linéaires et l’emprise au sol. Cette stratégie urbaine, fortement liée au paysage existant, trouve également écho dans le travail d’épannelages différenciés (R+3, R+7, R+9), permettant de diversifier la skyline du quartier et de ménager des vues variées vers le paysage. Le parking du projet est semi enterré afin d’offrir encore plus de place à la nature.

Le projet décline de nombreux principes pour offrir une haute qualité d’usage aux habitants : un socle paysager et accessible, des paliers et circulations communes éclairées naturellement, des logements doublement ou triplement orientés, certains logements sont évolutifs sans modification des gaines (T4 se transformant T2+T1), des cuisines éclairées en premier jour, de grands espaces extérieurs privatifs, dans le parking sont installées deux voitures électriques en autopartage. Sur la dalle paysagère du Rdc, un espace participatif libre, attenant à une placette, est offert aux futurs habitants.


Label(s) obtenu(s) : E3C2
Biosourcé niveau 2

Bureau(x) d’études : Guillaume Sevin Paysages
Photographe : Juan Cardona

Postes de secours

Boulevard des Océanides, 44380 Pornichet

188

Pour ce projet de réhabilitation des postes de secours, nous
venons travailler sur la base de l’existant pour donner une
nouvelle écriture et une nouvelle identité à ces édifices de
bord de mer. Les terrasses en lien avec le remblai sont retravaillé et agrandi pour affirmer la dimension de belvédère sur l’Océan Atlantique. La vigie des secouristes ressort du volume pour accentuer sa reconnaissance de loin en contraste avec le bardage bois teinte sable du reste du corps bâti.
Si l’utilisation du bois renvoi à l’image des constructions provisoires du front de mer, le choix des essences se fait dans une volonté de durabilité. Les platelages et les mains courantes sont en bois exotique, seul capable de résister à cet environnement exigent.
Les bardages sont quant à eux en châtaigner provenant de bois français car naturellement résistant aux environnements humides.
Sur le poste de secours de Poincaré, le gradin qui descend à la plage intègre une rampe PMR qui mène ainsi jusqu’à l’espace handi-plage inclus dans le poste de secours. Cet équipement jusque là inexistant permet un accès à tous les publics à la plage des Libraires.


Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Photographe : Juan Cardona

Réhabilitation et extension de la Cité U Chanzy

1 rue Henri Lasne, 44000 Nantes

212

Programme

Réhabilitation lourde de la Cité Universitaire Chanzy à Nantes, comprenant 331 logements au total :
– 263 chambres réhabilitées,
– 5 studios créés après transformation de cuisine existante,
– extension de 63 chambres dont 17 PMR.
– création de cuisines et salons communs
– démolition de l’ancien restaurant universitaire

Concepteurs

  • GUINEE*POTIN ARCHITECTES

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CROUS DE NANTES

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2627m2 pour l'extension neuve4400m2 pour la réhabilitation

Coûts

10.2 M€ HT

Documents

Ce qui surprend d’emblée le visiteur en arrivant sur le site, c’est d’une part, en façade Nord/Ouest, la proximité des immeubles de la cité U avec la rue très passante Henri Lasne, classée en catégorie 3 (bruit), et d’autre part le rapport apaisé en façade Sud/Est avec le site paysagé. La cité universitaire s’étire en longueur du Nord au Sud, et les hébergements existants sont orientés en Est et en Ouest. Le site présente un dénivelé total d’environ 3m, descendant vers le Sud/Est.

Dès lors, le projet de réhabilitation et d’extension de la Cité U Chanzy propose une « articulation » suivant une géométrie simple et claire, reliant les différentes entités fragmentées.
Cette articulation s’appuie sur les bâtiments existants et relie les deux bâtiments existants et préservés, en partant du parvis/hall d’entrée.

Sa disposition et sa géométrie permettent de structurer facilement les limites entre la façade « urbaine » et l’arrière « paysager ».
Dans cette optique, c’est l’ensemble du bâtiment qui façonne naturellement les espaces extérieurs.

Le bâtiment enveloppe et structure. Ainsi, les espaces végétalisés ne sont plus des espaces résiduels cohabitant avec des façades ternes et fermées, mais s’inscrivent dans un face-à-face chromatique organisé par de fortes transparences et une requalification graphique des façades existantes.

Les façades existantes, dans le style « hard French » de l’architecture moderniste des architectes André Guillou et Pierre Doucet, conservent leur aspect d’origine en damier, en « nid d’abeille », au profit d’éléments de menuiserie plus généreux, ainsi que d’une isolation renforcée par l’extérieur pour répondre aux objectifs de performance thermique.

Ainsi, la simplicité de cette articulation met en valeur le bâtiment existant rénové pour créer un ensemble unifié et homogène. De plus, les nouvelles nuances de vert et de gris de ces éléments font ressortir avec finesse les particularités historiques et paysagères de ce site, parsemé de jardins, malgré l’urbanisation du centre-ville voisin.
Ouverte à l’imagination, cette composition architecturale offre un potentiel graphique et singulier.

Le projet privilégie l’approche environnementale, et adopte les grands principes d’une architecture bioclimatique pour l’extension créée, et d’une réhabilitation éco-responsable pour les existants :
• Orientation Est / Ouest des chambres existantes, conservées, et nouvellement créées tenant compte des données climatiques du site, vent, ensoleillement, et topographie,
• Exploitation passive de l’énergie du soleil, et protection d’été par débords des terrasses pour les espaces partagés/coworking orientés à l’Ouest.
• Emploi d’une filière préfabriquée (extension en dalles, poteaux poutres béton, et réhabilitation par panneau préfabriqué assurant un chantier propre et une préservation du site),
• Renforcement de la biodiversité par le projet paysager d’ensemble
• Approche concertée (démarche participative sur le choix des couleurs et aménagements)

Les préoccupations de développement durable et d’exploitation et maintenance ont été au cœur de la conception du projet en 2019 pour favoriser la pérennité de l’ouvrage et son usage dans le temps avec la recherche d’évolutivité et de flexibilité nécessaires, suivant les ambitions de la commande.

Cette préoccupation repose sur une approche du « coût global » (financier et environnemental) du projet ; de sa conception à sa fin de vie, en mesurant notamment les impacts des choix et solutions techniques sur les consommations énergétiques, les conditions de bon entretien et de maintenance ainsi que les renouvellements à venir des éléments bâtis et techniques en jeu. Les travaux mise en oeuvre ont eu pour objectif de prendre en compte les critères du développement durable demandés par la Région Pays de la Loire.
A ce titre la cité universitaire aboutit à une consommation énergétique globale (chauffage, eau chaude sanitaire, climatisation) ≤ 110 kWhep/m²/an.

Cette intention formelle, outre son impact, cristallise symboliquement le programme de restructuration et de rénovation de la Cité Universitaire, et compose l’image généreuse d’un complexe immobilier à l’échelle du quartier.


Label(s) obtenu(s) : – Objectif 110kwhep/m2/an (réno et neuf) / RT2012-30% (neuf)

Informations complémentaires :
Concours Avril 2019
Dépôt PC juillet 2020
Démarrage travaux janvier 2022 => livraison septembre 2024

Raccordement RCU (biomasse) / construction en site occupé

Bureau(x) d’études : TUAL, NAONEC, ESTB, ITAC, SUD VRD, QUATUOR
Photographe : Stéphane Chalmeau, Maria Calvo, Agence Guinée*Potin

Extension d’un Restaurant Scolaire

Rue de Govillon, 44780 Missillac

234

Programme

extension de la salle de restauration des maternelles et création d'une laverie

Concepteurs

  • eeun architecture

Commune

  • Missillac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Missillac

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

430 m² d'extension

Coûts

1 168 800 euros HT

Documents

Le projet d’extension du restaurant scolaire s’inscrit dans une démarche concertée entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, visant à améliorer les conditions d’accueil des plus jeunes tout en préservant les qualités existantes du site. Le choix d’implanter l’extension en retrait de la salle actuelle permet de maintenir une luminosité généreuse dans les espaces de restauration existants, tout en affirmant une nouvelle entité dédiée aux élèves de maternelle, adaptée à leurs usages et à leurs rythmes.

La commune a fait le choix affirmé d’une construction bois, en écho aux ressources locales et à l’identité paysagère de son territoire. Couvrant une large part de la commune, la forêt de la Bretesche constitue une référence forte, à la fois écologique et culturelle. Le projet puise son inspiration dans l’histoire de ces paysages forestiers, et notamment dans les huttes de charbonniers, architectures vernaculaires issues de l’assemblage de rondins et de billettes.

Cette évocation se traduit dans le dessin des façades, où le principe d’empilement devient un motif architectural, à la fois sensible et contemporain. Par ce travail sur la matière et la texture, le bâtiment dialogue avec son environnement tout en proposant une écriture singulière. L’extension affirme ainsi une identité douce et protectrice, adaptée aux jeunes usagers, tout en participant à une lecture renouvelée du site, entre mémoire locale et exigence architecturale actuelle.


Informations complémentaires :
Marché public

Bureau(x) d’études : 107 ECO, Abi structure, ACTIS Ingenierie, Process Cuisine
Photographe : erlé marec

Ateliers d’artisans

Avenue Jean Moulin, 44720 Saint Joachim

242

Programme

4 ateliers de 320 m² pour accueillir des commerces et des artisans sur la commune

Concepteurs

  • Architectes : eeun architecture

Commune

  • Saint Joachim

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Saint Joachim

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surface de plancher : 1072m²

Coûts

720 000 € HT hors aménagement des VRD

Documents

Pour répondre aux besoins des artisans de la commune, la maîtrise d’ouvrage a engagé, en étroite collaboration avec la maîtrise d’œuvre, la réalisation de quatre ateliers conçus comme des espaces simples, robustes et évolutifs. Ce dialogue de projet a permis de définir une architecture à la fois rationnelle et adaptable, capable d’accompagner les pratiques professionnelles actuelles tout en anticipant leurs mutations.

Implanté avec justesse, le projet prend appui sur la géométrie de la parcelle pour générer une composition claire et lisible. La succession de toitures mono-pente structure l’ensemble bâti, optimise les apports solaires et permet l’intégration de panneaux photovoltaïques, affirmant ainsi une attention portée aux ressources et à la performance environnementale. Cette écriture évoque également, de manière contemporaine, les silhouettes des sheds industriels, inscrivant le projet dans une mémoire productive locale.

Chaque atelier, bien que conçu sur un principe commun, affirme une identité propre, favorisant l’appropriation par ses usagers. L’ensemble compose ainsi un bâtiment cohérent et sobre, où la répétition maîtrisée des volumes produit une qualité architecturale à la fois discrète et expressive, en dialogue avec son environnement.


Informations complémentaires :
Marché public

Bureau(x) d’études : 107 ECO, Abi Structure, ACTIS Ingénierie
Photographe : erlé marec