Institut public Ocens pour jeunes déficients visuels

2 Rue René Dunan, 44200 Nantes

134

Programme

Construction neuve d’un Institut public médico-social d’éducation sensorielle.
Bâtiment tertiaire et d’enseignement avec locaux pédagogiques, d’activité, de formation, détente et restauration, salles de réunions et de conférence 200 places, bureaux. Le public accueilli est constitué d’enfants et de jeunes adultes principalement. Les locaux tertiaires sont destinés au personnel de l’institut.

Concepteurs

  • BAP (paysagiste)
  • DLW (Architecte mandataire / Mobiliers fixes)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Institut public Ocens

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

Bâtiment SU 1 647 m² et SP 2 208 m², stationnement extérieur 400 m²

Coûts

6 015 534 €HT (projet n° 1 5 696 474 €HT valeur 2023 + projet n°2 réaménagement du siège et des espaces extérieurs 319 060 €HT valeur 2025) dont 226 803 €HT Terrassements – VRD – Assainissement tranchées souples et 245 435 €HT Aménagements extérieurs

Documents

1 Commande · MOE : Dialogue, ambition et gouvernance partagés

Ce projet naît d’une fusion institutionnelle entre deux établissements nantais accompagnant des enfants et adolescents déficients visuels et auditifs : l’Institut Public La Persagotière (IPP) et l’Institut des Hauts Thébaudières (IHT), réunis sous le nom d’Institut Public OCENS. Cette genèse singulière appelle une démarche de maîtrise d’œuvre à la hauteur de l’ambition du maître d’ouvrage : non pas simplement construire un bâtiment de plus, mais réunir deux cultures institutionnelles dans un cadre architectural porteur de sens.
Le dialogue entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre s’est construit autour d’une exigence partagée : celle d’une architecture qui ne soit pas neutre, mais véritablement adaptée à ses usagers, et en particulier à des enfants dont la perception sensorielle du monde diffère profondément de la norme. Cette ambition commune a gouverné chaque décision de conception — du système constructif au choix des matériaux, de l’organisation spatiale à la qualité des ambiances intérieures. La composition de l’équipe témoigne d’une démarche pluridisciplinaire où la synergie entre compétences élève le niveau d’exigence collective.

2 INTÉGRATION ESTHÉTIQUE — Contexte, dialogue et audace maîtrisée

Implanté en bord de Sèvre Nantaise, entre un espace boisé classé aux chênes centenaires et un bâtiment existant à l’architecture expressive (IPP, Forma 6, 2016), le projet assume pleinement la complexité de son contexte. Loin de s’imposer, il choisit l’analogie plutôt que la rupture, le dialogue plutôt que la compétition.
La volumétrie fragmentée — jeux de glissements, d’emboîtements, d’avancées et de retraits — répond à la composition du bâtiment existant en créant un entre-deux actif, un espace extérieur séquencé et habité. La césure verticale qui divise le projet en deux masses distinctes n’est pas qu’un geste formel : elle dégage des vues depuis le cœur du bâtiment vers la Sèvre, elle allège la lecture de l’équipement dans son environnement, elle cadre la placette publique naissante avec une précision urbaine.
Le traitement des façades en bardage bois pré-grisé — alternance de surfaces lisses et de clins texturés, stratification horizontale des niveaux — instaure un dialogue sensoriel avec le bois attenant. La teinte gris-brun foncé entre en résonance avec la nature préservée des bords de Sèvre, évoquant les écorces des arbres, tout en s’harmonisant avec le bâtiment existant. La beauté ici n’est pas décorative : elle est matérielle, tactile, climatique. Un peu comme un balcon sur la forêt.
Au dernier niveau, la salle de conférence en avancée avec son balcon belvédère incarne l’audace du projet : geste architectural signifiant, il offre une expérience paysagère forte tout en marquant l’ancrage du programme dans son territoire.

3 ENVIRONNEMENT & RESSOURCES — Un bâtiment engagé, sobre et durable

L’engagement environnemental du projet ne se limite pas à une performance chiffrée, aussi remarquable soit-elle (RE 2020 niveau E2C3, Cep : 41 kWhep/m²/an, label PEFC). Il s’incarne dans des choix constructifs cohérents et cohérents avec le contexte.
Le système constructif bois-béton — noyaux béton, poteaux-poutres et planchers mixtes en pin Douglas — optimise le recours à chaque matériau selon ses qualités propres. Il réduit significativement l’empreinte carbone du chantier, accélère la mise en œuvre et limite les nuisances dans un environnement urbain habité. Les isolants biosourcés (laine de bois, biofib chanvre-coton-lin) prolongent cette logique de matériaux sains et décarbonés.
Le projet préserve l’intégrité de l’espace boisé classé — limite de constructibilité respectée, recul soigneux ménageant le système racinaire des grands sujets —, et valorise ce patrimoine végétal comme cadre de vie et de vues principal de l’extension. La gestion de la biodiversité est intégrée dès la conception : coefficient de biotope respecté, plantation compensatoire des arbres abattus hors EBC, parking extérieur végétalisé avec sept arbres. Le bioclimatisme guide l’orientation du bâtiment, le dimensionnement des percements en bandeaux horizontaux et les casquettes pare-soleil au sud, garants du confort sans recours excessif aux systèmes actifs. La pérennité est inscrite dans le choix d’une filière sèche en structure bois, réversible et évolutive.

4 USAGES & FONCTIONNALITÉS — Une architecture au service de ses usagers

Ce bâtiment accueille un public particulier — des enfants et jeunes adultes déficients visuels — et cette singularité est le moteur profond de toutes les décisions architecturales. L’accessibilité n’est pas ici un simple respect normatif : elle est le cœur du projet.
Les cheminements guidés dès l’entrée (bande de guidage en fonte aspect oxydé, béton sablé repérable au toucher), la richesse tactile des façades intérieures prolongeant les textures extérieures le long des couloirs, la structure très contrastée des plafonds en solives et ilots acoustiques participent à une structuration de l’espace perceptible par les déficients visuels — tout cela constitue une réponse fonctionnelle, ergonomique et sensible. L’architecture devient matière, elle devient accessible.
La mixité programmatique est ambitieuse : locaux pédagogiques, espaces de formation, salle de conférence de 200 places, bureaux, détente et restauration constituent un équipement complet, à la fois ouvert sur la ville et protecteur pour ses usagers. La connexion souterraine avec l’IPP — parking, circulations — crée un campus fluide, une continuité de mobilité entre les deux tranches. L’évolutivité est intégrée dès la conception : la structure poteau-poutre libère les plateaux et autorise des réorganisations futures sans contrainte structurelle majeure.
La qualité des ambiances — lumière naturelle généreuse au sud sur le bois, terrasse plantée au premier niveau offrant un espace de détente véritable pour usagers et personnels — répond à une vision globale du confort et du bien-être dans laquelle l’architecture réconfortante n’est pas un luxe, mais une condition de l’apprentissage et du soin.

Publié dans AMC Les 100 bâtiments de l’année, 2023 — DLW Architectes, Nantes


Label(s) obtenu(s) : RE 2020 E2C3, label PEFC

Informations complémentaires :
Concours

Bureau(x) d’études : ECSB (structure bois et béton), POUGET CONSULTANTS (thermique, fluides, HQE, SSI), ECGG (économiste), ITAC (acousticien), GCA (VRD), EXE (OPC)
Photographe : Simon Guesdon / DLW

Reconstruction de l’IFSI-IFAS – Institut de Formation en Soins Infirmiers et d’Aides-Soignants, Campus Heinlex

Site d’Heinlex-Océanis, Rue Pierre Marie Juret, 44600 Saint-Nazaire

156

Programme

Hall d’accueil ; espace d’enseignement magistral : amphithéâtre 150 places, salles de 90-60-30 places avec cloisons mobiles (divisibles en deux) ; C2R-Centre de recherche et de ressources (60 places assises) ; espace de simulation : chambres d’hôpitaux, salle de préparation, appartement de simulation, locaux annexes ; espace des formateurs : bureaux doubles-simples, salle de coordination, salle détente-tisanerie ; espace de vie étudiante (foyer, espace repas, bureau associatif, espace relaxation-sophrologie), espace administratif-direction, espaces communs, espace logistique (vestiaires, réserves, ménage, déchets), espaces extérieurs

Concepteurs

  • DLW (architecte / Mobiliers fixes / Signalétique)

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Centre Hospitalier de Saint-Nazaire

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Bâtiment SU 2 173 m² et SP 2 829 m², Espaces extérieurs : 280 m²

Coûts

8 391 155 €HT valeur 2025 dont 1 696 117 €HT VRD Gros œuvre – Installations de chantier – Espaces verts

Documents

1 Commande · MOE : Dialogue, ambition, synergie, démarche intégrée ambition partagée gouvernance

Le Centre Hospitalier de Saint-Nazaire et l’équipe de maîtrise d’œuvre ont instauré autour du projet un dialogue constructif tout au long de l’opération.
Les arbitrages ont été grandement facilités par les deux priorités du maître d’ouvrage (dont l’équipe est en charge de l’entretien et de la gestion de l’hôpital) affichées dès les premières phases de travail : Livrer le bâtiment pour la rentrée de septembre 2025, donner la priorité à la fonctionnalité et à la pérennité.
Implanté sur le nouveau campus, le projet a également bénéficié des échanges avec les services de la ville en charge des aménagements urbains qui ont été conçus et réalisés dans le même temps que le bâtiment.
DLW, OTE et OTELIO partagent six projets communs, une collaboration éprouvée qui se traduit ici par une gouvernance fluide, une intégration dès l’esquisse des choix structurels, énergétiques et techniques, et une démarche cohérente du parti architectural jusqu’aux mobiliers dessinés sur mesure (escalier, banc d’accueil, bulles acoustiques).

2 Intégration esthétique : Contexte, détail, audace, traitement des limites dialogue urbain beauté

L’IFSI-IFAS s’inscrit dans le projet urbain d’Heinlex comme une entité lisible, à l’échelle du campus naissant. L’expression unitaire — bardage bois blanchi rythmé de lames d’aluminium argenté — offre une lecture stratifiée des niveaux qui dialogue avec harmonie avec l’environnement bâti. Le traitement des limites est soigné : retrait du rez-de-chaussée au sud formant un parvis accueillant sur le mail piéton, gradins paysagers dans l’angle nord-est, loggia conférant une échelle domestique à l’institution. Loin de l’anonymat institutionnel, le bâtiment affirme une beauté sobre et contemporaine, fruit d’un dessin attentif aux détails jusqu’aux aménagements des abords.

3 Environnement · Ressources : Biosourcé, géothermie, pérennité, biosourcé géothermie savoir-faire locaux réemploi pleine terre

Le projet privilégie la filière sèche où le recours au bois domine : structure bois à partir du R+1, appropriée à la préfabrication et à la minimisation des délais de chantier, plancher mixte bois-béton, isolation biosourcée, bardage bois, menuiseries bois-aluminium.
La production d’énergie repose sur des sondes géothermiques couplées à des pompes à chaleur air/eau réversibles alimentant également les batteries froides des centrales de traitement d’air — un système sobre en carbone et pérenne. L’éclairement naturel est optimisé via l’atrium central et des fenêtres en bandeaux qui diffusent une lumière homogène dans les salles de cours.
Le jardin de pleine terre préservé dans l’angle nord-est et le choix des essences végétales locales participent à la biodiversité.

4 Usages · Fonctionnalités : Confort, mixité, évolutivité, mobilité douce évolutivité mixité confort hygrothermique

L’organisation compacte autour d’un atrium central dessert avec clarté l’ensemble des fonctions : espaces partagés (amphithéâtre 150 places, centre de ressources 60 places, foyer), salles d’enseignement modulables par cloisons mobiles (90, 60, 30 places), espace de simulation hospitalière, locaux formateurs et vie étudiante.
La qualité des usages est poussée : confort hygrothermique vérifié par STD, bulles acoustiques, espaces de détente intérieurs et extérieurs en gradins paysagers. L’évolutivité est anticipée dès la conception par la possibilité d’extension verticale du bâtiment, garantissant la pérennité de l’investissement public.
Aucun stationnement privatif n’est prévu — le projet s’appuie sur la mobilité partagée du campus.


Informations complémentaires :
Concours

Bureau(x) d’études : OTE Ingénierie (TCE) : Economie, structure, fluides, géothermie / OTE : Ordonnancement, Pilotage et Coordination / Otélio (Thermique, Développement durable et qualité environnementale du bâtiment / ACV)
Photographe : Simon Guesdon

Hameau de Jade

rue Charles Baudelaire, 44600 Saint-Nazaire

130

Programme

Construction de 15 logements locatifs sociaux et un parking de 18 places

Concepteurs

  • SUPERSABRE

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Silène Habitat

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

987 m² Surface de Plancher / Logement Neuf

Coûts

Coût global opération : 2 221 319 € HTdont 201 962 € HT de VRD / Espaces Verts

Documents

Le projet de 15 logements sociaux, rue Charles Baudelaire s’inscrit dans un site délicat.
Au Nord, il longe la limite du cimetière de l’Immaculée, s’ouvre au Sud sur un boisement qualitatif classé et est entouré par un tissu de maisons pavillonnaires à l’écriture traditionnelle et aux jardins soignés.
La parcelle visée par ce projet est compacte, définie par un polygone d’implantation formant un trapèze s’étirant d’Est en Ouest. Le gabarit constructible est limité à R+1 avec attique ou comble afin de s’accorder avec les constructions environnantes. Le site accuse une pente de 10% régulière du Nord vers le Sud.

Cette topographie est mise à profit pour venir intégrer dans la partie Nord du terrain un parking semi-enterré de 18 places de stationnement.
En partie Sud et Est de la parcelle, on trouve une 1ère séquence de maisons jumelées T4 et T5 d’un gabarit en R+1. La maison située à l’Est est accolée au parking, les maisons au Sud se détachent du socle de parking pour créer un patio de distribution, enfin les maisons à l’Ouest se retournent à l’équerre venant ainsi fermer l’îlot sur la limite Ouest.
L’emprise du parking semi-enterré est construite d’une seconde séquence de logements intermédiaires (T2 et T3) alternant des gabarits en R+1 et R+2.

L’ensemble du projet vise à créer une composition homogène de maisons de rapport en R+1 graduées dans la pente naturelle du terrain. Reprenant le dessin des pavillons alentours, l’ensemble des constructions alternent des gabarits avec toit à deux pans et toit terrasse accessible.
L’écriture du projet reprend un dessin traditionnel, murs maçonnés enduit blanc, toiture en ardoise à 2 pans, débord de toiture, zinguerie, et menuiseries aluminium gris.
Cette composition fractionnée permet de créer des logements profitant tous d’un accès individuel, de multiples orientations, les logements étant a minima traversant, l’ensemble des pièces y compris les salles de bain et salles d’eau sont éclairées et ventilées naturellement, enfin chaque logement dispose d’une terrasse, d’un jardin ou des deux.


Label(s) obtenu(s) : RT 2012 + 35% Bbio

Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : ICTEC, ALS, TUAL, SUD VRD
Photographe : Simon Guienne

Atelier JHP – Couteaux Morta

20, Rue Auguste Fresnel, 44600 Saint-Nazaire

133

Programme

Création d'un atelier de coutellerie. - 250 m² Espace public - 750 m² Atelier de coutellerie - 300 m² Bureaux et espaces réservés au personnel.

Concepteurs

  • Eric Le Gal architecte dplg

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Monsieur Jean-Henri Pagnon

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface total : 1300 m² plancher.

Coûts

2 000 000 € HT.

Documents

Monsieur Jean-Henri Pagnon a fondé et dirige une coutellerie appelée « Atelier JHP » située à Saint-Nazaire.
Son entreprise connaissant un succès grandissant, il a décidé de créer un atelier d’environ 1300 m², capable d’accueillir le public ainsi qu’une équipe d’environ 12 compagnons.

La coutellerie utilise du bois de Morta, un matériau noir au bel aspect mat, pour fabriquer les manches des couteaux. Ce bois, vieux de 5000 ans et enfoui sous la tourbe, est extrait de la Brière, représente un véritable patrimoine briéron.
Le projet présente une enveloppe « travaillée » pour exprimer la notion d’atelier, avec un travail sur la forme et une attention particulière à la matière.

Deux types de bois sont utilisés pour le bardage : du bois naturel, qui évoque simplicité et sobriété, et du bois teinté en noir, symbolisant la transformation du chêne en Morta. La charpente du bâtiment, partiellement en métal et en bois, s’inspire des matériaux qui composent un couteau Morta. Le choix d’une charpente en bois, bien visible depuis la rue, reflète la volonté de mettre en avant la dimension artisanale du travail réalisé au sein de l’atelier.
Le bâtiment combine différents espaces : un accueil chaleureux pour le public, avec un showroom spacieux offrant une vue plongeante sur l’atelier. Il s’agit de partager l’expérience de l’atelier avec les visiteurs. Cet espace est conçu un peu comme un musée d’histoire naturelle, avec des vitrines imaginées pour présenter les couteaux comme des œuvres d’art. Un tronc de Morta est suspendu au-dessus de l’atelier, permettant aux visiteurs de découvrir ce bois que le temps a transformé.
L’atelier, distinct de l’espace public, est « privatisé » par une différence de niveaux. Il a été conçu pour évoluer, avec un réseau de fourreaux réalisé sous la dalle en béton et un calpinage de regards techniques, permettant à l’atelier de s’adapter dans les années à venir. La mezzanine abrite les bureaux, un espace de restauration et un local technique.
Il convient de noter qu’une part importante des ventes de l’entreprise se fait par Internet. Ainsi, une équipe de cinq personnes est prévue pour assurer la promotion et la vente des gammes de couteaux « Morta ». Une longue et large coursive est prévue pour desservir ces différentes pièces. Cette coursive, légèrement surdimensionnée, permettra également d’installer divers meubles et objets visibles depuis le showroom, évoquant les métiers de l’entreprise et immergeant les visiteurs dans l’univers du « couteau Morta » en Brière.

L’entreprise extrait ce bois en pleine nature, et cet esprit « nature » se reflète dans le bâtiment : utilisation de bois, parfaite isolation, matériaux recyclables et origine du bois européen. Les murs en ossature bois ainsi que la charpente ont été réalisés dans les ateliers de l’entreprise GODARD, en utilisant des procédés très respectueux de l’environnement.
Le bâtiment est installé au milieu d’un espace « Boisé – Classé ». C’est donc très naturellement que ce bâtiment qui aime le bois s’installe au milieu d’une forêt de chênes.


Bureau(x) d’études : ASCIA bureau d'études structure – Nantes , IDF bureau d'études Fluides Saint-Nazaire , Atelier des Marais – conception mobilier – Saint-Nazaire
Photographe : ©ELG

BIMSY (build in my side yard)

Privée, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

156

Programme

Densification urbaine / Construction d’une maison individuelle

Concepteurs

  • Loom Architecture (architecte)

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

construction: 70m2 SHAB - jardin: 270m2

Coûts

202 000€HT bâtiment - 6 000€HT jardin

Documents

A la suite d’une division parcellaire, un nouveau terrain est aménagé, au coeur d’un tissu pavillonnaire récent.
Ce redécoupage permet de construire la ville sur la ville, et répond aux enjeux de préservation des terres agricoles, tout en restructurant le tissu urbain.
Il en résulte une parcelle étroite, à laquelle on accède par le Sud. Deux contraintes majeures, à l’origine de deux points forts du projet : la longère et le moucharabieh.

La petite maison de 70m2 s’étire en RDC du Nord au Sud. Adossée à la limite parcellaire Est, elle s’ouvre largement à l’Ouest sur un jardin très allongé également. Sa morphologie rappelle les longères locales et le pignon Sud participe à la structuration urbaine de la Route de Carquefou.
Afin de bénéficier d’un maximum d’ensoleillement tout en se préservant des regards, un appareillage de tuiles ajouré est mis en œuvre. Derrière ce moucharabieh inspiré des claustra des constructions voisines, une grand baie vitrée capte la lumière méridionale. Ce filtre solaire protège des surchauffes estivales, tout en laissant pénétrer le soleil rasant d’hiver, qui illumine de ses écailles la pièce de vie.

La structure porteuse en ossature bois est isolée en fibre de bois et ouate de cellulose et est vêtue d’un habillage en bois naturel. Malgré sa faible inertie, cette maison bénéficie d’un grand confort d’été, grâce à une isolation biosourcée dense, et à cette sur-toiture en tasseaux de bois qui protège la couverture des surchauffes.
La maison est très ouverte et modulable au moyen de cloisons coulissantes. Les organes techniques (cuisine, machine à laver, placards…) s’étirent sur toute la longueur Est de la maison. Les circulation font partie intégrante du volume général, et donnent une sensation d’espace et de volume à cette petite maison.

Le projet architectural et le projet paysager ont été conçu conjointement. Le second étant bien plus qu’un accompagnement esthétique du premier. Le jardin est un lieu de vie à part entière, et la terrasse vient prolonger les espaces intérieurs, à l’extérieur. En limite Ouest, un massif planté d’essences très variées s’épaissi puis se rétrécit, pour tantôt protéger des regards, tantôt créer des espaces d’usages variés (entrée, terrasse de repas, baignoire extérieure, espace pour étendre le linge, espace de détente). Le potager est judicieusement implanté devant le moucharabieh pour profiter du meilleur ensoleillement, et une serre à l’arrière est prévue pour la préparation des semis.


Label(s) obtenu(s) : https://www.loom.archi/

Bureau(x) d’études : ALS (BET structure)
Photographe : LOOM Architecture et Francois DANTART

Le Pôle Solidaire

Allée du Brivet, 44160 Pontchâteau

120

Programme

Réhabilitation et extension du Pôle Solidaire

Concepteurs

  • mca

Commune

  • Pontchâteau

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Pontchâteau

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

surface utile rénovation 880 m² et surface utile extension 320m²

Coûts

1 580 000€ HT

Documents

Le Pôle Solidaire est un lieu partagé par les associations des Restaurants du Cœur, du Secours Populaire et de la Croix-Rouge.

Le cahier des charges initial portait sur la réhabilitation et l’agrandissement d’un bâtiment existant (l’ancien CTM de la commune occupé par les Restos du Cœur et une partie du Secours Populaire) et d’augmenter sa surface afin de regrouper ces trois associations, de rendre leurs actions plus visibles et d’améliorer les conditions d’accueil du public. Si le programme n’intégrait pas de démarches de réemploi, cette orientation s’est imposée naturellement dès les premières esquisses : concevoir un Pôle Solidaire à partir d’une architecture circulaire renforce le sens même du lieu.

Un lot 00-réemploi a ainsi été créé et intégré au marché de travaux. Sa mission consistait à identifier les gisements mobilisables, à qualifier leur potentiel de réutilisation.
Grâce à cette démarche, des panneaux OSB pour les MOB, de la faïences, des plafonds suspendus, sols PVC, clôtures métalliques, châssis vitrés, luminaires et appareils sanitaires ont été récupérés et réemployés. Au total, 17,5 tonnes de déchets ont été évitées, et à l’opération a permis une réduction de 56, 6 tonnes de CO2ep. Le projet s’inscrit également dans une logique durable par l’usage de matériaux biosourcés, notamment le bois CLT et l’isolation en fibre de bois. De plus, le chantier était phasé pour permettre aux associations de continuer leurs activités et l’accueil du public pendant toute la durée des travaux.

Le Pôle Solidaire offre maintenant de grandes surfaces libres de contraintes et aptes à s’adapter aux besoins évolutifs des associations. L’intégration du polycarbonate sur le tiers supérieur créé un étage lumineux, permettant de libérer les murs et le sols au profit des activités des associations. Par son architecture et par les matériaux qui le composent, le Pôle Solidaire incarne les valeurs de l’économie circulaire sociale et solidaire, en adéquation avec les missions des structures qu’il accueille.


Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : Novam Ingénierie
Photographe : ©mca

Café de la Treille et Tiers Lieu

Rue de Nantes, 44119 Treillières

127

Programme

Création d'un tiers-lieu par la réhabilitation d'un café existant et la réalisation d'une extension bois

Concepteurs

  • mca

Commune

  • Treillières

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Treillières

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

surface utile rénovation 139m² et surface utile extension 272m²

Coûts

1 020 000€ HT

Documents

La réhabilitation du café de la Treille redonne un nouveau souffle et valorise un bâti ancien chargé d’histoire, tout en l’ouvrant à de nouveaux usages. L’extension en ossature bois prolonge naturellement les volumes existants. Le hall lumineux et ouvert fait lien entre l’existant et l’extension, entre la rue et le jardin, il est pensé comme le lieu de rencontre des différentes activités. Le bâti existant vient de nouveau accueillir un bar en rez-de-chaussée, son étage accueille des bureaux. L’extension se compose de grandes salles multi-activités sur les deux niveaux ainsi que des pièces servantes. Les espaces du tiers‑lieu sont ouverts sur le jardin et modulables selon les besoins. Le nouveau Café de La Treille est un lieu de sociabilité majeur, un repère vivant et fédérateur pour les habitants.
Le projet s’inscrit dans une démarche environnementale exigeante, attentive au bâti ancien comme aux ressources. L’extension, entièrement réalisée en structure bois et isolée en matériaux biosourcés, constitue un élément majeur de cette approche. Au rez-de-chaussée de l’existant, un enduit chaux‑chanvre appliqué en correcteur thermique assure la perspirance des murs en pierre et améliore l’équilibre hygrothermique. Le réemploi complète cette logique vertueuse avec des matériaux du second œuvre. Comme par exemple des panneaux OSB, remplissages de garde‑corps, luminaires, dalles de plafond, carrelages, faïences, sols souples, appareils sanitaires, portes intérieures bois et encadrements intérieurs rolpin des fenêtres du bar. Ce travail d’intégration de ces matériaux souhaite affirmer une approche technique sobre et maîtrisée. Enfin, des panneaux photovoltaïques permettent la production d’énergie. La mise en œuvre de cette démarche a été possible grâce à un échange constant entre entreprises, MOE et MOA.


Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : matrice paysage, BET Luc Moreau, ASCIA, LOG, Wigwam
Photographe : ©mca

Restaurant scolaire « Paus’Arcensiel »

36 rue de la Petite Garenne, 44110 Soudan

117

Programme

Construction d'un restaurant scolaire 200 rationnaires avec ALSH/périscolaire intégré pour 100 enfants.

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Soudan

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de SOUDAN

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surf utile : 715m² Aménagement : 4793m²

Coûts

Global : 2 211 000 €HT, compris matériel de cuisine VRD/aménagement : 195 000 €HT

Documents

La commande du maître d’ouvrage est un bâtiment mutualisé avec un restaurant scolaire pour 200 rationnaires, un ALSH / accueil périscolaire 100 enfants avec sa cour et un parking paysager qui est utile aux équipements publics à proximité (école notamment). Cette double casquette permet de s’adapter tout au long de l’année aux usages et évènements exceptionnels. Un aménagement paysager facilite le lien entre le centre, l’école et le bâtiment projeté.
A la lisière du bourg, le bâtiment, de par son échelle, se devait de faire la transition avec l’espace paysager à l’ouest. L’idée du projet est donc de reprendre le rythmes des couvertures environnantes à deux pans, les valoriser en tant qu’espaces extérieurs couverts, tantôt protections solaires, tantôt préaux. Cette structure se prolonge en inversé dans les espaces de vie (Salle de restaurant et ALSH) et abrite les dispositifs techniques du projet (ventilation, chauffage, panneaux acoustiques). Autour de cet élément structurant, des volumes à toit plat complète la silhouette du bâtiment et abrite les volumes techniques. Une ferme solaire est installée sur la toiture du volume principale.
Le principe de choix des matériaux, soutenu par la commune lors des réunions de co-conception, est d’aller au plus simple, au plus brut : le bois, la brique, le béton brut et des matériaux biosourcées (Plafonds ciment bois, sols caoutchouc, bois massif pour la menuiserie intérieure). Les appareillages techniques (ventilation, chauffage, plomberie) sont volontairement apparents afin de faciliter l’entretien et éviter la surenchère de coffres et autres soffites. Chaque choix est pensé afin de rationnaliser l’investissement pour la commue : moins, c’est mieux.

Le plan participe de cette simplicité : Les entrées principales sont font par un couloir à deux entrées pour chacune des écoles de la commune. Cette colonne vertébrale donne accès à l’ALSH, à la salle de restaurant et mutualise les locaux communs. Tout est fait pour faciliter le confort et l’ergonomie pour les personnels, en hiérarchisant les usages, en dimensionnant les espaces, en agissant sur tous les éléments de confort par la bioclimatique et le choix des équipements, par le traitement acoustique des espaces.


Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA, cuisine : BEGC
Photographe : GUILLOUX Architecte

Multi-accueil « Pit’choun »

17 rue des Forges, 44530 Saint-Gildas-des-Bois

116

Programme

Restructuration et extension d'un multi-accueil

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Saint-Gildas-des-Bois

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Communauté de communes du pays de Pont-Château et de Saint-Gildas-des-Bois

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

surf utile : 485m²

Coûts

global : 900 000 €HT

Documents

Le multi-accueil de Saint-Gildas-des Bois était, au stade du programme, hors des enjeux actuels sur les conditions d’accueil des enfants de moins de 3 ans. Une rénovation thermique était nécessaire ainsi qu’une extension pour permettre d’accueillir 4 enfants supplémentaires. Bâtiment / parcelle, les potentiels d’extension se limitaient à une bande de 3m pour tout repenser, en fonction des demandes de la maîtrise d’usage très impliquée, des évolutions réglementaires quant à la prise en charge de la petite enfance, des volontés de rendre plus ergonomique l’ensemble de l’établissement. Après avoir isolé la bâtisse existante, ventiler et isoler les combles pour éviter les surchauffes, un plan neuf est venu recomposé l’existant, augmenté d’une extension d’une centaine de m². Les fonctions sont désormais clairement identifiées, le Relais Assistante Maternelles a son aile alors que l’entrée du multi-accueil donne sur un espace de vie traversant, baigné de lumière naturelle. Un shed ou surélévation de toiture crée un « beffroi » et marque l’extension. Les chambres sont désormais au calme, à l’opposé des contraintes acoustiques de l’espace de jeux extérieurs et au nord. Une zone tempérée avec pergola a été créé dans cet espace.
L’intervention prend une forme particulière. En ossature bois, elle reprend le principe de pans coupés de la toiture existante pour en faire un objet singulier qui enrobe l’existant et donne une nouvelle identité au bâtiment. Ce travail de l’oblique se retrouve dans tous les espaces intérieurs, de l’entrée à l’espace de vie, le dimensionnement des baies, du traitement acoustique. Les angles saillants sont donc évincés au profit de la sécurité des enfants et de l’aspect ludique de la perception de l’espace.
Ce travail peu commun est le fruit d’échanges construit entre la communauté de communes, le protection maternelle et infantile et la direction de la structure. Le projet s’est amendé, amélioré, modifié, adapté au fur à mesures des échanges, du premier coup de crayon jusque la vérité du chantier, dans un échange coconstruit et conscient des contraintes de chacun.


Informations complémentaires :
Niveau BBC Renov

Bureau(x) d’études : VRD/Paysage : NOVAM, structure : NOVAM, fluide/HQE : EMENDA, accoustique : GAMBA
Photographe : GUILLOUX Architecte

Château de la Frémoire

13 Château de la Frémoire, 44120 Vertou

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Programme

Restructuration et réhabilitation des espaces intérieurs du château de la Frémoire et construction d'une rampe d'accès.

Concepteurs

  • THE architectes

Commune

  • Vertou

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Fédération des Vins de Nantes + Le Voyage à Nantes

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

290 m²

Coûts

1 000 000 € HT

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Dans le cadre de la restructuration-réhabilitation de cette folie nantaise, incluant la transformation du rez-de-chaussée en ERP accessible aux personnes à mobilité réduite, nous avons privilégié des interventions mesurées, en cohérence avec son identité existante.

Le réaménagement du rez-de-chaussée vise ainsi à renforcer la visibilité de la Fédération des Vins de Nantes en accueillant trois nouveaux espaces : un lieu dédié à la dégustation et à la rencontre, une boutique valorisant les appellations locales et assurant une interface commerciale, ainsi qu’une cuisine professionnelle, le tout dans le cadre d’une réhabilitation discrète et respectueuse, pensée pour mettre en valeur la scénographie imaginée par Quand Même.

La question de l’accessibilité s’est appuyée sur un élément structurant du projet : la symétrie du plan du château. Nous avons choisi de révéler cette géométrie en y inscrivant les rampes d’accès, conçues comme une prolongation naturelle de l’édifice. En reprenant les codes de sa matérialité minérale, elles composent un parvis et semblent s’inscrire dans le site de manière évidente, comme si elles avaient toujours existé.

Enfin, une démarche de conservation et de réemploi a guidé l’ensemble du projet. Sur site, des éléments tels que les parquets, escaliers et menuiseries ont été déposés, conservés puis réutilisés. Certains matériaux et mobiliers ont été réemployés hors site, en étant confiés à des acteurs engagés dans l’économie circulaire.

Ce projet est le fruit d’une collaboration étroite entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre. La qualité du dialogue instauré tout au long du processus a permis de concrétiser les ambitions portées par le Voyage à Nantes et la Fédération des vins de Nantes et ainsi offrir une formule insolite accessible à tous, entre vins, nature et convivialité. Cette dynamique collective a également favorisé l’intégration harmonieuse du projet scénographique.


Photographe : Juan Cardona, Pauline Théon