117 logements collectifs et 10 maisons

Route de Gaschet - Zac de Chantrerie Ilot 2, 44000 Nantes

1019

Programme

117 logements collectifs + 10 maisons groupés répartis en 6 bâtiments collectifs et intermédiaires et 2 ‘bandes’ de maisons groupées

Concepteurs

  • Guinée*Potin architectes mandataires / PO architectes associés / LALU paysagistes / LALU paysagistes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Bouygues Immobilier

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

6883 m2 shab

Coûts

1600€ht/m2 shab tout compris (stationnement / vrd / paysage)

Documents

Concilier « densité » et « paysage en infiltration » : entre lanières construites et lanières végétales.

La parcelle de l’ilot 2 de l’ancien site MHS, dont nous héritons, correspond à une vaste surface en enrobé de l’ancien stationnement du site, de près de 13000m2, bordée au Nord par le chemin de Boisbonne planté d’arbres majeurs, chênes et châtaigniers, et à l’est et à l’ouest, de boisements conservés dans le cadre du projet. L’Erdre et le magnifique parc de Chantrerie sont à peine à 200m un peu plus à l’Est.

Le projet se compose de 3 « lanières » bâties adossées à l’est et à l’ouest aux boisements conservés et mis à distance au centre par deux espaces linéaires qui s’ouvrent sur la haie bocagère au Nord.
Le projet bâti, propose, à partir d’un même gabarit, une gradation de hauteurs et une variation typologique : du sud au nord, bâtiments collectifs, intermédiaires et maisons se succèdent, de l’urbain vers le bocage.
Le projet des espaces extérieurs lui répond et propose deux lanières végétales décomposées en séquences : à chacune d’entre elles correspond une situation scénographique particulière et des perceptions visuelles et corporelles associées. L’alternance de plein et de vide liée à la différence de densité végétale et construite fabrique des seuils successifs qui jalonnent le parcours de l’habitant et du promeneur dans une parcelle ouverte et sans fermeture sur rue.

Entre les 3 lanières bâties, du sud au nord, de l’espace public au chemin de Boisbonne, le projet des espaces extérieurs se décline en 4 séquences successives :
– Les parvis en pavés béton connectés à l’espace public enveloppent les pignons et desservent les halls ouverts communs. (1 hall par lanière)
– Les bois, larges espaces plantés en léger décaissé permettent le tamponnement des eaux pluviales
– Les placettes en stabilisé accueillent les édicules construits (sorties de parking et locaux vélos communs)
– Les lisières jardinées longent les noues le long des maisons et accueillent les usages communs de l’ilot.

En prolongement du travail d’insertion fine des constructions dans la topographie et le paysage, l’accès des véhicules dans l’îlot est donc limité pour renforcer le concept de lanières végétales et accompagner les habitants dans une parcelle apaisée. Les abords des bâtiments deviennent des espaces de croisement, de rencontre entre les habitants et les visiteurs.
A la lecture des différents enjeux du contexte, nos intentions architecturales nous amènent à proposer un projet ou un chromatisme naturel trouve une large part, du brun au vert, associé au bois prégrisé, en écho à l’univers qui entoure le projet.

Au sud, côté voirie créée, les façades des logements collectifs en R+5 sont travaillées de façon à lire des volumes sobres et urbains, enduit de teintes naturelles à la chaux : vert, gris chaud, brun, assis sur un socle en bois marqué par des arcades reprenant une figure de l’architecture classique.
Ces socles abritent les locaux communs (vélos, techniques, hall ouvert) et marquent les limites de l’ilot au Sud, constituant un seuil d’entrée de l’ensemble. Ces espaces regroupent donc des services communs à tous les habitants, et deviennent le lieu de passage et de croisements à l’échelle du micro-quartier.
En attique des collectifs, un retrait est créé, jouant sur des volumétries qui dialoguent et se répondent en décalage, offrant ainsi des terrasses belvédères pour les logements des derniers niveaux
Dans le cœur d’ilot, les masses s’adoucissent, les gabarits s’estompent, associant des bâtis en R+3 et à R+2 pour les logements intermédiaires, desservis par des coursives extérieures, en pignon Nord ou centrales, traversant le bâtiment et créant des percées visuelles dans les lanières bâties.
Les volumétries s’éloignent de l’aspect urbain et se rapprochent de « grosse maisons » voire de « longère » en bois pour le bâti le plus à l’Est de la parcelle. Les toits sont à deux pentes, avec des variations d’orientation, amorçant la transition d’échelle du bâti.
Quant aux maisons en duplex au Nord, elles bénéficient d’un positionnement proche du chemin de Boisbonne. A l’est, elles s’adossent à une noue et une passerelle d’accès donnant sur une courette avec cabanons de rangement vélos, barbecue…en guise de séparatif. Les courettes, entourées de claustras bois, participent à l’intimisation des entrées de maisons.

Le projet architectural privilégie ainsi les notions d’appropriation et de résidence, par la volonté d’intimiser les accès aux logements, et par des extensions privatives généreuses pour les logements.
Les logements sont à majorité traversants ou à double voire triple orientation ; seulement 10% de logements sont mono-orientés, limités aux T2, et orientés soit à l’Ouest, soit à l’Est.

A travers de larges baies vitrées, tous les logements s’ouvrent systématiquement sur un bel espace extérieur : jardins privatifs plantés en RDC, balcons aux étages (et balcons d’angle pour les grandes typologies), terrasses en attiques (pour les collectifs en R+5 et ponctuellement les intermédiaires).
Les distances entre lanières bâtis étant au minimum de 20m, les habitants profitent ainsi de ce paysage de lanières végétales, au cœur de Chantrerie.


Approche environnementale : RT2012-30%
Label NF HQE
Raccordement RCU (réseau de chaleur urbain)
Traitement des eaux pluviales en aérien

Financement :
Privé

Bureau(x) d’études : IBA / SOLAB / NAONEC / QUATUOR / SUD VRD
Photographe : Stéphane Chalmeau

Jardin de Barbara

2, 4, 6, 8, 10 Rue Gisèle Giraudeau , ZAC Erdre Porterie - Secteur des Vergers de Launay, 44 300 Nantes

4716

Programme

Construction de 23 logements intermédiaires locatifs sociaux en habitat participatif.

Concepteurs

  • Atelier MIMA

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Habitat

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

1 556 m² SHAB

Coûts

2 409 335 € HT

Documents

Le projet VL8, renommé Jardin de Barbara par ses habitants, présente plusieurs ambitions singulières pour la construction de 23 logements.

Par ce projet, Nantes Métropole Habitat, OPH de la métropole, s’inscrit dans une démarche d’habitat participatif en incluant 15 des futurs ménages locataires au processus de projet, depuis l’élaboration du programme jusqu’à la livraison en passant par le choix de l’équipe de maitrise d’œuvre.

Associés à cette aventure par le biais d’un concours, notre proposition se base sur un principe de logements intermédiaires pensés comme des «villas urbaines», soit des maisons superposées aux accès indépendants, recouvrant un espace de stationnement au rez-de -chaussée. Par un jeu de césures et de glissement des volumes, le projet fait le lien entre le quartier pavillonnaire au sud et le reste de la ZAC aux immeubles plus imposants qui se développe au nord de la parcelle.

Ce principe volumétrique permet, lors des ateliers avec les habitants, de moduler les surfaces des logements par « plot » afin de s’approcher au plus juste des loyers visés (calculés en fonction de la surface précise des logements). Aussi, chaque logement est spécifié par la liberté permise par le principe volumétrique. Hormis quelques T2, chaque logement est unique.

Le principe distributif permet l’individualisation des adressages avec un escalier pour un maximum de 5 logements. De larges paliers sont proposés, support d’usages multiples. Les seuils des logements sont creusés dans les volumes afin de protéger de la pluie et d’y proposer un premier rangement.

Toutes les fenêtres sont avec une allège de 75cm, ce qui permet à la fois de minimiser les vis-à-vis vers les voisins parfois proches, et de favoriser l’ameublement de logements toujours trop petits.

On retrouve ce principe pour les loggias, équipées de coulissants de simple vitrage. C’est ainsi presque une pièce en plus, qui module l’apport calorique solaire au fil des saisons.

Une pièce supplémentaire, à la fois cuisine et salle d’activités, est aménagée au rez-de-chaussée du volume le plus ouvert sur l’espace public. C’est le lieu partagé par les habitants.

L’ensemble de ces dispositifs est traité par une unité de matériaux et une composition qui, tout en racontant une certaine richesse, souhaite éviter la démonstration d’une collection de souhaits personnels.

C’est un ensemble de volumes offrant à chaque logement des qualités très proches de la maison individuelle (par exemple chaque logement a au minimum trois façades offrant des vues contrastées), et qui cultive, à l’instar des quartiers pavillonnaires de nos banlieues, une douce homogénéité pourtant constituée d’habitats différents.

Approche environnementale : E2C2
recours général à l’ossature bois.

Le projet repose sur une démarche bioclimatique générale, et recourt dès que possible au mode constructif ossature bois.
Seul le socle de rez-de-chaussée, couvrant les stationnements, et les circulations extérieures (escaliers et paliers) sont en béton.
Les loggias, équipées de grands châssis coulissants en simple vitrage, peuvent être transformées en jardin d’hiver, et deviennent alors un outil de régulation thermique important.

Bureau(x) d’études : AREA ETUDES thermique fluides, ABAK structure, SYMBIANCE acoustique, AREA CANOPEE HQE, GESTIONBAT, ROUSSEAU construction bois

Photographe : Atelier MIMA

Maison Zola

Quartier Zola, 44100 Nantes

962

Programme

Réhabilitation et extension d’une maison de ville

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

160 m2

Coûts

NC

Documents

Un ancien quartier ouvrier tout proche du centre-ville de Nantes constitue un lieu d’habitations où ruelles, impasses et murs de pierre lui confèrent des airs de campagne.
Inhabitée depuis plus de 30 ans, la maison, ou ce qu’il en restait, a servi d’atelier à une famille de maraîcher. Le projet de réhabilitation s’inscrit dans cette idée de garder l’image de cette
architecture typée.
Ainsi les volumes et les façades sont préservées, seule une extension vitrée s’avance discrètement sur le jardin. Les matériaux bruts sont minutieusement choisis pour garantir des
ambiances chaleureuses et lumineuses.


Approche environnementale : Démarche HQE – Conception bioclimatique (matériaux
biosourcés – Fermacell, laine de bois, menuiseries bois –
réemploi, récupération des eaux de pluie)

Photographe : François Dantart

Neoverde

Rue Louis Joxe, 44200 Nantes

928

Programme

65 logements collectifs + crèche de 40 berceaux + bureaux (+ stationnements couverts)

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Réalités

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

Shab : 4324,02 m2

Coûts

7 600 000 € HT

Documents

Doté de grandes terrasses extérieures communes offrant des vues sur le grand paysage nantais, ainsi que de petits espaces communs à partager, le bâtiment propose aux habitants de vivre le logement comme une maison et développe une multitude d’espaces extérieurs collectifs et privés.
Le parcours depuis l’espace public vers l’entrée des logements s’effectue par des cheminements extérieurs végétalisés et se transforme progressivement en petite terrasse privée à jardiner. Chaque appartement s’ouvre sur un large balcon ensoleillé orienté plein sud.
Le projet prévoit la réalisation d’une crèche de 40 berceaux en R+1 et d’un local d’activités au rez-de-chaussée et R+1 pour l’association Ecopôle.


Approche environnementale : RT 2012 -20%

Bureau(x) d’études : Solab (Fluides, thermique, HQE), Ic-Tec (Économie), Acoustibel (Acoustique), A+R (Paysagiste)
Photographe : Sergio Grazia + Stéphane Chalmeau

Bureaux « Maison IDEA »

2 impasse du Belem, 44100 Nantes

3174

Programme

Réhabilitation et surélévation accueillant bureaux, espaces collaboratifs et création en hauteur d’une salle de réception

Concepteurs

  • 1 - LAUS architectes (mandataire)
  • 2 - Fichtre menuisiers-concepteurs (mobilier et garde-corps)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Groupe IDEA

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

848m²

Coûts

1,76 M €HT, dont 140 000 €HT pour l'aménagement extérieurValeur 2022

Documents

Le Bas Chantenay est un quartier industriel en mutation, en bord de Loire. Dans cette ambiance de collage urbain, une maison ferroviaire des années 20 est restructurée en bureaux, espaces nomades, collaboratifs et de réception.
Pour adoucir la cohabitation des activités logistiques et tertiaire, la proue de la parcelle est transformée en un jardin montant de plain-pied avec la maison, dont le rez-de-chaussée surélevé rappelait sa proximité avec la Loire. L’ensemble accompagne la restructuration du Bas-Chantenay et son maillage piéton. Dans cet environnement changeant, le projet répond à un enjeu de surimpression architecturale et mémorielle, et met en valeur un patrimoine, si commun soit-il.
Débarrassée de son toit originel, la maison est réhabilitée en un socle maçonné à arcades surélevé d’un volume en résille bois. Dans la partie rénovée, la logique architectonique – une enceinte maçonnée subdivisée par un mur de refend et un noyau maçonné – est remobilisée au profit de nouvelles pratiques. Les espaces ouverts s’installent entre ces invariables, qui articulent zones calmes, collectives et techniques.
La rénovation se structure autour de deux interventions ciblées : arasement et trémie. Contre le refend originel, les planchers bois sont ouverts en un atrium transversal et toute hauteur. Ce vide introduit de nouvelles qualités d’usages et diffuse un confort lumineux et des flux simplifiés dans le bâtiment. Au niveau +2, la surélévation prolonge la logique et les qualités des étages inférieurs. Autour de l’atrium, un espace de réception, des salles de réunion et des terrasses-belvédère regardent le grand paysage industriel, dans une vue filtrée par la résille. Pour ne pas bouleverser la structure existante, la charpente repose directement sur les façades sans reprise intermédiaire. Elle est organisée en un exosquelette de bois, habillé de modules de résille préfabriqués et autoportants. Depuis l’extérieur, ce moucharabieh joue sur les perceptions cinétiques lointaines et proches. Selon le point de vue, ce monolithe sans échelle fait écho aux volumes des hangars voisins ou devient dentelle de bois.
Pour tenir une ambiance globale confortable et unifiée, il a été proposé à la maîtrise d’ouvrage de faire intervenir l’atelier Fichtre, menuisiers-concepteurs. Leur travail s’associe à la démarche architecturale et y incorpore un regard sensible et artistique. A la façon d’un décor de théâtre inversé, ils réalisent un garde-corps en bois cernant l’atrium. Massif, il crée une barrière acoustique et séquence les déambulations. De généreux placards bois épaississent les parois existantes. Ils mettent à l’abri des zones de travail de l’atrium et offrent du stockage aux travailleurs nomades. Ces dispositifs favorisent les vues longues et structurent la circulation entre les différents espaces. Le projet s’inscrit dans une démarche de réemploi porté par l’agence dès la conception. Le mobilier de bureau, réalisé par Fichtre, transforme ainsi les anciens bureaux de l’entreprise en grandes tablées pour les travailleurs de passages. Les matériaux déposés sont réinvestis : la charpente est réutilisée en bancs et les tuiles empilées de la couverture deviennent les murs moucharabieh de l’abri vélo de l’entrée.


Approche environnementale : Pour adoucir la cohabitation des activités logistique et tertiaire, la proue de la parcelle est transformée en un jardin de pleine terre montant vers la maison, propice à l’infiltration.
Les conforts d’été & d’hiver profitent de l’inertie des murs existants, des apports passifs des verrières de la surélévation, et d’une convection naturelle favorisée par un atrium.
Au-delà du fait de réinvestir un patrimoine existant, le projet inclut une démarche de réemploi :
la charpente est réutilisée en bancs, les tuiles de la couverture déposée sont empilées en murs moucharabieh de l’abri vélo de l’entrée, les mobiliers de l’entreprise sont réemployés et transformées en tablées de travail.

Bureau(x) d’études : BE structure : ASCIA, BE fluides : EMENDA, Economiste OPC : ECMS
Photographe : Gaëtan Chevrier

Les berges de L’Erdre

Quai Ceineray, rue Sully, quai Henri Barbusse, place Waldeck Rousseau, 44000 Nantes

1064

Programme

Aménagement d’une voie verte, piétonne et cyclable, le long des berges de l’Erdre, dans le prolongement de l’axe vélo Nord/Sud

Concepteurs

  • D’ICI LA paysagiste concepteur mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2019

Surface(s)

2 km de long

Coûts

2,3 M€HT

Documents

Le projet s’inscrit pleinement dans une logique de répartition des flux de circulations, d’apaisement et de valorisation des déplacements doux le long des Berges de l’Erdre. Il a pour objectif d’améliorer le confort des différents usagers, et d’assurer cohérence et mise en valeur du patrimoine bâti et paysager du centre historique de la ville. Cet aménagement permet de se déplacer dans le centre-ville de Nantes, le long des berges de l’Erdre, à pied, à vélo, et de profiter d’un espace de nature en ville.

Le contexte et ses enjeux:
Cet aménagement cyclable prolonge l’axe structurant existant Nord/Sud depuis Le cours des 50 otages jusqu’au pont de la Tortière. La prolongation de cette continuité cyclable se distingue par son ambiance et ses usages. Plus urbain qu’en amont, l’aménagement de cette section de l’Erdre est un véritable élément de nature en cœur de ville. Les Quais Ceineray et Barbusse ainsi que la rue Sully et la place Waldeck Rousseau, constituent des séquences patrimoniales et identitaires, marquée par des bâtiments et un pavage ancien ainsi que des alignements d’arbres centenaires. Ces espaces sont des lieux très prisés des Nantais, qui accueillent pendant l’année des événements de grande ampleur. Le projet préconisé par Nantes Métropole était d’aménager une voie verte le long des berges sur une tranche bien délimité, sans reprise à partir des façades des bâtiments jusqu’aux berges. ce projet de requalification des espaces publics répond alors à une évolution des usages et du paysage de la rue si le périmètre d’intervention était amené à s’élargir ultérieurement.

L’aménagement de la voie verte doit répondre à plusieurs enjeux : la répartition des flux de circulations, rendre cet itinéraire attractif et réversible, apaiser des berges de l’Erdre dans sa section la plus urbaine et patrimoniale, gérer les déplacements doux entre les usagers et intégrer les différents usages qu’offrent les berges de l’Erdre

Parti pris:
Afin de s’inscrire pleinement dans une logique d’apaisement des berges de l’Erdre et de valorisation des déplacements doux, l’aménagement de la voie verte prend en compte à la fois les cyclistes et les piétons. Une réponse adaptée pour chaque usager a été proposé pour limiter les conflits d’usages et faire cohabiter les nombreuses activités qui ont lieu sur les berges. Cet aménagement a évolué au fil d’une concertation menée avec les élus, les représentants d’associations, et les riverains, entre décembre 2016 et mars 2017. Cinq attentes citoyennes s’étaient exprimées : attractivité, confort, loisir, lien avec l’Erdre et facilité de circulation dans les intersections.
Pour répondre à ces attentes, le parti pris du projet s’appuie sur les éléments suivants :
– la sécurité de l’itinéraire par une séparation claire entre les voies piétonnes et cyclables, mieux signalées et intuitives, et une intervention sur les intersections ;
– le confort de déplacement par un travail sur les revêtements au sol et par la réalisation de piste bidirectionnelle de 3 mètres de large autant que possible ;
– les agréments par le renouvellement de l’ensemble du mobilier et l’aménagement de belvédères le long des berges de l’Erdre.


Approche environnementale : Une évaluation des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) des travaux de construction du projet a été réalisé, réflexion sur l’usage des matériaux locaux comme le granit breton ou le pavé de réemploi, recherche de sobriété en limitant le périmètre d’intervention pour optimiser les coûts d’aménagement.

Bureau(x) d’études : Arcadis (VRD), Noctiluca (éclairagiste)
Photographe : Pierre-Yves Brunaud

La Poudrerie et la Cartouche

19-21 Rue Françis Leray, 44000 Nantes

9192

Programme

CONTEXTE URBAIN ET ENGAGEMENTS DES ACTEURS
Dans ce « quartier des cantinières » des anciennes casernes de Nantes datant du XIXème siècle, le logement social collectif et les maisons pavillonnaires se sont développés en accueillant quelques équipements publics (écoles, église, gendarmerie…), commerces de proximité, un peu de services et du tertiaire, sans toutefois laisser beaucoup de place au monde associatif. Le quartier est en cours de renouvellement avec une restructuration partielle du parc social, à proximité de La Poudrerie.
Cette situation urbaine – très centrée sur le résidentiel – a créé une réelle opportunité de penser un projet de complément de fonctions urbaines d’invitation, de culture, de tissage des publics et d’architecture remarquée aussi.
Cette réflexion – sur l’importation d’un assemblage hybride socio-économique d’habitants, d’artisans et de la culture en petite jauge – est apparue séduisante et opportune pour donner du souffle aux relations habitantes en créant un
pôle d’invitation des voisinés, du grand quartier et au-delà.
Faire démonstration d’un projet hybride de petite dimension, miscible dans ce quartier de faubourg, est un pari.
Construire avec des habitants un projet fertile en projets collectifs a été le support de ce travail au long cours (2 ans) de construction collective des enjeux.
Les objectifs du collectif d’habitants se sont alors progressivement construits et consolidés autour des vocations suivantes :
• Produire une hybridation : Logements – Culture – Artisanat, comme invitation au coeur du quartier.
• Inventer des nouvelles manières d’habiter en requestionnant les règles juridiques et de construction et en invitant les habitants à penser leur logement selon leurs désirs en faisant co-habiter leurs engagements collectifs pour eux et pour le collectif
• Assurer un modèle d’accès économique au logement pour les ménages à faible revenu.
• Démontrer que la culture et le logement peuvent se penser et se réaliser en « marge des marges financières ».
• Mettre en œuvre un nouveau modèle juridique SCIA en assurant la pérennité des engagements grâce au travail collectif sur le Règlement de copropriété et le cahier des charges de la salle culturelle « La Cartouche »
MÉTHODE DE PRODUCTION DE PROJET
C’est dans ce contexte que le projet singulier et d’assemblage d’un groupe d’habitants a été proposé au coeur de ce quartier historique de la ville de faubourg populaire. Ce groupe d’acteurs, en partie issus du mouvement culturel nantais, y voit l’opportunité de créer un lieu hybride composé d’un
espace culturel à la disposition du quartier, d’ateliers, d’ateliers-logement, de logements aux économies ajustées aux capacités d’investissement de chacun.
Pour ce faire, un montage juridique particulier a été réalisé. La société civile immobilière d’attribution « La Poudrerie » (art. 212-1 et suivants du Code de la construction et de l’habitation) a été montée en collaboration avec une étude notariale nantaise. L’objectif est de faire participer très en amont les futurs résident dans la réflexion et la conception du projet et des logements. Cette SCIA doit s’éteindre à la fin de la réalisation de son objet social. La SCIA n’ayant
pas les compétences pour mener à bien une mission de maitrise d’ouvrage, un contrat de maitrise d’ouvrage déléguée a été contracté avec l’architecte.
Afin d’architecturer les assemblages sensibles entre l’Intérêt Général du projet et les domesticités privées, les modalités de modération sont gérées par les rencontres et les processus de prises de décisions spécifiques au principe
Fragment(S) de Ville(S)® décrit en suivant. Sa clef de voute est la méthode de la Tablée® dont le leitmotiv est : « tous les acteurs décideurs au même endroit, au même moment afin de prendre les mêmes accords et d’acter le même relevé
de décisions ». Les membres de l’équipe MOE s’assemblent selon le système classique contractuel et règlementaire épaulée par les experts juridiques.

Concepteurs

  • Culture(S) et Ville
  • IN SITU Architecture

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SCIA La Poudrerie

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

SP 1 053 m²

Coûts

1 618 000 €

Documents

OBJETS DU PROJET ET RÉALISATION
Concernant la notion de qualité d’usage, 60% des logements sont ajustés au mode de vie des habitants qui intègrent des fonctions d’ateliers ou d’espaces en lien au travail culturel ou artisanal. Les 40% restant bénéficient d’une sur-hauteur pour intégrer des bagageries-chambres ou salles de jeux-stockage, voire de chambres gigognes verticales.
Chaque logement est différent, en variations démonstratives. Il est proposé des hybridations de fonctions (séjours-ateliers, ajustables aux mutations programmées des ménages sociologiques très variés) et des adaptabilités
de partitions des espaces. L’objectif est d’assurer une agilité des fonctions en offrant des conditions spatiales et lumineuses de qualité permanentes.
En visant une banalisation du logement abordable porté par la
culture, le modèle juridique, de conception et de commercialisation, se devait d’être innovant. En maintenant un encadrement de garanties ordinaires, le choix a été fait de réduire au maximum les intermédiaires.
PROJET D’EXPÉRIMENTATIONS
En conclusion, penser le logement agile et abordable en s’appuyant sur la Culture dans le quartier a initié un nouveau modèle de production.
Sa méthode collaborative, son économie vigilante et sa structure juridique pensée pour être pérenne, ont permis de réaliser une opération accueillante, pour la découverte ou pour ses évènements culturels, pour faire conversations
publiques. La volonté de mettre en place un modèle reproductible dans la « ville ordinaire » a guidé cette expérience enthousiasmante. Un travail de recherche sur les conditions urbaines variantes, les assemblages de
publics singuliers, l’optimisation des cahiers des charges initiateurs, restent à faire pour permettre une exportation éclairée et facilitée.
LES ACTEURS
Institutions
Ville de Nantes : porteur des intentions politiques / Nantes Métropole Habitat
– Bailleur cédant le foncier : initiation du cahier des charges de consultation et accompagnement au long cours du projet à toutes ces étapes.
Habitants
SCIA « La Poudrerie » MOA – groupe d’habitants : porteur des engagements sociétaux du projet / mobilisation active au long cours du projet / co-conception des espaces / constructeurs partiels des partitions et embellissements des logements et des espaces communs.
Experts
Notaire, Géomètre, Juriste – en accompagnement des inventions de leurs expertises et productions des documents contractuels inscrits dans les actes notariés. Bureaux d’études pour la tenue technique du projet : économie, structure, environnemental et thermique.


Approche environnementale : TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, MAITRISE DES COUTS & ÉVOLUTION DES MODES DE VIE
La tenue de la qualité architecturale qui est initiée dans le processus pré-décrit, est en contrôle permanent des Tablées® où les participants ne subissent pas l’influence des intermédiaires « libéraux » traditionnels.
La relation directe entre les acquéreurs et l’architecte a permis la réalisation de ce bâtiment aux fonctions hybrides jusqu’au terme.
En terme de performance environnementale et écologique : pour ces logements traversants et très isolés mise en place de chauffage par énergie renouvelable et poêles à pellets et à bois, matériaux biosourcé en complément de la structure bois primaire. Création de logements abordables et très abordables en auto-construction partielle : prix de revient total des logements entre 1 600€ en auto-construction et 3 200€
livré fini, à l’intérieur de la première couronne des boulevards là où le prix avoisinait les 4 600€. Socialement, le croisement au palier de voisins aux économies très variées (moyen à très modeste se conjugue avec des espaces culturels et ateliers domestiques ou artisanaux à loyers quasiment nul. Libre cours est ainsi garanti aux projets collectifs et de vie sociale.

Bureau(x) d’études : NAONEC (Economiste), ISOCRATE (Fluides), IBA (structure), LBLC (OPC)
Photographe : Jean Dominique Billaud – Nautilus

Groupe scolaire Alice Guy

34 rue Marianne, 44000 Nantes

1017

Programme

École maternelle, primaire et accueil périscolaire comprenant 16 salles de classe, 2 salles de repos, 3 ateliers, 6 salles d’activité, salle de motricité, salle polyvalente, plateau sportif, bibliothèque, restauration, salle informatique, pôle administratif, pôle restauration, hall et préau, jardins pédagogiques et terrasses plantées, 2 cours extérieures distinctes.

Concepteurs

  • Raum

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2022

Surface(s)

3 832 m2 SP + 2 914 m2 espaces extérieurs

Coûts

10,1 M € HT

Documents

Groupe scolaire comprenant 6 classes maternelles, 10 élémentaires, restauration et accueil périscolaire.

La caserne Mellinet est une ancienne emprise militaire transformée en quartier d’habitation par l’aménageur Nantes Métropole Aménagement accompagné par les urbanistes TGTFP et Atelier Georges.
Les contraintes de site sont :
– La proximité avec 2 anciens casernements conservés par les urbanistes pour leur qualité patrimoniale qui induit une emprise réduite ne permettant pas le développement d’une école de plain-pied avec les cours en continuité des salles de classe.
– La légère topographie du site
– Les 2 trames de référence : la trame « historique » de la caserne et la nouvelle trame urbaine du quartier

Le principal enjeu du projet est d’offrir un équipement public intégré au lieu, qui participe pleinement au quartier en mettant en place les conditions de développement de ce nouveau morceau de ville.
Cette capacité d’intégration et d’appropriation de l’architecture passe par la qualité de mise en œuvre du projet, la pérennité de sa matière et la qualité des situations spatiales qu’elle offre.

Plus particulièrement, le projet développe les thématiques :
– Habiter la légère topographie en accentuant le traitement du dénivelé afin d’offrir un RDC bas avec la maternelle en continuité de sa cour et un RDC haut avec l’élémentaire en continuité avec ses espaces extérieurs
– Utiliser cette dissociation altimétrique afin d’offrir un accès autonome aux équipements sportifs et à la salle polyvalente afin de les mettre à disposition du quartier en dehors des heures d’ouverture de l’école.
– Offrir des cours plantées, avec des espaces très différenciés (gradins, surfaces pavées, jardins, espace sportif…)
– Mettre en cohérence les alignements aux 2 trames urbaines (historique et nouvelle).
– Séquencer des situations spatiales très singulières qui caractérisent les espaces : transparences, mise en relation des cours, double hauteurs…
– Mettre en valeur les dispositifs structurels et les matières brutes employées.


Approche environnementale : BEPOS Effinergie 2017, E4C2, RT2012

Labelisé « Bâtiment à énergie positive » et « Bâtiment bas carbone »

Bureau(x) d’études : Phytolab (paysagiste), Batiserf (structure), Choulet (fluides), BMF (économiste), Hédont (acoustique), ECR (environnement & vrd), GC (cuisine), AIA Management (opc)
Photographe : Charles Bouchaïb

Les Champs Libres

Rue Jane Misme, 44200 Nantes

1246

Programme

19 logements biosourcés en démarche participative
Une construction bois-paille en logement social et abordable

Concepteurs

  • TICA architectes & urbanistes mandataires ; CAMPO paysagiste

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Maison Familiale de Loire-Atlantique (MFLA) ; Atlantique Habitations (AH)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

- Parcelles : 11 567 m2- Emprise projet : 4 185 m2- Espace construit couvert : 1 420 m2 (dont 153 m2 d’espaces mututalisés) - Espace libre : 2 754 m2- Surface végétalisée : 1 753 m2 - Stationnements extérieurs : 425 m2

Coûts

2 525 490,51 € HT (coût construction + aménagements extérieurs)

Documents

« Les Champs Libres » est un projet participatif de logements en accession abordable et locatifs sociaux qui s’inscrit dans une dynamique lancée par la métropole Nantaise. L’objectif est de soutenir la construction environnementale au travers de solutions constructives et de matériaux innovants. Les ateliers ont donné naissance à un village composé de 5 entités bâties allant de la maison patio au micro collectif avec des espaces partagés comme la buanderie, le séchoir et la terrasse commune. Chaque habitant a pu personnaliser son aménagement exprimant ainsi la diversité des modes d’habiter.


Approche environnementale : L’objectif est de mettre au cœur du processus architectural les habitants dans l’émergence du projet. Le besoin de nature a permis de conserver la quasi-totalité des arbres existants pour offrir un écrin végétal qualitatif. Les jardins communs sont principalement composés d’arbres fruitiers et de baies comestibles. Le projet respecte la réglementation RT2012-10% et il atteint le niveau 2 de matériaux biosourcés. Les habitants se sont engagés auprès de la ville à diminuer de façon significative leurs déchets et le nombre de bacs utilisés a été diminué par rapport à la norme en vigueur.

Bureau(x) d’études : SISBA ; INGELIGNO ; AIREO ; NAONEC ; CERAMIDE ; SYMBIANCE
Photographe : Emilie Gravoueille (EG) ; MFLA (GHT)

Ancienne manufacture réhabilitée en Bureaux

3 Rue Lavoisier, 44100 Nantes

1000

Programme

Réhabilitation d’une manufacture en bureaux rue Lavoisier à Nantes (One point, salle de bien-être/sportive, ateliers, salles de réunions, bureaux individuels, open space, espaces de productions, espace détente, bibliothèque, FabLab, rooftop).

Concepteurs

  • Jba (Architecte-économie)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • BATI NANTES

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2021

Surface(s)

SP : 2911 m²

Coûts

7 100 000 € HT

Documents

CONTRAINTES DU SITE :
Les caractéristiques urbaines et architecturales du site font sa complexité mais aussi sa richesse. Le bâtiment étant inscrit au patrimoine nantais, ses façades sur la rue devaient conserver leur aspect général d’origine : patrimoine industriel de grande qualité témoignant du passé faubourien de ce quartier proche des bords de Loire et de l’ancienne gare maritime.
Les très nombreuses différences de niveau du bâtiment d’origine ont compliqué la conception de sa réhabilitation mais leur conservation a permis de sauvegarder la singularité des lieux : des perspectives qui se renouvellent sans cesse, plongées, contre-plongées, effets de belvédères, offrant une multiplicité de vues intérieures.
Sa localisation en cœur de ville a complexifié l’accès au chantier mais se révèle être aussi un atout indéniable pour abriter une jeune entreprise ambitieuse qui a besoin d’une adresse remarquable, facilement accessible, et dont le rayonnement dépassera celui du quartier.
IDEE FORTE DU PROJET ET SES PRINCIPALES DECLINAISONS:
Le plan tripartite du bâtiment d’origine est conservé et valorisé: deux nefs latérales et une centrale dont la charpente métallique soutient une verrière qui éclaire généreusement l’ensemble des niveaux. Cet atrium monumental fait la singularité du bâtiment et rassemble les intentions du projet : magnifier ce volume intérieur, profiter de l’apport de lumière indirecte propice aux usages de bureau.
Dès le porche d’entrée, la découverte de l’atrium est progressivement mise en scène. La cour intérieure joue un rôle d’intermédiaire entre la rue et les bureaux : garer son vélo, être accueilli, téléphoner protégé des intempéries… La finesse de l’ouvrage de serrurerie métallique qui clôt les ouvertures sur la rue assure de la lumière naturelle et des vues jusque dans la salle de réunion à l’étage.
A rez-de-chaussée l’atrium est polyvalent, il distribue les différents espaces et services (cafétéria, détente, sport…). Les étages sont davantage isolés de l’atrium, mis à distance par une coursive, pour garantir le calme dans les bureaux. Différents types d’espaces de travail sont développés : grandes salles de réunion plénière, petites salles de groupes, bureaux individuels, espaces de travail collectif, alcôves pour téléphoner etc… Nombreuses sont les vues sur l’atrium depuis les espaces de travail, apportant lumière et sensation d’espace. La reconstruction de l’attique permet d’ouvrir un rooftop, offrant des vues imprenables sur les toits nantais.
Allier conservation patrimoniale et écriture contemporaine
La qualité des matériaux d’origine anoblit la facture industrielle du bâtiment historique. Soubassement et chainage en pierres de taille (calcaire), larges baies et leurs particularités (œil de bœufs, arches en anse de panier), régularité et symétrie de la trame des ouvertures sont revalorisés par une rénovation au plus proche de l’origine. A la pierre est associé un matériau contemporain, le métal, dont la teinte sombre rehausse la clarté du calcaire. La simplicité contemporaine des encadrements métalliques habillant les tableaux des baies existantes s’associe parfaitement avec la sobriété de la façade d’origine. La silhouette de l’attique est conservée et retraduite en zinc à joints debout verticaux, assumant sa modernité.
SYSTEME DE CONSTRUCTION ET MATERIAUX UTILISES:
Une analyse structurelle du bâtiment existant a conclu que la structure de ce bâtiment, abandonné depuis de nombreuses années, avait été fortement endommagée par des infiltrations. Il n’a pas été possible de conserver la structure existante. Seules les façades classées au patrimoine nantais ont été conservées. L’ensemble des fondations, structures horizontales et verticales, a été reconstruit en béton armé, assurant la stabilité des façades existantes. Seul l’attique a été construit en structure et charpente bois, le tout revêtu de zinc sombre.
Les encadrements des fenêtres en pierres de taille sont rénovés et leurs tableaux habillés d’un cadre métallique sombre, donnant à lire l’épaisseur des murs existants.
L’imposante porte cochère fait l’objet d’un ouvrage de serrurerie dont le dynamisme du dessin apporte une touche contemporaine.
L’ancienne cheminée d’usine en brique est conservée, constituant un signal fort depuis le quartier et accentuant la visibilité du site tout en rappelant son origine industrielle.


Financement :
Privé

Bureau(x) d’études : Archimage (Architecte d’intérieur), Legendre (Entreprise générale), Tual, IBA
Photographe : François Dantart