École de musique

3 Bd Paul Doumer, 44390 Nort-sur-Erdre

97

Programme

Restructuration d'une école de musique intercommunale

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Nort-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de NORT-SUR-ERDRE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

surf utile : 511m²

Coûts

global : 1 422 000 €HT

Documents

Fruit d’une longue réflexion entre plusieurs collectivités, la commune de Nort-Sur-Erdre porte le projet d’école de musique intercommunale. Dans une bâtisse classique en pierres de tuffeau, le projet doit s’inscrire dans les volumes existants et faire cohabiter l’usage avec le boulevard Paul Doumer, voie traversante de la commune. Patiemment et en site contraint, l’école s’est recomposée sur elle-même : un préau désuet a été déconstruit pour créer une cour d’entrée, le porche originel a été comblé, la nouvelle façade a été rénovée, la charpente et couvertures remplacées. A l’intérieur, le bâtiment a été curé, un bâtiment neuf a été conçu entre des murs existants. Les enjeux sont multiples mais réunis en un seul objectif : faire de la musique sans entendre la rue, sans entendre les autres en faire et s’entendre la jouer. Dès lors, nous avons mis en place un plan particulier avec les espaces d’expression et l’administration à rez-de-chaussée et les salles de cours à l’étage dans un capharnaüm de lignes qui brisent l’écho et facilite le confort acoustique. Au fur et à mesure de la visite du bâtiment, les circulations s’élargissent pour être tantôt espace d’accueil, espaces d’attentes ou lieux pour faire ses devoirs.
Adossé au groupe scolaire de la Sablonnaie et au collège Isabelle Autissier, le bâtiment se raccorde au réseau de chaleur existant. Une attention particulière aux matériaux a été porté sur les sols et les isolants sont tous en laine de bois.


Bureau(x) d’études : structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA, acoustique : GAMBA
Photographe : GUILLOUX Architecte

Pôle santé

35 rue de Bel-Air, 44520 Moisdon-la-Rivière

98

Programme

Construction d'un Pôle santé pour accueillir 17 professionnels de santé.

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Moisdon-la-Rivière

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de MOISDON-LA-RIVIERE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

surf utile : 739m²

Coûts

global : 2 010 000 €HT

Documents

La commune de Moisdon-La-Rivière s’est emparée de la question de la santé sur son territoire et a décidé de construire un ensemble bâti de 739m² de surfaces pour accueillir des professionnels de santé. Sur le site d’une ancienne école transformée en locaux de services, un premier bâtiment a été démoli pour faire place au projet neuf et ouvrir les capacités constructives du site. Le bâtiment reprend le principe d’alignement en proposant un mur épais, rappel de l’enceinte éducative. Dès lors, le projet se développe sur la profondeur du terrain en permettant l’aménagement de toute la parcelle. Le bâtiment se développe sur 2 niveaux afin d’économiser l’emprise au sol. Une nouvelle voirie est créée afin de desservir un projet de pharmacie, une maison d’habitation, le pôle santé et 3 parcelles supplémentaires dont la destination reste à définir.
Issu d’une concertation entre la commune et les professionnels de santé à chaque phase de conception, le projet s’est peu à peu mis en place avec l’appui de l’architecte des bâtiments de France. Il s’inscrit dans un tissu de faubourg en reprenant les teintes des existants. La brique est utilisée en façade pour répondre aux encadrements de fenêtre de la maison du directeur de l’ancienne école, l’acier corten vient en ponctuation des ouvertures pour briser les surchauffes du sud, les teintes d’enduit se fondent avec l’existant. Cette nouvelle identité répond aux bâtisses alentours en harmonisant les teintes, la proposition est contemporaine. Le bâtiment s’étire pour offrir de la lumière naturelle dans tous les espaces et accueillir les patients.
Le chauffage / rafraichissement par géothermie, le ventilation double flux, la qualité acoustique pour la confidentialité et une ferme solaire en toiture accompagne cette démarche et inscrive le projet dans une démarche environnementale contextuelle.


Informations complémentaires :
Participation de l'ADEME pour la géothermie

Bureau(x) d’études : structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA, acoustique : GAMBA
Photographe : GUILLOUX Architecte

Salle associative et culturelle

1 rue de l'Espérance, 44110 Louisfert

117

Programme

Réhabilitation d’une ancienne grange en salle associative et culturelle. Le bâtiment est composé de : 1 grande salle ; 1 rangement ; 1 WC ; des locaux techniques nécessaires.

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Louisfert

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de LOUISFERT

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

surf utile : 104m²

Coûts

global : 332 500 €HT

Documents

La commune de Louisfert, dans une logique de redynamisation du centre-bourg et de densification de son offre culturelle, a acquis, sur la place de la mairie, un ancien entrepôt de stockage de grain. Cette bâtisse de 100m² environ devait subir une restructuration lourde mais raisonnée. Les murs pierre ont été restaurés, l’un d’entre d’entre eux était même partiel et a été recomposé en mitoyenneté, la charpente bois existante renforcée et traitée, la suite étant de mettre en sécurité la bâtisse sur tous les autres sujets en fonction du projet. Cette salle d’associations de taille intermédiaire valorise le patrimoine communal, inscrit l’histoire du bourg dans un projet social et culturel. Le programme est simple : une entrée, un sanitaire, un rangement et une salle multifonctions. Dès lors, le travail a été de donner une identité propre au lieu. Bâtiment mixte pierre et ossature métallique de planchers, choix a été fait de travailler sur la couleur « noir » : noir pour le toit et la couverture, noir pour les ouvrages de serrurerie qui ponctuent la façade, accompagnent les entrées, abritent et guident, noir pour la bardage bois brûlé qui délimitent le volume initial du stockage de grain. Les poutres maîtresses du plancher originel ont été conservées et habitent le volume de vie. Deux ouvertures sont créées sur la bâtisse, les autres baies étant celles existantes. Des cadres béton marquent les entrées et complètent l’esthétique de matériaux bruts, rentrant en cohérence avec l’identité usuelle et fonctionnelle de la bâtisse originelle.

Sobre dans son approche de projet, le bâtiment l’est tout autant sur la gestion technique. L’accent a été mis sur l’isolation et la réduction des besoins en énergie avec la mise en place d’une ventilation double flux pour le confort.


Bureau(x) d’études : structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA
Photographe : GUILLOUX Architecte

Construction d’un bâtiment associatif et services techniques

10 Route de la roberdière, 44170 Jans

138

Programme

Construction de locaux pour les associations.
Construit dans le prolongement des hangars des services techniques, le bâtiment est composé de : 1 salle de réunion commune ; 1 atelier et un stockage pour l’association de costumes bretons ; 1 hangar de stockage de matériel.

Concepteurs

  • GAUTIER Patrick Architecte
  • GUILLOUX Architecte (mandataire)

Commune

  • Jans

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de JANS

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

surf utile : 348m²

Coûts

global : 755 700 €HT

Documents

Adossé aux services techniques, le projet n’a de sens qu’au travers de la demande spécifique de la commune de Jans pour compléter son offre d’espaces publics sur la commune : une salle d’associations supplémentaire de 100m², 1 atelier / stockage pour l’association « La Pastourelle », un stockage matériel pour le comité des fêtes et un préau pour le bâtiment mitoyen des services techniques. Cet ensemble a été conçu avec des vestiaires mixtes football / Rugby situés non loin.
Le projet se veut modeste et simple, facile à utiliser, accessible et économe. Le proposition se décompose en 3 volumes identifiables bardés de bac-aciers, l’entrée se faisant naturellement entre les deux volumes en façade nord, vers le parking de l’esplanade sportive et du cimetière communal. Le bâtiment est composé d’une ossature bois avec sa charpente, seuls le refend et la périmétrie de l’atelier est en béton. Cette singularité est marquée par le rouge, couleur des équipes sportives de JANS. Minimaliste dans sa forme et sa composition, le projet est malgré tout ambitieux quant au confort et à la modularité des espaces. Ce programme « couteau suisse » est une ressource pour la commune, un outil d’adaptations aux besoins, coconstruits avec les habitants, les associations et les élus.


Bureau(x) d’études : structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA
Photographe : GUILLOUX Architecte

École Joséphine Baker

allée Marie-Louise Chevrel Bodin, 44200 Nantes

116

Programme

Ecole maternelle 5 classes + école élémentaire 10 classes + périscolaire + salle polyvalente + restauration collective + aire sportive extérieure

Concepteurs

  • De Long en Large paysagiste cotraitant
  • Tracks architecte mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

SU : 2 885 m²SDP : 3 791 m²Surfaces extérieures : 3 407 m²

Coûts

10 780 000 € HT

Documents

Projet sur l’Ile de Nantes dans une ZAC. Les toitures végétalisées comme des jardins pour les immeubles alentours.
Dépollution des sols
E4C2 – Niveau 3 biosourcé
Construction en matériaux bio et géosourcés : ossature bois, façades en briques porteuses, isolation paille, cloisons en brique de terre crue pour le déphasage thermique
Ventilation naturelle nocturne
Cours de récréation oasis dans le prolongement du parc de la ZAC : continuité écologique et intégration au quartier


Informations complémentaires :
Concours lauréat 2022

Bureau(x) d’études : Batiserf BET structure cotraitant, Area études Nantes BET Fluides + SSI cotraitant, Ageis BET VRD cotraitant, AIA Management de Projets OPC cotraitant, Tribu BET HQE cotraitant, BEGC cuisiniste cotraitant, IDDEA BET dépollution cotraitant
Photographe : Amat-Guillaume

Institut de Formation en Soins Infirmier et Aides Soignants (IFSI – IFSA)

Rue François 1er, 44146 Châteaubriant

105

Programme

Création d’un institut de formation infirmiers et aides soignants comprenant l’administration, les locaux et ateliers de formations ainsi qu’un amphithéâtre et les locaux de vies des élèves.

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Châteaubriant

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CH Châtaubriant -Nozay-Pouancé / Région Pays de La Loire

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

surf plancher : 1250m²

Coûts

global : 2 940 000 €HT

Documents

Le nouvel IFSI / IFAS de châteaubriant s’installe sur les hauteurs de la ville, sur le site de l’hôpital Nozay / Pouancé / Chateaubriant. En vis à vis avec le château et le centre historique, le projet a été travaillé avec l’architecte des bâtiments de France et devait se fondre dans le paysage. Au milieu d’un écrin de verdure, le projet cherche à s’intégrer au mieux au site en s’inscrivant dans la topographie du site. Un volume bardé de bois brûlé se déroule le long de la pente, intègre le phasage d’opération en prévoyant la démolition de l’ancienne bâtisse, délimite un futur espace paysager à l’ouest. L’amphithéâtre s’installe dans la déclivité naturelle et crée un lien entre rez-ce chaussée bas et haut. Cette astuce de projet permet l’indépendance de cet élément de programme, permettant à l’hôpital de l’utiliser en dehors des heures de cours. De plus, le potentiel d’extension de l’équipement au sud est déjà intégré et les niveaux desservis. Pour le reste, le projet se développe de façon compacte pour accueillir tous les éléments de programme nécessaires à une école de ce type. Les salles de classes, espaces de simulation et salle de travaux pratiques se succèdent et alternent avec des espaces de travail, un centre de documentation et l’administration du site.
Discret dans son implantation, le projet se révèle à travers son enveloppe dynamique et l’accès aux vues, à la lumière naturelle. Constitué d’un squelette en béton isolé par l’extérieur avec une ossature bois, les choix de matériaux répondent aux enjeux d’un tel bâtiment et notamment le confort d’été. Avec un gain de 20% sur les objectifs de la RT 2012, le bâtiment optimise son impact et utilise un maximum de finitions brutes et biosourcées. Il est relié au réseau de chaleur de l’hôpital et les locaux techniques sont positionnés dans l’épaisseur du vide sanitaire du bâtiment, le toit plat étant une véritable 5ème façade libérée des exutoires techniques habituels.
Le travail avec l’équipe enseignante et les services techniques de l’hôpital ont permis d’adapter le projet au réel des pratiques, dans une sobriété nécessaire aux enjeux économiques autour de cette question. Notre connaissance du site pour y avoir travaillé par le passé nous a permis, dans le cadre du concours, de comprendre les enjeux et l’organisation spatiale de l’hôpital.


Informations complémentaires :
Concours lauréat
20% Gains RT 2012

Bureau(x) d’études : structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA, économiste : SYN’ECO, acousticien : GAMBA (SERDB)
Photographe : GUILLOUX Architecte

Maison(s) Marius et Jeannette

12 rue de la Mairie, 44770 Préfailles

138

Programme

Réhabilitation-extension d’une maison de bourg
Création d’un logement 3 pièces
Inscription à rez-de-chaussée d’une surface dédiée à une activité libérale
Garage partagé
Restauration du jardin

Concepteurs

  • ATELIER MAINE OCEAN : Laure TYRAKOWSKI et Pascal FOURRIER architectes associés

Commune

  • Préfailles

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Laure TYRAKOWSKI et Pascal FOURRIER

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surfaces utiles : Activité dans rénovation RDC : 30,6 m² Logement 3 pièces : 72,4m², dont - dans extension RDC : 13,8m² - dans extension R+1 : 27,1m² - dans rénovation R+1 : 31,5m² Garage partagé : 11,1m²Surfaces de plancher : - Existant : 62m² - Extension : 37,5m²Surfaces aménagées : Jardin : 74m² en pleine terre Trottoir : 7m² de pavés drainants

Coûts

Rénovation de l'existant : 150 000 €HT (valeur 2025)Extension : 130 000 €HT (valeur 2025)Total : 280 000 €HT (valeur 2025) compris VRD et cuve de récupération des EPhors agencement, poêle, jardin et trottoir

Documents

Une série de transformations passées et à venir
A l’origine (début XXe), un simple atelier d’artisan sur la rue principale de Préfailles. Ceint d’un épais mur en pierre, sa grande porte s’ouvre sur l’espace public.
Années 30, l’atelier est surélevé d’un logement dont les tuiles plates losangées et les saillies de toit lui confèrent l’esprit des villas balnéaire à la mode. Durant l’occupation, réfugié à Préfailles, le peintre Paul Messac utilise l’atelier.
Années 80, l’atelier fait long-feu et l’ensemble se transforme en logement. La porte du garage est sommairement « rebouchée » et le mur en pierre enrobé d’une peinture plastique.
Aujourd’hui, années 2025, le cycle de vie continue. L’attractivité du pays de Retz augmente, pour la villégiature mais aussi pour y vivre et travailler. La maison à caractère balnéaire entame une nouvelle mutation qui concilie, dans une même architecture, logement et activité en toute indépendance d’usage.
Demain, années 2050, l’ensemble mixte évoluera sûrement vers un autre scénario d’usage. Cette inéluctable adaptabilité fonctionnelle est désormais anticipée par la flexibilité du projet.

Commande MOUV / MOE
Ici, les deux architectes sont à la fois maitres d’ouvrage et maîtres d’œuvre.
Avec l’envie de renouveler leur pratique architecturale, ils ont quitté Nantes pour vivre et travailler à Préfailles avec l’envie d’inscrire leur métier d’architecte dans la cité, en l’occurrence le bourg, en toute visibilité depuis l’espace public.
Les enjeux fixés sont à la fois simples et complexes :
– À l’échelle du Pays de Retz, participer à rénover un cadre bâti existant souvent atteint d’obsolescence énergétique et fonctionnelle et permettre un nouveau cycle d’usage,
– Proposer une esthétique architecturale contemporaine aux antipodes des catalogues des constructeurs de maisons individuelles qui inondent littéralement la région.
La maison(s) Marius et Jeannette est le prototype de leur ambition :
– Un existant situé au cœur du bourg,
– Un potentiel inné pour conjuguer dans une imbrication fonctionnelle, activité et habitation permanente,
– Une vitrine idéale pour exemplifier tout le potentiel de « transformation des situations construites » et ce, jusqu’à son esthétique biosourcée.
En toute transparence avec la collectivité locale, dès 2023, les architectes ont rencontré le maire pour exprimer leur démarche. Attentif aux problématiques de revitalisation du tissu urbain, M. Caudal a notamment plébiscité le fait d’offrir en location un logement à destination d’actifs, ceux-ci ne pouvant plus habiter Préfailles au vu de la systémisation des locations saisonnières de courte durée.
En résumé, dans un dialogue permanent entre ambition, impact financier et « justesse » du signe architectural, la commande est donc portée par un double souhait :
 Projeter un ensemble évolutif, réunissant dans un premier temps un logement locatif (T3) et une activité libérale,
 Transformer le déjà-construit, y compris dans son extension, avec des entreprises locales et par une mise en œuvre biosourcée.

Intégration / esthétique
Marius et Jeannette sont deux maisons « faussement » jumelles qui renouvellent la rue.
Un projet n’est jamais une page blanche.
Toujours, au regard des contextes les questions affluent.
Comment installer un dialogue entre bâti ancien et apport contemporain ?
Comment doubler l’emprise bâtie sur rue sans opposer une frontalité excessive ?
Quelle matière constructive révéler ou mettre en œuvre ?
Quelle esthétique dans ce village attaché aux maisons balnéaires du 19ème siècle ?
Parmi les alternatives à l’étalement urbain, la réhabilitation et la densification de l’emprise urbaine sont les meilleures solutions. Ici, le projet transforme le bâti et optimise le foncier par extension latérale, inscrivant dans un seul ensemble un logement T3, une surface d’activité à RDC, un garage, une buanderie et un jardin.
Dans la rue historique de la mairie, aujourd’hui devenue la bibliothèque, au bâti hétérogène et discontinu, les architectes ont choisi pour ce 1+1, la similitude dans la nuance, pour une « conversation constructive » entre deux bâtiments que près d’un siècle sépare.
 Similitude de silhouette ; un toit à deux pentes recouvre l’existant comme l’extension mais le premier est en tuile avec saillie de toit et l’autre en zinc, avec un simple effet de fronton.
 Similitude de composition ; si la composition de l’existant est symétrique, celle de l’extension joue subtilement de la dissymétrie.
 Similitude d’unicité matérielle ; à la minéralité de l’existant répond le bois de l’extension.
Pour l’existant, l’atelier reprend lumière et vues sur l’extérieur. Il se reconnecte à la rue : la grande porte originelle, un temps refermée, redevient la vitrine de l’activité. En façade, les matériaux peu qualitatifs sont déposés (fenêtres et volets PVC, peinture plastique, etc.) et remplacés par des volets et vitrine bois, fenêtres aluminium, garde-corps métal. En soubassement, débarrassé de son enduit ciment, le micaschiste est travaillé à pierre-vue et jointoyé à la chaux.
L’extension prolonge l’alignement de l’existant sur la rue. A travers un volume simple et plus bas que le bâtiment d’origine, elle se connecte par un retrait pour mieux dissocier les architectures. Les bardeaux en tuiles de châtaignier sont les marqueurs de la greffe. Ils apportent sensibilité et vibration à la façade, en accord avec l’éclectisme des différentes maisons de la rue.

Usages / fonctionnalités
Les usages sont calibrés et la pérennité assurée.
Entre école et commerces, entre mairie et bibliothèque, la situation en centre-bourg offre de fait des déplacements doux. En conséquence le garage est dimensionné pour une petite voiture électrique ou des vélos, avec le souci d’aller « dans le sens de l’histoire ».
La pérennité du bâtiment est assurée à la fois par la qualité des matériaux et par la mixité et l’évolutivité des usages.
 Qualité des matériaux ; la mise en œuvre de produits biosourcés, à la fois pour la rénovation du bâtiment historique en pierre que pour l’extension, est un gage de confort pour les occupants, été comme hiver.
 Mixité des usages ; l’adresse est vivante à tout moment, l’activité professionnelle diurne est relayée par la vie domestique, et vice-versa. Il en va de même pour l’usage du jardin, ainsi que celui du garage, mis en commun pour un usage mutualisé.
 Evolutivité ; afin de garantir une occupation des lieux à long terme même si l’activité vient à décliner, la partition fonctionnelle est flexible. La surface dédiée aujourd’hui à un exercice professionnel peut à l’avenir se transformer en studio sans travaux, ou bien être rattachée au logement pour lui offrir une pièce en plus par simple ouverture de la paroi « fusible » installée dès la conception.
L’ensemble de ces actions visent à lutter contre l’obsolescence du bâti, l’assurance de « coller » tant à l’évolution de la société qu’à celle des enjeux climatiques.

Environnement / ressources
Une transformation passive sans pompe à chaleur.
Dans la réalité d’une planète Terre dont les ressources ne sont pas illimitées, construire avec un minimum d’impact nécessite d’utiliser les leviers suivants :
– Le sol (réduction de l’empreinte bâtie, valorisation de sa pleine terre et de sa perméabilité),
– La biophilie (densification végétale, restauration des continuités écologiques),
– L’énergie (performance de l’enveloppe bâtie et conception bioclimatique),
– Les ressources (transformation du déjà-construit, utilisation de matériaux recyclés, bio ou géosourcés, récupération locale de l’eau).
La maison(s) Marius et Jeannette épouse cette démarche adaptative de transformation de l’existant à travers les postes suivants :
Structure : réutilisation du déjà-construit, restauré voire consolidé, et utilisation pour l’extension d’un maximum de matériaux décarbonés.
– Existant : la structure porteuse est curée et perforée en quelques endroits pour favoriser la lumière naturelle et le lien avec l’extension ; l’élévation RDC en pierres est révélée et refaçonnée à la chaux pour sa respiration ; le plancher bois est consolidé et traité contre les insectes ; la panne faîtière est soulagée par une ferme bois à mi portée.
– Extension : elle sollicite une mixité de matériaux ; garage et buanderie : en raison de son adossement partiel contre terre, l’élévation du volume est en briques alvéolaires auto-isolantes ; à l’étage : séjour-cuisine dont l’élévation est en mur à ossature bois, plancher et charpente en bois.
Enveloppe : installation d’une isolation très performante et propice au déphasage de température pour un confort été-hiver optimal ; captation des apports de lumière tempérés de protections solaires.
– Existant : à RDC, le mur en pierre est doublé d’isolant chanvre pour sa qualité hygroscopique (R=3,5 m²K/W) ; à l’étage, le mur en parpaings pleins est doublé de laine de verre avec liant végétal (R=4,4 m²K/W) ; la toiture est isolée par des fibres biosourcées et recyclées en coton, lin et jute (R=9 m²K/W).
– Extension : à RDC, la brique alvéolaire est remplie de laine de roche (R=2 m²K/W) et protégée avant le bardage d’un pare-pluie en laine de bois (R=1,9 m²K/W) ; à l’étage le MOB est rempli de fibres biosourcées et recyclées en coton, lin et jute (R=3,8 m²K/W) et protégé avant le bardage d’un pare-pluie en laine de bois (R=2,8 m²K/W) ; la toiture est isolée par des fibres biosourcées et recyclées en coton, lin et jute (R=9m²K/W).
Energie : conforté par la performance de l’enveloppe, le choix est fait du tout électrique avec possibilité d’implanter ultérieurement des panneaux photovoltaïques sur le rampant sud de l’extension.
– Aucune technique de pointe onéreuse à l’achat et sans réel gage de pérennité (pas de ballon thermodynamique ni de pompe à chaleur) mais un simple ballon eaux chaude pour le logement, des radiateurs électriques à inertie (fonte) et des planchers chauffants à RDC sur les parties habitables.
– Pour l’atelier : le luxe d’un poêle bois qui permet avec 2 bûches de 30cm de maintenir à 20°C l’espace de travail sur une journée hivernale ainsi qu’un brasseur d’air installé en plafond, particulièrement agréable en été.
Eau : installation d’une cuve de récupération des eaux pluviales
– La remise en forme du jardin (plantation de deux arbres, d’arbustes, de plantes fleuries et de graminées), à la fois accessible et visible depuis l’atelier et le logement, a induit la nécessité de pouvoir arroser les plantes en période de surchauffe estivale ; une citerne de rétention des eaux pluviales issues des toitures est donc enfouie, sa capacité de 1 500 litres permettra l’arrosage du petit havre vert.


Informations complémentaires :
Marché privé

Photographe : François DANTART

Le Restaurant du Port

Le Port de Beslé, 44290 Guéméné-Penfao

149

Le projet du restaurant de Port Beslé s’adosse à l’existant. Le
bâtiment conservé garde sa nature, les ajouts divers viennent corriger et ré-adresser les salles de restaurant afin de faire du lien avec la rue, le chemin et le paysage.
Le long de la RD, le auvent vient faire appel et créer un seuil
d’entrée tout en délimitant une terrasse couverte, renvoyant à l’image du restaurant routier. Il accompagne l’escalier qui permet de descendre sur les rives de la Vilaine et se retourne pour couvrir une vaste terrasse pour le restaurant. Au fond, l’extension met à l’abri le voisinage et crée un belvédère vers le paysage.

A l’intérieur, différentes séquences spatiales se mettent en place : une entrée basse qui s’ouvre sur la cuisine, une vaste salle en double hauteur se prolongeant sur la terrasse, puis une dernière salle en « vigie » qui ouvre le regard au lointain.

Tous les matériaux choisis le sont dans le respect du comportement du bâti ancien. Les isolants biosourcés permettent une perspirance et accompagne l’inertie du bâtiment. Les charpentes et planchers ont été conservés et réparés autant que possible. Tous les ajouts sont en structure bois de teinte naturelle que le blanc des matériaux de façades et de toitures révèlent. Le chauffage et l’eau chaude sont produit par une chaufferie bois placée au sous-sol et une vmc double-flux permet une régulation de l’air en conservant les calories.

Ce projet a permis la mise en place d’un chantier de formation au réemploi. Mis en place par Noria et l’Ecrouvis (2 associations locales), cette formation in-situ a permis d’établir les ressources disponibles et de mettre en place une dépose soignée des différents gisements. A l’issue de ce chantier, l’équipe de maîtrise d’œuvre a pu piocher dans les gisements afin de mettre en œuvre du rémploi in-situ.


Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : ECSB structure bois, ESTB structure béton, KYPSELI fluides et environnement, EXECOME économie et OPC
Photographe : Juan Cardona

Pension de famille Maison Les Bords de Sèvre

8 rue du Camareux, 44120 Vertou

142

Programme

Pension de famille de 24 logements T1 et espaces de vie collective. La Maison Les Bords de Sèvres propose un accompagnement individuel, qui doit permettre à chaque personne de retrouver une stabilité et une plus grande autonomie dans les domaines de la santé, de l’accès aux droits et de la vie sociale. L’équipe de la pension de famille favorise également des moments de partage et de convivialité entre les personnes accompagnées, les salariés et les bénévoles de l’établissement. Bâtiment certifiée BEE avec label bio-sourcé niveau 3. Façades ossature bois, isolation paille et bardage en bois brûlé. Production de chaleur par géothermie verticale avec participation financières de l'ADEME.

Concepteurs

  • LE BARON - GAUTIER ARCHITECTES

Commune

  • Vertou

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Fondation Petits Frères des Pauvres

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surface utile : 734 m² Surface dans œuvre : 946 m² Surface de plancher : 960 m²

Coûts

Coût de construction total : 2 445 606 € HT dont : - Bâtiment : 2 229 359 € HT - VRD : 136 999 € HT - paysage : 18 548 € HT - forages géothermie : 60 700 € HT

Documents

La pension de famille Les Bords de Sèvre trouve sa place dans un environnement d’exception : le Prieuré Saint Pierre, en bord de Sèvre nantaise, à Vertou. Ce lieu est marqué par l’existence d’un patrimoine végétal de grande qualité, qui doit être préservé. La présence de ce parc paysagé, ainsi que d’un mur en moellons qui ceinture l’ensemble du site, apporte beaucoup de qualité au lieu, et constitue une sorte d’écrin pour le projet.
Pour s’intégrer dans ce site exceptionnel, nous avons conçu un bâtiment monolithique dont la forme s’adapte parfaitement aux caractéristiques de la parcelle. Les façades se positionnent en effet parallèlement aux limites du terrain, avec un retrait de cinq mètre par rapport au mur d’enceinte. Le projet s’intègre dans son environnement comme un bloc sculpté, taillé au scalpel pour s’ajuster au mieux à son écrin. On retrouve cette idée de monolithe sculpté jusque dans la toiture du bâtiment, formée d’une couverture à deux pentes ayant un faîtage en diagonale, qui crée des jeux de façades aux égouts inclinés. L’adaptation « sur mesure » du bâtiment au site lui donne un caractère très compact. La forme donnée au projet permet en effet l’optimisation des surfaces de façade et de couverture par rapport à la surface de plancher développée, ce qui est favorable à la performance énergétique et environnementale du bâtiment, ainsi qu’à une rationalisation des coûts de construction.

Le site du prieuré Saint Pierre est marqué par la présence de matières naturelles brutes : mur de pierre, façade en bois de la maison de vacances, présence végétale forte au niveau du parc. Il nous a semblé pertinent, pour la matérialité de la pension de famille, de rester dans une gamme de matières naturelles, afin de respecter l’esprit du lieu et de ne pas dégrader ses qualités esthétiques. Pour cela, nous avons réalisé des façades en bois brûlé. Cette teinte noir charbon, qui conserve cependant une certaine brillance à la lumière, donne un caractère raffiné au bâtiment.

Le travail d’échange, de réflexion et de concertation réalisé avec la fondation Petits Frères des Pauvres nous a amené à proposer un lieu qui recrée en son sein la distinction entre espace public et espace privé, avec une réflexion sur la complémentarité entre les notions d’intimité et de partage.
Le logement est le « chez soi », le lieu du soi. C’est un refuge, un lieu de repli, un espace dont on a la maîtrise. C’est l’espace de l’intime.
Les espaces communs sont les lieux du partage. Ce sont des espaces dans lesquels on accepte de ne pas être seul à décider. Et dans lesquels on est confronté à l’autre. Où, dans un sens, on se met en danger. Mais cette « prise de risque » que constitue la rencontre avec l’autre n’est possible de manière sereine et apaisée que si l’on sait que l’on dispose d’un repli, d’un refuge, d’un chez soi préservé de toute intrusion.
Entre les deux, il y a l’espace public. Les espace de transition entre le chez soi et les espaces partagés. Communément, la rue. Cet espace transitoire porte en lui un intérêt tout particulier. En effet en tant qu’espace d’entre-deux non défini complètement, il autorise les rencontres impromptues, les croisements inattendus. Il est parfois le témoin de petits accros du quotidien qui sont à l’origine de rencontres, d’échanges, et finalement de partage. L’espace public de la rue constitue donc le lieu dans lequel s’amorce la rencontre avec l’autre. C’est la première étape vers le partage.

La Maison des Bords de Sèvres intègre cette réflexion sur la dualité entre les lieux de l’intime et les lieux du partage, mise en tension par cet espace transitoire et catalyseur qu’est la rue, l’espace public.
Son organisation s’articule autour d’une rue intérieure sur les deux niveaux, qui distribue l’ensemble des logements et des espaces partagés. Cette rue intérieure n’est pas un simple couloir de distribution. Sa forme architecturale casse les codes visuels et spatiaux des dégagements classiques, grâce à un fonctionnement autour d’un noyau central qui permet de dilater l’espace et de ménager des micro-centralités, et à l’existence de puits de lumière qui mettent en relation les deux niveaux.
Cette rue intérieure est éclairée naturellement. Elle permet les vues vers le paysage et vers les espaces partagés. Elle offre des recoins où il est possible de s’arrêter pour discuter. Elle est suffisamment large, et évite l’écueil du couloir avec les portes des logements de part et d’autre en vis-à-vis. Elle fonctionne comme un espace public, et permet la valorisation du parcours à son logement. Chaque parcours est différent, et chacun peut identifier facilement son logement au sein de cette rue intérieure.
Les espaces partagés trouvent leur place au milieu de cette rue intérieure, et sont ouverts au sud sur le parc. Ils disposent d’une grande terrasse, et sont largement vitrés afin d’être très lumineux.
Ils sont à proximité directe avec les espaces des salariés et des bénévoles, à l’entrée de la pension.

En concertation avec la maîtrise d’ouvrage, nous avons mis en place une stratégie environnementale ambitieuse, qui touche plusieurs aspects du bâtiment :
– La production de chaleur avec la mise en œuvre d’une PAC sur sondes de géothermie verticales (7 sondes réparties sur le site), qui permet de décarboner le chauffage, et d’atteindre un niveau passif (sans certification).
– Le recours aux matériaux bio-sourcés avec la mise en œuvre de façades à ossature bois, avec une isolation en paille. Cette mise en œuvre permet d’atteindre le label bio-sourcé niveau 3 de la certification BEE.
– Une construction hors site des façades, y compris leur bardage, qui a permis l’optimisation de la durée du chantier, la réduction des déchets et des nuisances.
– Un système porteur qui permet le décloisonnement des logements si nécessaire dans le futur, dans le sens de l’évolutivité de la construction.


Label(s) obtenu(s) : Certification Bâtiment Énergie Environnement (BEE) avec label bio-sourcé niveau 3.
Niveau passif sans certification.

Informations complémentaires :
Concours de maîtrise d’œuvre privé, lauréat en 2020.

Bureau(x) d’études : ECB, SISBA, A-TECH GRAND OUEST, BET LUC MOREAU, BLC MAITRISE D'OEUVRE
Photographe : François Dantart

Centre de soins de psychiatrie

1 boulevard de la gare, 44390 Nort-sur-Erdre

152

Programme

Centre de soins de psychiatrie comprenant un centre médico-psychologique pour adultes, un centre médico-psychologique de gérontopsychiatrie, et hôpital de jouer et un centre d'accueil thérapeutiques à temps partiel.

Concepteurs

  • LE BARON - GAUTIER ARCHITECTES

Commune

  • Nort-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • ESPYLAN

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

Surface utile : 723 m² Surfance dans oeuvre : 1032 m² Surface de plancher : 1041 m²

Coûts

Coût de construction total : 2 438 077 € HT Dont : - Bâtiment : 2 251 255 € HT - VRD / paysage : 161 332 € HT - forages géothermie : 55 490 € HT

Documents

Exigence portée conjointement entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition :
La conception du centre de soins est le fruit d’un important travail de concertation et d’échanges entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, en particulier sur les enjeux suivants :
– L’acoustique, qui est un enjeu important, avec une exigence de confidentialité au niveau des espaces de consultation.
– Le fonctionnement, qui doit permettre aux patients de se repérer facilement afin de favoriser un sentiment de sécurité.
– La performance et la décarbonation de la production de chaleur, pour assurer un coût de fonctionnement stable et optimisé. Cela est rendu possible grâce à de la géothermie.
– L’entretien et la maintenance. Compte-tenu de l’importance du parc immobilier d’EPSYLAN, et des problématiques de dégradation qui peuvent être rencontrées, un travail sur la pérennité des façades, la facilité de leur entretien ou de leur réparation été mené, qui nous a conduit à mettre en œuvre un bardage métallique pérenne sur l’ensemble du bâtiment.

Approche attentive aux ressources :
La production de chaleur est réalisée au moyen d’une PAC sur sondes de géothermie verticale. Réalisation de 5 sondes de 130 mètres de profondeur sur site, sous le parking. Cette production de chaleur, associée à une isolation par l’extérieur du bâtiment, permet d’atteindre un niveau RT 2012 -20% sur le Cep et le Bbio.

Conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir :
Un des enjeux principaux de la conception de ce centre de soins est la capacité du bâtiment à orienter facilement le public, afin de favoriser un sentiment de sécurité. Pour cela nous avons travaillé sur la notion de repère, en mis en place une organisation claire et rationnelle qui permet d’orienter naturellement les personnes depuis l’entrée de l’établissement vers les espaces dédiés.
Le hall est le premier contact de l’établissement. Largement vitré sur la rue et baigné de lumière, il assure la transition entre l’espace public et les espaces confidentiels du centre de soin. Mais il a surtout une fonction de distribution des différents pôles. Par son organisation spatiale en double hauteur, il oriente les visiteurs vers l’étage et le secrétariat du CMP au moyen d’un grand escalier ouvert, positionné face à la porte d’entrée.
Les différents espaces de soins sont organisés et distribués autour d’îlots située en partie centrale du bâtiment, en qui renferment des espaces techniques et les sanitaires. Une double circulation s’organise autour de ces îlots, avec en partie centrale un puits de lumières qui éclaire naturellement le bâtiment en son cœur.
La structure du bâtiment a été conçue à partir des façades porteuses, et de refends béton parallèles aux façades, qui correspondent aux circulations. Ce système permet le cloisonnement libre de l’ensemble des espaces de consultation et de soin, ce qui permet d’anticiper les évolutions à venir du bâtiment.
Le travail de la lumière naturelle a été le fil conducteur de notre conception, vis-à-vis de l’organisation intérieure du bâtiment. Tous les espaces sont largement vitrés sur l’extérieur, de manière à respecter les exigences du calcul du Facteur Lumière Jour, ce qui assure le bon éclairage naturel des locaux. Mais pour favoriser la notion de repère, et l’idée d’un bâtiment sécurisant et rassurant, nous nous sommes attachés à éclairer naturellement tous les espaces de dégagement et de circulation. A commencer par le hall qui est largement vitré, mais aussi les circulations des deux étages qui sont éclairées en leur centre par le puits de lumière et à leurs extrémités par des fenêtres. Ce confort visuel et lumineux, perceptible dans les images que nous proposons, participe au travail sur la notion de repère, à favorise le caractère sécurisant et appropriable de l’établissement.

Recherche sensible de qualité architecturale et paysagère :
L’identité visuelle du bâtiment est suffisamment forte pour faire signal dans le paysage communal, afin de fonctionner comme un point de repère. Le bâtiment est immédiatement identifiable, et signifie de manière évidente son caractère public. Il renvoie l’image d’un lieu accueillant, ouvert à tous. Pour cela, nous avons pris le parti de proposer un bâtiment compact, à la volumétrie simple mais travaillée. En effet, le bâtiment est plutôt ramassé et optimisé avec un étage seulement, ce qui permet de limiter l’impact visuel de l’implantation de la construction dans son environnement. Ses façades présentent de légers plis qui suivent les limites parcellaires du terrain et s’adaptent à la présence des arbres au niveau de la gare. Un bardage en cassettes de teinte aluminium anodisé confère au bâtiment un aspect contemporain, qualitatif et pérenne. Enfin, la toiture en trois parties présente un dessin qui donne à l’ensemble une certaine dynamique, tout en affirmant la volumétrie travaillée du bâtiment.
L’entrée de l’établissement est immédiatement identifiable par la présence du grand hall, vitré sur deux niveaux, qui crée une césure dans la construction. Là encore, la notion de repère est favorisée.
Sur la façade sud, une loggia colorée marque la présence du bâtiment vis-à-vis du parking et de l’amorce du boulevard de la gare, comme si le bâtiment regardait vers le centre de Nort-sur-Erdre. Ce creux dans le bâtiment fonctionne comme un signal urbain qui permet de repérer rapidement le bâtiment dans le paysage. Ainsi, le bâtiment renvoie l’image d’un monolithe sculpté et creusé, qui vient trouver naturellement sa place sur la parcelle, en se jouant des contraintes physiques du terrain que sont la proximité avec les voies ferrées et le boulevard de la gare. Cette architecture, qui ne cherche pas à être démonstrative, propose néanmoins des caractéristiques affirmées qui permettront aux patients d’identifier et de reconnaître rapidement le centre de soin, et de s’approprier ce bâtiment, sans que ce dernier ne présente une connotation


Label(s) obtenu(s) : RT 2012 -20%

Informations complémentaires :
Marché public.
Concours de maîtrise d’œuvre, lauréat en 2019.
Participation financière de l'ADEME pour la mise en oeuvre de la géothermie.

Bureau(x) d’études : OTEIS, ATPS
Photographe : François Dantart, Alexis De Dumast (vue drone)