Aménagement du jardin Duchesse Anne

Rue Henri IV, 44000 Nantes

106

Programme

Dans le cadre du « Plan Pleine Terre », l'objectif de la métropole est de désimperméabiliser 1ha en centre-ville à travers la création d'espaces verts de proximité, la plantation d'arbres et l'infiltration des eaux de pluie. La nouvelle promenade de l'Erdre à la Loire est l'un des projets phare. Une promenade matérialisée du canal St Félix jusqu'à l'Erdre en passant par le périmètre opérationnel du projet qui concerne la transformation du parking Duchesse Anne en jardin.

Concepteurs

  • PHYTOLAB- paysagistes (mandataire)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardins - Nantes Métropole

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

5600 m²

Coûts

lot 1 Aménagement végétal, arrosage et mobiliers : 1,4 M€ HT lot 2 VRD : 0,3 M€ HT

Documents

Le jardin Duchesse Anne s’inscrit dans une histoire particulièrement riche : autrefois situé en bord de Loire, le site accueillit ensuite un square agrémenté d’une fontaine pendant plusieurs décennies au début du siècle, avant d’être transformé en parking à partir des années 1960. Cette mémoire du lieu a guidé une conception volontairement simple, sobre et intemporelle.

Les lignes directrices du projet reprennent les alignements historiques des cours du XVIIIe siècle ainsi que ceux de la rue de Richebourg. La matérialité du jardin s’inscrit dans le même esprit de sobriété : des cheminements en sablé renforcé et des murets en granit beige français, dont les tonalités dialoguent avec les granits déjà présents sur le site. L’inspiration du jardin à la française y est pleinement assumée. Les perspectives créées par les tracés du jardin ouvrent le regard vers le lointain et mettent en valeur plusieurs repères majeurs du paysage nantais : la tour du Le Lieu Unique, l’axe historique vers la route de Clisson au sud, ainsi que les cours Saint-Pierre et la colonne Louis-XVI au nord.

À l’échelle métropolitaine, le projet du jardin Duchesse Anne se situe au croisement de nombreux flux urbains et paysagers. Il prend place sur l’axe de la promenade historique nantaise reliant le Jardin des Plantes de Nantes à la Loire, tout en constituant la clé de voûte de la nouvelle promenade de l’Erdre à la Loire. Celle-ci relie le canal Saint-Félix (projet du quai des Pins en cours) à l’Erdre au niveau du Quai Ceineray, en traversant notamment les cours Saint-Pierre et Saint-André.

L’objectif environnemental principal du projet est de créer un îlot de fraîcheur en plein cœur de Nantes, grâce à la suppression du parking Duchesse Anne et à sa transformation en jardin public.

À la suite d’une analyse fine de l’Indice de Confort Thermique Urbain (ICTU) du quartier, le projet s’est orienté vers une composition paysagère structurée autour d’un boulingrin végétalisé, bordé de massifs plantés en strates. Cette organisation favorise à la fois le rafraîchissement naturel du site et la création d’une atmosphère plus intime vis-à-vis de l’espace public environnant.

La dimension de fraîcheur est renforcée par la récupération des eaux pluviales au sein du boulingrin situé à l’entrée du jardin, ainsi que par la mise en œuvre d’une palette végétale spécifique dite « Erdre », composée d’essences locales présentes le long des cours d’eau nantais. Une fontaine Wallace restaurée, retrouvée dans les entrepôts de la Ville, complète ce dispositif et contribue au confort des usagers.

Au total, vingt arbres ont été plantés et la surface végétalisée est passée de 1 000 m² à 2 900 m². Selon nos modélisations, ces aménagements permettront de réduire la température ressentie d’environ 2 °C lors des épisodes de fortes chaleurs.

Deux autres objectifs majeurs guident le projet : créer un jardin à la fois fédérateur et animé.

Fédérateur, d’abord, car ce jardin a été conçu pour accueillir un large public, aussi bien dans les usages du quotidien que lors de grands événements. Le projet améliore significativement les circulations douces vers le château grâce à un cheminement en pente douce reliant la contrescarpe à la station de tramway. Ce parcours reprend la ligne de désir observée sur le site tout en la qualifiant par un véritable aménagement paysager. La suppression du parking permet naturellement aux piétons de circuler dans le jardin et ne sont plus contraints de se reporter sur le trottoir longeant la rue Henri-IV.

L’espace en plateau situé à proximité de la rue Prémion accueille un verger urbain planté d’essences fruitières — pommiers, pêchers, petits fruits et vignes — proposés en libre cueillette, dans la continuité des jardins comestibles développés par la Ville. De longs bancs filants dessinés sur mesure ont été imaginés afin d’offrir de nombreuses assises, à la fois confortables et intemporelles dans leur écriture. Ils prennent place à des points stratégiques du jardin : autour du plateau fruitier, le long du chemin de la contrescarpe — particulièrement ombragé et ouvert sur la vue du château — ainsi qu’autour de la fontaine Wallace, véritable point de fraîcheur et de rencontre pour attendre le tram. Des fauteuils installés sur de petites placettes pavées viennent également rythmer la promenade et diversifier l’offre de mobilier.

Le jardin constitue enfin un véritable lieu d’animation capable d’accueillir des événements publics d’envergure, tels que le festival Les Heures d’Été. À lui seul, le plateau fruitier forme une scène en belvédère de 415 m² dominant le jardin. Associé au boulingrin, il permet de disposer de plus de 800 m² d’espaces accessibles et appropriables par tous.


Bureau(x) d’études : Verdi Ingénierie – BET VRD, Chroniques Conseil – Historien
Photographe : Phytolab

Renaturation de l’entrée de la vallée de la Chézine

vallée de la Chézine – du boulevard du Massacre à la Salle Oger, 44100 Nantes

103

Programme

Finalisation de l’opération d’aménagement ZAC Vallon des Dervallières

Concepteurs

  • de Long en Large - paysagistes concepteurs (mandataires)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Aménagement

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

1,2 hectares

Coûts

246 000 € pour le secteur Chézine (du boulevard du Massacre au gymnase Oger) - 29 000 € pour le secteur Le Nain pour : décroutage des enrobés, renaturation des sols, travaux d’adaptation des réseaux, réfection de chemins, maçonnerie des murs en pierre, petits éléments de mobilier, sols pavés, platelage bois, plantations

Documents

La vallée de la Chézine, au niveau du boulevard du Massacre, constitue une des entrées de la ville de Nantes ; entrée qui se fait ici à pied ou à vélo, par un espace de nature. La vallée de la Chézine est une des branche de l’étoile verte nantaise, appelée «vallée mosaïque». Cet espace est très fréquenté pour les loisirs du week-end ou les déplacements quotidiens ; il portait jusqu’alors des traces d’aménagements plus anciens : une voirie et ses équipements désormais inutiles et hors contexte, de l’éclairage urbain… et un aspect général très dégradé. Les continuités piétonnes et cyclables étaient compliquées, engendrant de nombreux chemins alternatifs qui, progressivement dégradaient les pieds d’arbres et milieux attenants. De plus, certains secteurs et chemins étaient particulièrement impraticables durant l’hiver, en raison d’inondations régulières par ruissellement (la topographie du site couplée à la présence des boulevards urbains à proximité génère un ruissellement très important à cet endroit).

En poursuivant les objectifs de mise en valeur du site, de prise en compte des usages et de respect des milieux, le projet a donc été l’occasion de travailler sur différents sujets :
• désimperméabiliser les sols et redonner de la place à la nature dans un ancien site urbain,
• rendre lisible et requalifier l’entrée de la vallée de la Chézine, côté boulevard du massacre, en ouvrant sur la vallée et la promenade,
• repenser la hiérarchie et l’organisation des chemins, les connecter aux rues voisines, travailler leur accessibilité,
• sanctuariser certains espaces pour permettre à la prairie de se développer, protéger les arbres existants des effets du tassement racinaire dû à une très forte fréquentation,
• compléter la trame arborée et anticiper le renouvellement de certains arbres et masses arbustives/arborées,
• permettre l’accessibilité et la traversée du site y compris en période de fort ruissellement et dans le respect du maintien de l’alimentation en eau des zones humides.

Pour cela, nous nous sommes attachés à proposer des aménagements simples et en continuité des espaces existants : les sols sont désimperméabilisés, les chemins sont repris dans un matériau plus drainants, une passerelle en bois est créée pour traverser à pied sec le secteur de prairie humide, les éclairages nocturnes sont limités pour renforcer la trame noire, les entrées de site sont délimitées par un ensemble de murs en pierre qui constituent aussi des points d’assise.
Le mobilier est sobre et constitué principalement du bois issu des abattages d’arbres vieillissants (hors contexte ou présentant un danger potentiel) ; l’ensemble du bois est d’ailleurs réemployé sur site.
Les plantations ont été réalisées principalement en jeunes plants et selon les méthodes de boisements d’avenir menées par la ville de Nantes. Quelques arbres tiges et cépées complètent cette stratégie de plantation.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’achèvement de la concession d’aménagement sur la ZAC du Vallon des Dervallières ; la mission initiale consistait en la finalisation de l’opération d’aménagement, visant à résoudre un ensemble de problèmes d’aménagements ponctuels. Le travail mené en amont avec la maîtrise d’ouvrage, l’équipe de quartier et différents services de la ville de Nantes a révélé la nécessité d’élargir la commande et de penser le projet de façon plus globale : à l’échelle de la vallée et du quartier. Cette première étape de l’étude et du projet a été importante pour amorcer un travail collectif qui s’est particulièrement concrétisé avec la direction Nature et Jardin de la ville de Nantes. Les temps de diagnostic et surtout de chantier ont été nourris par les échanges avec les équipes gestionnaires du site, ce qui a permis d’adapter les proposition et d’anticiper les sujets de gestion.
Les inondations par ruissellement ont été un sujet particulièrement compliqué à gérer en chantier (avec des dégradations sur les revêtements mise en place), ce qui a nécessité des échanges avec les services et des reprises après la livraison.

Aujourd’hui, après deux années de vie, la structure globale du projet est fonctionnelle, la nature reprend ses droits et les continuités d’usages sont assurées. L’intervention est presque imperceptible et tend à s’effacer progressivement. Le travail de projet se poursuit maintenant à travers la gestion du site par les équipes de la DNJ.


Informations complémentaires :
MAPA

Bureau(x) d’études : AGEIS – bureau d'étude VRD
Photographe : de Long en Large

ALIP

AVENUE BARBARA, 44570 Trignac

97

Programme

Réaménagement d’un plateau pour la création d’un ERT et d’un ERP sécurisé

Concepteurs

  • in/Uit architectes

Commune

  • Trignac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ministère de la justice

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

530 m2 SDP réaménagée

Coûts

530 000€ HT (2023)

Dans le cadre de son relogement, ceci afin d’agrandir son service et mettre aux normes ses locaux, l’antenne de Saint-Nazaire du service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de Loire-Atlan­tique déménage dans un bâtiment existant situé sur l’axe d’entrée de la ville de Saint-Nazaire. Le plateau existant abritait auparavant des bureaux dont l’organisation bien que récente devait être intégralement reprise. En effet, l’ALIP nécessite une gestion sécurisée de ses accès avec un contrôle spécifique des zones accessibles au public ainsi que des bureaux de travail pour le personnel devant demeurer com­plètement étanches à la zone ERP.

Avec le bâti existant comme contexte de projet, sa façade dessinée en fut la première contrainte, une attention particulière a donc été portée sur une implantation «bioclimatique» de l’ensemble des espaces du service. Les locaux à utilisation ponctuelle et variable, accueillants du public, sont positionnés au droit des façades en murs rideaux (non ouvrantes mais exposées Nord/ Nord-Est). Le reste des espaces dédiés aux travailleurs permanents ont été disposés le longs des façades bandeaux disposant d’ouvrants pour assurer une ventilation naturelle et des protections solaires dans le but d’éviter les surchauffes d’été tout en profitant des apports solaires d’hiver, exposant également moins les utilisateurs à la vue de tous. Le passage de la lumière naturelle est privilégié à chaque étape du projet : la façade bandeau existante est mise à jour, libérée dès que possible des cloisonnements et doublages qui la masquait auparavant pour maximiser l’éclairement naturel et offrir des vues sur le paysage. La mise en place de linéaires vitrés et ouvrants permet à la fois des contrôles visuels, la diffusion de la lumière du jour ainsi qu’une ventilation naturelle pour ces locaux, des impostes vitrées et des verrières éclairent également au maximum les circulations communes afin de minimiser le recours à l’éclairage artificiel.

Le local existant est considéré comme une ressource première à ne pas négliger, face à un aménagement très récent devenu cependant obsolète par son usage, nous proposons une démarche de réemploi, non inscrite au marché initial, à la maîtrise d’ouvrage qui l’accepte et y voit l’occasion de tester une démarche pouvant, si elle est concluante, se répéter pour de prochains aménagements, ces derniers étant nombreux pour le ministère. Ainsi portes, équipements de ventilation, sanitaires, luminaires, réseaux voire certains sols détournés ont fait l’objet d’un réemploi in situ dès que possible ou ex-situ pour alimenter d’autres projets par la suite.

Dans une volonté de révéler l’existant, la matière brute et des volumétries généreuses, une majorité d’espace est pensée sans faux-plafonds pour profiter d’une hauteur plus généreuse, l’acoustique étant maîtrisée par l’apport de matériaux absorbants. Un agencement en matière biosourcées est également privilégié en complément du réemploi qui donnera la tonalité de l’ambiance colorée des locaux.


Informations complémentaires :
MARCHE PUBLIC

Bureau(x) d’études : ECB, AIREO
Photographe : in/uit architectes

Parc du plan d’eau de l’Ilette

Route de la Bézinière, 44521 Couffé

96

Programme

Phytostabilisation, reprofilages et lutte contre l'érosion des berges de l'étang. Requalification de l'entrée du site Création d'une 'Place des fêtes', d'un préau et d'un théâtre de verdure. Renaturation du parc

Concepteurs

  • AGPU PAysage & Urbanisme

Commune

  • Couffé

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Couffé (44)

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface du parc : 8Ha Linéaire de berges: 730ml Aire de loisirs aménagée: 1500 m2 Préau : 20m2

Coûts

525 000 € HT

Documents

• d’une exigence portée conjointement entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition,
Le projet  a été mené jusqu’à présent en 3 temps :
• L’élaboration d’un plan-guide concerté permettant de se projeter dans l’espace, le temps et de budgétiser sur le moyen terme.
• La restauration des berges de l’étang soumises à une érosion forte et très utilisées par de nombreux pêcheurs dont les associations organisent divers événements.
• La création d’une place des fêtes et de son préau, offrant replis et services, et enfin d’un théâtre de verdure ouvert sur une nouvelle plage verte.
Le projet d’ aménagement du plan d’eau de l’Ilette a fait l’objet d’une concertation au travers des différents ateliers menés avec les élus et techniciens. Des temps d’échanges ont également eu lieu avec les riverains et l’association des pêcheurs ainsi qu’une réunion publique de participation avec annotations partager sur des esquisses imprimées en grand format. Ces temps nécessaires à la maturation du projet ont permis d’adapter les esquisses pour prendre en compte les usages  en cours et à venir (pêcheurs, comité des fêtes, promeneurs…) ou bien limiter l’impact de ceux-ci sur les espaces périphériques et le voisinage.
• d’une approche attentive aux ressources et aux contextes, proposant des réponses adaptées aux enjeux environnementaux contemporains,
Le projet a permis globalement de renaturer ce site (désimperméabilisation des stationnements,  des berges en reprofilage et revégétalisation des berges, mise en place de radeaux végétalisés…).
Au travers d’un projet complémentaire de réseau dédié aux mobilités actives, il est désormais mieux connecté au reste de la commune et divers appuis vélos complètent l’offre.
Un travail fin a été réalisé avec le terrassier pour limiter le transport et gérer les ressources de matériaux localement (nivellement fin et recyclage des déblais, création de buttes à partir des déblais dans la partie nord du parc, importation de roches et granulats issus d’une carrière locale située à Petit-Mars (15km)).
Les bois employés pour les ganivelles, tuteurs, préaux, assises des gradins, terrains de pétanque et appuis-vélos sont locaux et non-traités (douglas, chêne, châtaignier et robinier).
Les végétaux sélectionnés et plantés proviennent de pépinières locales également (pépinières Ripoche et du Val d’Erdre) grâce notamment à la demande conjointe des maîtrises d’ouvrage et maîtrises d’oeuvre de demander la certification ‘Végétal local’ et ‘Plante bleue’.
Enfin les trois entreprises sélectionnées sont toutes locales et sont implantées dans un rayon de 20km au maximum.
• d’une conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir,
Le projet de maîtrise d’œuvre sélectionné est issu d’une étude préalable plus élargie à l’ensemble du parc avec la programmation de différents sous-projets concertés et phasés dans le temps. 
Restera la création d’une aire de camping-car, la création d’un parcours des aménités le long du ruisseau du Beusse, la restauration-extension des terrains de bi-cross et aires de jeux, la plantation de massifs et arbres complémentaires.
Globalement, différentes opérations de plantations d’arbres sont programmées afin d’offrir davantage ombre et fraîcheur à ce parc et favoriser la biodiversité autour de ce point d’eau déjà très apprécié.
• d’une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration.
L’ensemble du projet est tourné vers la vue sur l’étang sous forme de balcon au-dessus de l’eau. Ce nouvel espace, dénommé ‘Place des fêtes’ s’inspire des formes du vallon, du plan d’eau et de ses berges. Les courbes de niveaux ont été prolongées et atténuées pour favoriser l’intégration des ouvrages dans les pentes. Les matériaux sélectionnés, schistes, bois et sablés, permettent de s’intégrer harmonieusement dans ce contexte semi-naturel et rustique du bocage ligérien. Enfin, la palette végétale locale prolonge les différentes ripisylves et haies bocagères.


Informations complémentaires :
Fond vert – France Nation Verte

Bureau(x) d’études : Hardy Environnement
Photographe : ©AGPU

Pêcherie pédagogique et observatoire en bord de Loire

Longue Mine, Etang de la Croix Rouge, 44115 Basse-Goulaine

108

Programme

Observatoire paysager, pêcherie pédagogique

Concepteurs

  • 0101 architectes (Architectes)
  • Atelier Le Vôtre (Paysagiste Concepteur
  • mandataire

Commune

  • Basse-Goulaine

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

50m² surface de plateforme et passerelle d'accès

Coûts

96.000 € montant de travaux

Documents

La Pêcherie pédagogique de l’Étang de la Croix Rouge, à Basse-Goulaine, est née d’un dialogue étroit entre Nantes Métropole, la commune de Basse Goulaine, les usagers de l’association des pêcheurs et l’équipe de maîtrise d’œuvre. Ce travail collectif a permis de transformer un équipement fragile et discret en un lieu de transmission ouvert au public, capable de rendre visible un patrimoine vernaculaire ligérien aujourd’hui menacé de disparition.

La pêche au carrelet appartient à l’imaginaire des rives de Loire, cette technique est même un patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Les pêcheries, constructions légères, souvent construites par les pêcheurs eux-mêmes, ponctuent le paysage fluvial depuis des décennies. À l’Étang de la Croix Rouge, la pêcherie existante, installée depuis plus de trente ans, témoignait déjà de cette relation patiente entre l’homme, le fleuve et le territoire. Malgré la fragilité apparente de ses poteaux, elle tenait toujours debout, protégée par une zone relativement calme du courant. Mais son état ne permettait pas un accueil du public ni une transmission pédagogique de cette pratique.

Le projet propose ainsi une nouvelle pêcherie « école », pensée comme un outil d’apprentissage autant qu’un belvédère tourné vers le paysage ligérien. Implantée dans le prolongement de l’accès historique entre deux arbres conservés, elle s’inscrit avec précision dans le site existant afin de préserver les usages et la mémoire du lieu. Son avancée sur la Loire reste mesurée, la passerelle améliore l’accessibilité et permet un accueil de tous les publics.

L’ouvrage développe une écriture architecturale volontairement simple et lisible. Une passerelle descend doucement vers l’eau et conduit à une plateforme ouverte d’où l’on peut observer la manipulation du carrelet, regarder les variations du fleuve, le ciel ou les couchers de soleil. La transparence des caillebotis métalliques laisse apparaître l’eau sous les pas, renforçant la sensation d’être suspendu entre berge et fleuve. Les ailes latérales suspendues en porte-à-faux au-dessus de l’eau permettent l’accueil de groupes scolaires, d’associations ou de visiteurs venus découvrir un savoir-faire local souvent méconnu.

L’attention portée aux ressources et au contexte a guidé l’ensemble du projet. Les interventions sur le site restent minimales : aucun arbre supprimé, aucune imperméabilisation supplémentaire, pas de béton, des fondations en pieux battus et un chantier léger, principalement préparé en atelier afin de limiter les nuisances et les interventions dans cette zone humide sensible. Les périodes de travaux ont également été adaptées au rythme écologique du site.

Au-delà de sa fonction pédagogique, la pêcherie participe à une réflexion plus large sur les petits équipements publics liés aux paysages du quotidien. Le projet ne cherche ni l’objet spectaculaire ni la reconstitution patrimoniale. Il propose plutôt une architecture attentive, capable d’accompagner les usages présents tout en préparant leur transmission future. Entre infrastructure discrète, observatoire paysager et lieu de rencontre, la Pêcherie pédagogique de l’Étang de la Croix Rouge réactive un fragment du patrimoine ligérien en lui donnant une nouvelle place dans le territoire contemporain.


Bureau(x) d’études : ECTS structure, OCE environnement
Photographe : ©0101-Fabian-Scholz (3 à 10) ©RGiangrande (photos 1 et 2)

Bois Hue

rue du Bois Hue, 44000 Nantes

138

Programme

Aménagement du secteur du Bois Hue, en partie espace Classé pour en faire un nouveau parc nantais, en lisière de la ZAC Erdre Porterie à Nantes.
L’opération doit permettre d’offrir de nouveaux lieux d’usage, complémentaire à ceux quartier, en respect avec le caractère patrimoniale et écologique du site.
La concertation doit être au cœur de la démarche, à la rencontre des habitant du quartier, des riverains immédiat du site et de la Direction Nature et Jardin de la ville de Nantes, futur gestionnaire du site.

Concepteurs

  • super8

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Aménagement

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

31 000m²

Coûts

240 000€

Documents

Le Bois Hue (3.5 ha dont 1.3 ha en site classé) bénéficie d’une situation privilégiée à Saint Joseph de Porterie, entre secteur urbanisé récent (Zac Erdre Porterie) et site naturel protégé de la Vallée de l’Erdre.
Les traces du site historique du château du Bois Hue sont encore visibles de par la présence d’une pièce d’eau située au cœur du bois en espace boisé classé, d’un puits et du patrimoine bâti réhabilité et habité (logis et longères privés de l’ancienne ferme).
Autour du bois, s’articule un ensemble varié de milieux, prairies, bosquets, bassin de rétention plus récents, en partie aménagés à l’occasion de la création de la Zac.
Le projet d’aménagement du Bois Hue part de la volonté de mise en valeur ces espaces, par une lisibilité de parcours et d’usages contextualisés pour en faire demain un nouveau parc dans le réseau des jardins nantais.

Les aménagements et usages projetés sont développés dans le respect du déjà-là, à savoir, le patrimoine arboré, le sol vivant, le petit patrimoine bâti, mais également les habitants riverains. Et cela doit se faire en tirant profit de l’ensemble des espaces autour du bois Hue : le bois, la colline, le bosquet, la prairie, en les liant dans un tout cohérent et vivant.
Super8 pose donc les ambitions suivantes, qui seront partagées avec l’aménageur de la Zac, Nantes Métropole Aménagement, et le futur gestionnaire, la Direction Nature et Jardin de la ville de Nantes :
– une approche sobre et peu interventionniste sur les aménagements proposés,
– la conservation de l’esprit champêtre du bois,
– la préservation et pérennisation du patrimoine historique et végétal,
– l’accueil d’usages variés pour tous les publics.
Ces ambitions nous donnent le cadre de grands principes d’interventions, déclinés selon cinq thématiques :
AMENAGER
– Signaler les «portes du bois», pour créer les limites du futur parc
– Canaliser les cheminements de balade et limiter le tassement des espaces naturels
– Préserver, baliser et unifier les différents espaces par la déclinaison d’une typologie de clôtures
PROTEGER
– Restaurer et mettre en valeur le petit patrimoine bâti
– Conforter les continuités bocagères et les différentes niches écologique
ENTRETENIR
– Entretenir le plan d’eau et ses pourtours
– Gérer de façon différenciée et saisonnière la prairie du château
– Entretenir et régénérer le boisement
VALORISER
– Maintenir et conserver les ouvertures visuelles sur l’ancien château et la vallée de l’Erdre
ÉQUIPER
– Créer des éléments totems pour enrichir d’une nouvelle singularité le bois
– Implanter du mobilier pour conforter et spatialiser les usages

LE BOIS HUE, LA PIECE D’EAU, LA VUE SUR LES CHAMPS (en site classé)
C’est le cœur du projet, et c’est à partir de là que l’ensemble des éléments du projet vont se décliner.
L’ensemble du bois n’a pas vocation à être parcouru, donc des clôtures de type agricole, avec des piquets de châtaignier battus sont mis en place, pour isoler certaines zones, faciliter la régénération naturelle du boisement, sécuriser les abords de la pièce d’eau et éloigner les cheminements des franges habitées. Ces cheminements sont simplement matérialisés par des copeaux en partie issus des tailles sanitaires portées sur certains arbres vieillissants et un unique banc est installé sur un point de contemplation entre l’étang et prairie en contrebas. L’objectif est de maintenir la déambulation dans le bois, mais de ne pas y apporter d’autres usages qui seront plus pertinents et moins intrusifs ailleurs.

LE VERGER (en site classé)
En face de l’ancien château, il constitue une des entrées du parc.
Son implantation fait écho à l’ancien ordonnancement de ce secteur, une cour comprise entre deux longères, vue sur la vallée. La réintroduction d’anciennes variétés fruitières comme le cormier offre un support pédagogique sur le patrimoine, la flore et le développement de la faune. Comme pour la pièce d’eau, le seul mobilier proposé ici sera uniquement un banc en bois de châtaignier.

LA GRANDE PRAIRIE (pour partie en site classé)
Ouverte sur la façade opposée de l’ancien château, la grande prairie est au contact direct des nouvelles résidences de la Zac.
Au-delà d’offrir une simple perspective, ce vaste espace ouvert doit marquer l’entrée du parc. On y conforte l’usage récréatif en installant de nombreux mobiliers, plateformes et grandes tables, on y redessine une allée directement reliée au bois et on la cerne partiellement de clôtures, pour marquer une frange, l’entrée du parc du Bois Hue.
Comme partout ailleurs, le mobilier sera le moins intrusif possible sur le sol déjà en place. Les travaux ne nécessitent pas d’engins lourds, pas de déblais, pas de fondations. L’ensemble des éléments sont en bois non traités, châtaignier, chêne, pin douglas ou robinier, adaptés aux différentes situations.

LA COLLINE ET LE BOSQUET DES CABANES (hors secteur classé)
De l’autre coté du bois, une zone « technique » sépare le bois du quartier. Un bassin d’orage et une colline enfrichée, monticule artificiel délaissé des fouilles archéologiques préalable aux premières opérations de logement de la Zac, longe le mur d’enceinte du bois.
Au pied de la colline, un bosquet non entretenu est en partie approprié par les enfants du quartier. Ils y ont construit quelques cabanes rudimentaires, et accroché des balançoires aux branches des chênes.
Encore plus qu’ailleurs, c’est ici que le dialogue établi avec les riverains et les services techniques prend tout son sens dans l’enrichissement du projet.
Avec le service espace verts tout d’abord, avec qui nous discutons pour convenir du juste degré d’intervention pour créer des cheminements au travers du taillis et des ronces, dans un souci d’intervention minimale, mais engagée (le roncier offre un refuge privilégié pour la faune locale). La colline et le taillis deviennent alors un lieu à hauteur d’enfant, à explorer et à escalader. Le bassin est contourné par un chemin alternatif de copeaux. Entre les deux, une ancienne plateforme technique, accueille un nouveau mobilier d’agrès sportifs, à destination des joggeurs qui traversent pour notamment rejoindre les bord de l’Erdre voisine.
Puis avec les enfants et les parents du quartier, après avoir pris le temps d’expliquer pourquoi les balançoires et les petites cabanes construites de palettes ne pourraient pas rester dans un espace public ouvert à tous, nous avons travaillé avec les enfants à la définition de la cabane idéale, puis réinterprété cette utopie dans un ouvrage normé et pérenne. C’est ainsi trois structures ornementales qui sont installées sous les arbres, toujours avec le même principe de bois brut et de pieux battus, trois sculptures animalières qui apportent une réelle singularité et valeur à cette ancienne parcelle délaissée.


Bureau(x) d’études : APE, Egis
Photographe : Jean-Christoph Rousseau

Les Eaux vives

rue maréchal Lyautey, 44110 Châteaubriant

96

Programme

Construction d’une résidence sociale de 20 logements T1 et T1bis, de locaux communs et de bureaux

Concepteurs

  • &CO architectes

Commune

  • Châteaubriant

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Habitat 44

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

945m²

Coûts

2 130 000€ HT

Documents

Le projet est un projet à caractère social : il s’agit de construire 20 logements pour personnes seules en habitation d’urgence.
Le site, entre des logements sociaux existants et une route, est très arboré. L’enjeu sera donc de relever le défi de construire ces habitations dans les coûts à respecter tout en proposant un espace ultra généreux et supplémentaire : la terrasse !
Aussi, chaque logement bénéficie d’une terrasse privative faisant la surface du logement intérieur.
Des locaux communs viennent s’ajouter au programme, permettant aux résidents de se réunir, ou de recevoir.


Bureau(x) d’études : CAIRN ingéniérie structure et fluides
Photographe : &CO ARCHITECTES

À l’orée du bois

9 rue du Tillay, 44800 Saint-Herblain

95

Programme

Extension de 4 classes de l’école maternelle et embellissement des locaux existants.

Concepteurs

  • &CO architectes

Commune

  • Saint-Herblain

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de St Herblain

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

580m²

Coûts

1 870 000€ HT

Documents

Le projet consiste à offrir une extension maternelle à l’école existante et réorienter la cour maternelle afin d’offrir à cette tranche d’âge son propre espace.
La mairie de St herblain a affiché des objectifs biosourcés : construction bois et matériaux biosourcés en intérieur sont la base de la construction.
Etant une maternelle en R+1, la construction bois sur 2 niveaux pour ce type de programme a permis de relever des défis constructifs relatifs à la sécurité incendie.
L’école vient frôler les arbres existant en frange du terrain, les classes construites offrent donc des vues « vertes » aux enfants.


Bureau(x) d’études : CAIRN ingéniérie structure et fluides
Photographe : &CO ARCHITECTES

Pique-nique au jardin

4 place de la mairie, 44530 Drefféac

95

Programme

Construction d’un restaurant scolaire et aménagements paysagers dans une démarche environnementale, en coeur de bourg.
La construction est principalement en bois, les cuisines sont en prémurs béton. Le jardin pour la pause méridienne, ainsi que l’implantation du bâtiment, ont été travaillés afin de conserver le maximum de végétation existante.
Tous les matériaux sont biosourcés, et des panneaux photovoltaïques ont été posés sur les toits.

Concepteurs

  • &CO architectes

Commune

  • Drefféac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de DREFFEAC

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2020

Surface(s)

615m²

Coûts

1 960 000€ HT

Documents

Le projet est né d’une volonté de la mairie d’apporter confort aux enfants de la commune pendant la pause méridienne en leur construisant un nouveau restaurant scolaire.
Les enjeux étaient de proposer un bâtiment sain qui proposerait des plats sains.
C’est pourquoi dès le démarrage l’enjeu de la conservation des arbres sur le site pour offrir une véritable cour oasis, mais aussi celui de la construction en bois avec uniquement des matériaux biosourcés a été un objectif commun pour les équipes.


Bureau(x) d’études : BROUSSAILLE Paysage, ALS structure, AIREO fluides, CONCEPTIC ART cuisines
Photographe : &CO ARCHITECTES

Une école à défendre

4 rue des chênes, 44130 Notre-Dame-des-Landes

95

Programme

Extension de 5 classes et restructuration d’un groupe scolaire de 10 classes en site occupé et par phase.
Le projet fait la part belle au recyclage et au réemploi des déchets pendant la phase chantier.
Les extensions sont en bois, les matériaux isolants biosourcés.
Le chauffage se fait par une chaufferie bois.

Concepteurs

  • &CO architectes

Commune

  • Notre-Dame-des-Landes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • MAIRIE DE NOTRE DAME DES LANDES

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2 170m²

Coûts

2 370 000€ HT

Documents

Après une année d’arrêt pour recherche archéologique, le projet a finalement pu sortir de terre. Le dialogue entre la mairie et notre équipe de maîtrise d’oeuvre a pu se poursuivre, en ayant également des phases de validation plus courtes pour « rattraper le temps perdu » et afin de pouvoir offrir aux enfants une école agrandie et réhabilitée au plus vite.
Les bâtiments en extension s’intègrent comme une suite logique de l’école, en reprenant simplement les gabarits existants. Cependant celles-ci font la part belle au métériau bois tant en structure qu’en bardage. Les matériaux isolants sont biosourcés.
Le maitre d’ouvrage a souhaité un effort de recyclage et de tri des déchets qui s’est fait pendant le chantier avec le suivi attentif de notre BE environnement Symoe, et de l’équipe de tri’n collect.
l’équipement est chauffé au bois avec des fournisseurs locaux.


Bureau(x) d’études : ALS structure, SYMOE fluides et environnement
Photographe : &CO architecges