Essor

ZAC Coeur de Ville, 44840 Les Sorinières

98

Programme

81 logements collectifs
Commerces

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • Les Sorinières

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ataraxia

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

4965 m² SHAB, 1870 m² commerces

Coûts

10 500 000 €HT

Documents

Le projet de l’îlot Nord de la ZAC Cœur de Ville aux Sorinières développe une opération mixte de logements et de commerces qui participe à la restructuration du centre-ville autour d’un urbanisme de proximité, dense et ouvert. Pensé comme une pièce structurante du renouvellement urbain engagé à l’échelle de la ZAC, le projet affirme une ambition métropolitaine tout en recherchant une insertion fine dans le tissu existant et les usages quotidiens du centre-bourg.
L’écriture urbaine repose sur la création d’un îlot poreux, traversé de continuités visuelles et piétonnes reliant les espaces publics, les commerces et le cœur d’îlot paysager. La composition volumétrique fragmente les masses bâties en plusieurs séquences afin d’éviter l’effet de front continu et de favoriser une perception plus domestique du projet. Les failles, retraits, décrochements et variations d’épannelage produisent une skyline vivante, en dialogue avec les bâtiments voisins et les principes urbains de l’îlot Sud.
Le projet se développe sur une relation étroite entre socle commercial et habitat. Les commerces constituent un rez-de-chaussée actif et continu sur l’espace public tandis que les logements se déploient au-dessus dans une diversité de formes : attiques, loggias, terrasses creusées, toitures à deux pans ou toitures végétalisées. Cette superposition des usages permet de construire une véritable intensité urbaine tout en garantissant des qualités résidentielles généreuses.
L’architecture s’appuie sur une matérialité sobre et pérenne, inspirée du patrimoine local. Les façades alternent béton peint blanc, béton matricé brun et toitures métalliques claires. Cette écriture réinterprète les matériaux vernaculaires dans une logique graphique et sensible, permettant au projet de s’inscrire dans une continuité urbaine tout en affirmant une identité architecturale forte.
Le paysage constitue l’un des éléments majeurs du projet. Le cœur d’îlot est conçu comme un jardin suspendu partagé, véritable lieu de rencontre pour les habitants. Accessible depuis les différentes cages d’escalier, il accueille des cheminements, des espaces plantés, une placette centrale et du mobilier favorisant les usages collectifs. Le traitement végétal multiplie les strates, les ambiances saisonnières et les essences locales afin de produire un paysage évolutif et habité.
La place accordée à la pleine terre, aux revêtements perméables et à la végétalisation participe pleinement à la qualité environnementale de l’opération. Les stationnements sont intégrés dans un parking paysager sous treilles végétalisées, les eaux pluviales sont infiltrées par des sols drainants, et les toitures végétalisées prolongent les continuités écologiques jusque dans les niveaux hauts du projet. Cette approche permet de limiter l’impact minéral de l’opération tout en améliorant le confort climatique des habitants.
Le projet développe également une attention particulière aux parcours résidentiels et aux usages quotidiens. Les logements bénéficient majoritairement de doubles orientations, les circulations sont naturellement éclairées et ventilées, et les espaces extérieurs préservent les intimités par un jeu de loggias, retraits et terrasses. La multiplication des halls et des accès contribue à fabriquer un adressage clair et une échelle résidentielle qualitative malgré la densité du programme.
Par sa capacité à articuler intensité urbaine, mixité programmatique, qualité résidentielle et continuités paysagères, l’îlot Nord de la ZAC Cœur de Ville propose une réponse cohérente aux enjeux contemporains de revitalisation des centralités et de transition écologique. Le projet démontre qu’une densité importante peut être compatible avec des espaces habités généreux, une forte présence du végétal et une attention portée aux usages collectifs du quotidien.


Bureau(x) d’études : Urbaterra, Solab, IBA, EXE
Photographe : @agencehuca

Hautes rives

Rue Emmanuel Mocquard, 44610 Indre

96

Programme

26 logements intermédiaires et individuels

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • Indre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CIF COOPERATIVE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

1938 m²

Coûts

3 694 400 € HT

Documents

À Haute-Indre, le projet prend place dans un territoire singulier façonné par la Loire, la pente et l’histoire des anciennes îles qui composent la commune. L’opération s’inscrit dans le cadre de l’OAP du secteur Haute-Indre, pensée comme un processus de transformation progressive capable d’accompagner l’arrivée de nouveaux habitants tout en préservant les qualités résidentielles et paysagères du quartier.
Le site se situe au sein d’un vaste îlot constitué dans les années 1960, aujourd’hui marqué par un tissu peu structuré, de grands fonds de parcelles peu investis et une forte déclivité naturelle.
Plutôt que de gommer ces caractéristiques, le projet les utilise comme point d’appui pour recomposer un morceau de ville à échelle domestique, capable de renouer avec certaines qualités historiques de Haute-Indre : diversité des parcours, proximité entre habitat et paysage, continuité des cheminements et rapport étroit à la topographie.
Le programme développe vingt-six logements mêlant habitat intermédiaire, maisons individuelles, accession libre, logements sociaux et BRS.
Cette diversité permet de fabriquer un ensemble résidentiel non standardisé, accueillant différentes temporalités d’occupation. Le projet ne se compose pas comme une opération immobilière homogène mais comme un petit hameau contemporain venant s’inscrire dans le relief et les épaisseurs végétales du site. Les bâtiments s’organisent par séquences, autour d’une rue intérieure et d’espaces communs paysagers qui prolongent l’idée des chemins et venelles historiques de Haute-Indre.
Le projet s’inspire des typologies locales observées dans les rues anciennes de Haute-Indre : maisons étroites, volumes simples, façades colorées, constructions en séquences accompagnant le relief.
Les bâtiments se développent ainsi par fragments : Toitures inclinées et terrasses végétalisées alternent afin de produire une silhouette découpée, proche de l’échelle du village et attentive aux perceptions depuis l’espace public.
Cette fragmentation volontaire permet de retrouver une lecture presque domestique de l’opération, où chaque volume entretient un rapport singulier au sol, à la pente et au paysage.
Le cœur de l’opération est constitué par une traversée intérieure paysagée reliant les différents logements et organisant les usages collectifs du site. Cette rue-jardin accompagne la pente grâce à plusieurs niveaux de cheminements, des rampes douces et des espaces de pause qui transforment les circulations en véritables lieux de rencontre.
Le gradin central agit notamment comme un espace partagé à l’échelle du hameau résidentiel, entre seuil domestique et espace commun.
Le paysage joue un rôle structurant dans la composition du projet. Les noues plantées, les talus végétalisés, les jardins privatifs et les bandes plantées participent à la gestion hydraulique du terrain tout en construisant des ambiances résidentielles protégées et poreuses.
Le traitement des sols privilégie les dispositifs perméables et les continuités écologiques afin de maintenir une présence forte du vivant au sein du cœur d’îlot.
L’architecture privilégie des moyens simples et robustes. Les matériaux employés sont courants, durables et peu transformés. Les façades alternent des teintes minérales claires et ocres tandis que les volumes se distinguent davantage par leur implantation, leur rapport au paysage et leur géométrie que par des effets architectoniques.
Cette retenue constructive permet de produire une identité collective cohérente sans rompre avec les qualités du quartier.
À travers cette opération, le projet propose une autre manière d’habiter les tissus pavillonnaires en mutation : plus collective, plus traversante, davantage tournée vers les espaces partagés et les continuités paysagères. Il développe une densification progressive qui cherche moins l’intensité bâtie que la capacité à fabriquer un hameau habité adapté au relief, au climat, aux usages quotidiens et à l’histoire particulière de Haute-Indre.


Label(s) obtenu(s) : RE2020
Poeles à pellets

Bureau(x) d’études : OAK paysage, Betom ingenierie
Photographe : @agencehuca

Parc et plaisance

Rue des Rigondais, 44130 Blain

97

Programme

103 logements

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • Blain

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Les nouveaux Constructeurs

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

5909 m² SP

Coûts

8 900 000 €HT

Documents

Le projet de reconversion de la friche Richomme à Blain propose une transformation d’un ancien site industriel abandonné en un quartier résidentiel paysager, articulé entre le centre-ville, la vallée du Courgeon et le port de Blain. Il s’inscrit dans la dynamique de revitalisation engagée par la commune à travers l’Opération de Revitalisation du Territoire (ORT), avec l’ambition de réinvestir une emprise déjà artificialisée plutôt que de poursuivre l’étalement urbain sur les terres agricoles et naturelles.
Le projet développe une composition urbaine fondée sur la continuité des cheminements doux et la mise en place d’une véritable « ville-parc ». Une promenade centrale nord/sud structure l’ensemble de l’opération et relie les différents îlots résidentiels à travers une trame végétale généreuse et un dispositif de gestion alternative des eaux pluviales. Cette organisation privilégie les usages piétons, favorise les mobilités du quotidien et limite la place de l’automobile à des espaces clairement identifiés et mutualisés.
L’écriture architecturale recherche un équilibre entre densité urbaine et intégration au tissu pavillonnaire environnant. Les volumes bâtis sont fragmentés en plusieurs entités afin d’éviter tout effet de masse et de maintenir une échelle domestique compatible avec le contexte blinois. La diversité typologique — logements collectifs, intermédiaires et maisons individuelles seniors — permet de répondre à une pluralité de parcours résidentiels tout en construisant un quartier mixte et inclusif.
Le travail sur les toitures participe fortement à l’insertion du projet dans le paysage urbain local. Les volumes sont découpés en séquences à pans inclinés, multipliant les lignes de faîtage et produisant une silhouette bâtie proche de celle d’un hameau contemporain. Cette fragmentation volumétrique contribue à inscrire l’opération dans une continuité sensible avec les formes bâties traditionnelles du territoire tout en affirmant une écriture architecturale actuelle.
La matérialité du projet repose sur une palette volontairement sobre et pérenne : enduits minéraux clairs, bois ajouré, toitures métalliques à joint debout. Le dialogue entre les volumes maçonnés et les éléments boisés permet de conjuguer ancrage, chaleur domestique et légèreté constructive. Les dispositifs en claire-voie prolongent les logements vers les espaces extérieurs et participent à la qualité d’usage des balcons, coursives et espaces communs.
Le paysage constitue un élément structurant du projet. Les espaces libres sont largement végétalisés et accompagnés d’arbres de haute tige, de cépées et d’essences fruitières qui renforcent les continuités écologiques et les qualités d’usage du quartier. Les limites sont traitées par des haies plantées et des clôtures discrètes support de végétation, permettant d’assurer une transition douce avec les espaces voisins. Cette présence végétale participe à la construction d’un cadre de vie apaisé, favorable aux usages quotidiens et au confort climatique.
Par sa capacité à recycler une friche stratégique, à produire une densité mesurée et qualitative, à articuler paysage, mobilités douces et mixité résidentielle, le projet Richomme développe une réponse cohérente aux enjeux contemporains de transition écologique et de revitalisation des centralités urbaines.


Label(s) obtenu(s) : RE2020

Bureau(x) d’études : OAK paysage, NRGYS, IBA, AGEIS
Photographe : @agencehuca

Imagin’Erdre

8-14 rue Felix Lemoine, 44300 Nantes

112

Programme

Résidence étudiante 94 studios

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • ADF

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2460 m² SP

Coûts

4 383 400 € HT

Documents

Le projet de résidence étudiante Imagin’Erdre s’inscrit dans une réflexion sur la transformation progressive des faubourgs nantais et sur la capacité d’une opération dense à produire un cadre de vie qualitatif, sobre et intégré. Implanté sur quatre parcelles en cœur de tissu résidentiel hétérogène, le projet développe 94 logements étudiants répartis en trois bâtiments articulés autour d’un vaste jardin central conservé en pleine terre.
L’opération cherche moins à produire un objet architectural autonome qu’à prolonger les qualités d’un axe urbain majeur : continuité bâtie, présence végétale, diversité des gabarits et relation étroite entre espace public et usages quotidiens.
L’implantation des bâtiments compose une séquence urbaine rythmée le long de la rue Félix Lemoine grâce à un travail de fragmentation des volumes, de variations de hauteurs et de césures permettant d’accompagner la déclivité naturelle du site. Cette organisation permet de maintenir un dialogue équilibré avec les constructions voisines, qu’il s’agisse des petits collectifs récents ou des maisons plus anciennes du faubourg.
Le bâtiment implanté sur l’impasse Jean-Marie Mustière reprend quant à lui l’échelle plus domestique du tissu environnant et s’inscrit dans le prolongement du mur de clôture conservé partiellement sur le site, participant à maintenir une continuité sensible avec l’existant.
Le projet développe une approche environnementale fondée d’abord sur la sobriété urbaine et la valorisation des ressources existantes. La préservation du cœur végétalisé, la limitation de l’emprise automobile, l’importance accordée aux mobilités douces et l’implantation dans un secteur déjà équipé participent d’une logique de densification responsable limitant l’artificialisation périphérique. Le programme prévoit ainsi 88 stationnements vélos pour seulement 7 places automobiles.
L’écriture architecturale repose sur une palette matérielle volontairement restreinte : soubassements minéraux, enduits clairs, ardoise losangée et menuiseries aux teintes champagne composent une architecture contemporaine sobre, attentive aux matérialités nantaises et à la pérennité des ouvrages.
Une attention particulière est également portée aux usages collectifs et à la qualité du quotidien. Les espaces mutualisés — salle de convivialité, laverie, cœur d’îlot jardiné — participent à construire un cadre de vie favorisant les échanges et les sociabilités étudiantes. Les rez-de-chaussée actifs et les accès multiples contribuent à inscrire la résidence dans la vie du quartier plutôt qu’à fonctionner comme un ensemble autonome fermé sur lui-même.
À travers une intervention mesurée, attentive aux usages, aux paysages et aux continuités urbaines, le projet propose ainsi une manière de densifier sans rupture d’échelle ni démonstration formelle, en cherchant un équilibre entre intensité urbaine, qualité résidentielle et sobriété environnementale.


Bureau(x) d’études : D'ici là paysage, Tual, IBA, Simon Ingénierie, Naonec
Photographe : @huca

Les vergers du Bois Macé

Route des trois ruisseaux, 44850 Le Cellier

130

Programme

Magasin de vente à la ferme.

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA
  • COMETE architecture

Commune

  • Le Cellier

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • GAEC LES VERGERS DU BOIS MACÉ

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

733m² SP

Coûts

1 266 000 € HT

Documents

Le projet des Vergers du Bois Macé propose une architecture agricole contemporaine attentive à la fois aux usages, au paysage et aux enjeux environnementaux du territoire. Implantée au nord-est du Cellier, l’opération accompagne le développement d’une exploitation familiale engagée depuis plus de trente ans dans la vente directe, la cueillette autonome et les circuits courts.
Le projet répond à une évolution concrète des besoins de l’exploitation : amélioration des capacités de stockage, développement de l’accueil du public, optimisation des flux agricoles et pérennisation d’une activité économique locale ancrée dans son territoire.
l’opération développe une réflexion globale sur le rôle contemporain des bâtiments agricoles dans le paysage rural. Le projet revendique une architecture raisonnée, sobre et productive, capable de concilier qualité d’usage, performance environnementale et intégration paysagère.
L’implantation du nouveau bâtiment principal a été pensée en lien direct avec les parcours de cueillette et les espaces cultivés. Cette nouvelle organisation replace l’accueil du public au cœur de l’exploitation et simplifie les relations entre production, stockage, transformation et vente. Le projet améliore ainsi la lisibilité générale du site tout en réduisant les déplacements internes et les besoins logistiques.
Le parti architectural s’appuie sur une réinterprétation contemporaine des formes rurales vernaculaires. Plutôt qu’un volume monolithique et standardisé, le projet développe une composition fragmentée en plusieurs maisonnées articulées autour d’une cour centrale. Cette organisation retrouve l’échelle domestique et agricole des corps de ferme traditionnels, tout en favorisant des usages collectifs ouverts et conviviaux.
Cette approche volumétrique permet également une meilleure insertion dans le grand paysage agricole environnant. Les bâtiments conservent des gabarits simples, des toitures à deux pans et des proportions familières qui dialoguent avec les architectures rurales existantes. Le travail sur l’abaissement des lignes de façade et le fractionnement des volumes limitent l’impact visuel de l’opération et participent à une intégration douce dans le site.
Le projet développe une matérialité sobre et pérenne fondée sur des matériaux biosourcés et des teintes naturelles. Bardage bois à pose verticale, enduits traditionnels à la chaux gris-beige, couverture en tuiles plates traditionnelles et acier à joint debout composent une architecture agricole contemporaine en continuité avec le patrimoine bâti rural local.
Les espaces extérieurs font l’objet d’un traitement particulièrement attentif. Les stationnements sont volontairement peu marqués afin de limiter leur impact paysager ; les revêtements perméables, les surfaces engazonnées et les plantations d’arbres participent à la désimperméabilisation des sols et à la qualité d’usage du site. Les haies bocagères existantes sont largement conservées et renforcent l’ancrage du projet dans la trame végétale du paysage agricole du Cellier.
Le projet intègre également une démarche environnementale cohérente avec les objectifs du PCAET et du Projet Alimentaire Territorial du Pays d’Ancenis : réduction des consommations énergétiques, récupération des eaux pluviales, limitation des déplacements, centralisation des fonctions de production et valorisation des circuits courts.
Par son attention portée à la qualité architecturale des bâtiments agricoles, à la relation entre paysage et activité productive, ainsi qu’à la dimension sociale et pédagogique de l’exploitation, le projet des Vergers du Bois Macé propose une réponse aux enjeux contemporains des territoires ruraux : produire localement, accueillir, transmettre et construire avec sobriété.


Bureau(x) d’études : GH+,VSB,SIMON INGENIERIE, AGEIS
Photographe : @agencehuca, @comete

L’Escale

4 rue du Champ d'armée, 44640 Le Pellerin

97

Programme

8 logements

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • Le Pellerin

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CIF COOPERATIVE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

565 m² SP

Coûts

1 155 400€ HT

Documents

Le projet de huit logements intermédiaires développé rue du Champ d’Armée au Pellerin propose une réponse architecturale attentive aux enjeux contemporains de transformation des bourgs et de sobriété foncière. Implantée dans une dent creuse, l’opération participe à la consolidation de la centralité existante. Le projet s’inscrit dans le cadre de l’OAP Château-Sourdille, qui vise à développer une offre résidentielle accessible, diversifiée et qualitative, tout en préservant les caractéristiques paysagères et écologiques du site. L’opération développe ainsi huit logements en Bail Réel Solidaire, conciliant accession abordable et qualité d’habiter.
L’écriture urbaine privilégie une densité douce, inspirée des formes intermédiaires du bourg. Le bâtiment vient s’aligner sur la rue du Champ d’Armée afin de recomposer une continuité bâtie cohérente, tandis que son implantation accompagne délicatement la pente naturelle du terrain grâce à une succession de décrochements volumétriques. Cette fragmentation de la façade permet de réduire l’échelle perçue du projet et de préserver une lecture domestique et résidentielle de l’ensemble.
L’écriture des baies participe pleinement à cette insertion dans le tissu villageois environnant. Les ouvertures, volontairement simples et régulières, reprennent des proportions et un rythme de composition inspirés des constructions traditionnelles du centre-bourg. Les encadrements marqués et la sobriété générale des façades permettent d’inscrire le projet dans une continuité architecturale familière.
L’opération développe également une réflexion approfondie sur les seuils et les usages collectifs. Les logements disposent tous d’accès individualisés, de jardins ou de terrasses, favorisant une appropriation intime des espaces tout en maintenant une relation apaisée au collectif. Une courée centrale mutualisée structure les cheminements et les accès, dans une logique de partage et de convivialité inspirée des formes traditionnelles du tissu villageois.
La gestion environnementale du site repose sur des dispositifs simples et pérennes : limitation de l’imperméabilisation, pavés à joints enherbés, toitures végétalisées, maintien des surfaces de pleine terre et gestion alternative des eaux pluviales par infiltration. Cette approche permet de préserver le fonctionnement hydraulique naturel du site.
L’architecture privilégie enfin une économie de moyens assumée. Les volumes compacts, les matériaux courants et durables, les enduits minéraux et la palette chromatique sobre participent à une écriture architecturale discrète, en continuité avec le caractère du bourg. Le projet revendique ainsi une architecture du quotidien, attentive aux usages, aux ressources et à l’ancrage territorial.


Label(s) obtenu(s) : NF HABITAT

Informations complémentaires :
RE2020
Bail Réel Solidaire

Bureau(x) d’études : BETOM ingenierie
Photographe : @agencehuca