Base nautique de Port Jean

Chemin de Port Jean, 44470 Carquefou

78

Programme

Le projet concerne la base nautique de Port Jean pour la Ville de Carquefou : bâtiment, parc à bateau, quai, rampe de mise à l’eau, remise en état de la boire, prairie événementielle et autres espaces extérieurs. La Vallée de l’Erdre, site classé, est soumise à des exigences fortes en termes de protections environnementales. Il s’agissait de restructurer les activités nautiques de Port Jean, tout en valorisant les bords de l’Erdre. Le programme a donc été travaillé en accord avec l’inspecteur des sites classés et l’Architecte des Bâtiments de France. Une première étude, comportant diagnostic et scénarios, menée en concertation avec les utilisateurs, a permis de préciser le cahier des charges. L’Atelier du Lieu a alors pu remobiliser cette base pour continuer la démarche participative, notamment lors de la phase de conception.
Le bâtiment hébergeant 2 associations a été démoli, repensé et reconstruit pour s’adapter aux usages et améliorer son intégration dans le milieu naturel remarquable dans lequel il s’inscrit.

Concepteurs

  • ATELIER DU LIEU architecte mandataire
  • Ouest'Am (paysagiste VRD)

Commune

  • Carquefou

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Carquefou

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

402m² SHAB

Coûts

1 100 000€ HT : 650 000€ HT Bâtiment et 450 000 € HT pour l’aménagement Ratio coût bâtiments HT : 1 140€ / m² habitable

Documents

Commande Maitrise d’ouvrage/Maîtrise d’œuvre :
Le projet s’inscrit dans une réflexion de longue date : En 1995, la ville de Carquefou et la Direction Régionale de l’Environnement (DIREN) dans le cadre de l’opération Grand site national de la vallée de l’Erdre initie un projet de recomposition des paysages de Port Breton et de Port Jean. Réunie autour de l’architecte urbaniste Yves Steff, l’équipe imagine la restructuration des activités nautiques avec notamment un port. Mis à jour 15 ans plus tard par SCE, le programme ambitieux ne peut aboutir dans son intégralité du fait des exigences environnementales.

En 2018, l’agence paysagiste Ouest Am’, mandataire, accompagnée par l’Atelier du lieu reprend le projet pour l’inscrire en cohérence avec les attendus de la commission des sites : Une reconquête des vues sur l’Erdre et son site remarquable, une structuration et une pérennisation des activités sportives et récréatives du site et un renforcement des qualités environnementales et paysagères. Le bâtiment accueillant les associations de voile et de canoë-kayak devait être rénové. Les ateliers de concertation menés par l’Atelier du Lieu, architectes, démontrent un besoin bien plus important qu’initialement programmé : le bâtiment existant est trop exigu pour répondre aux usages recensés. Devant ce constat, conjointement et connaissant les risques de changement d’équipes, MOA et MOE décident d’arrêter le projet en phase AVP. La MOA relance un nouvel appel d’offre de projet de base nautique, neuve. Face à ces nouveaux enjeux, la commune passe d’un montant travaux de 430 00€ HT à 1 100 000€ HT. L’Atelier du Lieu, désormais mandataire, remporte le nouvel appel d’offre en 2019 avec Ouest’Am, Gefi, Arest et ECMS.

Les ateliers de concertation se prolongent durant toute la conception du nouveau projet pour affiner les besoins et délivrer un projet par et pour les usagers et les associations. Les échanges dans l’équipe et avec la commune ont permis de tenir les budgets sans sacrifier l’esthétique globale.

En parallèle, de nombreuses discussions et visites ont lieu avec l’inspecteur des sites ainsi que l’architecte des bâtiments de France pour la reconquête du corridor écologique et des perspectives sur l’Erdre. L’ensemble existant est démoli, des arbustes sont arrachés, le dénivelé adouci, une partie du sol est décrouté de sorte à libérer les vues sur l’Erdre et afin de rapprocher le projet neuf de la boire. L’Erdre se révèle depuis la route d’arrivée, les arbres plantés orientent les perspectives, le bâti s’efface au profit des vues vers l’eau. La commission valide le projet ambitieux et souligne les choix osés de la MOA et MOE qui révèlent le site.

Usages/fonctionnalités :
La modernisation de la base nautique permet de revoir complètement l’agencement des locaux pour répondre aux besoins fonctionnels et de stockage des usagers.

Les temps de présentation des étapes de projet ont eté pensés comme des réunions de travail avec la collectivité qui a su associer les services concernés, dont la direction des Sports et des Loisirs. Les associations de voile et de canoë-kayak ont également fait part de leurs aspirations lors d’ateliers de concertation. Ainsi, la surface couverte par le nouveau bâtiment a été multipliée par 3 pour permettre d’accueillir 60 enfants et leurs accompagnateurs, soit l’équivalent d’un car. La requalification du site devait également permettre de conserver les différentes activités prenant place à Port Jean : les activités nautiques bien sûr, mais aussi des manifestations estivales telles que les Rendez-vous de l’Erdre, les Dîners guinguette ou la tenue d’une restauration par la paillote des pêcheries de Loire.

L’ensemble des surfaces allouées au stockage, dont l’intérieur est visible depuis l’extérieur, donne vers la boire ou l’Erdre. Les locaux vestiaires, techniques, etc. sont accessibles dès l’arrivée du stationnement et donnent sur le cheminement longeant l’équipement et le parc extérieur de bateaux. Enfin, le bureau et l’accueil des associations occupent l’angle nord du bâtiment avec la meilleure vue vers l’eau et le grand paysage.

Intégration Esthétique :
L’architecture a été imaginée de plain-pied, tout en compacité avec deux grandes toitures à double pente au niveau des espaces de stockage et d’atelier, émergeant d’un volume plus bas abritant les espaces servants (bureaux, vestiaires…). L’édifice se niche le long de la boire, au pied des arbres existants qui lui offrent un fond de scène naturel exceptionnel.

Les toitures en pente marquent les vues depuis l’arrivée viaire mais aussi depuis la surface de l’eau lorsque l’on navigue sur l’Erdre. Elles offrent des espaces généreux intérieurs et permettent de dissimuler les éléments techniques sans perdre de surface utile.

Le choix d’un bardage bois favorise également l’intégration du bâti dans son environnement, permettant un dialogue avec les massifs arborés qui l’entourent tout en assumant un langage affirmé d’équipement public au service de la population.
Les pignons orientés à l’ouest permettent de créer des ouvertures apportant lumière et ventilation naturelle depuis l’Erdre. La consommation énergétique du bâtiment est alors limitée.

Les locaux intérieurs, dont les ambiances sont le fruit d’échanges continus avec les futurs occupants et la commune ont été travaillés pour valoriser ces espaces souvent relégués au rang d’espaces techniques. Les mobiliers tous agencés, la signalétique est travaillée, les vestiaires et douches sont colorés et accueillants pour le confort et le plaisir des occupants.

L’audace réside dans l’implantation du bâtiment, différente du bâti existant. Permettant de libérer les vues tout en s’installant le long de la boire et des arbres. L’abattage de certains sujets est ainsi longuement discuté avec la commission des sites pour valider ce parti pris, au service du site.

Environnement, ressources :
La reconstruction de la base nautique s’insère dans un projet plus vaste de paysage sur tout le site de Port Jean. La composition de l’équipe réunissant des architectes, des urbanistes, des environnementalistes et des paysagistes a permis de traiter l’ensemble avec une cohérence globale et un dialogue constant entre les différentes dimensions du projet. Afin de redonner au lieu son caractère naturel, différentes ambiances ont été déployées. Ainsi, en entrée de site, c’est le bocage qui est conforté. Un nouveau parking y est aménagé avec des places semi-perméables. Un paysage de prairie ouverte sur l’Erdre est réalisé par la renaturalisation de l’ancien parking. En bordure de noue, l’esplanade est gérée en prairie haute. La végétation de berge est confortée et adoucie. Une ambiance humide est affirmée le long de la boire et des noues de gestion des eaux pluviales ceinturent le site. En parallèle, la boire a été restaurée, avec une forte dépollution, créant une douve de mise à l’eau pour les kayaks. Le projet a permis d’ouvrir des vues sur l’Erdre et de renaturaliser les berges, tout en confortant les cheminements piétons.

La base nautique de Carquefou a donc été pensée comme un site aux usages mixtes, pleinement intégrée à son environnement, le long des promenades de l’Erdre, donnant l’impression qu’elle a toujours été là.


Informations complémentaires :
Subventions :
– DREAL : 30 000€
– DSIL : 100 000€

Bureau(x) d’études : GEFI (Fluides), Arest (Structure), ECMS (Economiste)
Photographe : Patrick MIARA

Maison Hun

Privée, 44100 Nantes

93

Programme

Extension / surélévation
Rénovation / Réhabilitation

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

110 m² SHAB

Coûts

Cout total opération : 207 545 € HT € HT soit 1887 € HT/m²Coût bâtiment (hors VRD / Espace Vert) : 201561 € HT soit 1832 € HT/m²

Documents

Le projet concerne la réhabilitation et la transformation d’une maison située dans le quartier Zola à Nantes, caractérisé par un tissu de maisons de ville typiques des faubourgs nantais. L’intervention s’appuie sur les atouts existants de cette ancienne maison ouvrière – notamment son jardin luxuriant, son orientation ouest et sa configuration traversante – afin de révéler les qualités intrinsèques du lieu avec justesse et mesure.

Un travail conjoint avec la maîtrise d’ouvrage a été menée sur la juste définition des besoins pour dépasser la seule question d’adapter une maison familiale pour permettre le maintient à domicile de ses usagers à long terme, en réfléchissant notamment la question du vieillissement et de l’accessibilité, au travers de l’optimisation des parcours et des espaces. L’architecture a été ici le moyen, à partir de cette demande fonctionnelle, d’une requalification subtile de l’existant qui reconsidère d’un côté le rapport à la rue et de l’autre au jardin.

À partir de l’étude des usages existants, la configuration spatiale est ainsi repensée autour d’un meuble central épais qui organise côté rue les fonctions servantes (entrée, escalier, salle d’eau) et côté jardin les espaces de vie (cuisine, séjour, salon). Cette redistribution du rez-de-chaussée constitue le premier geste structurant.

Cette nouvelle organisation est complétée par une fine extension qui recompose la façade ouest. Conçue comme une galerie en ossature bois, elle agit comme un espace d’entre-deux reliant l’intérieur au jardin, accueillant une terrasse abritée, offrant de nouveaux rangements et permettant l’ouverture généreuse du séjour sur le végétal.

Le bois, par sa texture chaleureuse et apaisante, structure avec subtilité l’aménagement intérieur ainsi que l’extension tournée vers le jardin, dialoguant avec les végétaux et leurs nuances de vert dans lesquelles elle s’inscrit harmonieusement.

Par ailleurs, des touches de couleurs vives — allant du pourpre à l’orangé, en passant par des teintes corail pastel — viennent dynamiser l’ensemble. Elles participent à la composition des volumes, soulignent les différentes strates spatiales et contribuent à créer une atmosphère intérieure conviviale et lumineuse.

Enfin, la rénovation de l’enveloppe du bâtiment (isolation ciblée à base de matériaux biosourcés, création de nouvelles ouvertures, ravalement des façades) vient parfaire l’intervention. Cette approche contemporaine valorise les matériaux existants — pierre, brique, ardoise et végétation — en les associant à la chaleur du bois et à des accents colorés, donnant naissance à une architecture à la fois ancrée dans son contexte et résolument joyeuse.


Informations complémentaires :
Marché privé
Mission complète + Opc

Photographe : tact-architectes

Mellinet – 81 logements en structure bois et béton de chanvre

41-51 Mail de la Caserne Mellinet, 44000 Nantes

80

Programme

81 Logements (5247 m² SHAB)
4 surfaces d’activités (800 m² SU)
Un parking de 81 places en infrastructure.
R+2 à R+6 – 2ème et 3ème famille A

Concepteurs

  • Atelier d'Architecture RAMDAM
  • PALAST

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • BATI NANTES
  • ICEO

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

6392 m² SDP5247 m² SHAB800 m² SU

Coûts

14 500 000 € HT2237€ HT/m² SDP

Documents

Depuis 2019, nous, Atelier d’architecture RAMDAM et PALAST recherchons, explorons, échangeons, débattons, convainquons, dessinons, ajustons, rêvons de la construction d’un ensemble immobilier de 81 logements aux façades de béton de chanvre. Après plus de quatre ans d’études et deux ans et demi de chantier nous sommes fiers de voir ce projet devenir réalité. D’abord dans les ateliers de Wallup Prefa où 450 modules chanvre ont été préfabriqués. Ensuite à la Caserne Mellinet de Nantes où ils ont été assemblés à la structure bois par les charpentiers d’ACDF puis enduits à la chaux.

Aujourd’hui, les habitants s’approprient les logements et demain les commerces vont s’installer. Dans quelques mois, nous l’espérons, il restera de notre aventure un immeuble vivant, intégré à son quartier, symbole qu’il est possible déconstruire avec des matériaux plus vertueux.

QUALITÉ INTÉGRATION DANS UN CONTEXTE EXISTANT
La parcelle du projet se situe à l’entrée de l’ancienne Caserne Mellinet depuis la Place du 51ème Régiment d’Artillerie.Ce nouveau quartier est divisé en six « hameaux » par les urbanistes. Notre projet constitue la dernière pièce du hameau Chapus qui assure la transition entre le faubourg Saint-Donatien et le cœur de la caserne et ses bâtiments cossus. Il en forme le front bâti, le long du grand mail piéton. Cette situation lui permet de s’inscrire véritablement dans un dialogue avec le « déjà-là » formé par les nouveaux logements, le patrimoine bâti et les arbres remarquables du mail. Le travail sur les variations volumétriques des constructions contribue à l’animation des espaces publics et à la transition subtile entre les maisons de la ville ancienne et le cœur du nouveau quartier plus monumental. Il génère sur la promenade et au sein de la parcelle une variation de l’intensité lumineuse et des ombres portées, permettant d’éviter un effet de masse. Les découpages judicieux participent à la silhouette urbaine du projet et à l’identification des logements. Ceux-ci bénéficient de vues dégagées profitant des axes paysagers et des interstices entre les bâtiments environnants. Les porches d’accès aux immeubles constituent de véritables fenêtres vers le cœur d’ilot partagé avec les immeubles voisins.

CONSTRUIRE AUTREMENT, PENSER (et dessiner) DIFFÉREMMENT
La transformation de l’ancienne caserne Mellinet, située au cœur de la ville de Nantes, représente une opportunité formidable de répondre aux enjeux de la ville contemporaine.Le projet s’inscrit dans une ambition constructive forte, en proposant une structure bois et des façades minérales en béton de chanvre enduites en cohérence avec la volonté des urbanistes de prolonger l’identité du faubourg Saint-Donatien dans le nouveau quartier. Par son écriture architecturale, le projet tend à donner à lire ce mode constructif novateur et vertueux, entre minéralité et légèreté.L’ordonnancement des niveaux bas et des niveaux hauts et l’échelle des volumes renvoient à l’architecture des bâtiments de casernement conservés. La domesticité du projet se retrouve dans l’échelle de la fenêtre, de sa proportion et de sa modénature.

Le rythme de la façade répond à la disposition des logements, et permet de séquencer les volumes, grâce à l’alternance de grandes baies et de trumeaux en béton de chanvre aux arrêtes adoucies. Ces trumeaux courbes donnent à voir la plasticité du béton de chanvre et mettent en valeur la qualité et l’intérêt d’un enduit à la chaux.L’architecture douce et subtile présente une vibration légère soulignée par les ombres portées.Ici, la réappropriation de l’une des premières plantes cultivé par l’homme permet de questionner notre manière de construire des immeubles de logements.

LE BÉTON DE CHANVRE – PROTOTYPES
Plante historique et abondante en Pays de la Loire, le chanvre est une ressource végétale renouvelable annuellement utilisée pour l’assolement. Elle a un cycle de croissance rapide et consomme très peu d’eau.
Au regard des forts enjeux économiques liés à la commercialisation de logements et compte tenu de l’échelle du projet, la question de la préfabrication hors site est abordée dès le concours. Le projet propose une manière relativement singulière de construire à partir de matériaux biosourcés, avec l’ambition plus globale de démontrer la réplicabilité du processus et l’efficience des installations techniques. Pour cela une série de prototypes a été testée,d’abord en maquette à l’agence d’architecture, puis en modélisation informatique en vue de la réalisation échelle 1 par un artisan du chanvre au stade du permis de construire, enfin, sur le chantier pendant la phase de préparation du chantier.Des évolutions de la réglementation sont ratifiées pendant l’élaboration de ce démonstrateur témoignant du caractère novateur de cette démarche. (Règles professionnelles de la construction chanvre 2024)

LE BÉTON DE CHANVRE – MISE EN ŒUVRE
Aggloméra de paille de chanvre (la chènevotte), de chaux et d’eau, le béton de chanvre est habituellement projeté ou banché sur site. L’échelle du projet nous a conduit à préconiser la fabrication des panneaux en chanvre dans les ateliers du charpentier. La dépendance au climat est ainsi limitée, le temps de séchage maitrisé. La dimension des trumeaux est optimisée.Stockés debout, ils sont faciles à transporter et à mettre en œuvre. Une fois installés, ils apporteront des qualités d’inertie et aideront à la régulation de l’hygrométrie du bâtiment.

STRUCTURE
L’infrastructure, le rez-de-chaussée et les noyaux de distribution verticaux (escaliers/ascenseurs) sont réalisés en béton. Le reste des immeubles est construit en structure poteau/poutre/planchers/charpente bois. Si le bois est très peu apparent au sein des logements en raison des réglementations en vigueur pour des immeubles de cette envergure, les discussions avec le bureau de contrôle ont tout de même permis de garder une partie des poteaux apparents, et de réaliser les espaces extérieurs privatifs en bardage.

RÉEMPLOI
Parmi les engagements du Maitre d’Ouvrage à l’aménageur, la promesse de pourvoir 26 des 81 logements de parquet de réemploi dans les pièces sèches. Issus de chantiers de déconstruction ou de réhabilitation en Pays de la Loire, la quête de gisements a parfois été délicate. La mise en œuvre le fut tout autant que la disparité de ces ressources. En résulte une expérience enrichissante et de très beaux logements.

UNE EXIGENCE CONJOINTE AVEC LA MAITRISE D’OUVRAGE
Si la relation avec les opérateurs de la promotion immobilière est parfois délicate, pour ne pas dire tendue, nous nous devons tout de même de saluer l’engagement de notre Maitre d’Ouvrage à réaliser un tel projet. Les moyens humains mis en place jusqu’à la livraison du projet et la confiance finalement accordée pendant toute la phase de chantier ne sont pas très courant.

Dès les prémices, nous, architectes des ateliers RAMDAM et PALAST avions décelé que l’ambition du projet était telle que nous ne pouvions que faire corps pour pouvoir la porter. C’est ainsi que nous avons pris la décision de ne faire qu’un ensemble à l’écriture architecturale unique. Cette posture nous a permis de faire front derrière le projet et devant notre Maitre d’Ouvrage, même aux heures les plus dures des études et de l’appel d’offres.


Label(s) obtenu(s) : Le projet atteint un niveau d’intégration des matériaux biosourcés 3 fois supérieur au niveau 3 du label : 104kg/m2 deSDP

Informations complémentaires :
Mission complète + OPC
Concours restreint Promoteur-Architectes

Bureau(x) d’études : CAN-ia (BE spécialiste du chanvre), Synergie Bois(BE structure), SoLAB (BE environnement), Rousseau (Economiste), Fondasol (Géotechnicien), Lalu (Paysagiste), Cycle-up (AMO réemploi), Quatuor (MOX et OPC)
Photographe : Charles Bouchaïb, Javier Callejas

Halte Vélo

La pierre Percée, 44450 Divatte-sur-Loire

98

Programme

Halte à vélo, capitainerie et belvédère sur Loire

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • Divatte-sur-Loire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Communauté de Commune Sèvre et Loire

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

160 m² SP

Coûts

Coût bâtiment : 325 000 € HT compris Aménagement extérieur, soit un ratio de 2031 €m² HT

Documents

Le projet consiste à remplacer un cabanon existant par une halte à vélos multifonctionnelle à Divatte-sur-Loire, intégrant un belvédère, des sanitaires et une capitainerie. Pensé comme une halte importante sur l’itinéraire « La Loire à Vélo », cet aménagement vise à accueillir divers publics (habitants, promeneurs, touristes) tout en valorisant le site de la Pierre Percée et son territoire.
Dans ce contexte paysager remarquable, le projet s’emploie à déclencher un nouvel imaginaire à partir de l’histoire des lieux. La démarche consiste à s’appuyer sur des références formelles et des savoir-faire locaux, en transformant l’existant avec délicatesse afin d’ouvrir la voie à de nouveaux récits. Cette approche puise notamment :
-dans le registre des formes des serres maraîchères, l’effet cinétique de leurs structures légères en acier, leurs lignes courbes, la continuité des couvertures et les jeux de transparence
-dans le registre des formes ligériennes, telles que les nasses en vannerie, la toue de Loire ou encore les pontons.

Le site, par son positionnement exceptionnel, en balcon sur le fleuve nous a engagé à développer un projet fonctionnel, intégrant les aménités nécessaires à l’accueil des cyclistes et des promeneurs. Pour cela, nous avons veillez à faire de ce lieu un signal, par une architecture remarquable mais néanmoins respectueuse du contexte et inscrite dans le paysage ligérien.
L’organisation des fonctions et des espaces s’appuie sur les différents niveaux d’accès (la levée en partie haute et le chemin en contrebas- afin de permettre une simultanéité des usages tout en valorisant les qualités intrinsèques du lieu : la matérialité du sol, des murs et la végétation des bords de Loire au niveau des quais ; la relation visuelle à la rive d’en face et à l’horizon depuis la digue ; la vision panoramique et le ciel ligérien depuis un belvédère accessible.


Informations complémentaires :
Mission complète + Opc

Photographe : © Pierre-Romain Guedj et © jamet.vlad

Haras de Nantes

16 Rue Gulliver, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

82

Programme

Création d’un centre de formation, de supports de compétitions et requalification des espaces extérieurs existant

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Haras la Vaillantière

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

503m² SP chauffé + 500m² couvert

Coûts

2 433 100 € HT soit un coût au m² de 1775 euros/m²1 780 000 € HT (hors VRD et aménagement paysager) soit un coût au m² de 2 426 euros/m²

Documents

Le Haras de Nantes est situé au lieudit La Vaillantière, au nord de La Chapelle-sur-Erdre. Premier club de licenciés de Loire-Atlantique, il s’engage aujourd’hui dans une nouvelle phase de son développement, à la croisée de la continuité et du renouveau.
Le site se distingue par des qualités paysagères remarquables. Il s’inscrit dans un paysage de bocage structuré par un maillage dense de haies et d’éléments végétaux linéaires, véritables réservoirs de biodiversité. Ce territoire est également marqué par une forte présence agricole, alternant pâturages et cultures.
L’existant révèle une juxtaposition de hangars, majoritairement en charpente bois et couverts de toitures métalliques à deux pentes. Un premier bâtiment linéaire, doté d’une façade en bois reposant sur un soubassement en parpaings, est percé de larges portes coulissantes permettant l’accès des chevaux. Plus au sud-est, quatre entités bâties se distinguent par leurs volumes, leurs dessins et leurs systèmes constructifs, tout en formant un ensemble cohérent par leur implantation contiguë. Elles composent une succession de pignons ouverts qui participent à l’identité singulière du site. Enfin, au nord-est, le grand manège se distingue par sa structure en bois lamellé-collé de grande portée, offrant une écriture à la fois sobre et élégante, largement ouverte sur le paysage.

L’esthétique de cette architecture agricole, fondée sur les relations entre usages, structures et paysages, constitue le socle du projet. Celui-ci s’inscrit dans cette continuité tout en affirmant une expression contemporaine, qui ouvre une nouvelle histoire. Il propose l’implantation de deux nefs longitudinales dans la partie nord du site, articulant les nouvelles fonctions du site :
• La petite nef, au nord-est, accueille les espaces de convivialité et de formation. Elle s’implante à l’interface entre la carrière existante et le cheminement piéton d’entrée.
• La grande nef, au nord-ouest, abrite un espace polyvalent de type podium/préau ainsi qu’un espace de réception. Elle assure la continuité entre le grand manège existant et la future grande carrière au nord.

Ces deux structures sont conçues sur pilotis afin de limiter l’impact sur le sol et de préserver les écoulements naturels. Les éléments de charpente, laissés apparents, participent pleinement à l’expression architecturale. De larges débords de toiture permettent la création de coursives couvertes, favorisant les circulations et renforçant le lien entre intérieur et extérieur.

Le décalage entre les deux nefs permet à la fois de s’adapter à la topographie du site et de dégager un parvis paysager généreux, valorisant l’ensemble du centre équestre.

Le projet développe une écriture sobre et rationnelle, inspirée des principes de l’architecture agricole : ossature bois, toitures métalliques à deux pentes, simplicité des assemblages. Le travail du bois, la précision des détails et la qualité de mise en œuvre contribuent à une esthétique contemporaine, fondée sur une économie de moyens et de matière. Le recours à des matériaux biosourcés (bois français, isolants naturels) ainsi que la valorisation des savoir-faire régionaux (menuiserie, charpente) s’inscrivent dans une démarche responsable.

Les matériaux sont choisis dans une logique de faible transformation et de durabilité, en acceptant notamment le vieillissement naturel du bois. Quelques touches de couleur viennent ponctuer l’ensemble et relier les parties neuves et les existants requalifiés, notamment par l’usage d’une peinture de falun vert clair.
À l’image des ambitions portées pour le Haras de Nantes, ce projet propose une architecture alliant simplicité, exigence de détail, frugalité et attractivité.


Informations complémentaires :
Mission complète + Opc

Bureau(x) d’études : Mâat, Ingéligno, Sisba, Sud Vrd
Photographe : tact architectes

Terracotta

Chemin des Virées Rouillard, 44600 Saint-Nazaire

74

Programme

33 logements locatifs sociaux

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture
  • Urbanisme

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2 132 m² SHAB

Coûts

Coût bâtiment totale de l’opération : 4 738 029 € HT soit 2 411 € HT/m²Coût bâtiment (hors VRD/Espace vert) : 4 181 626 € HT soit 1 965 € HT/m²Coût VRD / Espaces verts : 556 403 € HTRatio avec VRD/Espace Vert : 2 226 € HT/m²

Documents

Situé en bordure de la Route Bleue, le long de la route de Saint-André-des-Eaux, le site des Virées Rouillard s’inscrit en proche périphérie de Saint-Nazaire, au cœur d’un paysage périurbain hétérogène, fortement marqué par la présence d’infrastructures de transport et de zones commerciales.
L’ambition partagée avec la maitrise d’ouvrage était alors de ménager en ce lieu les conditions d’une habitabilité et de constituer un nouveau quartier amène.
De forme triangulaire, la parcelle se trouve à l’articulation de contextes variés : elle prolonge un tissu résidentiel au nord, surplombe des jardins vivriers au sud-est et fait face à un centre commercial à l’ouest. La topographie en pente et les merlons qui ceinturent le site contribuent à une atmosphère singulière, atténuant les vues sur les infrastructures environnantes tout en ouvrant des perspectives vers le ciel et l’horizon, au-delà du chemin des Virées Rouillard.
Si cette configuration offre un ensoleillement favorable, orienté plein sud, elle est néanmoins affectée par d’importantes nuisances sonores, liées à la proximité de la voie de décélération de la RD 213 et du rond-point du Chêne Vert, situé au nord-ouest. La coexistence de ces contraintes, à la fois réglementaires et acoustiques, a conduit à envisager la création d’un paysage autonome à l’échelle de la parcelle : un micro-écosystème capable de préserver la qualité du cadre de vie.
Le projet se déploie ainsi comme une composition paysagère qui part du sol et favorise les cheminements doux. Nous avons travaillé avec grande attention le paysage à l’échelle de la parcelle, à la fois par les jeux d’implantation des volumes bâtis entre eux mais également par la qualification des sols : forte présence du végétal, alternance de pavements, sols en stabilisé, platelages bois.
Le travail du sol s’accompagne d’une réflexion sur les éléments de délimitation. Trois types de clôtures sont ainsi déclinés selon les situations : murs en briques, palissades en bois et ganivelles.
Une nouvelle voie, la rue Joséphine Baker, traverse le site d’Ouest en Est et structure l’ensemble. Rythmée par une succession de places et de placettes, elle distribue les logements via des venelles orientées nord-sud. Au nord, un cheminement piéton et cyclable relie le chemin des Virées Rouillard au rond-point du Chêne Vert, assurant une transition douce avec le quartier existant.
Les 36 places de stationnement sont intégrées à la topographie sous forme de petites entités. Cette organisation en sous-ensembles favorise une relation de proximité avec les logements tout en limitant l’emprise des voiries.
Le projet s’articule autour de huit corps de bâtiments principaux, conçus comme des longères contemporaines en écho à celles présentes dans l’environnement proche et dans les paysages des marais de Brière. Leur construction repose sur des systèmes hybrides, combinant maçonnerie traditionnelle et ossature bois.
Les formes, volontairement simples, évitent toute complexité technique superflue. Ces longères accueillent à la fois des logements individuels et collectifs. Leurs toitures à deux pentes, largement débordantes, protègent des terrasses en bois couvertes pour chaque logement. Enfin, le traitement des clôtures et l’implantation d’appentis, destinés à abriter celliers ou garages, participent à la richesse du maillage paysager de ce nouveau quartier.


Informations complémentaires :
Mission complète + OPC

Bureau(x) d’études : Iba – Solab – Naonec – Gsp – Tugec
Photographe : Patrick Miara

Construction d’un Centre technique municipal

10 bis route de la Violière, 44260 Bouée

75

Programme

Centre Technique Municipal :
Atelier de stockage et réparation, bureau, vestiaires, sanitaires.

Concepteurs

  • Eric Piton Architectures mandataire

Commune

  • Bouée

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Bouée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface de plancher : 272 m² + Surface couverte (préau) 76m²

Coûts

512 500 € HT (compris VRD)

Documents

La commune de Bouée souhaitait se doter d’un Centre Technique Municipal afin de regrouper en un même lieu les équipements et les ateliers destinés à ses agents. Jusqu’alors, les espaces de stockage étaient dispersés dans différents bâtiments vétustes situés dans le bourg.

Afin de cerner précisément les besoins et d’évaluer les surfaces nécessaires, nous avons visité les différents sites existants. Un inventaire complet du matériel et des véhicules a été effectué, complété par des échanges fructueux avec les agents utilisateurs et les élus.

Face aux étendues agricoles, le terrain retenu, situé en lisière de bourg, est une réserve foncière initialement prévue pour l’extension du cimetière.

L’implantation du bâtiment s’appuie sur la topographie marquée du site, caractérisée par une pente descendante vers le nord. Le bâtiment est ainsi partiellement encastré côté cimetière, ce qui en limite l’impact visuel.

Le projet développe une volumétrie sobre et compacte. Son orientation ainsi que l’inclinaison de la toiture sont optimisées pour l’intégration de panneaux photovoltaïques.
L’espace de fabrication et de réparation est implanté au sud. Il bénéficie d’un apport généreux de lumière naturelle grâce à un bandeau en polycarbonate protégé des surchauffes estivales par un débord de toiture.

Les locaux chauffés sont volontairement réduits au strict nécessaire : un bureau, des sanitaires et des vestiaires. Ils sont directement accessibles depuis l’atelier pour faciliter les circulations et limiter les surfaces dédiées aux dégagements.

Les espaces de rangement et de stockage sont optimisés par l’aménagement d’une mezzanine au-dessus des locaux chauffés. Un grand préau, ouvert au nord, permet le rangement de matériel en extérieur.

Dans une démarche d’intégration paysagère et de respect de l’environnement, le projet privilégie l’emploi de matériaux tels que le bois (pour la structure et le bardage), l’acier de teinte claire en bardage et en toiture, ainsi que des isolants biosourcés pour les espaces chauffés.
Des bandeaux en polycarbonate assurent par ailleurs un éclairage naturel de l’atelier en journée.

Esthétiquement, le projet développe une écriture en « recto-verso », offrant deux visages complémentaires :
Depuis le chemin communal d’accès, l’entrée du CTM affirme une identité industrielle par l’emploi de métal en façade.
A l’inverse, depuis la départementale en entrée de bourg, le bâtiment présente une silhouette inspirée des codes de l’architecture agricole en bois, en écho au paysage rural environnant.


Informations complémentaires :
Financements : Commune de Bouée, Département de Loire Atlantique, Etat, Union Européenne, Communauté de communes Estuaire et Sillon.
Type de marché : procédure adaptée.

Bureau(x) d’études : Economiste-BET structures : ASCIA, BET Fluides : SCADE
Photographe : Eric Piton

CETEX Babinière, Centre technique d’exploitation tramway, Nantes

5 Allée des Coquelicots, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

105

Programme

n vitrine sur le périphérique, l’implantation préfigure le raccord des lignes 1 et 2 existantes et la future organisation radiale des flux de déplacement tramways, le projet est réparti en trois bâtiments :
Le vaste Atelier (12 000 m²) qui permet la réparation simultanée de 16 rames de tramways nouvelles génération.
La Station-service qui assure le lavage et le plein de sable des rames en fin de journée
Le bâtiment d’Exploitation qui accueille les conducteurs à leur prise de poste et à leur retour, assure la formation et permet la supervision du réseau.

Concepteurs

  • Architecte cotraitant : DLW Architectes
  • Architecte mandataire : AIA Life Designers

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes métropole (MOA)
  • Sémitan Nantes (MOA Déléguée)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

CETEX : 16 801 m² SP (+ parking en surface de 148 places)

Coûts

41,7 M€ HT

Documents

Le Centre Technique et d’Exploitation de Babinière constitue le nouveau site stratégique de maintenance et de remisage des tramways de Nantes Métropole, implanté à La Chapelle-sur-Erdre. Mis en service le 25 août 2025, il est le plus grand centre technique de tramway en France.
Conçu pour accueillir et entretenir les 61 nouvelles rames longues Citadis, cet équipement est dimensionné pour répondre aux besoins d’exploitation et de maintenance sur les cinquante prochaines années, garantissant performance, pérennité et adaptabilité du réseau.

Une conception collaborative au service de l’usage

Issu d’un concours, le projet a été conçu par les agences AIA et DLW Architectes, en étroite collaboration avec la Semitan. Cette démarche partenariale forte a permis de développer un outil parfaitement adapté à son exploitation, en intégrant dès l’origine les besoins des utilisateurs.

Cette co-conception s’est traduite par :

  • Une définition fine des besoins de maintenance et d’exploitation,
  • Une attention particulière à l’ergonomie des postes de travail,
  • Une optimisation des flux (circulation des rames, déplacements du personnel, organisation des interventions).

Une pièce majeure du réseau métropolitain

Le CETEX s’inscrit dans le redéploiement du réseau de tramway à l’échelle métropolitaine notamment avec le prolongement de la ligne 1 au-delà du périphérique. Cette extension permettra prochainement de réaliser la connexion entre les lignes 1 et 2.

Il accompagne la création de la station Babinière, 1ere gare tramway de la Chapelle sur Erdre et nouveau terminus de la ligne 1 relié à Haluchère via Ranzay.

Autour de cette infrastructure, un véritable pôle d’échange multimodal se déploie, comprenant :

  • Un parc relais de 500 places en bordure de périphérique,
  • Un terminal de bus,
  • Une gare de tram-train vers Nort sur Erdre, Chateaubriand.

Un équipement dimensionné pour le long terme

Le site s’étend sur 8 hectares et offre des capacités techniques de premier plan :

  • Un atelier principal de 12 000 m² permettant la maintenance simultanée de 16 rames
  • Remisage de 61 rames
  • 3 voies de lavage et de sablage,
  • 16 voies dédiées à l’atelier.

Il intègre également :

  • Un bâtiment d’exploitation de 1 200 m² (base des conducteurs, bureaux, formation, espaces de repos et supervision du réseau),
  • Une station technique de 2 300 m² dédiée au nettoyage et au réapprovisionnement en sable, essentiel à l’adhérence roue-rail.

Une architecture fonctionnelle, durable et intégrée

Une écriture cinétique inspirée du mouvement dans ce paysage de bordure de périphérique

Les bâtiments épousent les courbes des voies ferrées et la forme des tramways, tandis que ses façades aux teintes brunes tellurique fait écho aux rails en acier oxydé et aux bobines de cuivre transportant l’électricité.

Des espaces de travail robustes et lumineux

Les halles de maintenance mettent en œuvre des matériaux bruts et résistants – béton et acier – adaptés aux contraintes industrielles. Cette robustesse est contrebalancée par une grande qualité de lumière naturelle :

  • Une canopée en charpente bois,
  • Des voûtes d’éclairement diffusant une lumière douce et homogène, réduisant ainsi le recours à l’éclairage artificiel.

L’organisation intérieure distingue deux halles complémentaires :

  • Une halle de proximité dédiée à l’entretien courant,
  • Une halle centrale pour les opérations de maintenance lourde.

Une vitrine du savoir-faire technique

Une large façade transparente au nord offre une visibilité directe sur les activités, ouvrant le site sur l’espace public et valorisant les métiers de la maintenance.

Un parcours architectural lisible et ouvert

De grandes failles verticales marquent les accès principaux et offrent des perspectives traversantes sur toute la profondeur de l’atelier. Elles structurent les circulations verticales et mènent à une mezzanine en balcon, permettant d’observer les activités de maintenance.

Une conception bioclimatique

Le projet intègre des principes bioclimatiques visant à optimiser le confort et les performances énergétiques :

  • Largement vitré au nord pour laisser voir l’activité depuis l’espace public et assez opaque au sud pour limiter les apports solaires
  • Débords de toiture limitant les surchauffes estivales,
  • Grandes ouvertures en façade est et ouest ainsi qu’en toiture assurant une ventilation naturelle traversante.

L’atelier est construit avec deux types de charpente ; bois et métal en distinguant :

  • Les zones d’exploitation par une structure acier (mezzanine techniques, support de pont roulant, support de la ligne d’alimentation)
  • L’enveloppe bioclimatique par une structure bois.

Les grandes portées (20 à 30 m) dessinent une canopée légère et élégante qui enveloppe les espaces de travail de lumière naturelle et de teinte chaude.

Un équipement engagé pour la transition écologique

Le CETEX intègre des dispositifs ambitieux en matière de durabilité :

  • Toiture végétalisée,
  • Installation de panneaux photovoltaïques couvrant les besoins énergétiques en jours ouvrés et réinjectant l’énergie produite dans le réseau en période creuse,
  • Gestion technique centralisée (GTC) optimisant les consommations,
  • Infrastructures numériques dédiées (datacenter).

Bureau(x) d’études : Ingénierie TCE + Economie : AIA Ingénierie, OPC : AIA Management, Développement durable : AIA Environnement, Bureau d’études ferroviaire : Geste Ingénierie, Ingénierie acoustique : Tysseyre + Associés.
Photographe : © AIA Life Designers architecture_Adagp 2026 & DLW architectes – photos : Stéphane Chalmeau

Groupe scolaire de la Beaujoire

64 boulevard René Auvigne, 44300 Nantes

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Programme

Restructuration et extension du groupe scolaire de la Beaujoire à Nantes : 16 classes (10 classes d’élémentaire et 6 classes de maternelle) animation, péri et extra-scolaire, restaurant scolaire.

Concepteurs

  • Dominique Coulon & associés

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface bâtiments : 3 717m² au total, dont 1 869m² réhabilité + 1848 m² extensions neuvesSurface aménagées : 7887 m²

Coûts

9,7 M€ HT, valeur 2025, dont 934 000 € HT VRD/aménagements extérieurs

Documents

Pour accompagner le développement de ses quartiers, la Ville de Nantes a choisi de construire 7 nouvelle écoles et d’en rénover 27 autres. La refonte de deux d’entre elles nous a été confiée. Celle du groupe scolaire Nantes Beaujoire portait sur l’augmentation de ses capacités d’accueil ainsi que sur sa mise en adéquation avec les ambitions environnementales de la Ville.

Un dialogue constant avec la maîtrise d’ouvrage et les usagers a permis de mener à bien ce projet ambitieux reposant sur des enjeux complexes. Il s’agissait de répondre à des exigences énergétiques très élevées tout en assumant le choix que notre philosophie avait guidé : rénover plutôt que de détruire et créer un tout architectural admirable mariant existant et apports contemporains.

Ce chantier s’est par ailleurs déroulé en site occupé, ce qui a ajouté à la complexité de l’opération. Les cours ayant été maintenus tout au long des travaux, le projet a été livré en deux phases, et les élèves relogés sur site distant.

La stratégie d’intervention sur ce patrimoine des années 50 ayant peu de qualités architecturales s’est largement appuyée sur les retours d’expériences des usagers. Cette conversation au long cours a permis de distinguer ce qui pouvait être conservé de ce qui devait être créé pour inscrire le nouveau groupe scolaire dans son époque, et offrir aux enfants et aux usagers un lieu remarquable dédié à leur bien-être : lexique architectural ludique, jeux de textures et de repères, salle de motricité, zones refuges favorisant l’apaisement, ensemble protégé de la rue et de son tumulte pour proposer un environnement rassurant et sécurisé, circulations évidentes, contact visuel permanent avec le parc végétal depuis les salles de classes…)

Nous avons abordé cette restructuration comme un jeu de construction pour les enfants. Des extensions aux formes et aux couleurs variées ont été greffées aux bâtiments existants afin de créer un petit village ludique de 3720 m2, dont les vastes extérieurs végétalisés sont un lieu de vie à part entière. Le nouvel ensemble à la monumentalité discrète entretient un rapport sensible avec son environnement luxuriant, dont le doyen remarquable — un chêne liège — creuse même l’extension principale, qui s’est construite autour de lui.

L’enfilade de bâtiments existants (école élémentaire, restaurant et école maternelle) créée grâce à un travail de décloisonnement, esquisse un grand cheminement intérieur. Il est maintenant ponctué d’événements spatiaux aussi variés que les activités auxquelles il mène, et permet de traverser le groupe scolaire dans son intégralité, d’ouest en est.

Les nouveaux volumes font office de repères colorés et sensoriels et permettent aux usagers de distinguer rapidement les différents bâtiments et leurs usages. Un cylindre en tavaillons de bois clair accueille la bibliothèque, un bardage rouge et de généreuses transparences signalent le nouvel espace dédié au périscolaire, quand un bardage gris indique l’extension de l’école maternelle, et des planches de bois brûlé la salle de motricité. L’extension de l’école élémentaire prend place dans un grand volume blanc enduit à la chaux, et celle du restaurant se pare d’écailles en Fibrociment noires.

De l’abondance de lumière naturelle en passant par l’omniprésence du végétal, tout a été pensé pour cultiver le goût de l’apprentissage. Un verger sera un support d’éducation tout au long de l’année et des massifs fleuris et odorants habiteront les creux rendus inaccessible entre les bâtiments. Havre de paix pour les papillons et les oiseaux, ils feront aussi le bonheur de tous petits et des usagers.


Informations complémentaires :
Type de marché : concours 2018

Le groupe scolaire restructuré devait répondre aux objectifs suivants :

Pour l’existant :
● Cep gain de 25% sur le Cepref
Pour le neuf :
● Cep gain de 51% sur le Cepmax (tenant compte du photovoltaïque) et 35% sans
● BBIO gain de 4% sur le BBIOmax

Performances du bâtiment
• L’étanchéité à l’air des constructions existantes et des extensions a fait l’objet d’une grande exigence, tout comme les performances de consommation des bâtiments.
• Des études thermiques dynamiques ont permis d’identifier des solutions d’enveloppe et de protection solaire adaptée.
• Le confort estival a été étudié par simulation thermodynamique (STD)
• Mise en place d’un système de surventilation nocturne.
• Le calcul systématique du facteur lumière du jour (FLJ) a permis de définir l’éclairage naturel optimal des salles de travail et d’évolution.
• Les EP ont été gérées par infiltration.
• Mise en place de panneaux solaires photovoltaïques sur le toit de l’extension de l’école élémentaire pour ses propres besoins, et revente du surplus d’énergie produite
• Les ilots végétaux permettent de créer des zones de fraicheur

Bureau(x) d’études : BET Structure : Batiserf Ingénierie, BET Electricité : BET Gilbert Jost, BET Fluides & environnement : Solares Bauen, économiste : E3 Économie, acousticien : DB Silence, paysagiste : Bruno Kubler, cuisiniste : ES Services Énergétiques
Photographe : Eugeni Pons

Hautes rives

Rue Emmanuel Mocquard, 44610 Indre

69

Programme

26 logements intermédiaires et individuels

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • Indre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CIF COOPERATIVE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

1938 m²

Coûts

3 694 400 € HT

Documents

À Haute-Indre, le projet prend place dans un territoire singulier façonné par la Loire, la pente et l’histoire des anciennes îles qui composent la commune. L’opération s’inscrit dans le cadre de l’OAP du secteur Haute-Indre, pensée comme un processus de transformation progressive capable d’accompagner l’arrivée de nouveaux habitants tout en préservant les qualités résidentielles et paysagères du quartier.
Le site se situe au sein d’un vaste îlot constitué dans les années 1960, aujourd’hui marqué par un tissu peu structuré, de grands fonds de parcelles peu investis et une forte déclivité naturelle.
Plutôt que de gommer ces caractéristiques, le projet les utilise comme point d’appui pour recomposer un morceau de ville à échelle domestique, capable de renouer avec certaines qualités historiques de Haute-Indre : diversité des parcours, proximité entre habitat et paysage, continuité des cheminements et rapport étroit à la topographie.
Le programme développe vingt-six logements mêlant habitat intermédiaire, maisons individuelles, accession libre, logements sociaux et BRS.
Cette diversité permet de fabriquer un ensemble résidentiel non standardisé, accueillant différentes temporalités d’occupation. Le projet ne se compose pas comme une opération immobilière homogène mais comme un petit hameau contemporain venant s’inscrire dans le relief et les épaisseurs végétales du site. Les bâtiments s’organisent par séquences, autour d’une rue intérieure et d’espaces communs paysagers qui prolongent l’idée des chemins et venelles historiques de Haute-Indre.
Le projet s’inspire des typologies locales observées dans les rues anciennes de Haute-Indre : maisons étroites, volumes simples, façades colorées, constructions en séquences accompagnant le relief.
Les bâtiments se développent ainsi par fragments : Toitures inclinées et terrasses végétalisées alternent afin de produire une silhouette découpée, proche de l’échelle du village et attentive aux perceptions depuis l’espace public.
Cette fragmentation volontaire permet de retrouver une lecture presque domestique de l’opération, où chaque volume entretient un rapport singulier au sol, à la pente et au paysage.
Le cœur de l’opération est constitué par une traversée intérieure paysagée reliant les différents logements et organisant les usages collectifs du site. Cette rue-jardin accompagne la pente grâce à plusieurs niveaux de cheminements, des rampes douces et des espaces de pause qui transforment les circulations en véritables lieux de rencontre.
Le gradin central agit notamment comme un espace partagé à l’échelle du hameau résidentiel, entre seuil domestique et espace commun.
Le paysage joue un rôle structurant dans la composition du projet. Les noues plantées, les talus végétalisés, les jardins privatifs et les bandes plantées participent à la gestion hydraulique du terrain tout en construisant des ambiances résidentielles protégées et poreuses.
Le traitement des sols privilégie les dispositifs perméables et les continuités écologiques afin de maintenir une présence forte du vivant au sein du cœur d’îlot.
L’architecture privilégie des moyens simples et robustes. Les matériaux employés sont courants, durables et peu transformés. Les façades alternent des teintes minérales claires et ocres tandis que les volumes se distinguent davantage par leur implantation, leur rapport au paysage et leur géométrie que par des effets architectoniques.
Cette retenue constructive permet de produire une identité collective cohérente sans rompre avec les qualités du quartier.
À travers cette opération, le projet propose une autre manière d’habiter les tissus pavillonnaires en mutation : plus collective, plus traversante, davantage tournée vers les espaces partagés et les continuités paysagères. Il développe une densification progressive qui cherche moins l’intensité bâtie que la capacité à fabriquer un hameau habité adapté au relief, au climat, aux usages quotidiens et à l’histoire particulière de Haute-Indre.


Label(s) obtenu(s) : RE2020
Poeles à pellets

Bureau(x) d’études : OAK paysage, Betom ingenierie
Photographe : @agencehuca