Le jardin des Lauriers

Place des Lauriers, 44000 Nantes

17

Programme

L’ancienne place des Lauriers s’est progressivement refermée sur elle-même malgré l’installation de la maison de quartier en 1994 (enclavement spatial, essoufflement des commerces dû à son éloignement des axes de circulation, conjoncture économique...) En l’an 2000, sous l’impulsion notamment de l’association Bellevue 2000 dont Michelle Palas fût la co-fondatrice et présidente, le tramway passe par la place, permettant ainsi une ouverture et des liens entre les différents secteurs de ville et du grand ensemble. Le projet urbain du Grand Bellevue acte la démolition de la barre du Doubs, ouvrant de manière significative en 2018 ce lieu sur le grand paysage de la Loire. Le PNRU prévoit alors le reconstruction d’un bâtiment en de logements qui s’ouvraient à terme vers la nouvelle maison de santé (livrée en 2022 et située le long du boulevard Jean Moulin). En 2018, une concertation a été menée sur les aménagements des espaces extérieurs attenants à la maison de quartier. Dans l’attente du projet immobilier, une prairie fleurie est semée et des aménagements temporaires voient le jour. A la demande forte des habitants et des associations, un changement programmatique s’opère avec la création actée d’un vaste espace de respiration et de verdure, comme pouvait l’être la place des Lauriers (en remplacement de l’opération immobilière projetée). Le jardin fait donc l’objet d’une consultation en 2023. Plusieurs enjeux majeurs ont été identifié : A l’échelle du projet du Grand Bellevue et du quartier, créer de véritables pôles d’attractivité. Réfléchir le jardin en résonance avec les autres squares et parcs du quartier en l’intégrant dans un maillage existant et en devenir - Maintenir les vues telles que définies au projet Grand Bellevue. Donner une identité au jardin et raconter une histoire. Favoriser une cohabitation des usages et usagers par une co-visibilité des usages. Répondre aux besoins définis notamment lors de la concertation qui a eut lieu en 2018 pour le « square MHCB » déjà réalisé: S’amuser – bouger, se retrouver, jardiner, se détendre, s’informer, se diriger, se connecter. Penser le jardin comme un espace public pour tous : non genré, inclusif, accessible…Un espace ludique, animé et convivial. Repenser l’espace de jeux pour les enfants. Aménager une aire d’entraînement d’art du déplacement (parkour) en lien avec l’association dédiée du quartier. Aménager un projet en faveur du développement durable : économe en eau, favoriser la biodiversité, achat durables, origine des plantes, désartificialisation, perméabilité des sols et une prise en compte de la trame noire. Affirmer la présence de l’eau et son intérêt ludique et de rafraîchissement. Donner au jardin une qualité paysagère : travailler les limites, les interfaces avec le bâti (Tour du Doubs et notamment le rez de chaussée –Plan B) et avec l’espace public (tram et parvis du collège) ; renforcer la strate arboré – créer un véritable îlot de fraîcheur à l’échelle du jardin en cohérence avec le Projet du Grand Bellevue ; limiter les surfaces minérales au strict nécessaire. Prise en compte de politique de l’arbre de plus en plus affirmée. Préserver l’existant et penser l’avenir (boisement d’avenir…)

Concepteurs

  • MOSS Paysage - paysagiste mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

3 600m2 (surface aménagée)

Coûts

LOT 1 - VRD: 334 470€ HT LOT 2 - Espace vert et mobilier: 398 820€ HT LOT 3 - Structure: 151 475€ HT LOT 4 - Fontainerie et têtes en résine: 148 039€ HT Fourniture et transport des enrochements: 54 704€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;

Le jardin des Lauriers – Michelle Palas est un nouveau jardin au sein du quartier de Bellevue. C’est un lieu central d’animation sociale au centre de plusieurs équipements structurants : la Maison des Habitants et du Citoyen, l’arrêt du tramway, le Rez-de-chaussée associatif de la tour du Doubs, la future Halle du plan B, le pôle commercial autour de la boulangerie, l’immeuble du DRAC avec ces activités sociales et associatives, le collège… Il s’inscrit dans une transformation cohérente des espaces publics du Projet de Renouvellement Urbain du Grand-Bellevue (quartier ANRU). Deuxième pôle structurant après le place Mendès-France, ce jardin vient compléter l’archipel des parcs et jardins alentours.

En opposition avec la dalle très imperméable existante, ce jardin offre une perméabilité et une autonomie de gestion de l’eau. Le jardin des Lauriers – Michelle Palas constitue un jardin-place au coeur du quartier, non loin du Bas de Chantenay. Quatre milles mètres carrés d’espace de respiration, « végétales » ouverts sur le grand paysage de La Loire

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

S’appuyant sur l’armature existante de la traversée nord/sud créé en 2021 qui lie le collège Debussy à la Maison de Santé, le jardin propose un équipement complémentaire aux parcs et jardins adjacents (la Meta, le square des Rossignols). L’offre de loisirs et de pratiques sportives s’y diversifie : ce lieu rayonne au-delà du secteur avec l’installation de structures d’Art du Déplacement intégrée au paysage.

Au fil du temps, des cheminements pratiques ont été créés sur la « prairie fleurie » laissant percevoir des itinéraires naturels. Ces cheminements sont redessinés et viennent proposer une structuration des espaces : l’espace d’art du déplacement, un large espace ouvert et engazonné avec table de piquenique (les ateliers de concertation réalisés avec les associations locales ont fait ressortir la demande d’un espace ouvert permettant la pause et/ou les événements), un bassin de rétention en prairie avec un large platinage bois et des bancs pour des moments plus au calme et intimes, un boisement d’avenir pour créer un îlot de fraicheur au sein du nouveau jardin, et enfin, le nouveau parvis du collège.

Plusieurs milieux constituent le jardin des Lauriers. La partie haute : « la Lande urbaine», rochers et plantations basses d’où émergent des pins et arbres tiges, accueille l’Art du Déplacement. La pelouse devant la tour du Doubs crée un espace libre, ouvert aux pratiques sportives et événementielles.
Le milieu s’enrichit vers une prairie en bassin récupérant les eaux de pluie. Entre-deux, dans la trame verte déjà constituée par le groupe d’arbres de l’enceinte du collège, un nouveau boisement d’avenir va s’étoffer. Reliant directement la grande traverse, le parvis du collège est un espace plus apaisé, revêtu de matériaux qualitatifs.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;

Situé à la jonction entre le plateau de Bellevue et la vallée de la Loire, sur la ligne de crête du massif armoricain qui structure la géographie locale, le site s’ouvre largement vers le sud depuis la disparition de la barre du Doubs en 2020. L’objectif est de faire émerger le sillon en exprimant la géologie des lieux sous forme d’enrochements granitiques pour constituer à la fois un paysage particulier avec la plantation d’essences de milieux acides, tout en proposant des équipements « naturels » pour l’Art du Déplacement.

Le jardin est un site avec une grande prise au vent. Pour préserver les espaces et permettre de profiter du jardin et ses aménagements sans être dans les courants des vents dominants, deux grands pare-vents ont été pensés, en structure métal et lattes de bois verticale. Ils sont support de plantes grimpants et de panneaux d’exposition. L’un des pare-vents intègre un bestiaire nantais éructant par leurs nasaux de la brumisation en été.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges constructifs entre notre équipe et les différentes entités des maîtrises d’ouvrages : la Direction Nature et Jardin, LOMA (Loire Océan Métropole Aménagement) Maîtrise d’ouvrage du Grand Bellevue, Nantes Métropole Habitat et Nantes Métropole, la maison de quartier, l’équipe du collège Claude Debussy.

La maitrise d’ouvrage avait de grandes attentes sur les aménagements du jardin. En effet, les dialogues citoyens avaient été très clairs sur les revendications des habitants du quartier. A ces attentes se sont ajoutées les ambitions de développement durable portée par la maitrise d’ouvrage et notre équipe, toujours dans un souci de sobriété et d’économie de projet.


Informations complémentaires :
Appel d’offre

Bureau(x) d’études : BET VRD ECR Environnement, BE Atelier Puzzle, Concertation Collectif Fils
Photographe : Moss Paysage

Jardin des lauriers

Place des lauriers, 44100 Nantes

30

Programme

L’ancienne place des Lauriers s’est progressivement refermée sur elle-même malgré l’installation de la maison de quartier en 1994 (enclavement spatial, essoufflement des commerces dû à son éloignement des axes de circulation, conjoncture économique...) En l’an 2000, sous l’impulsion notamment de l’association Bellevue 2000 dont Michelle Palas fût la co-fondatrice et présidente, le tramway passe par la place, permettant ainsi une ouverture et des liens entre les différents secteurs de ville et du grand ensemble. Le projet urbain du Grand Bellevue acte la démolition de la barre du Doubs, ouvrant de manière significative en 2018 ce lieu sur le grand paysage de la Loire. Le PNRU prévoit alors le reconstruction d’un bâtiment en de logements qui s’ouvraient à terme vers la nouvelle maison de santé (livrée en 2022 et située le long du boulevard Jean Moulin). En 2018, une concertation a été menée sur les aménagements des espaces extérieurs attenants à la maison de quartier. Dans l’attente du projet immobilier, une prairie fleurie est semée et des aménagements temporaires voient le jour. A la demande forte des habitants et des associations, un changement programmatique s’opère avec la création actée d’un vaste espace de respiration et de verdure, comme pouvait l’être la place des Lauriers (en remplacement de l’opération immobilière projetée). Le jardin fait donc l’objet d’une consultation en 2023. Plusieurs enjeux majeurs ont été identifié : A l’échelle du projet du Grand Bellevue et du quartier, créer de véritables pôles d’attractivité. Réfléchir le jardin en résonance avec les autres squares et parcs du quartier en l’intégrant dans un maillage existant et en devenir - Maintenir les vues telles que définies au projet Grand Bellevue. Donner une identité au jardin et raconter une histoire. Favoriser une cohabitation des usages et usagers par une co-visibilité des usages. Répondre aux besoins définis notamment lors de la concertation qui a eut lieu en 2018 pour le « square MHCB » déjà réalisé: S’amuser – bouger, se retrouver, jardiner, se détendre, s’informer, se diriger, se connecter. Penser le jardin comme un espace public pour tous : non genré, inclusif, accessible…Un espace ludique, animé et convivial. Repenser l’espace de jeux pour les enfants. Aménager une aire d’entraînement d’art du déplacement (parkour) en lien avec l’association dédiée du quartier. Aménager un projet en faveur du développement durable : économe en eau, favoriser la biodiversité, achat durables, origine des plantes, désartificialisation, perméabilité des sols et une prise en compte de la trame noire. Affirmer la présence de l’eau et son intérêt ludique et de rafraîchissement. Donner au jardin une qualité paysagère : travailler les limites, les interfaces avec le bâti (Tour du Doubs et notamment le rez de chaussée –Plan B) et avec l’espace public (tram et parvis du collège) ; renforcer la strate arboré – créer un véritable îlot de fraîcheur à l’échelle du jardin en cohérence avec le Projet du Grand Bellevue ; limiter les surfaces minérales au strict nécessaire. Prise en compte de politique de l’arbre de plus en plus affirmée. Préserver l’existant et penser l’avenir (boisement d’avenir…).

Concepteurs

  • Moss Paysage

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de Nantes - Direction Nature et Jardins

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

3600m2

Coûts

LOT 1 - VRD: 334 470€ HT LOT 2 - Espace vert et mobilier: 398 820€ HT LOT 3 - Structure: 151 475€ HT LOT 4 - Fontainerie et têtes en résine: 148 039€ HT Fourniture et transport des enrochements: 54 704€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;

Le jardin des Lauriers – Michelle Palas est un nouveau jardin au sein du quartier de Bellevue. C’est un lieu central d’animation sociale au centre de plusieurs équipements structurants : la Maison des Habitants et du Citoyen, l’arrêt du tramway, le Rez-de-chaussée associatif de la tour du Doubs, la future Halle du plan B, le pôle commercial autour de la boulangerie, l’immeuble du DRAC avec ces activités sociales et associatives, le collège… Il s’inscrit dans une transformation cohérente des espaces publics du Projet de Renouvellement Urbain du Grand-Bellevue (quartier ANRU). Deuxième pôle structurant après le place Mendès-France, ce jardin vient compléter l’archipel des parcs et jardins alentours.

En opposition avec la dalle très imperméable existante, ce jardin offre une perméabilité et une autonomie de gestion de l’eau. Le jardin des Lauriers – Michelle Palas constitue un jardin-place au coeur du quartier, non loin du Bas de Chantenay. Quatre milles mètres carrés d’espace de respiration, « végétales » ouverts sur le grand paysage de La Loire

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

S’appuyant sur l’armature existante de la traversée nord/sud créé en 2021 qui lie le collège Debussy à la Maison de Santé, le jardin propose un équipement complémentaire aux parcs et jardins adjacents (la Meta, le square des Rossignols). L’offre de loisirs et de pratiques sportives s’y diversifie : ce lieu rayonne au-delà du secteur avec l’installation de structures d’Art du Déplacement intégrée au paysage.

Au fil du temps, des cheminements pratiques ont été créés sur la « prairie fleurie » laissant percevoir des itinéraires naturels. Ces cheminements sont redessinés et viennent proposer une structuration des espaces : l’espace d’art du déplacement, un large espace ouvert et engazonné avec table de piquenique (les ateliers de concertation réalisés avec les associations locales ont fait ressortir la demande d’un espace ouvert permettant la pause et/ou les événements), un bassin de rétention en prairie avec un large platinage bois et des bancs pour des moments plus au calme et intimes, un boisement d’avenir pour créer un îlot de fraicheur au sein du nouveau jardin, et enfin, le nouveau parvis du collège.

Plusieurs milieux constituent le jardin des Lauriers. La partie haute : « la Lande urbaine», rochers et plantations basses d’où émergent des pins et arbres tiges, accueille l’Art du Déplacement. La pelouse devant la tour du Doubs crée un espace libre, ouvert aux pratiques sportives et événementielles.
Le milieu s’enrichit vers une prairie en bassin récupérant les eaux de pluie. Entre-deux, dans la trame verte déjà constituée par le groupe d’arbres de l’enceinte du collège, un nouveau boisement d’avenir va s’étoffer. Reliant directement la grande traverse, le parvis du collège est un espace plus apaisé, revêtu de matériaux qualitatifs.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;

Situé à la jonction entre le plateau de Bellevue et la vallée de la Loire, sur la ligne de crête du massif armoricain qui structure la géographie locale, le site s’ouvre largement vers le sud depuis la disparition de la barre du Doubs en 2020. L’objectif est de faire émerger le sillon en exprimant la géologie des lieux sous forme d’enrochements granitiques pour constituer à la fois un paysage particulier avec la plantation d’essences de milieux acides, tout en proposant des équipements « naturels » pour l’Art du Déplacement.

Le jardin est un site avec une grande prise au vent. Pour préserver les espaces et permettre de profiter du jardin et ses aménagements sans être dans les courants des vents dominants, deux grands pare-vents ont été pensés, en structure métal et lattes de bois verticale. Ils sont support de plantes grimpants et de panneaux d’exposition. L’un des pare-vents intègre un bestiaire nantais éructant par leurs nasaux de la brumisation en été.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges constructifs entre notre équipe et les différentes entités des maîtrises d’ouvrages : la Direction Nature et Jardin, LOMA (Loire Océan Métropole Aménagement) Maîtrise d’ouvrage du Grand Bellevue, Nantes Métropole Habitat et Nantes Métropole, la maison de quartier, l’équipe du collège Claude Debussy.

La maitrise d’ouvrage avait de grandes attentes sur les aménagements du jardin. En effet, les dialogues citoyens avaient été très clairs sur les revendications des habitants du quartier. A ces attentes se sont ajoutées les ambitions de développement durable portée par la maitrise d’ouvrage et notre équipe, toujours dans un souci de sobriété et d’économie de projet.


Informations complémentaires :
Participation du collège Claude Debussy, limitrophe au plantation du boisement d'avenir.

Bureau(x) d’études : ECR Environnement, Atelier Puzzle, Collectif Fils
Photographe : MOSS Paysage

Réaménagement de la cour du collège Raymond Queneau

Bd Jean de Grandmaison, 44270 Machecoul-Saint-Même

19

Programme

Le Conseil Départementale de Loire-Atlantique, via un accord cadre, nous a missionné sur le Collège Raymon Queneau, pour végétaliser la cour, désimpérméabiliser les sols, recalibrer l’offre sportive, favoriser la mixité des usages tout en facilitant la gestion et la surveillance des collégiens.

Concepteurs

  • Moss Paysage

Commune

  • Machecoul-Saint-Même

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil Départementale de Loire Atlantique
  • délégation du Pays de Retz

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2630m2

Coûts

265 000€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;
Le collège Raymond Quenau à Machecoul se situe au sud de la ville. Ses espaces extérieurs principaux sont longés par la rivière Le Falleron ainsi que par un alignement d’arbres venant proposer un fond de scène végétalisé à la cour actuellement très minérale. Face à ce constat, le projet propose de créer des espaces de bosquet denses afin de passer d’une surface végétalisée de 135 m2 à 820 m2 avec la plantation de 33 nouveaux arbres.

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

La cour du collège est réorganisée sous une partition en trois temps :
– Le premier espace, le plus au nord, en relation direct avec les bâtiments, le préau et les sanitaires, voit sa frange Est végétalisée s’épaissir pour intégrer une partie du système racinaire des platanes existants.
À proximité immédiate du foyer et du CDI, un travail du sol offre une terrasse plane et ombragée par une nouvelle plantation. Deux «encoches» dans la frange, traitées en béton drainant, offrent de nouvelles possibilités d’assise (création de bancs sur mesure en billot bois). Au droit du bureau du CPE, la frange est également agrandie pour signifier la fin de la zone de récréation et faciliter la surveillance.

– Le deuxième espace est celui de la «forêt». L’enrobé existant est découpé sur une grande surface pour y implanter une végétation dense d’arbres. Il est équipé de nombreuses assises pour la pause avec en son centre, un large espace en platinage bois permettant des jeux en petits groupes. Les cheminements y sont aisés et multiples, pour en assurer l’accessibilité à tous. Deux liaisons, en copeaux de bois, permettent de traverser la végétation et multiplient les possibilités de jeux.

– La troisième et dernière partie est consacrée aux sports. Les équipements (buts) sont repositionnés dans une nouvelle posture plus participative. Une large estrade en bois (+35), donne à l’exercice une dimension de spectacle. Ombragée par la plantation d’une haie bocagère, cette structure ouvre les possibles liés à sa configuration en amphithéâtre tout en dégageant les vues sur le paysage alentour.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;
Les enjeux de végétalisation du projet ont permis de créer des espaces de fraicheur ou les collégiens peuvent se dépenser ou se reposer dans un milieu largement planté. Tout en conservant un large espace en enrobé existant, qui peut accueillir des activités en plus grand groupe ou sportive, le projet vient proposer des bosquets, traversables et en marge d’un large espace de pause. La question du bien-être des enfants et adolescents est centrale dans un projet d’aménagement de cour de récréation et la nature est une des réponses apportées.

Une partie de l’enrobé a été remplacé par du béton drainant, permettant ainsi de conserver des espaces de jeux et de sport, tout en participant à la gestion des eaux de pluie. Le dessin de ces espaces en béton drainant s’intègre dans les tracés de la nouvelle cour du collège.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges entre notre équipe et le département et bien évidemment, en concertation avec l’équipe enseignante mais également des collégiens. Cette collaboration a permis d’apporter certains ajustements au projet.


Bureau(x) d’études : Laus Architecture (mandataire), BETEM
Photographe : MOSS Paysage

Halle et aménagements urbains

Rue du Miron, 44360 Vigneux-de-Bretagne

52

Programme

Création d’une halle polyvalente et aménagement de ses abords

Concepteurs

  • MUR Architectes

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Vigneux de Bretagne / Loire Atlantique Développement

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

4 850 m² d’espaces publics dont 600 m² de halle

Coûts

688 000€ HT (2025)

Documents

Dans un contexte de forte attractivité résidentielle, de sobriété foncière (renouvellement urbain) et de revitalisation du cœur de ville (AMI Centre-bourg), Vigneux-de-Bretagne souhaite poursuivre la réflexion urbaine sur le site du Miron, entamée dans le cadre de l’élaboration du PLUi en 2019 (OAP sectorielle et thématique).

Il s’agit du renouvellement urbain d’une friche commerciale en plein cœur de bourg, à deux pas de l’église. En lieu et place d’un ancien supermarché, 30 logements, des cellules commerciales, une halle publique et de nouveaux espaces publics composent le programme mixte de cette opération de moins d’un hectare.

Dans ce cadre, nous avons réalisé la halle qui s’implante sur l’étendue la plus plane du terrain, le long de la rue du Val-de-Gesvres. Occultée à l’est, elle reste ouverte sur les autres points cardinaux permettant à cet espace de se déployer sur son environnement proche et d’offrir une perméabilité d’usage. Notre volonté était de proposer une surface rationnelle et accueillante.

De par sa structure, la halle mêle la finesse du métal et la chaleur du bois, marquée par sa charpente en mouvement. La couverture est percée de généreux puits de lumière octroyant un éclairage naturel ainsi qu’une échappée visuelle vers le ciel. Le volume est accentué par une succession simple et symétrique de toitures à deux versants.

Les points d’ancrage au sol de cet ouvrage sont décalés à l’axe de chacune des travées afin de dégager les extrémités. De ce fait, ces files porteuses latérales libèrent ce vaste espace à destination du marché des commerçants, mais offrent également de larges possibilités d’appropriation pour la commune et ses habitants.

Le paysage ainsi reconstitué, intégrant la préservation des arbres existants, se prolonge par une plantation généreuse de nouveaux végétaux. Une attention particulière est portée à l’infiltration naturelle des eaux pluviales, notamment grâce à l’utilisation de pavés drainants en coquillages. Les eaux de toiture sont quant à elles récupérées dans des réservoirs, permettant un usage raisonné de l’eau pour l’entretien, le nettoyage et l’arrosage.


Bureau(x) d’études : Città up (urbanisme / paysage) ; TUGEC (VRD) ; ECMS (économie) ; BETREC (structure) ; ISOCRATE (fluides)
Photographe : François Dantart

BOTTIERE PIN SEC Square Augustin Fresnel & Parc Grande Garenne

rue Augustin Fresnel, 44300 Nantes

41

Programme

Dans le cadre du projet de renouvellement urbain du quartier Bottière Pin Sec et du plan guide du « Cordon Boisé », le programme d’aménagement s’articule autour du périmètre du square Augustin Fresnel et du parc Grande Garenne. Ce programme repose sur trois thématiques principales : • Le foncier, qui sera travaillé en collaboration avec les différents bailleurs limitrophes ; • La stratégie végétale, qui devra respecter la réglementation des Espaces Bois Classés, préserver les arbres remarquables et intégrer la gestion de la trame noire ; • Les usages, qui seront définis en concertation avec les habitants, les usagers, les associations et la direction du quartier. Parmi les sujets centraux, on retrouve notamment la pataugeoire, conçue dans une démarche de gestion durable de l’eau et d’usage toute l’année, ainsi que la création d’un Espace de Pratiques Corporelles libres.

Concepteurs

  • atelier 360° Paysagiste concepteur mandataire

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardin

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Square Augustin : 6 402m² Parc Grande Garenne: 9 605m² Soit un total de 1,6 hectare

Coûts

Aménagement paysagers: 926 977€ HT VRD: 145 013€HT Fontainerie: 674 722€HT Soit un total de 1 746 713€HT

Documents

Un projet au service du « Cordon Boisé » et des habitants
Le projet de résidentialisation s’inscrit dans la continuité du programme du « Cordon Boisé », qui se matérialise par une promenade bucolique invitant à la flânerie, où le regard se pose au gré des envies. Ce cordon, en se déployant, fait émerger des espaces de vie généreux, conçus comme un chemin de vie répondant aux besoins de toutes les générations. Les espaces ludiques, du plus animé au plus calme, laissent place à des zones sportives et de détente, pensées pour s’adapter à chaque moment de la journée.
L’aménagement est guidé par une écoute attentive des envies, des besoins et des habitudes des habitants. Les lieux de vie ont ainsi pour vocation d’affirmer les usages existants et de les enrichir en fonction des attentes exprimées. Conçu pour s’intégrer à la vie quotidienne et aux pratiques des riverains, le projet valorise les traversantes naturelles, issues des usages journaliers, et les conforte dans l’aménagement.
Un équilibre entre promenade et fonctionnalité
Le projet allie harmonieusement la promenade bucolique, propice à la contemplation, et les déplacements pratiques du quotidien.
Une démarche participative
La parole est donnée aux habitants à travers trois ateliers de concertation, organisés dans l’espace public et au sein du groupe scolaire de proximité. Grâce à ces échanges, le programme évolue vers la création d’un espace de pratiques corporelles libres, en remplacement d’un terrain sportif.
Le Square Augustin Fresnel : convivialité et calme
Dans le respect des usagers, le square Augustin Fresnel affirme son identité d’espace de convivialité et de sérénité, grâce à des équipements adaptés : tables de pique-nique, terrain de pétanque et assises atypiques. L’espace de pratiques corporelles libres s’intègre naturellement dans la clairière dessiné par la trame arborée du square. On y trouve :
un miroir, offrant un espace de mouvement et d’imaginaire ;
une scène matérialisée par un platelage en bois et un mobilier structurel, servant d’interface entre nature et regroupement ;
un mur d’escalade, intégré aux graffitis emblématiques du lieu.
Les allées, limitées dans leur emprise, préservent les systèmes racinaires des arbres. La gestion des eaux pluviales est optimisée à la parcelle, grâce à des noues et des modelés doux en creux.
Situé à la croisée du quartier pavillonnaire et du grand ensemble, le square voit sa limite repensée pour participer à l’espace public de la rue. Les barrières ont été remplacées par un jeu d’enrochements, intercalés entre les arbres et en retrait de 1,5 mètre du trottoir. Ainsi, la bordure du square contribue à la végétalisation de la rue et invite le promeneur à orienter son regard vers l’espace boisé. Les zones Espaces Bois Classés (EBC) sont, quant à elles, délimitées par une clôture en ganivelle basse de 50 cm, permettant à la régénération naturelle du bois de s’opérer librement.

Le Parc Grande Garenne : entre histoire et modernité
Le parc Grande Garenne s’inspire de son évolution historique, mêlant la trame arborée du château de la Garenne et la construction des grands ensembles, pour offrir un espace ludique intimiste.
La pataugeoire emblématique du parc se transforme en fontaine ludique, conçue comme un jeu de modelés en béton qui souligne un espace de rétention d’eau et un espace de jets d’eau en circuit fermé. Cette innovation permet à la ville de réaliser une économie d’eau de l’ordre de 120 m³ par semaine. Par ailleurs, sa forme offre la possibilité de pratiques de glisse (vélo, skate, roller…) en dehors de la période estivale.
À proximité, une aire de jeu, partiellement recouverte de copeaux de bois et de sol amortissant, garantit une accessibilité inclusive. Les équipements retenus répondent aux attentes des enfants du quartier : être en promontoire et pouvoir entendre leurs parents les appeler. Dans une démarche d’inclusivité, un banc d’allaitement complète la gamme de mobilier existant (bancs, tables de pique-nique, fontaine à eau…).
L’accès au parc se fait à travers un verger, planté notamment de poiriers Alexandrine, en hommage au propriétaire du château, passionné de botanique et créateur de cette variété de poire. La biodiversité s’installe en limite de propriété, au pied des bâtiments, redéfinissant une dimension humaine du parc par rapport au bâti.
Comme pour le square Augustin Fresnel, les EBC sont protégés par une clôture basse. Enfin, l’éclairage est limité aux allées traversantes liées aux pratiques journalières et géré en temporalité, pour une meilleure préservation de la trame noire.


Bureau(x) d’études : Atelier Du Lieu (concertation) Tecam (VRD), Diluvial (Fontainerie)
Photographe : atelier 360°

D’un parking en jardin

Rue du Bois Geffray, 44690 La Haye Fouassière

42

Programme

Le projet d’aménagement du parking de l’école maternelle Le Petit Prince, située à La Haye-Fouassière, vise à requalifier un espace aujourd’hui vétuste et peu adapté aux usages actuels. Le parking existant, datant des années 1970, présente d’importantes dégradations de surface générant des problèmes de sécurité pour les usagers et le personnel de l’établissement. Le site accueille quotidiennement environ 112 enfants ainsi qu’une dizaine d’agents et enseignants. Le projet prévoit également la mise aux normes d’un ancien bac à graisse présent dans l’emprise du parking. L’objectif principal est de transformer ce parking en un espace plus fonctionnel, sécurisé et qualitatif sur le plan urbain et paysager. Le programme repose sur plusieurs orientations fortes : réduire les surfaces minérales et imperméables, favoriser l’infiltration naturelle des eaux pluviales grâce à des revêtements perméables, réintroduire le végétal afin de limiter les effets d’îlots de chaleur, et améliorer le confort d’usage pour tous les utilisateurs. Le projet devra maintenir au minimum 14 places de stationnement tout en sécurisant les circulations piétonnes et en garantissant l’accessibilité des personnes à mobilité réduite. Il devra aussi faciliter l’accès des véhicules d’entretien et intégrer des choix de végétaux adaptés au contexte local. Le parti d’aménagement recherché est celui d’un « jardin stationné », c’est-à-dire un espace ouvert et paysager conciliant stationnement, déplacements doux et qualité environnementale. L’aménagement devra s’appuyer sur les principes définis dans l’avant-projet de 2018 tout en permettant une réinterprétation et une optimisation des solutions proposées. Le coût prévisionnel des travaux est estimé à 75 000 € HT. La collectivité impose une contrainte forte de calendrier : les travaux devront impérativement être réalisés hors période scolaire afin d’éviter toute intervention en site occupé.

Concepteurs

  • Atelier 360

Commune

  • La Haye Fouassière

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de La Haye Fouassière

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2022

Surface(s)

Emprise : 1208 m² Surface imperméabilisée initiale : 985m² Surface imperméabilisée projet : 421m² Surface perméable initiale : 223m² Surface perméable projet : 585m²

Coûts

Coût : 110 000 euros HT Démolition : 12 000 euros HT Terrassement : 12 000 euros HT Structure et revêtements : 34 000 euros HT Assainissement : 9 000 euros HT Clôtures : 9 000 euros HT Plantations et entretien : 10 000 euros HT Mobiliers 24 000 euros HT

Documents

Le projet de jardin urbain s’inscrit dans une démarche de reconquête d’un ancien espace de stationnement situé au cœur du bourg, à proximité immédiate de l’école maternelle. Initialement composé de 14 places réservées à l’équipe pédagogique et fortement dégradé, ce site constituait un îlot de chaleur peu qualitatif et sans véritable usage collectif. Mandatés par la Ville dans le cadre d’un marché restreint autour de la notion de « jardin stationné », nous avons engagé une réflexion progressive et concertée avec l’équipe projet municipale afin d’imaginer une transformation ambitieuse mais réaliste de cet espace.

Trois esquisses ont été développées, explorant différentes cohabitations possibles entre voiture et usages publics. Cette démarche collaborative a permis d’aboutir à une évolution forte du programme : la sortie complète des véhicules au profit d’un micro jardin public dédié aux habitants et plus particulièrement aux jeunes enfants. Inspiré de l’univers du « Jeu de l’Oie », le projet développe un parcours ludique et évolutif structuré autour d’un micro-pumptrack de 45 mètres linéaires et 100 m² d’enrobé beige. Pensé à l’échelle des plus petits, dès 3 ans, cet équipement favorise l’apprentissage du mouvement en draisienne, vélo, trottinette ou roller, dans un espace sécurisé et autonome.

Le projet traduit également une forte ambition environnementale. La désimperméabilisation des sols, la conservation de l’arbre existant, la plantation dense d’une micro-forêt centrale et l’intégration de végétaux arbustifs et fruitiers participent à transformer cet ancien parking minéral en véritable îlot de fraîcheur. Les reliefs du pumptrack, les enrochements, la cabane en bois à toiture végétalisée et les plantations créent un paysage support de jeux, d’exploration et de biodiversité.

Au-delà de sa dimension ludique et paysagère, ce jardin urbain joue aujourd’hui un rôle essentiel dans la vie du quartier. Livré en 2022, il est largement approprié par les habitants et constitue un espace de respiration et de rencontre à proximité de l’école. Il a également permis d’accompagner les travaux de réaménagement de la cour d’école en accueillant temporairement les élèves pendant les périodes de chantier. Ce projet illustre ainsi la capacité d’un aménagement paysager à transformer durablement les usages, améliorer le cadre de vie et redonner une place centrale à l’enfance et au vivant dans l’espace public.


Photographe : Pierre Le Guennec

Aménagement de la cour d’école maternelle « Le petit Prince »

23 Rue du Bois Geffray, 44690 La Haye Fouassière

57

Programme

Le projet de réaménagement de la cour d’école maternelle s’inscrit dans une démarche globale de transformation des espaces dédiés à l’enfance. Cette étude de faisabilité, menée pour la ville en concertation avec l’équipe enseignante et les parents d’élèves, a permis de répondre aux nombreuses contraintes du site : forte déclivité, surfaces imperméables dégradées, espaces limités et présence d’ouvrages structurels marquants. Ces éléments ont constitué le point de départ d’une réflexion visant à créer une cour plus ludique, accessible et adaptée aux usages quotidiens des enfants. L’aménagement distingue deux espaces selon les âges. La cour des plus petits est organisée autour du bac à sable central, élément fédérateur du projet. Des lignes courbes, emmarchements colorés, terrasses et murets bas structurent les déplacements et favorisent l’exploration libre. Les zones engazonnées, les nouveaux accès en pavés enherbés et les espaces de jeux permettent une utilisation de la cour en toutes saisons tout en améliorant l’accessibilité. La cour des grands, auparavant étroite et minérale, est agrandie afin d’offrir davantage de liberté de mouvement, de réduire les nuisances sonores et de développer des espaces d’expérimentation et de mobilité douce avec vélos et tricycles. Des zones apaisées sont également intégrées dans chaque cour afin de répondre aux besoins de calme des élèves. Deux préaux végétalisés apportent désormais ombre, fraîcheur et confort climatique. Enfin, la création d’une micro-forêt pédagogique, plantée avec les élèves, renforce la biodiversité du site et sensibilise les enfants aux enjeux environnementaux.

Concepteurs

  • Atelier 360

Commune

  • La Haye Fouassière

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Ville de La Haye Fouassière

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Etat initial — 2019 Surface totale de la cour : 1 630 m² Surface imperméabilisée : 660 m² (40 %) Surface perméable partielle : 100 m² (7 %) Surface perméable : 870 m² (53 %) Etat projeté — 2024 Surface de cour en libre accès : 1 850 m² Surface totale aménagée : 2 415 m² Surface imperméabilisée : 385 m² (21 %) Surface perméable partielle : 450 m² (24 %) Surface perméable : 1 015 m² (55 %)

Coûts

Aménagement de cour : 222 000 euros HT Construction des préaux : 178 000 euros HT

Documents

Le projet de réaménagement de la cour d’école maternelle et du jardin urbain du site du Petit Prince, à La Haye-Fouassière, s’inscrit dans une démarche globale de transformation du pôle enfance à l’échelle du quartier. Mené entre 2019 et 2025 par Atelier 360°, mandataire de l’équipe de maîtrise d’œuvre aux côtés de 6e RUE et ALS, ce projet est né d’un dialogue constant avec la Ville, l’équipe enseignante et les parents d’élèves. Cette concertation a permis de faire évoluer le programme initial afin de répondre au plus juste aux usages, aux contraintes du site et aux enjeux environnementaux contemporains.

La cour existante présentait de nombreuses contraintes : forte imperméabilisation, espaces restreints, topographie marquée, équipements vieillissants et manque d’ombre. Le projet a transformé ces contraintes en leviers de conception. L’aménagement conserve le bac à sable circulaire historique, élément structurant du paysage de la cour, autour duquel se développent des lignes courbes, des emmarchements colorés et des terrasses favorisant l’exploration et les déplacements des enfants. L’extension des espaces, pensée comme une manière de « pousser les murs », permet désormais des usages plus libres, une meilleure gestion des flux et une diversification des pratiques ludiques et pédagogiques.

La désimperméabilisation constitue un axe majeur du projet. Les surfaces imperméables ont été fortement réduites au profit de revêtements perméables, de pavés enherbés et de zones végétalisées favorisant l’infiltration des eaux pluviales et le confort thermique. De nouveaux arbres ont été plantés dans des fosses adaptées à leur développement futur, tandis que deux préaux végétalisés apportent ombre et fraîcheur au cœur de la cour. Une attention particulière a été portée à la biodiversité avec la création d’une micro-forêt en périphérie du site. Cette démarche a également pris une dimension pédagogique grâce à une opération de plantation menée avec les élèves de grande section, sensibilisés aux enjeux écologiques et au vivant.

Le projet répond également à une exigence forte d’accessibilité et d’inclusivité. Les pentes ont été reprises, les marches supprimées et les circulations adaptées afin de rendre l’ensemble des espaces accessibles aux personnes à mobilité réduite. Des zones actives et des espaces apaisés coexistent désormais pour répondre à la diversité des besoins des enfants. Pensé dans une logique de pérennité, de confort d’usage et de qualité paysagère, ce projet illustre une approche sensible et évolutive de la cour d’école, où paysage, pédagogie et usages du quotidien se rejoignent au service du bien-être des enfants et de la transition écologique.


Photographe : Pierre Le Guennec

Place de la Chapelle

Place de la Chapelle, 44340 Bouguenais

68

Programme

Végétalisation, désimperméabilisation et qualification des espaces publics de la centralité des Couëts

Concepteurs

  • Le Vôtre Paysage Urbanisme – mandataire

Commune

  • Bouguenais

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

8500m²

Coûts

910 000 €HTVRD : 563 500 €Réseaux souples : 100 000 €Aménagements paysagers : 246 500 €HT

Documents

Aménagée au début des années 2000, dans le cadre de l’extension de la ligne de tramway 3, la place de la Chapelle était un espace public fonctionnel et apaisé mais où le végétal faisait défaut. L’objectif du projet était de végétaliser et désimperméabiliser les espaces identifiés par la collectivité comme îlot de chaleur, du fait de l’imperméabilisation significative des sols et de la forte exposition et réverbération lumineuse.

Une démarche de concertation a été mise en place dès le démarrage de l’étude, avec des permanences sur site pour aller à la rencontre des habitants, usagers, commerçants et acteurs du quartier, en phase de diagnostic pour recueillir les attentes et premières idées, puis pour présenter les différents scénarios d’aménagement. Cela a permis de conforter les enjeux de la requalification, avec des actions à mener sur la qualité du cadre de vie, mais aussi sur les mobilités et les usages :
– Valoriser et développer la richesse des fonctions et le caractère vivant du quartier
– Valoriser le réseau de cheminements piétons
– Dynamiser et mettre en lien les équipements sociaux, culturels et éducatifs au cœur du quartier
– Conforter la vocation commerciale de la place de la Chapelle et ses abords

La mission d’assistance à la consultation et à l’information du public s’est ensuite poursuivie par une présentation du projet sous forme d’exposition / déambulation sur site, d’une réunion publique ouverte à l’ensemble des bouguenaisiens, puis de temps d’information durant le chantier. Il s’agissait pour la métropole et la ville de Bouguenais d’impliquer les habitants et acteurs du quartiers des Couëts dans un projet ambitieux de réappropriation de l’espace public et de lutte contre les îlots de chaleur, afin de conforter la centralité des Couëts en tant que pôle urbain de la ville.

Les espaces publics existants présentant à la fois une unité de traitement, une composition affirmée et une attention forte portée aux détails, l’intervention a consisté à s’inscrire dans la continuité de l’opération initiale, en valorisant ses qualités et particularités d’aménagement, tout en questionnant les usages et l’occupation actuelle des espaces pour permettre d’accroître la présence végétale : quelle place pour l’automobile ? quelles opportunités de végétalisation par typologie d’espaces (stationnements, rue, …) ? quelles possibilités d’adaptation du marché sur le site ? …

Le repositionnement du marché hebdomadaire a constitué un élément clé de la requalification, permettant la végétalisation et le développement d’usages sur la placette piétonne située à l’avant de la chapelle, auparavant monofonctionnelle et entièrement minérale. Le marché a été déplacé sur rue, avec un principe de fermeture à la circulation le jeudi matin, permettant le maintien des accès aux commerces et équipements de part et d’autre (supérette, commerces de proximité, école, centre socio-culturel, mairie annexe, …) et en conservant une visibilité depuis le tramway.

Par ailleurs, une étude de stationnement a permis de montrer qu’un redimensionnement de l’offre de parkings était envisageable sur le secteur en maintenant un fonctionnement adapté aux commerces et équipements. L’ensemble des stationnements ont été retraités avec un revêtement semi-perméable végétalisé et leurs abords ont été plantés de manière à agrémenter et procurer de l’ombre à ces espaces. Une poche de stationnement située à l’avant du centre Marcet a également pu être supprimée au profit d’un espace végétalisé à vocation récréative et sportive (bancs, tables de pique-niques, tables de ping-pong, jeu de boule), dans la continuité du square Freinet au nord.

Sur le secteur de la place de la chapelle, les sols en béton décroûtés en vue d’accueillir les revêtements infiltrants ou les espaces de pleine terre ont été mis en stock puis réemployés pour créer des transitions avec les espaces végétalisés, des zones d’infiltration entre les stationnements, ou encore des circulations en pas japonais. Plus en arrière, les abords du centre socio-culturel et de la mairie annexe, auparavant traités de manière routière en enrobés, ont été qualifiés dans une continuité de traitements de sol et en confortant l’accompagnement végétal. De manière générale, les continuités piétonnes ont été développées et sécurisées afin d’irriguer l’ensemble des espaces de la centralité.
Une palette végétale riche et diversifiée, comprenant strate arborée, arbustive et herbacée, a été introduite tout au long des espaces aménagés, avec des essences ornementales sur la place de la Chapelle, et des essences comestibles (arbres fruitiers et arbustes à petits fruits) au niveau du square créé.


Informations complémentaires :
Démarche « Places et Placettes » Nantes Métropole, dont l’objectif est de réaliser des espaces publics de qualité, ouverts et accessibles, adaptés au changement climatique et aux activités quotidiennes.
Financements : PPI 2021 / 2026
Type de marché : procédure adaptée
Mission : maîtrise d’œuvre complète + assistance à la Concertation et Dialogue Citoyen

Bureau(x) d’études : OCE ingénierie, Agence Radar
Photographe : Roberto Giangrande

Réaménagement des espaces culturels

1,3 Rue de L'Hôtel Denis, 44460 Fégréac

72

Programme

Création d’une médiathèque, d’espaces associatifs, aménagement paysagers avec création de places et d’un bloc sanitaire public.

Concepteurs

  • Guilloux Architecte

Commune

  • Fégréac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Fégréac

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2021

Surface(s)

surf aménagées : 3410m²

Coûts

bâtiment (2020) : 1 930 000 €HT ; aménagement (2021) : 323 000 €HT

Documents

La commune de Fégréac s’est lancé dans un projet de réaménagent du centre-bourg, sur un ensemble de parcelles constitué d’un ancien presbytère désaffecté, d’une bâtisse secondaire servant de foyer des aînés et d’une salle des fêtes construite après guerre et ne répondant plus au besoin. Une fois le constat fait par les élus, l’équipe municipale a entamé le projet de rénover le centre-bourg, que ce soit au niveau des bâtisses ou celui des aménagements. Une large concertation a été lancée et a débouché sur une mission de maîtrise d’œuvre en suivant une méthode bien particulière : Le Processus Conception Intégré, appelé communément méthode PCI. Assisté par IDEA 35, animateur des ateliers, nous avons récolté avec les divers intervenants (associations, citoyens, aînés, élus) les besoins pour la commune que ce soit au niveau du bâti mais aussi des espaces extérieurs à vivre. Le programme qui en découle est donc l’expression directe d’un échange coconstruit entre maîtrise d’ouvrage, d’usage et d’œuvre. Les ambitions de départ visaient une médiathèque, la rénovation du foyer des aînés et la conception d’un lieu associatif nouveau, que ce soit dans la salle des fêtes existante ou toute autre solution solution de nouveau lieu.

Le cheminement nous a conduit à :
– démolir la salle des fêtes, jugée peu qualitative et difficilement adaptable (Dépollution importante, qualité constructive peu efficiente, mauvais état des structures)
– restructurer et étendre le presbytère pour créer une médiathèque
– Rénover le foyer des aînés
– Créer un équipement multifonctions proposant plusieurs typologies de salles de 40 à 150m², divisibles.
– Créer un sanitaire public

Une fois ces besoins quantitatifs mis en place, l’enjeu a été de faire projet par le traitement paysager et la proposition d’aménagement du site. En étroite collaboration avec l’architecte des bâtiments de France, le projet s’est structuré le long de la seule voie traversante du site, un chemin issu du cadastre napoléonien, aujourd’hui point de départ de chemins de randonnée. Un belvédère avec une table d’orientation accueille donc le piéton en haut de parcelle. Le site, avec une pente de près de 5m sur sa longueur, a permis d’aménager des îlots et de valoriser les transitions transversales, de dédier des espaces à chaque élément du programme. Les ruptures de pente sont gérées par des cheminements paysagers qui débouchent sur les entrées de bâtiment, aménagent une théâtre de verdure qui donne sur une place de marché pouvant servir de scène devant la salle d’associations. La médiathèque a son jardin, espace extérieur de lecture, le foyer des aînés sa placette pour jouer aux boules avec une vue panoramique sur la vallée de la Vilaine. Les bâtiments se longent, se traverse, alimentent la vie du bourg. Les cônes de vue ont été l’enjeu principal de cet aménagement avec la déminéralisation des espaces extérieurs. Fabien Jarny, architecte paysagiste, nous a épaulé pour proposer un aménagement paysager sobre, avec des essences locales et demandant peu d’entretien. Les places de stationnements sont végétalisées, tout comme les toitures des emprises neuves, les chemins traités en stabilisé et les seuls espaces imperméabilisés sont ceux dédiés à la place de marché ou les voies accessibles pour les véhicules. Le projet désimperméabilise près de 40% de la surface des parcelles et revoit en totalité le chemin de l’eau. Par exemple, le bassin originel du presbytère a été réaménagé et limite le débit de fuite de la parcelle.
Ce projet, non-comptant de valoriser les matériaux biosourcés et géosourcés comme le bois brulé, voit s’installer une chaufferie bois dans l’entresol de la nouvelle salle d’associations pour alimenter en chauffage l’ensemble du site.

Les habitants de Fégréac ont aujourd’hui accès à un espace unique, qui répond aux attentes de tous pour les besoins actuels. Le projet se veut participatif, moteur pour la redynamisation du centre-bourg et s’inscrit dans l’histoire de la commune.


Bureau(x) d’études : VRD/paysage : OCE, structure : SERTCO, fluide/HQE : EMENDA
Photographe : OCE

Sous le béton la pelouse

Adresse privée, 44400 Rezé

121

Programme

Les clientes souhaitaient supprimer l’allée en béton existante traversant le jardin. Typique de la conception des jardins productifs des années 60, l’allée centrale traverse le jardin de part en part. Plus bas que le reste du jardin et en pente vers la maison, l’allée imperméable entraînait toutes les eaux de ruissellement vers la terrasse et l’habitation.
Le principe de base du projet est désimperméabiliser cette allée qui dessert le cabanon où sont rangés quotidiennement les vélos avec l’idée de réemployer le revêtement béton en le transformant en dalles aux formes variées.

Concepteurs

  • Petrichor paysages

Commune

  • Rezé

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Maîtrise d'ouvrage privée

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

13m² d'allée en béton reprise, la même surface de jardin retravaillée pour une mise à niveau du cheminement avec le jardin existant.

Coûts

1800 € HT pour la partie aménagement de l'allée et du jardin

Documents

La proposition de réemploi du revêtement existant à séduit la maîtrise d’ouvrage pour l’aspect économique mais également pour son aspect attentive aux ressources. Les exports liés à la démolition et les apports pour les travaux ont été minimes.
Exports de surplus de démolition de l’allée et apport en gravier et sable pour permettre la mise à niveau et constituer le lit de pose.
Le découpage des dalles et la définition des formats s’est fait en phase travaux lors d’échanges avec la maîtrise d’ouvrage.


Photographe : Petrichor paysages