Le jardin des Lauriers

Place des Lauriers, 44000 Nantes

17

Programme

L’ancienne place des Lauriers s’est progressivement refermée sur elle-même malgré l’installation de la maison de quartier en 1994 (enclavement spatial, essoufflement des commerces dû à son éloignement des axes de circulation, conjoncture économique...) En l’an 2000, sous l’impulsion notamment de l’association Bellevue 2000 dont Michelle Palas fût la co-fondatrice et présidente, le tramway passe par la place, permettant ainsi une ouverture et des liens entre les différents secteurs de ville et du grand ensemble. Le projet urbain du Grand Bellevue acte la démolition de la barre du Doubs, ouvrant de manière significative en 2018 ce lieu sur le grand paysage de la Loire. Le PNRU prévoit alors le reconstruction d’un bâtiment en de logements qui s’ouvraient à terme vers la nouvelle maison de santé (livrée en 2022 et située le long du boulevard Jean Moulin). En 2018, une concertation a été menée sur les aménagements des espaces extérieurs attenants à la maison de quartier. Dans l’attente du projet immobilier, une prairie fleurie est semée et des aménagements temporaires voient le jour. A la demande forte des habitants et des associations, un changement programmatique s’opère avec la création actée d’un vaste espace de respiration et de verdure, comme pouvait l’être la place des Lauriers (en remplacement de l’opération immobilière projetée). Le jardin fait donc l’objet d’une consultation en 2023. Plusieurs enjeux majeurs ont été identifié : A l’échelle du projet du Grand Bellevue et du quartier, créer de véritables pôles d’attractivité. Réfléchir le jardin en résonance avec les autres squares et parcs du quartier en l’intégrant dans un maillage existant et en devenir - Maintenir les vues telles que définies au projet Grand Bellevue. Donner une identité au jardin et raconter une histoire. Favoriser une cohabitation des usages et usagers par une co-visibilité des usages. Répondre aux besoins définis notamment lors de la concertation qui a eut lieu en 2018 pour le « square MHCB » déjà réalisé: S’amuser – bouger, se retrouver, jardiner, se détendre, s’informer, se diriger, se connecter. Penser le jardin comme un espace public pour tous : non genré, inclusif, accessible…Un espace ludique, animé et convivial. Repenser l’espace de jeux pour les enfants. Aménager une aire d’entraînement d’art du déplacement (parkour) en lien avec l’association dédiée du quartier. Aménager un projet en faveur du développement durable : économe en eau, favoriser la biodiversité, achat durables, origine des plantes, désartificialisation, perméabilité des sols et une prise en compte de la trame noire. Affirmer la présence de l’eau et son intérêt ludique et de rafraîchissement. Donner au jardin une qualité paysagère : travailler les limites, les interfaces avec le bâti (Tour du Doubs et notamment le rez de chaussée –Plan B) et avec l’espace public (tram et parvis du collège) ; renforcer la strate arboré – créer un véritable îlot de fraîcheur à l’échelle du jardin en cohérence avec le Projet du Grand Bellevue ; limiter les surfaces minérales au strict nécessaire. Prise en compte de politique de l’arbre de plus en plus affirmée. Préserver l’existant et penser l’avenir (boisement d’avenir…)

Concepteurs

  • MOSS Paysage - paysagiste mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

3 600m2 (surface aménagée)

Coûts

LOT 1 - VRD: 334 470€ HT LOT 2 - Espace vert et mobilier: 398 820€ HT LOT 3 - Structure: 151 475€ HT LOT 4 - Fontainerie et têtes en résine: 148 039€ HT Fourniture et transport des enrochements: 54 704€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;

Le jardin des Lauriers – Michelle Palas est un nouveau jardin au sein du quartier de Bellevue. C’est un lieu central d’animation sociale au centre de plusieurs équipements structurants : la Maison des Habitants et du Citoyen, l’arrêt du tramway, le Rez-de-chaussée associatif de la tour du Doubs, la future Halle du plan B, le pôle commercial autour de la boulangerie, l’immeuble du DRAC avec ces activités sociales et associatives, le collège… Il s’inscrit dans une transformation cohérente des espaces publics du Projet de Renouvellement Urbain du Grand-Bellevue (quartier ANRU). Deuxième pôle structurant après le place Mendès-France, ce jardin vient compléter l’archipel des parcs et jardins alentours.

En opposition avec la dalle très imperméable existante, ce jardin offre une perméabilité et une autonomie de gestion de l’eau. Le jardin des Lauriers – Michelle Palas constitue un jardin-place au coeur du quartier, non loin du Bas de Chantenay. Quatre milles mètres carrés d’espace de respiration, « végétales » ouverts sur le grand paysage de La Loire

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

S’appuyant sur l’armature existante de la traversée nord/sud créé en 2021 qui lie le collège Debussy à la Maison de Santé, le jardin propose un équipement complémentaire aux parcs et jardins adjacents (la Meta, le square des Rossignols). L’offre de loisirs et de pratiques sportives s’y diversifie : ce lieu rayonne au-delà du secteur avec l’installation de structures d’Art du Déplacement intégrée au paysage.

Au fil du temps, des cheminements pratiques ont été créés sur la « prairie fleurie » laissant percevoir des itinéraires naturels. Ces cheminements sont redessinés et viennent proposer une structuration des espaces : l’espace d’art du déplacement, un large espace ouvert et engazonné avec table de piquenique (les ateliers de concertation réalisés avec les associations locales ont fait ressortir la demande d’un espace ouvert permettant la pause et/ou les événements), un bassin de rétention en prairie avec un large platinage bois et des bancs pour des moments plus au calme et intimes, un boisement d’avenir pour créer un îlot de fraicheur au sein du nouveau jardin, et enfin, le nouveau parvis du collège.

Plusieurs milieux constituent le jardin des Lauriers. La partie haute : « la Lande urbaine», rochers et plantations basses d’où émergent des pins et arbres tiges, accueille l’Art du Déplacement. La pelouse devant la tour du Doubs crée un espace libre, ouvert aux pratiques sportives et événementielles.
Le milieu s’enrichit vers une prairie en bassin récupérant les eaux de pluie. Entre-deux, dans la trame verte déjà constituée par le groupe d’arbres de l’enceinte du collège, un nouveau boisement d’avenir va s’étoffer. Reliant directement la grande traverse, le parvis du collège est un espace plus apaisé, revêtu de matériaux qualitatifs.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;

Situé à la jonction entre le plateau de Bellevue et la vallée de la Loire, sur la ligne de crête du massif armoricain qui structure la géographie locale, le site s’ouvre largement vers le sud depuis la disparition de la barre du Doubs en 2020. L’objectif est de faire émerger le sillon en exprimant la géologie des lieux sous forme d’enrochements granitiques pour constituer à la fois un paysage particulier avec la plantation d’essences de milieux acides, tout en proposant des équipements « naturels » pour l’Art du Déplacement.

Le jardin est un site avec une grande prise au vent. Pour préserver les espaces et permettre de profiter du jardin et ses aménagements sans être dans les courants des vents dominants, deux grands pare-vents ont été pensés, en structure métal et lattes de bois verticale. Ils sont support de plantes grimpants et de panneaux d’exposition. L’un des pare-vents intègre un bestiaire nantais éructant par leurs nasaux de la brumisation en été.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges constructifs entre notre équipe et les différentes entités des maîtrises d’ouvrages : la Direction Nature et Jardin, LOMA (Loire Océan Métropole Aménagement) Maîtrise d’ouvrage du Grand Bellevue, Nantes Métropole Habitat et Nantes Métropole, la maison de quartier, l’équipe du collège Claude Debussy.

La maitrise d’ouvrage avait de grandes attentes sur les aménagements du jardin. En effet, les dialogues citoyens avaient été très clairs sur les revendications des habitants du quartier. A ces attentes se sont ajoutées les ambitions de développement durable portée par la maitrise d’ouvrage et notre équipe, toujours dans un souci de sobriété et d’économie de projet.


Informations complémentaires :
Appel d’offre

Bureau(x) d’études : BET VRD ECR Environnement, BE Atelier Puzzle, Concertation Collectif Fils
Photographe : Moss Paysage

Musée Dobrée

1 place Jean V, 44000 Nantes

28

Programme

Réhabilitation des bâtiments existants, privilégiant un usage d'exposition pour le Palais Dobrée et le Manoir Jean V, et création d’extensions neuves pour intégrer accueil, boutique, espace de restauration légère, salle polyvalente (conférences, expositions, événements), avec valorisation et requalification des espaces extérieurs

Concepteurs

  • Atelier Donjerkovic (architecte du patrimoine)
  • Atelier Moabi (Paysage)
  • Atelier Novembre (architecte mandataire)
  • Ateliers Adeline Rispal (Scénographie)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • DÉPARTEMENT DE LOIRE ATLANTIQUE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

5 000 m² SU soit 7 400 m² SP, dont 1000m² d'extension enterrée (démoli 1 200 m²)

Coûts

32 M€ HT de travaux (valeur 2024)

Documents

— Enjeux du projet : un contexte sensible à réunifier
En plein cœur de Nantes, le musée Dobrée abrite des collections uniques par leur richesse et leur diversité tout en réunissant un ensemble patrimonial remarquable constitué de trois bâtiments d’époques et de factures différentes : le palais (bâtiment du XIXe siècle d’inspiration néo-romane), le manoir Jean V (bâtiment du XVe siècle) et le bâtiment Voltaire (caractéristique de l’architecture brutaliste des années 1970).
Outre la rénovation lourde de ce bâti existant, le principal enjeu du projet a donc consisté à résoudre la question de l’unité du lieu en intervenant notamment sur la redistribution des flux et la simplification des parcours des visiteurs, mais également à créer des espaces fonctionnels tout en révélant les potentialités de ce patrimoine bâti. Par une approche globale et sensible, les propositions architecturales, paysagères et scénographiques s’attachent ainsi à répondre à l’ambition du Département de Loire-Atlantique « de révéler et faire rayonner le site du musée Dobrée dans toute son originalité ». En requalifiant ce parc muséal et urbain, le futur domaine a pour vocation de devenir une composante forte de l’identité de la Ville et un des nouveaux leviers de son attractivité.

— Intentions architecturales et paysagères
Initiée par une pente douce qui se glisse entre le manoir de la Touche et le bâtiment Voltaire, une promenade libre d’accès met en scène les édifices et relie les différents espaces extérieurs du site. Le projet paysager participe pleinement au fonctionnement de l’établissement en affirmant ses accès, et en liant les différents bâtiments du domaine pour les inscrire dans un ensemble cohérent et convivial sans conflit de gestion ni d’usages. Quatre espaces s’entrecroisent ainsi : une promenade végétalisée hors douane participant à la vie de quartier pour flâner et se détendre ; un vaste jardin dédié aux activités ludiques et aux jeux d’enfants ; un parvis pour profiter d’un café à l’ombre des arbres ; et enfin un cœur de jardin (sous douane) pensé comme une pièce de musée qui invite le visiteur à contempler les détails architecturaux du palais.
Souhaitant susciter à la fois curiosité et étonnement, le projet architectural propose des ponctuations qui animent les parcours et rendent lisibles les composantes du site. Une écriture identitaire et contemporaine est ainsi conçue pour permettre à la fois de signaler une nouvelle urbanité, de prolonger par son originalité l’énigme de l’œuvre singulière de Thomas Dobrée mais aussi de résoudre délicatement la question de l’unité du lieu.
Agissant comme un fil conducteur, un matériau unique est utilisé pour signifier les interventions nouvelles : le glacis de la rampe qui accompagne dès l’entrée le visiteur, l’auvent qui identifie les espaces d’accueil, le volume ajouré du noyau vertical du manoir de la Touche et l’incision pratiquée dans le jardin central. Le choix s’est porté sur des parements ou profils métalliques dont la texture et les oxydations jouent par mimétisme avec la richesse des couleurs des moellons granitiques du manoir de la Touche, des schistes et pierres de Chauvigny du palais Dobrée et des bétons architectoniques du bâtiment Voltaire. La cohérence de cette intervention vient agir, sans ambiguïté, comme un trait d’union pour requalifier le site.

— Approche scénographique de ce musée de collectionneur
Les collections du musée Dobrée sont constituées de 135 000 œuvres et racontent 500 000 ans d’Histoire (de la Préhistoire au XXe siècle) sur 5 continents. Déployant ce fond exceptionnel, le musée offre un espace permanent d’exposition de plus de 2 000 m² dans le palais, complété par un espace d’expositions temporaires de 400 m² dans le manoir.
Pour ce musée d’objets, le projet scénographique propose au public une approche intimiste en grande proximité avec les collections. L’ambition est de concevoir un « musée à vivre » : plus qu’un lieu d’expositions, il est pensé comme lieu de vie où le public peut librement découvrir les collections par des approches diverses, des rencontres culturelles mais aussi selon ses envies – faire une pause, lire, contempler, étudier, ou se restaurer à la terrasse du café, participer à une visite guidée ou à un spectacle.
Porté par le Département de Loire-Atlantique, ce projet de rénovation souhaite donc révéler toute l’originalité de ce lieu atypique, ainsi qu’offrir aux futurs visiteurs une expérience muséographique unique, vivante, accessible à tous les publics.

— Réconcilier les époques et anticiper les usages à venir
Cette ambitieuse restructuration a ainsi conduit à des interventions relativement conséquentes pour répondre aux objectifs de fonctionnalité, d’attractivité et d’évolutivité. Bien que les bâtiments ne soient pas protégés au titre des monuments historiques, ils font partie du patrimoine nantais et constituent, avec les collections, le fonds patrimonial de l’institution.
Il est donc apparu nécessaire de valoriser et prolonger la mémoire du site par de justes interventions contemporaines, sans ostentation, en se nourrissant de toutes les données du site, des époques les plus anciennes aux interventions du XXe siècle, considérant que chacune a contribué à écrire un pan d’histoire de ce lieu très apprécié des habitants.

— Qualité de la relation entre le maître d’ouvrage et l’équipe de maîtrise d’œuvre
Outre la modernisation du musée, les intervenants qui ont porté ce projet avaient pour point de mire l’idée d’un équipement confortable et fonctionnel qui puisse « produire » du lien, c’est à dire créer les conditions de rencontres entre les différents publics, une institution qui contribue à engendrer des opportunités ou des invitations.
Le travail conjoint de la maîtrise d’ouvrage et de l’équipe de maîtrise d’œuvre a en ce sens stimulé les imaginations pour apporter une réponse architecturale, patrimoniale, paysagère et scénographique globale et cohérente. Il a permis un dialogue riche, à l’image de la complexité de ce morceau de ville.
Au-delà du concours, ce processus de réflexion a pu s’enrichir d’un dialogue fécond, nourri notamment de réunions publiques participatives.


Label(s) obtenu(s) : – Label "Musée de France"
– Label "Destination d'Excellence"
– Label "Tourisme et Handicap"

Informations complémentaires :
Musée fermé depuis 2011 ; premier concours recalé par la justice administrative en 2014 ; second concours loi MOP (avec l'Atelier Novembre lauréat) en 2017.
Financement (50 M€ TDC, Toutes Dépenses Confondues, dont 32 M€ HT de travaux) :
– Département de Loire-Atlantique
– Etat / Ministère de la Culture (via la Direction régionale des affaires culturelles des Pays-de-la-Loire, à hauteur de 4,5 M€)
– Région Pays-de-la-Loire (à hauteur de 3 M€)

Bureau(x) d’études : Oteis (Tce, Opc, Economie, Ssi & Sécurité), Jean-Paul Lamoureux (Acoustique), Innovision (Audiovisuel, Multimédia, Numérique), Temeloy (Conception lumière), Chevalvert (Graphisme, Signalétique)
Photographe : Deux photographes (cf. nom des fichiers)

Jardin des lauriers

Place des lauriers, 44100 Nantes

30

Programme

L’ancienne place des Lauriers s’est progressivement refermée sur elle-même malgré l’installation de la maison de quartier en 1994 (enclavement spatial, essoufflement des commerces dû à son éloignement des axes de circulation, conjoncture économique...) En l’an 2000, sous l’impulsion notamment de l’association Bellevue 2000 dont Michelle Palas fût la co-fondatrice et présidente, le tramway passe par la place, permettant ainsi une ouverture et des liens entre les différents secteurs de ville et du grand ensemble. Le projet urbain du Grand Bellevue acte la démolition de la barre du Doubs, ouvrant de manière significative en 2018 ce lieu sur le grand paysage de la Loire. Le PNRU prévoit alors le reconstruction d’un bâtiment en de logements qui s’ouvraient à terme vers la nouvelle maison de santé (livrée en 2022 et située le long du boulevard Jean Moulin). En 2018, une concertation a été menée sur les aménagements des espaces extérieurs attenants à la maison de quartier. Dans l’attente du projet immobilier, une prairie fleurie est semée et des aménagements temporaires voient le jour. A la demande forte des habitants et des associations, un changement programmatique s’opère avec la création actée d’un vaste espace de respiration et de verdure, comme pouvait l’être la place des Lauriers (en remplacement de l’opération immobilière projetée). Le jardin fait donc l’objet d’une consultation en 2023. Plusieurs enjeux majeurs ont été identifié : A l’échelle du projet du Grand Bellevue et du quartier, créer de véritables pôles d’attractivité. Réfléchir le jardin en résonance avec les autres squares et parcs du quartier en l’intégrant dans un maillage existant et en devenir - Maintenir les vues telles que définies au projet Grand Bellevue. Donner une identité au jardin et raconter une histoire. Favoriser une cohabitation des usages et usagers par une co-visibilité des usages. Répondre aux besoins définis notamment lors de la concertation qui a eut lieu en 2018 pour le « square MHCB » déjà réalisé: S’amuser – bouger, se retrouver, jardiner, se détendre, s’informer, se diriger, se connecter. Penser le jardin comme un espace public pour tous : non genré, inclusif, accessible…Un espace ludique, animé et convivial. Repenser l’espace de jeux pour les enfants. Aménager une aire d’entraînement d’art du déplacement (parkour) en lien avec l’association dédiée du quartier. Aménager un projet en faveur du développement durable : économe en eau, favoriser la biodiversité, achat durables, origine des plantes, désartificialisation, perméabilité des sols et une prise en compte de la trame noire. Affirmer la présence de l’eau et son intérêt ludique et de rafraîchissement. Donner au jardin une qualité paysagère : travailler les limites, les interfaces avec le bâti (Tour du Doubs et notamment le rez de chaussée –Plan B) et avec l’espace public (tram et parvis du collège) ; renforcer la strate arboré – créer un véritable îlot de fraîcheur à l’échelle du jardin en cohérence avec le Projet du Grand Bellevue ; limiter les surfaces minérales au strict nécessaire. Prise en compte de politique de l’arbre de plus en plus affirmée. Préserver l’existant et penser l’avenir (boisement d’avenir…).

Concepteurs

  • Moss Paysage

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes - Direction Nature et Jardins

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

3600m2

Coûts

LOT 1 - VRD: 334 470€ HT LOT 2 - Espace vert et mobilier: 398 820€ HT LOT 3 - Structure: 151 475€ HT LOT 4 - Fontainerie et têtes en résine: 148 039€ HT Fourniture et transport des enrochements: 54 704€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;

Le jardin des Lauriers – Michelle Palas est un nouveau jardin au sein du quartier de Bellevue. C’est un lieu central d’animation sociale au centre de plusieurs équipements structurants : la Maison des Habitants et du Citoyen, l’arrêt du tramway, le Rez-de-chaussée associatif de la tour du Doubs, la future Halle du plan B, le pôle commercial autour de la boulangerie, l’immeuble du DRAC avec ces activités sociales et associatives, le collège… Il s’inscrit dans une transformation cohérente des espaces publics du Projet de Renouvellement Urbain du Grand-Bellevue (quartier ANRU). Deuxième pôle structurant après le place Mendès-France, ce jardin vient compléter l’archipel des parcs et jardins alentours.

En opposition avec la dalle très imperméable existante, ce jardin offre une perméabilité et une autonomie de gestion de l’eau. Le jardin des Lauriers – Michelle Palas constitue un jardin-place au coeur du quartier, non loin du Bas de Chantenay. Quatre milles mètres carrés d’espace de respiration, « végétales » ouverts sur le grand paysage de La Loire

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

S’appuyant sur l’armature existante de la traversée nord/sud créé en 2021 qui lie le collège Debussy à la Maison de Santé, le jardin propose un équipement complémentaire aux parcs et jardins adjacents (la Meta, le square des Rossignols). L’offre de loisirs et de pratiques sportives s’y diversifie : ce lieu rayonne au-delà du secteur avec l’installation de structures d’Art du Déplacement intégrée au paysage.

Au fil du temps, des cheminements pratiques ont été créés sur la « prairie fleurie » laissant percevoir des itinéraires naturels. Ces cheminements sont redessinés et viennent proposer une structuration des espaces : l’espace d’art du déplacement, un large espace ouvert et engazonné avec table de piquenique (les ateliers de concertation réalisés avec les associations locales ont fait ressortir la demande d’un espace ouvert permettant la pause et/ou les événements), un bassin de rétention en prairie avec un large platinage bois et des bancs pour des moments plus au calme et intimes, un boisement d’avenir pour créer un îlot de fraicheur au sein du nouveau jardin, et enfin, le nouveau parvis du collège.

Plusieurs milieux constituent le jardin des Lauriers. La partie haute : « la Lande urbaine», rochers et plantations basses d’où émergent des pins et arbres tiges, accueille l’Art du Déplacement. La pelouse devant la tour du Doubs crée un espace libre, ouvert aux pratiques sportives et événementielles.
Le milieu s’enrichit vers une prairie en bassin récupérant les eaux de pluie. Entre-deux, dans la trame verte déjà constituée par le groupe d’arbres de l’enceinte du collège, un nouveau boisement d’avenir va s’étoffer. Reliant directement la grande traverse, le parvis du collège est un espace plus apaisé, revêtu de matériaux qualitatifs.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;

Situé à la jonction entre le plateau de Bellevue et la vallée de la Loire, sur la ligne de crête du massif armoricain qui structure la géographie locale, le site s’ouvre largement vers le sud depuis la disparition de la barre du Doubs en 2020. L’objectif est de faire émerger le sillon en exprimant la géologie des lieux sous forme d’enrochements granitiques pour constituer à la fois un paysage particulier avec la plantation d’essences de milieux acides, tout en proposant des équipements « naturels » pour l’Art du Déplacement.

Le jardin est un site avec une grande prise au vent. Pour préserver les espaces et permettre de profiter du jardin et ses aménagements sans être dans les courants des vents dominants, deux grands pare-vents ont été pensés, en structure métal et lattes de bois verticale. Ils sont support de plantes grimpants et de panneaux d’exposition. L’un des pare-vents intègre un bestiaire nantais éructant par leurs nasaux de la brumisation en été.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges constructifs entre notre équipe et les différentes entités des maîtrises d’ouvrages : la Direction Nature et Jardin, LOMA (Loire Océan Métropole Aménagement) Maîtrise d’ouvrage du Grand Bellevue, Nantes Métropole Habitat et Nantes Métropole, la maison de quartier, l’équipe du collège Claude Debussy.

La maitrise d’ouvrage avait de grandes attentes sur les aménagements du jardin. En effet, les dialogues citoyens avaient été très clairs sur les revendications des habitants du quartier. A ces attentes se sont ajoutées les ambitions de développement durable portée par la maitrise d’ouvrage et notre équipe, toujours dans un souci de sobriété et d’économie de projet.


Informations complémentaires :
Participation du collège Claude Debussy, limitrophe au plantation du boisement d'avenir.

Bureau(x) d’études : ECR Environnement, Atelier Puzzle, Collectif Fils
Photographe : MOSS Paysage

6 logements participatifs

14 chemin du Moulin Lambert, 44000 Nantes

23

Programme

Construction de 6 logements sociaux participatifs (du T3 au T5) avec leur espace extérieur privatif (jardin ou terrasse végétalisée), salle commune avec sa terrasse, jardin partagée, grande passerelle dʼaccès en bois, locaux vélos, stationnements couverts

Concepteurs

  • 1 - LOOM Architecture- architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CIF COOPERATIVE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

517m2 SHAB + salle commune de 25m2

Coûts

946 856 € HT dont 101 173€ VRD-plantations

Documents

Ce projet de logements participatifs s’inscrit dans une démarche collaborative approfondie, rendue possible par l’accompagnement de l’AMO participatif L’Écho Habitants. Dès les premières phases d’esquisse, un dialogue constant s’est instauré entre la maîtrise d’ouvrage, les habitants et la maîtrise d’œuvre.
Des ateliers réguliers (en esquisse, avant-projet puis PRO) ont permis de co-construire le projet, tant sur les questions de gouvernance du groupe que sur la définition des espaces et des usages. Maquettes physiques, vues 3D et supports pédagogiques ont facilité l’appropriation du projet par tous. Cette dynamique participative s’est poursuivie jusqu’à la livraison, notamment à travers des visites de chantier, consolidant une véritable synergie entre les acteurs et une implication durable des futurs habitants.
Le projet s’appuie sur une approche sobre et contextualisée des ressources. Les logements sont réalisés en maçonnerie associée à des isolants biosourcés, garantissant performance thermique et confort intérieur. Les circulations extérieures, passerelles et terrasses sont conçues en structure bois de Douglas.
Le cœur d’îlot constitue un élément structurant du projet environnemental : conçu comme une grande noue paysagère, il participe activement à la gestion alternative des eaux pluviales. Il accueille une palette végétale adaptée aux milieux humides, favorisant le développement de la biodiversité. À l’arrière de l’îlot, un espace potager collectif prolonge cette logique de paysage nourricier et de pratiques partagées.
Implanté dans un tissu pavillonnaire et en lisière d’un équipement scolaire, le projet cherche un équilibre entre insertion et affirmation. Il se compose de deux îlots fragmentés en trois volumes chacun, reprenant les gabarits domestiques environnants à travers des toitures à double pente.
Cette fragmentation permet d’atténuer l’échelle du collectif et de dialoguer avec le contexte bâti. Les façades sont animées par des variations d’enduits aux teintes chaleureuses, dans une gamme d’ocres.
Le projet propose une mixité sociale à travers une offre combinant logements en accession et en location. Il met au cœur de sa réflexion la qualité d’usage, en articulant finement espaces partagés et espaces privatifs.
Le cœur d’îlot constitue la pièce collective majeure : il dessert l’ensemble des logements via une entrée commune, accueille une salle partagée largement ouverte sur une terrasse et le jardin, et est surmonté par une large passerelle extérieure, pensée comme un espace d’appropriation et de convivialité.
Les logements sont conçus pour offrir confort et intimité, avec un travail précis sur les vis-à-vis et les orientations. Chaque logement dispose d’un espace extérieur privatif généreux : jardins à l’ouest en rez-de-chaussée, ou grandes terrasses plein sud en étage, systématiquement végétalisées.
Les typologies sont toutes singulières par une conception en partenariat avec les habitants, favorisant la diversité des modes d’habiter. Certaines configurations en duplex inversé (T3 et T4) permettent d’installer les espaces de vie en étage, bénéficiant ainsi d’une luminosité optimale et d’un accès direct à de vastes terrasses.
L’ensemble propose un cadre de vie évolutif, convivial et durable, où les mobilités douces et les usages collectifs participent pleinement de la qualité du projet.


Label(s) obtenu(s) : RT2012

Informations complémentaires :
Procédure adaptée
Logement social (locatifs, PSLA)

Bureau(x) d’études : ALS Structure, MATRICE Economie, AIREO Energies
Photographe : François Baudry

Création d’un foyer de 10 logements

96 boulevard Saint-Aignan, 44100 Nantes

46

Dans le cadre de la création d’un foyer d’hébergement, l’association Saint-Benoît-Labre, gestionnaire du projet, souhaite redonner vie à un immeuble de cœur de ville marqué par le temps, afin d’en faire un lieu d’accueil convivial et fonctionnel.
Implanté à l’angle d’un îlot, en bordure de voie publique, le projet s’inscrit dans un volume existant, rehaussé d’un niveau. L’angle de rue est marqué par un ensemble bâti qui préserve les vues directes vers le cœur d’îlot, limitées à la façade ouest initialement ouverte. Le cœur de la parcelle est ainsi protégé des nuisances sonores et des vues passantes.

Le projet s’organise en deux entités principales. La première prend place dans le bâtiment existant et accueille désormais neuf logements, contre six auparavant. Les fonctions annexes, lingerie, local vélos, locaux techniques et espace de gestion des déchets, sont regroupées au rez-de-chaussée afin de garantir leur accessibilité à tous·tes. Une tisanerie, pensée comme un espace commun convivial, s’insère également à ce niveau, à la croisée des circulations.

La seconde entité correspond à une extension implantée au sud-ouest de la parcelle, le long du mur en moellons bordant la rue Bourdonnais et en continuité du bâti voisin. Reconnu pour son caractère patrimonial, ce mur n’a pas permis la création d’ouvertures. Cette contrainte participe néanmoins à la préservation de l’intimité du cœur d’îlot. L’extension accueille par ailleurs un dixième logement, accessible aux personnes à mobilité réduite, venant compléter le projet.

Dans un souci de cohérence avec l’existant, l’ensemble du projet s’inscrit dans la continuité des volumes en place. La surélévation reprend ainsi une toiture à deux pans en ardoise, fidèle à l’écriture initiale. L’extension, quant à elle, affirme son mode constructif par un bardage bois, exprimant à la fois l’intervention contemporaine et sa structure en ossature bois. Les teintes des enduits, choisies dans une palette claire aux nuances légèrement vertes, établissent un dialogue subtil avec le bâtiment mitoyen et la végétation débordante en cœur d’ilot.

Il ne reste plus qu’à attendre la croissance des nouvelles plantations pour révéler pleinement un cœur d’îlot végétalisé !


Bureau(x) d’études : Bureau d’étude EXE (économiste), BETREC ingénierie (Structure et amiante), GEFI ingénierie (fluides)
Photographe : MUR Architectes

Pôle Arts Saint-Joseph du Loquidy La Salle

73 boulevard Michelet, 44300 Nantes

39

Programme

Extension et réhabilitation d’un bâti du XVIe siècle en pôle dédié aux enseignements artistiques comprenant deux salles d’éducation musicale et deux salles d’arts plastiques.

Concepteurs

  • A.P.I. paysagiste
  • FAUN architecte mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • L’ASSOCIATION FAMILIALE DE GESTION DU LOQUIDY

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface totale = 486m2 dont restructuration = 102m2 dont extension = 264m2 dont surélévation = 120m2

Coûts

Coût total = 2 444 623,00 € HT dont bâtiment = 1 593 485,00 € HT dont aménagements extérieurs = 851 138,00 € HT

Documents

1. COMMANDE & DEMARCHE MOE/MOA
Ce projet d’extension et de restructuration d’un bâti du XVIème siècle en pôle d’enseignements artistiques s’inscrit dans une démarche élargie, menée en amont avec la maîtrise d’ouvrage qui nous a accompagné et soutenu dans une démarche architecturale exigeante, attentive au patrimoine comme aux usages contemporains.
À l’issue d’échanges et d’un travail approfondi d’analyse du site, de ses usages, ainsi que des besoins pédagogiques et fonctionnels de l’établissement, nous avons élaboré un schéma directeur proposant une série d’interventions destinées à améliorer durablement le fonctionnement global du lieu. Cette opération n’est donc qu’une composante d’un ensemble plus vaste de projets visant à la valorisation du site. Elle répond à la nécessité de créer un espace spécifiquement dédié aux pratiques contemporaines des enseignements artistiques.
Nous avons choisi d’implanter ce lieu dans un bâtiment du XVIe siècle, située dans la zone historique du site qui était à l’origine un clos avant de devenir un établissement scolaire au XXe siècle. Cette zone se compose de quelques bâtiments de cette époque, et notre projet était l’occasion de valoriser ce patrimoine délaissé, témoin du passé du site. Ce contexte, à la fois inspirant et apaisant, en bordure immédiate d’un espace boisé remarquable, nous est apparu particulièrement propice à la pratique des arts. Investir cette chapelle permet en outre de sauvegarder et de mettre en valeur un édifice patrimonial menacé de ruine. Cette réhabilitation considère l’existant comme une ressource constructive qui préserve ce qui aurait dû être démoli sans ce projet de reconversion.
Notre démarche s’attache également à la valorisation paysagère et au renforcement de la biodiversité, en collaboration avec l’atelier A.P.I. avec un paysage pensé comme un véritable support pédagogique au service de la pédagogie (cours de sciences notamment) et de la démarche E3D mise en place par l’établissement.
De la même manière que pour la conception architecturale, le projet intègre un volet ambitieux d’aménagements extérieurs, pensé avec la même attention. Ces aménagements contribuent à relier les différents espaces du site, à améliorer l’accessibilité, à accompagner les usages pédagogiques : jardins pédagogiques, choix des essences végétales, création d’écosystèmes pour la faune et la flore, à enrichir la biodiversité, à profiter au restaurant scolaire avec la création de zones potagères et, plus largement, à renforcer la qualité de vie pour tous.

2. USAGES & FONCTIONNALITES
Construction d’un pôle d’enseignement artistique R+1 accueillant 4 salles de classe dont 2 salles de musique dans le bâtiment datant du XVIème siècle et 2 salles d’arts plastiques dans le bâtiment neuf. Les salles sont réparties en deux volumes, une salle de classe par niveau. Réhabilitation et surélévation du bâti existant et construction neuve d’un second volume.
Détail des aménagements paysagers de la cour du manoir:
Revalorisation de la cour du manoir, création d’un jardin pédagogique structuré et tramé, création d’espace de pique-nique. Construction d’un local outil, d’un espace clos semi-couvert par une pergola en structure bois pour abriter l’ensemble des ordures ménagères, création d’un bac à compost et d’une serre adossée aux murs de pierres existants.

3. INTEGRATION/ESTHETIQUE
Le collège lycée du Loquidy est un site préservé, composé de plusieurs bâtiments dédiés aux différents enseignements du secondaire et possédant de multiples équipements dont son propre gymnase, un terrain de rugby, un restaurant scolaire, une chapelle et un manoir. Ce groupe scolaire se situe sur le boulevard Michelet, un axe majeur multimodal permettant d’atteindre le périphérique Nord en passant par le coeur universitaire de la ville de Nantes. Les deux bâtiments propres à l’enseignement de la musique et des arts plastiques viennent se nicher au cœur d’une ancienne enceinte bâtie délimitée par des murs en pierres et constitué d’un bâti du XVIe situé à la lisière de l’espace boisé classé. Loin d’être 4 simples salles de classe, ces espaces deviennent de véritables lieux pour apprécier les matchs de rugby et la vie écologique du site en surplombant le terrain de sport et l’espace boisé classé. Ce projet permet au groupe scolaire de réaliser des évènements multiprogrammatiques en lien avec la vie de ce lieu d’enseignement.

Les deux constructions et le Manoir forment un «L» et redéfinissent l’enclos formé jadis par les murs d’enceinte, ils ceinturent ainsi une large cour enherbée surplombée par la chapelle de l’établissement. La façade Est du bâtiment neuf fait face à l’espace boisé classé. L’EBC fait écran avec le Boulevard et projette au sein des salles d’arts plastiques le mouvement chatoyant des feuilles et des branches. Le projet nourrit ainsi un dialogue avec les arbres. Ici, le bois ne constitue pas une limite, mais un fil conducteur. Le bâtiment et les arbres se répondent tant par la verticalité du bardage et des poteaux bois que par celle des troncs.

Les deux bâtiments surplombent le terrain de sport situé en contrebas. Les pignons Nord sont soulignés par l’horizontalité de la passerelle qui les lie, véritable belvédère apprécié des amateurs de sport. Au sud le pignon du bâtiment neuf s’impose par sa verticalité et sa sobriété ne donnant qu’une vue cadrée sur la place et le bâtiment de la restauration. Les deux bâtiments s’unissent autour d’un noyau végétalisé dont les essences japonaises apportent une quiétude orientale à ce patio. Le bâtiment neuf loin d’être une simple addition, a permis de redéfinir la volumétrie du bâtiment existant par la réécriture de sa charpente et d’en révéler sa coquetterie par opposition avec sa construction dépouillée.

Le socle en pierre du bâtiment existant est revalorisé par un enduit pierre vue qui apporte un nouvel éclat à la pierre. Sur sa façade ouest se mêlent à la texture au relief et à la matière des jeux d’ombre et de lumière de la projection des perforations du platelage de la passerelle métallique.

En raison de la proximité du Manoir et de sa projection sur le pignon sud de la salle de musique, il fut nécessaire de réaliser deux frangements dans la façade Ouest du mur en pierre. Deux fenêtres allongées cintrées sont réalisées et reprennent le vocabulaire de la fenêtre existante. Les encadrements sont volontairement réalisés en béton banché puis sablé.
La façade ouest du bâtiment neuf dissimule le local technique qui abrite la PAC par un bardage à claire-voie permettant une prise et un rejet d’air suffisant au fonctionnement de celle-ci.

Caractéristiques techniques:
Détail des caractéristiques de la restauration
Restauration et transformation du bâti du XVIe siècle en salles de classe dédiées à l’enseignement de la musique. Arasement des murs en pierre, réalisation d’un chaînage béton comme support des murs ossatures bois, pose d’une charpente bois et couverture en acier PLX à joint debout sur toiture à deux pans. Façade R+1 bardage bois douglas. Création d’ouverture dans les murs en pierre existant par encadrement béton, restauration de l’élévation ouest, des portes et fenêtres cintrées et de leur encadrement en pierre de Tuffeau (retrait des pierres abîmées et pose de nouvelles pierres) Restauration des murs en pierre par nettoyage en profondeur, réalisation d’un enduit pierre-vue à la chaux. Menuiseries extérieurs bois.
Détail du système constructif de l’extension
Construction d’un bâtiment neuf, RDC et pignons en voiles béton banchés recouverts d’un FOB bardage bois. R+1 structure ossature bois recouvert d’un bardage bois douglas, charpente bois et couverture en acier PLX à joint debout sur toiture à deux pans. Menuiseries extérieurs bois.
Détail des caractéristiques de la coursive
Les deux volumes possèdent leur propre escalier relié par une coursive métallique en tôle perforée et garde-corps à barreaudage tubulaire. La passerelle est supportée par des poteaux bois sur ferrure mécanosoudée scellés dans fondations béton.

Caractéristiques paysagères:
Valorisation de la cour du manoir délaissée et création d’une station E3D. Création d’espaces plantés surélevés pour faciliter le jardinage, aménagement d’un espace naturel pédagogique structuré apportant une esthétique de jardin à la française. Construction d’un local outil bois, d’un espace clos semi-couvert par une pergola en structure bois pour abriter l’ensemble des ordures ménagères, création d’un bac à compost et d’une serre adossée aux murs de pierres existants. Valorisation de corridors biologiques et des murs d’enceinte en pierre par un linéaire de fruitiers.

Démarche environnementale:
Performance de l’enveloppe pour le confort d’hiver, densité des isolants sous rampant permettant d’atteindre une résistance thermique égale à 7,85 m2.K/W.
Performance du bâtiment pour le confort d’été albedo de la toiture maîtrisé par une teinte claire, densité des isolants permettant d’atteindre une résistance thermique supérieure ou égale à 4 m2.K/W, inertie des planchers structure bois béton. Récupération des eaux pluviales pour les sanitaires et l’arrosage des espaces verts. Maîtrise de la consommation énergétique des équipements électriques et de l’éclairage, production d’eau chaude sanitaire et chauffage par pompe à chaleur. Performance environnementale et choix de matériaux biosourcés tel que le bois (structure et revêtement en bardage), l’isolant laine de bois, les habillages acoustiques en fibre de bois
Ces choix techniques participent à créer des espaces apaisés, propices à la concentration et à la pratique artistique et apportent un confort thermique, acoustique et visuel (éclairage naturel).


Label(s) obtenu(s) : Pas de labellisation(s) demandée(s)

Informations complémentaires :
Marché privé

Bureau(x) d’études : AREST, ATECH MIDI, CARRE D'AIRE, ISOCRATE, 2LM
Photographe : Gaëtan CHEVRIER

Transformation d’un hospice en 18 logements et 1 local d’activité

16 Rue Russeil, 44000 Nantes

34

Situation
Le projet s’inscrit dans une vaste opération de « recyclage urbain » qui engage le lotissement d’un parc et la restructuration d’un hospice dessiné au mitan du XIXème siècle. Le projet porte sur la transformation de deux des ailes de l’hospice, qui se font face de part et d’autre d’une cour allongée. Il substitue l’usage domestique à l’usage religieux et hospitalier.

Transformer
La reconfiguration des bâtiments organise l’accès et la répartition des logements autour de la cour intérieure séparant les deux bâtiments et formant un espace commun de distribution et prolongement extérieur des logements. Cet espace recompose par sa centralité l’unité de l’opération et la cohérence de la nouvelle figure d’un ensemble fortement remanié.

Réparer
Transformé sans ménagement et peu entretenu, l’édifice s’était détérioré. Le projet de reconstruction a investi deux recherches : d’une part la réparation et la ré-articulation des éléments conservés ; d’autre part la constitution d’un lieu de vie qui soit en mesure de tirer profit des volumes et dispositions exceptionnelles et offre à ses habitants une expérience domestique singulière.

Rendre habitable
Les deux galeries symétriques flanquées sur les façades intérieures constituent l’épaisseur de distribution et les prolongements extérieurs des logements. Construites en bois, elles confèrent la texture domestique et la matérialité de cette grande cour. A chaque niveau, les logements traversants, entre rue et cour, et entre cour et jardin, bénéficient des vastes volumes et des baies en plein cintre.

R-assembler
Le choix des matériaux de construction, et le dessin de leurs articulations, a permis d’assembler en un ensemble harmonieux les parties conservées, en maçonnerie de pierre, et les parties reconstruites, en panneaux et éléments de béton et ossature de bois.


Bureau(x) d’études : IBA, Albdo, Cabinet Rousseau
Photographe : Guillaume Clément

Le temps d’une pose

20 Rue Gabriel Goudy, 44200 Nantes

42

Programme

Construction neuve d’une résidence sociale composée de 55 logements, leurs espaces communs et un tiers-lieu, bâtiment déplaçable en modules 3D bois

Concepteurs

  • Architecte : MOON ARCHITECTURES (Conception réalisation - Mandataire BBGO)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Habitat

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

SDP = 1 522m² | Surface Habitable = 1 148m² | SU espaces communs = 198m²

Coûts

Construction : 3.732 M€ / Aménagements extérieurs : 49 000€

Documents

> COMMANDE MOUV / MOE (une exigence portée conjointement entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition) :

Le projet proposé a été désigné lauréat d’une consultation en conception-réalisation, lancée sur 3 sites différents situés à Nantes et à Rezé en mars 2024 pour concevoir un habitat modulaire déplaçable et remontable. Construire plus rapidement des logements de qualité, biosourcés pour ceux qui n’en n’ont pas. C’est l’objectif porté par la collectivité et pour lequel nous avons proposé une réponse, en groupement de conception-réalisation.

Il a été porté tout au long du projet par l’ensemble des acteurs (collectivités / MOA / MOE / constructeurs) et le dialogue entre les différentes entités a permis de respecter le planning de livraison du chantier, en remettant parfois en optimisant à la fois certains délais des études et de leurs validation, et du chantier grace aux procédés constructifs hors-site en modules 3D (Durée du chantier : 7 mois)

> ENVIRONNEMENT / RESSOUCES (Une approche attentive aux ressources et aux contextes, proposant des réponses adaptées aux enjeux environnementaux contemporains) :

La présente construction est composée de modules 3D en structure bois, complétés par des structures bois 1D pour la passerelle d’accès, le socle, et le local vélos. Le bâtiment répond ainsi aux exigences du seuil RE 2031, condition de sa déplaçabilité.
Par ailleurs, le système de fondations en semelle béton est directement posé sur le site (parking public) sans ancrage. Ce système permet une réversibilité totale du site, qui sera rendu dans son état initial à la Métropole à l’issue des 7 ans d’occupation prévus.

> USAGES / FONCTIONNALITES (Une conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir)

Le présent projet met en œuvre :
– des logements de typologies diverses (du T1 au T2′ avec 2 chambres), adaptés à la composition des ménages qui y seront reçus, avec des ouvertures généreuses offrant des espaces lumineux, et équipés.
– un pôle d’acceuil et de bureaux pour les gestionnaires : l’association les Eaux Vives
– des espaces communs à destination des habitants (salle commune, paliers extérieurs très généreux, espace extérieur aménagé au sud), ainsi qu’un tiers-lieu, situé au nord-ouest, face à la place et directement accessible sans accéder à l’intérieur de la résidence, qui sera ouvert sur le quartier et acceuillera des activités diverses.

Le bâtiment étant conçu pour être déplacé dans 7 ans, il répond à la problématique de l’occupation temporaire des sites urbains en devenir.

> INTEGRATION / ESTHETIQUE (Une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration)

La juste intégration du projet dans son environnement a été pensée en réponse aux enjeux urbains ci-dessous :
– Venir cadrer la placette libérée au nord du site
– Adresser sur cette dernière les espaces publics de la résidence (tiers-lieu & bureaux)
– Créer des transparences vers le coeur d’ilôt tout en préservant l’intimité
– Offrir un espace extérieur végétalisé ensoleillé à destination des résidents

Les volumes & façades ont été travaillées avec :
– des toitures à simple pente faisant référence à l’architecture faubourienne qu’on retrouve à l’est du site
– des volumes découpés et une alternance entre deux matériaux marquant un séquençage du bâti le ramenant à une échelle domestique, et une volonté de ne pas faire ressortir la trame structurelle des modules pour ne pas différencier l’ensemble d’un bâtiment en construction traditionnelle.
– la conception d’un socle bois surélevé (RDC surélevé pour passer au-dessus des fondations) qui participe l’animation de la séquence d’entrée, avec des espaces communs identifiés par une couleur soutenur, et une clôture en lames de bois de réemploi crééant divers niveaux de filtres visuels depuis l’espace public.


Label(s) obtenu(s) : RE2020 Seuil 2031

Informations complémentaires :
Loyers moyens mensuels LLS (hors charges et hors accessoires, avant APL)
: 174 €/logement hors charges la 1ère année
Prix de revient : 5 198 307€ TDC
Financement :
Total subventions État : 2 109 000 €
Total subventions Nantes Métropole: 776 500 €
Subvention Action Logement : 144 000 €
Subvention Fonds vert : 98 000 €
Emprunts CDC PLAI : 1 795 807 €
Fonds propres : 275 000 €
Montage en conception-réalisation :
Maîtrise d’ouvrage : Nantes Métropole Habitat
Architecte : Moon Architectures

Bureau(x) d’études : IBATECH = BET Structure, A2I INFRA = BET VRD & PAYSAGISTE, NRGYS = BET Fluides & Thermique
Photographe : © Juan Cardona

Transformation d’un immeuble de bureaux en logements

3-5 rue Basse Porte, 44000 Nantes

37

Le projet s’inscrit dans l’histoire du renouvellement de la Ville de Nantes et dans une stratégie bas carbone : transformer un immeuble de bureaux construit au début des années 90 en bâtiment d’habitation collectif. Il s’est agi de tirer profit d’une situation urbaine singulière : la parcelle dont la géométrie en trapèze déploie une façade nord le long de la grande place en pente dont la halle du marché Talensac occupe le centre.

Quinze logements occupent les trois étages existants surélevés par un étage d’attique, le rez de chaussée occupe l’ensemble de la parcelle et abrite l’espace commercial du groupe CIF. L’édifice existant est construit selon un système poteaux poutres en béton armé et façades non porteuses. Sa transformation s’est élaborée par l’épaississement des façades, et par la reconfiguration de la distribution de l’immeuble, dont les paliers d’étages orientés sur la place donnent accès aux coursives ménagées dans cette épaisseur. Les coursives, formant balcon sur la place, donnent aux accès aux logements et médiatisent la relation entre espaces domestiques et situation urbaine. Les logements, adressées au nord sur la place et largement ouverts au sud sur la cour au travers de loggias ou de terrasses, profitent ainsi de dispositions traversantes.

La façade existante sur rue, construite en retrait, a été déposée et reconstituée à l’alignement sous la forme d’une façade légère du fait des contraintes structurelles et sismiques. Construite en ossature bois, elle est revêtue de panneaux de ciment. La toiture a été démontée, et remplacée par un niveau d’attique construit suivant le même mode constructif. Sur cour, la façade a été conservée, augmentée de loggias, isolée par l’extérieur et revêtue de panneaux de ciment. Les façades ont fait l’objet d’un dessin précis qui assemble et installe dans une tension harmonique subtile de grandes baies de menuiseries en bois, de larges bandeaux revêtus de panneaux de façade en ciment lisse et cannelés et les galeries ouvertes habillées de panneaux de mélèze qui confèrent à l’ensemble une domesticité chaleureuse.


Bureau(x) d’études : IBA, Enercia, Cabinet Rousseau, ITAC
Photographe : Clément Guillaume

BOTTIERE PIN SEC Square Augustin Fresnel & Parc Grande Garenne

rue Augustin Fresnel, 44300 Nantes

41

Programme

Dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier Bottière Pin Sec et du plan guide du « Cordon Boisé », le programme d’aménagement s’articule autour du périmètre du square Augustin Fresnel et du parc Grande Garenne. Ce programme repose sur trois thématiques principales : • Le foncier, qui sera travaillé en collaboration avec les différents bailleurs limitrophes ; • La stratégie végétale, qui devra respecter la réglementation des Espaces Bois Classés, préserver les arbres remarquables et intégrer la gestion de la trame noire ; • Les usages, qui seront définis en concertation avec les habitants, les usagers, les associations et la direction du quartier. Parmi les sujets centraux, on retrouve notamment la pataugeoire, conçue dans une démarche de gestion durable de l’eau et d’usage toute l’année, ainsi que la création d’un Espace de Pratiques Corporelles libres.

Concepteurs

  • atelier 360° Paysagiste concepteur mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardin

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Square Augustin : 6 402m² Parc Grande Garenne: 9 605m² Soit un total de 1,6 hectare

Coûts

Aménagement paysagers: 926 977€ HT VRD: 145 013€HT Fontainerie: 674 722€HT Soit un total de 1 746 713€HT

Documents

Un projet au service du « Cordon Boisé » et des habitants
Le projet de résidentialisation s’inscrit dans la continuité du programme du « Cordon Boisé », qui se matérialise par une promenade bucolique invitant à la flânerie, où le regard se pose au gré des envies. Ce cordon, en se déployant, fait émerger des espaces de vie généreux, conçus comme un chemin de vie répondant aux besoins de toutes les générations. Les espaces ludiques, du plus animé au plus calme, laissent place à des zones sportives et de détente, pensées pour s’adapter à chaque moment de la journée.
L’aménagement est guidé par une écoute attentive des envies, des besoins et des habitudes des habitants. Les lieux de vie ont ainsi pour vocation d’affirmer les usages existants et de les enrichir en fonction des attentes exprimées. Conçu pour s’intégrer à la vie quotidienne et aux pratiques des riverains, le projet valorise les traversantes naturelles, issues des usages journaliers, et les conforte dans l’aménagement.
Un équilibre entre promenade et fonctionnalité
Le projet allie harmonieusement la promenade bucolique, propice à la contemplation, et les déplacements pratiques du quotidien.
Une démarche participative
La parole est donnée aux habitants à travers trois ateliers de concertation, organisés dans l’espace public et au sein du groupe scolaire de proximité. Grâce à ces échanges, le programme évolue vers la création d’un espace de pratiques corporelles libres, en remplacement d’un terrain sportif.
Le Square Augustin Fresnel : convivialité et calme
Dans le respect des usagers, le square Augustin Fresnel affirme son identité d’espace de convivialité et de sérénité, grâce à des équipements adaptés : tables de pique-nique, terrain de pétanque et assises atypiques. L’espace de pratiques corporelles libres s’intègre naturellement dans la clairière dessiné par la trame arborée du square. On y trouve :
un miroir, offrant un espace de mouvement et d’imaginaire ;
une scène matérialisée par un platelage en bois et un mobilier structurel, servant d’interface entre nature et regroupement ;
un mur d’escalade, intégré aux graffitis emblématiques du lieu.
Les allées, limitées dans leur emprise, préservent les systèmes racinaires des arbres. La gestion des eaux pluviales est optimisée à la parcelle, grâce à des noues et des modelés doux en creux.
Situé à la croisée du quartier pavillonnaire et du grand ensemble, le square voit sa limite repensée pour participer à l’espace public de la rue. Les barrières ont été remplacées par un jeu d’enrochements, intercalés entre les arbres et en retrait de 1,5 mètre du trottoir. Ainsi, la bordure du square contribue à la végétalisation de la rue et invite le promeneur à orienter son regard vers l’espace boisé. Les zones Espaces Bois Classés (EBC) sont, quant à elles, délimitées par une clôture en ganivelle basse de 50 cm, permettant à la régénération naturelle du bois de s’opérer librement.

Le Parc Grande Garenne : entre histoire et modernité
Le parc Grande Garenne s’inspire de son évolution historique, mêlant la trame arborée du château de la Garenne et la construction des grands ensembles, pour offrir un espace ludique intimiste.
La pataugeoire emblématique du parc se transforme en fontaine ludique, conçue comme un jeu de modelés en béton qui souligne un espace de rétention d’eau et un espace de jets d’eau en circuit fermé. Cette innovation permet à la ville de réaliser une économie d’eau de l’ordre de 120 m³ par semaine. Par ailleurs, sa forme offre la possibilité de pratiques de glisse (vélo, skate, roller…) en dehors de la période estivale.
À proximité, une aire de jeu, partiellement recouverte de copeaux de bois et de sol amortissant, garantit une accessibilité inclusive. Les équipements retenus répondent aux attentes des enfants du quartier : être en promontoire et pouvoir entendre leurs parents les appeler. Dans une démarche d’inclusivité, un banc d’allaitement complète la gamme de mobilier existant (bancs, tables de pique-nique, fontaine à eau…).
L’accès au parc se fait à travers un verger, planté notamment de poiriers Alexandrine, en hommage au propriétaire du château, passionné de botanique et créateur de cette variété de poire. La biodiversité s’installe en limite de propriété, au pied des bâtiments, redéfinissant une dimension humaine du parc par rapport au bâti.
Comme pour le square Augustin Fresnel, les EBC sont protégés par une clôture basse. Enfin, l’éclairage est limité aux allées traversantes liées aux pratiques journalières et géré en temporalité, pour une meilleure préservation de la trame noire.


Bureau(x) d’études : Atelier Du Lieu (concertation) Tecam (VRD), Diluvial (Fontainerie)
Photographe : atelier 360°