Parvis de l’école Jean Monnet

Rue de la Forêt, 44810 Héric

80

Programme

Abords d'équipements Parvis, voies douces et stationnements

Concepteurs

  • AGPU PAysage & Urbanisme

Commune

  • Héric

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Héric

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2023

Surface(s)

4000m2

Coûts

500 000€ HT

Documents

Suite au projet d’extension de l’école Jean Monnet réalisé par l’agence Vignault x faure, la commune nous a convié pour aménager les abords et gérer les différents flux vélos, piétons, stationnements minute, livraisons et cars scolaires.

Nous avons ainsi proposé deux parvis.
Le premier au centre dédié aux entrées et sorties de l’école et l’autre mettant en valeur le bâtiment historique accueillant désormais le périscolaire.
Ces espaces pétonisés et apaisés ont ensuite permis de créer trois poches de stationnements plus petites, sécurisées et mieux intégrées grâce à de nombreuses bandes plantées.


Bureau(x) d’études : C2I VRD
Photographe : ©AGPU

Parc du Courgeon

Rue du Courgeon, 44130 Blain

85

Programme

Passerelles, voie verte, mobiliers, signalétique et plantations au cœur d’un vallon urbain classé zone humide.

Concepteurs

  • AGPU PAysage & Urbanisme

Commune

  • Blain

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de BLAIN

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2023

Surface(s)

Deux passerelles de 100m

Coûts

380 000€ HT

Documents

Le parc du Courgeon est un vallon séparant le bourg historique de Blain des nouveaux développements urbains (lotissements et zones économiques) mais aussi de hameaux en cours de densification.
Zone humide et véritable barrière physique, ce vallon contraignait les nouveaux habitants à le contourner par le nord le long d’une route départementale très fréquentée, ou bien par le sud via une route communale sinueuse et dangereuse.

Afin de favoriser les mobilités actives et redonner son attractivité au cœur de bourg, la commune décide ne construire une passerelle reliant les quartiers. D’une longueur d’environ 100 mètres, l’ouvrage se fraye un chemin dans la canopée de la ripisylve, et afin de se conformer aux normes PMR, surplombe le vallon à 4 mètres de hauteur.
Pour rejoindre la promenade le long du ruisseau du Courgeon, un escalier permet de redescendre puis de se diriger vers les zones commerciales ou bien les ports du canal de Nantes à Brest puis le château de Blain.
Au milieu de la traversée, un belvédère en caillebotis métallique et équipé d’un banc, permet la pause et la contemplation.
La structure de la passerelle a été réalisé en pieux de robinier battus sans la moindre fondation béton dans une zone humide.
Une mise en lumière subtile et légère, actionnée à l’aide de détecteurs permet de baliser tout en respectant la faune nocturne, dont les nombreuses chauve-souris, en projetant de faibles températures d’éclairement.


Bureau(x) d’études : François
Photographe : ©AGPU

Parc de la Mothe

Place Saint-Méen, 44850 Le Cellier

96

Programme

Le projet répond à un manque crucial de services, équipements et aménités fédératrices dans un bourg à renouveler (place dédiée aux festivités, stationnements, sanitaires, terrains de pétanques, aire de jeux intergénérationnelle).

Concepteurs

  • TECAM mandataires et AGPU Paysage & Urbanisme

Commune

  • Le Cellier

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune du Cellier

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2023

Surface(s)

5500m2

Coûts

1 000 000€ HT

Documents

Le parc de la Mothe se situe à l’articulation entre un bourg construit sur son promontoire dominant la Loire et les coteaux boisés constituant les coulées, vallons sauvages boisés.Le parc, autrefois jardin du presbytère, a subi le passage d’une tornade en 2019, supprimant sur son passage un patrimoine arboré remarquable. Le jardin, déjà ouvert au public, souffrait à la fois d’un manque de visibilité et de peu d’équipements.Le projet de parc de la Mothe a d oncété mené en 3 temps:L’élaboration d’un plan-guide du centre-bourg anticipant les besoins en stationnement avant la requalification du reste du bourg,La création d’une place de village dédiée aux manifestations culturellesLa restauration dans le parc central et multigénérationnel
Leprojet a fait l’objet d’une concertation au travers des différents ateliers menés avec les élus et techniciens.
Le projet a donc consisté à replanter, réutiliser les pierres de schiste locales et réhabiliter un édicule pour intégrer un transformateur ainsi que des sanitaires.Les bois employés pour les ganivelles, tuteurs, préaux, assises bois et habillage de l’édicule sont locaux et non-traités (douglas, chêne, châtaignier et robinier).
Les végétaux sélectionnés et plantés proviennent de pépinières locales également (pépinières Ripoche et du Val d’Erdre) grâce notamment à la demande conjointe des maîtrises d’ouvrage et maîtrises d’oeuvre de demander la certification ‘Végétal local’ et ‘Plante bleue’.
Le projet répond à un manque crucial de services, équipements et aménités fédératrices dans un bourg à renouveler (place dédiée aux festivités, stationnements, sanitaires, terrains de pétanques, aire de jeux intergénérationnelle). La Place Saint-Méen, en amont, a volontairement été créée comme un espace libre pouvant s’adapter à l’accueil de multiples manifestations (Nature & Jardins au printemps, la fête de la musique…). La poche de stationnements a été créée en anticipant la requalification d’un bourg complexe, pentu et étriqué qui supprimera inévitablement des places de parking.L’ensemble du projet est tourné vers les coulées boisées sous forme de terrasses accueillant différents usages (spectacles, pétanque, tyrolienne, toboggan, jeux d’équilibre et enfin agrès de fitness). La Place Saint Méen constitue la première terrasse, urbaine, minérale et  festive, la seconde terrasse, accessible aux PMR par un jeu de rampes, permet la tenue de parties de pétanques. Les terrasses suivantes se fondent dans la végétation et sont reliées par des jeux de talus et escaliers participant à l’intégration et au côté ludique de l’ensemble. Le minéral disparaît progressivement au profit du végétal.Les matériaux sélectionnés, en accord avec les ABF schistes, bois et sablés, permettent de s’intégrer harmonieusement dans ce contexte entre bourg  et espaces naturels. Enfin, la palette végétale réhabilite des essences représentatives des parcs du XVIIIe tout en s’enrichissant de végétaux locaux prolongeant les coulées jusqu’au plus près du bourg, du sauvage au régulier.


Informations complémentaires :
Financé par la commune du Cellier et la COMPA

Bureau(x) d’études : François
Photographe : ©AGPU

Cour réinventée de l’école du Plessis-Cellier

59 Rue des Alouettes, 44100 Nantes

83

Programme

Le projet d’aménagement a pour ambition de repenser intégralement la cour élémentaire, tout en gardant ou en réemployant les éléments intéressants préexistants que sont les tilleuls et certains mobiliers. Il s’agit de réinventer une cour existante, en prenant en compte les arbres, les réseaux enterrés, les accès aux bâtiments, les flux et usages, tout en ayant une composition d’ensemble affirmée, qui métamorphose le site et gomme les interventions successives entre l’ancienne cour et les éléments nouveaux du projet. Il s’attache à répondre aux enjeux suivants : - enjeux de paysage, avec la volonté de réinventer un vaste espace minéral et monofonctionnel en enrichissant les ambiances paysagères - enjeux d’usage, avec la nécessité de faciliter les liens et les flux entre bâtiments et de créer des espaces calmes et actifs au sein de la cour, de supprimer la prédominance des jeux de ballon et de venir diversifier les jeux et usages possibles - enjeux de désimperméabilisation généreuse des sols, où les sols sont ouverts afin de créer des îlots de fraîcheur plantés et des espaces de jeux perméables - enjeux de réemploi des mobiliers et sols existants - enjeux de préservation et de mise en valeur du patrimoine arboré, et de création de vastes espaces de pleine terre - enjeux de gestion des eaux pluviales : mise en valeur du chemin de l’eau, où l’eau pluviale est récupérée pour irriguer les arbres existants et les espaces nouvellement plantés, tout en soulignant le chemin de l’eau à travers la cour.

Concepteurs

  • de Long en Large - paysagistes concepteurs (mandataires)
  • gestion des eaux pluviales)
  • La Source Marie Pire (paysagiste concepteur

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardins
  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

2810m²

Coûts

280 000€ aménagements extérieurs (dont 140 000€ lot paysage, 90 000€ lot VRD, 50 000€ lot mobilier bois)

Documents

La réussite de ce projet est le fruit d’une collaboration étroite avec les services de la Ville de Nantes en phase études, pour tenir les ambitions de désimperméabilisation et de prise en compte de la concertation des élèves et équipes pédagogiques.
L’implication des équipes pédagogiques a été décisive, notamment lors du questionnement de la place du terrain de sport et l’augmentation des surfaces plantées, ce qui a permis de pousser le curseur loin en termes de désimperméabilisation et de reconfigurer totalement la cour.

La gestion de l’eau a été pensée dès le début du projet, avec une compétence intégrée à l’équipe, qui a permis que la mise en scène de l’eau soit un élément majeur de la composition de la cour, depuis une gouttière jusqu’au point bas de la cour, à travers une rivière maçonnée devenant noue de faible profondeur puis jardin de pluie, et tirant partie de la pente naturelle de la cour. Le projet tire parti de l’existant, notamment les mobiliers en bon état qui ont été déposés et reposés (paniers de baskets, tables et bancs) et des enrobés existants. Le savoir-faire des entreprises de travaux a été un facteur de réussite du projet, notamment pour le décroutage et sciage des enrobés, la réalisation des cabanes en osier et des ouvrages bois, ainsi que les travaux paysagers.

Le site, les bâtiments des années 1940 et1960 et leurs façades colorées, le rapport au coteau surplombant le Bas Chantenay, et les beaux tilleuls présents dans la cour ont constitué le point de départ de la conception des espaces extérieurs, dialoguant avec le grand paysage, et tirant parti du déjà-là.
Le sous-sol du Sillon de Bretagne, découvert en phase chantier a été révélé en inclusion de roches dans la rivière pédagogique.
La pente générale est soulignée par la mise en scène de l’eau du point haut au point bas de la cour, par une rivière venant irriguer les espaces plantés.
Les vues sur le Bas Chantenay sont soulignées par une clôture en bois ajourée pour cadrer les vues, dans l’exacte continuité de la clôture préexistante, pour un traitement des limites soigné.
Les pieds d’arbres décroutés et quelques ouvrages bois viennent révéler la beauté des beaux tilleuls, qui passaient inaperçus jusqu’à lors. L’attention portée au déjà-là passe aussi par l’étude fine des zones d’enrobé soulevées par les racines ainsi que le tracé des réseaux enterrés qui ont conditionné le dessin des aménagements, permettant d’atténuer les traces de l’intervention.

Les usages ont été pris en compte dès le début de l’étude, avec les attentes des usages exprimées sur la réparation des zones actives et calmes, les mobiliers de jeux, et le souhait d’avoir un potager repensé. L’histoire même de l’école, avec son ancien mur séparant l’école des filles de l’école des garçons a été un support de projet, en conservant les pans de ce mur, qui viennent trouver une fonction nouvelle : porte ouverte, mur d’escalade, et appui d’un gradin de classe en plein air. Les attentes en matière de pratiques sportives scolaires ont été respectée, avec la création de lignes de courses tout autour de la cour jouant avec sa géométrie et ses éléments bâtis.
L’entretien des surfaces a été pensé en amont avec le concours des services gestionnaires, avec la mise en place de cuvettes à feuilles notamment, et des modalités de participation des enfants à l’entretien de la cour par le biais de balais et pinces à feuilles. L’évolutivité de la cour est de fait une dimension bien présente, avec notamment l’ouverture et la fermeture de certaines zones, pour protéger les semis et limiter le piétinement par endroit.
Le retour d’expérience des usagers depuis la livraison à la rentrée de septembre 2025 témoigne des transformations opérées : une cour apaisée, des arbres révélés, des ambiances variées, des jeux de ballon diversifiés, des espaces devenus plus mixtes et des usages renouvelés, pour une cour qui continue à être réinventée par ses élèves…


Informations complémentaires :
Accord cadre "Cours réinventées"

Bureau(x) d’études : CAIRN Ingénierie
Photographe : de Long en Large

Aménagement du secteur Gare

Rue de la gare, 44530 Sévérac

108

Programme

Requalification du quartier gare avec le traitement de l’entrée Est, de l’adaptation du flux de circulation, de l’aménagement du parvis de la gare, du réaménagement des places de stationnements et de la végétalisation et perméabilisation des espaces publics.

Concepteurs

  • UNIVERS Paysagiste Mandataire

Commune

  • Sévérac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Mairie de Sévérac

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2022

Surface(s)

14 800 m²

Coûts

Terrassement-Voirie-Assainissement ------------- 878 730,00 € HTRéseaux souples --------------------------------------------- 10 300,00€ HTAménagements Paysagers et Mobiliers --------- 114 950,00€ HT

LA COMMANDE PUBLIQUE

En coopération avec le CAUE 44, la commune de Sévérac a engagé en 2019, une réflexion globale à l’échelle du bourg et des villages et a souhaité construire un plan références et des fiches actions pour les aménagements à prévoir dans les années futures.
Ces échanges Mairie-CAUE ont été prolongés par une consultation qui a abouti au choix de notre agence d’urbanisme et de paysage.
Nous, UNIVERS, Paysagistes et Urbanistes avons été comme très souvent mandataires d’une équipe restreinte et nous avons pu travailler pendant quelques années au devenir de Sévérac pour construire ensemble un projet ambitieux, réaliste et supportable pour une commune de 1 700 habitants.

La concertation a été faite pendant toute la durée d’élaboration du plan guide avec notamment la mise en place d’ateliers thématiques mis en œuvre pour échanger avec les habitants.
Ces nombreux échanges ont abouti à une réunion publique de présentation des objectifs, des orientations urbaines et des aménagements 2020-2030.
Nous avons milité pour un dialogue et une synergie constante entre la collectivité et notre agence pour être au plus près de leurs objectifs et à l’écoute de leurs attentes.
Cette concertation s’est poursuivie pendant l’élaboration du projet de maîtrise d’Œuvre opérationnelle Quartier de la Gare avec échanges et réunion publique.

Le premier projet opérationnel issu du plan guide à être mise en œuvre a été celui du Secteur Gare.
Le projet qui comprend l’entrée Est et Sud-est de la l‘agglomération, la Rue de la Gare, le chemin du Kaolin et le parvis de la halte ferroviaire a porté de nombreux objectifs :
• Développer des liaisons piétonnes vers la salle de fêtes et vers le bourg,
• Améliorer le parcours des bus et mettre en place des arrêts normés et sécurisés pour tous les usagers,
• Installer une signalétique pour développer la visibilité de la gare,
• Préserver la capacité en stationnement automobile proche de la gare et permettre la mutualisation du parking,
• Sécuriser le carrefour de la Gare et la traversée des voies ferrées,
• Végétaliser qualitativement tous les espaces possibles (arbres de haute-tige et arbustes),
• Reprendre le plan de circulation avec la possibilité de travailler sur des sens uniques.

L’ENVIRONNEMENT ET LES RESSOURCES

Le projet a été conçu et s’est construit dans un intérêt environnemental.
Pour cette raison, nous apprécions être mandataire de nos équipes de maîtrise d’Œuvre car nous estimons en tant que paysagiste avoir une sensibilité plus grande à la gestion de la ressource (et notamment les eaux pluviales), à la biodiversité, à la gestion du patrimoine arboré existant…
Aussi, les principes d’aménagement (désimperméabilisation et végétalisation) et les matériaux ont été choisis dans cette optique partagée avec la collectivité et notre BE VRD :
• Réduction de largeur de voie avec changement de régime de circulation (sens unique) pour donner plus d’espace aux espaces verts,
• Choix d’un matériau perméable sur tous les espaces de stationnement,
• Choix de matériaux pérennes (granit, béton…),
• Maintien et protection des arbres existants avec mise à distance pendant le chantier…

Les essences végétales arborées et arbustives ont d’abord été choisies pour s’approcher de la palette endogène. Erables, merisiers à grappes, frênes et sorbiers sont des essences qui ont été plantées pour compléter le patrimoine arboré existant.

L’INTÉGRATION ET L’ESTHÉTIQUE

Dans un contexte où la halte ferroviaire devient un véritable lieu d’échange multimodal, l’accessibilité est un élément essentiel à son bon fonctionnement.
Ces lieux dégradés devaient également mutés en espaces où chaque usager s’y rend en sécurité dans un environnement agréable, esthétique, paysager…
Outre la fonctionnalité retrouvée des espaces publics, nous avons largement planté notre périmètre d’études avec 32 nouveaux arbres.
L’interface entre faisceau ferroviaire et espaces publics a également été reprise pour construire une limite de qualité avec les voies ferrées (recherche de perméabilité, travail sur les hauteurs, les couleurs, les ouvertures/fermetures…).

LES USAGES ET LES FONCTIONNALITÉS

Lieu d’accueil, lieu de passage ou lieu d’échanges, les abords d’une gare ou d’une halte ferroviaire sont toujours des espaces où les modes de mobilité se rejoignent.
Aussi, par la mise en place d’un mobilier spécifique, le cycliste peut garer son vélo à l’abri et en toute sécurité.

Le contexte de développement des mobilités alternatives à l’automobile a engendré des changements et des attentes différentes dans les pratiques de déplacements des habitants, qui ont amené à revoir la réflexion globale et ainsi, mieux prendre en compte la question des déplacements doux à l’échelle du centre-bourg et des hameaux à proximité.
De plus, une augmentation de la fréquence des arrêts de trains à Sévérac a rendu ce mode de déplacement plus attractif et le secteur de la gare plus fréquenté, ce qui a nécessité une meilleure accessibilité du secteur Gare et une requalification des espaces publics.

Outre la place du vélo qui a été repensé par la mise en place d’une voie dédiée et sécurisée le long de la route départementale, le piéton n’a pas été oublié.
Aussi, en toute sécurité les usagers du train peuvent aujourd’hui se déplacer vers la gare sur de vrais trottoirs matérialisés et parfois ombragés.
Le parvis devient même un lieu d’attente confortable, sécurisé et également ombragé par la plantation de 4 arbres tige où des mobiliers d’assises ont été installés pour prolonger les liens usagers.
Ce lieu de qualité devient lieu de mixité d’usage entre ceux qui attendent un mode de déplacement (train, automobile ou car) et ceux qui s’approprient cet espace comme lieu festif, point de rencontre ou lieu d’échange.

Pour terminer la présentation de cet ambitieux projet, l’inauguration a été célébrée le 1er septembre 2023 en présence de la Région, du Département, des politiques locaux, des élus de Sévérac et de sa population.


Informations complémentaires :
– Subventions régionales pour la mobilités,
– Subvention DETR,
– Marché et procédure adaptés

Bureau(x) d’études : ABEIL (VRD)
Photographe : @univers

Pool-House

Privée, 44000 Nantes

97

Programme

Construction neuve d'un pool-house et d'une piscine

Concepteurs

  • 1 - BERRANGER & VINCENT Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Maîtrise d'ouvrage privée

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

Cabanon : 37 m2

Coûts

NC

Après la rénovation de la maison des propriétaires par l’agence, une réflexion globale est engagée autour de la requalification du jardin avec l’idée d’une piscine et d’un cabanon. Cette nouvelle programmation est alors l’opportunité d’une recomposition du jardin, repensé comme un paysage habité, structuré par une succession de séquences, de vues et d’usages complémentaires.
Dans cette nouvelle composition paysagère, nous avons imaginé, en concertation avec le maître d’ouvrage, un volume implanté en fond de parcelle, venant accompagner la piscine tout en structurant l’ensemble du jardin.
La piscine en béton coulé sur place s’implante dans le prolongement d’un mur en pierre existant, et dialogue directement avec les pièces de vie de la maison. Le cabanon de départ devient un pool-house, conçu comme un studio autonome. Il se compose d’une chambre d’appoint, une salle d’eau et d’une cuisine.
Dans une écriture sobre inspirée des constructions vernaculaires de jardin, le bâtiment est réalisé tout en bois avec un bardage en châtaignier noirci et une couverture en tôle ondulée noire. Les espaces intérieurs conçus en contreplaqué de bouleau, définissent une atmosphère chaleureuse et épurée. Une généreuse baie vitrée d’angle prolonge les espaces vers le jardin et ouvre largement les vues sur le nouveau paysage.


Photographe : François Dantart

Création d’une place et d’un square, quartier Collines du Cens

boulevard Schuman (appelé Route de Rennes) et rue Pierre Yvernogeau, 44300 Nantes

83

Programme

Dans le cadre du renouvellement urbain et de la densification du bâti du quartier « Collines du Cens » , reconversion de voiries en espaces publics apaisés et création d’une centralité de quartier. Aménagement des trottoirs au pied des nouveau bâtiments mixtes habitat/social/commerces/équipements. Transformation d’un double giratoire en carrefour à feux et station verrou pour le Chronobus, intégration des cycles par une voie magistrale. Square clôturé avec aire de jeux, verger, jardin de fleuriste, fontaine à boire, meridiennes, terrain de pétanque. Parvis de l’école (niveau AVP).

Concepteurs

  • atelier Campo
  • mandataire
  • Paysagiste concepteur

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole pôle Nantes Centralité
  • Unité Aménagements Espace Public Philippe BELLIOT chargé de Projets

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

TOTAL: 16 270 m²square: 1500 m²

Coûts

Plan guide: 3 millions € HTTranche 1: 1,9 million € HT

Documents

Bilan surface désimperméabilisée : augmentation de 50%
Bilan arbres : nombre d’arbres doublé (60 conservés, 60 ajoutés = 120 au total)
Nombre de places de stationnement voitures divisé par 2 (total = 38)
Nombre de places de stationnement vélos doublé (total = 44)
Bilan réemploi : 74% d’énergie économisée, 39 % de GES économisés (d’après Nantes Métropole, calculateur SEVE-TP)

Cette mission au long cours s’est déroulée sur 6 ans, avec un premier plan guide en 2019-2020 puis une maitrise d’œuvre pour la réalisation d’une première tranche de travaux livrée fin 2025, représentant la partie principale du plan guide. Pour opérer cette requalification, les intentions de projet sont riches :
• Rendre plus urbain le boulevard pénétrant de la « route » de Vannes, artère majeure qui supporte un trafic très intense (20 000 véhicules jours), en apaisant la vitesse, en réduisant la place de la voirie au bénéfice des traversées piétonnes et en aménagent un axe magistral pour les cycles.
• Dans le quartier, favoriser l’espace des déplacements actifs, dont les piétons en priorité.
• Desservir les commerces qui animeront la place, soigner l’image d’entrée d’un quartier redynamisé.
• Valoriser le patrimoine arboré, qui fait l’identité du quartier, et mettre en scène la liaison vers la vallée de la Chézine branche de l’Etoile Verte nantaise.
• Améliorer la desserte des écoles pour s’inscrire dans les nouveaux plans sanitaires et de sécurité.
• Aménager en lieu et place d’un parking un square de proximité avec des jeux d’enfants et des assises ombragées pour se retrouver.

L’origine du projet :
Le contexte social de ce renouvellement urbain était tendu, car les habitants percevaient la densification comme une perte de qualité pour leur quartier. En effet, les espaces verts résiduels de cette ancienne bretelle de voie rapide étaient occupés temporairement par un petit skateparc (peu fréquenté) et de grands arbres plantés dans les années 1980. La polarité commerciale d’origine (bar-tabac, boulangerie, pharmacie…), peu fonctionnelle et vieillissante, avait le mérite d’exister.
Les larges voies de l’ancienne bretelle étaient converties en parking public qui, de par sa proximité avec l’axe d’entrée de ville, était accaparé par des voitures ventouses et du stationnement relai. L’offre de places était bien supérieure au besoin (définit par une étude de stationnement). Ce parking était aussi le théatre de mésusages nocturnes. Malgré cela, les habitants percevaient ce parking comme une nécesité pour la vie des commerces et un plus pour leur quartier.
Le PLUM ayant débloqué la constructibilité des abords des axes structurants, une OAP ciblée sur le quartier a réduit les emprises routières à un gabarit de rue et dégagé deux grandes parcelles constructibles. Deux opérations immobilières mixtes successives ont transformé le quartier en vaste chantier pendant plusieurs années. Cette densification constituait une amélioration en terme de fonctionnalités : les rez-de-chaussée commerciaux sont devenus lisibles depuis le boulevard, la mairie annexe est rénovée et ses locaux modernisés et adaptés aux usages, le cabinet médical est accessible aux PMR, les commerçants et habitants on gagné leurs places de stationnement dédiées dans les parkings aux sous-sols des immeubles.
Malgré toutes ces améliorations à la clé, la population ressentait un ras-le-bol des travaux et campait sur des positions conservatistes, craignant par la perte de stationnements, la perte d’attractivité du quartier….
La concertation et le plan guide
Dans le nouvel esprit participatif nantais, qui envisage l’aménagement des espaces publics par la concertation en priorité, ce quartier Schuman en général et la rue Yvernogeau en particulier, ont fait l’objet d’un plan guide co-construit avec les habitants et usagers, invités plus largement que les seuls riverains du périmètre de projet. C’est dans ce contexte que l’agence SCOPIC (communication et concertation) emporte la mission de plan guide, accompagnée de l’atelier Campo (conception du plan guide) et CERAMIDE pour la partie technique et économique. Le trinômee vient prolonger une démarche participative au long court, dans la suite d’un Plan Paysage et Patrimoine réalisé sur le quartier quelques années auparavant par Nantes Métropole (réalisation : agence MAP).
Le diagnostic participatif a été un succès. Organisé sous forme d’une permanence avec un stand sur place et une première marche organisée en fin de semaine et fin de journée, il a permis de mobiliser à la fois actifs, retraités, parents, enfants. Les commerçants, l’école et le collège proche ont été concertés dans une démarche parallèle, plus ciblée, pour prendre en compte leurs besoins spécifiques.
Par la suite, un cycle de trois ateliers de co-conception organisés en petits groupes a fait ressortir les besoins de la vie de quartier : en premier lieu, des espaces libres pour se retrouver et faire vivre le lien social et la convivialité. Ensuite, la réduction de la vitesse, favorisée par le gabarit de voie rapide, l’amélioration de traversée du boulevard (20 000 véhicules/jours !), la connexion avec la vallée du Cens toute proche (Plan Paysage) et une offre de jeux et d’espace vert de proximité à l’échelle du quartier.
Nantes métropole a ajouté à cette programmation habitante les politiques publiques qui visent à : rendre la rue à tous, piétons et personnes âgées en priorité, mettre le parvis de l’école aux normes d’apaisement et de Vigipirate, l’intégration des cycles, la désimperméabilisation, l’agradation de la canopée pour diminuer l’effet d’ilot de chaleur (très marqué ici à cause des voiries surdimensionnées), la gestion des livreurs à vélo et scooters, l’inclusion de sanitaires publiques, la prévention situationnelle pour rendre le quartier plus inclusif, en particulier la nuit.
Campo a rajouté une ambition à cela en proposant d’exploiter le gisement d’enrobé routier pour envisager un projet de réemploi ambitieux.
En cours de mission, la crise sanitaire du Covid a chamboulé l’organisation des ces ateliers. Scopic a du mettre en place un nouveau format de mise en partage à distance. Campo a enregistré une vidéo de présentation du plan guide, diffusée aux participants, qui se sont réunis en une grande visio-conférence (pour la première fois pour nombre d’entre eux !) pour faire leurs retours sur les propositions.
La démarche a abouti à un plan guide largement illustré et un rapport de concertation, qui ont été présentés en réunion publique et exposé en mairie annexe.
La mission d’étude
Campo a par la suite emporté la mission de maitrise d’œuvre entant que mandataire avec Céramide et Iprocia (mission base + ACI + SYN). Campo a assuré la mission d’Assistance à la Consultation et l’Information du public. L’équipe a été retenue pour son ouverture à la concertation et sa précision sur le réemploi.
La phase étude a débuté avec la concertation d’un panel d’habitants, qui a pu donner son avis sur l’esquisse globale. Le travail de co-conception s’est approfondi sur la partie square, avec la production de scénarios détaillés et d’une esquisse de synthèse. Les participants ont pu réaliser leurs propres maquettes d’intention de projet par groupes, avec du matériel fabriqué par Campo. Les scénarios ont été partagés et le projet s’est affiné, jusqu’à faire consensus. Campo a ensuite réalisé une implantation du projet directement sur place avec des tracés à la craie sur le sol du parking libéré pour l’occasion, que les participants ont pu arpenter lors de la seconde visite de site.
Le projet
Dans le contexte de densification urbaine précédemment décrit, le projet se définit comme une extension de l’urbanité de centre-ville, qui atteint maintenant ce quartier jusqu’ici resté périphérique, avec des espaces libres spacieux mais sous-exploités. L’espace restant a vocation à devenir la « place du village », qui jusqu’alors faisait défaut. Le projet doit créer l’agora ou se retrouver au quotidien et où organiser les événements qui rythmeront la nouvelle vie de quartier. C’est aussi la ville du quart d’heure qui se réalise, avec un ensemble d’aménités à proximité des lieux d’habitat. La réduction des emprises routières et la conversion de la route en boulevard urbain, plus favorable à la marche, au vélo et au bus, est aussi un moyen pour relocaliser la vie de quartier et diminuer les nuisances du trafic (les habitants se disaient très impactés par l’engorgement de la route de Rennes.
Le boulevard
L’apaisement du boulevard est l’action première dont découle la redéfinition du quartier. L’emprise routière qu’occupait un double giratoire impossible à franchir par les modes actifs, a cédé la place à un carrefour à feu optimisé, qui libère l’espace nécessaire à la création d’une station verrou pour le Chronobus. La traversée en deux temps en traversant un large ilot central arboré, est facilitée, en plus des feux tricolores. Ce terre-plein central joue le rôle de verrou (empêche de doubler un bus à l’arrêt) et casse la vitesse des voitures. L’espace public est hautement qualifié avec la mise en œuvre par Eurovia de massives bordures en granit, d’asphalte et de mobilier identitaire de la centralité nantaise.
La place
Elle est composée de trois fragments que forment la grande place, le parvis de la mairie et l’entrée de la rue Yvernogeau, tous trois unifiés par un revêtement de sol continu. Les piétons sont protégés de la voirie par des potelets (pas de bordures), des massifs arbustifs et des rangées de stationnements en long (zone bleue). La place forme un grand tapis de pierre, cadré sur la façade classique de l’ancienne mairie. L’esplanade est globalement dégagée pour accueillir les animations, simplement ponctuée d’arbres d’ombrages existants ou plantés, dont le pied émerge de pavés enherbés. Des massifs périphériques, plus touffus, préservent du bruyant boulevard. Le calepinage très travaillé, mêmlant trois teintes de pierres différentes et dessinant un motif de lignes de largeurs variables, parfaitement posées par les compagnons paveurs, met en valeur le cadre urbain d’exception de la place.

Le square
Ce nouveau lieu de convivialité s’inscrit dans la continuité de l’allée aux cèdres (Nouvelles Hébrides), qui remonte depuis la vallée du Cens. Il se situe à la croisée des parcours vers l’école et le chemin du Petit-Port, vers le Cens, vers les commerces et la station de Chronobus. Le square accueil une promenade et une croisée élargies, agrémentée de bancs où s’asseoir pour se rencontrer. La grande aire de jeux, le carré du fleuriste / potager, le solarium, la fontaine à boire et le terrain de pétanque, offrent diverses possibilités d’usage et d’appropriation. Le square est ceint d’une clôture en fer forgé, mais n’est pas fermé de portes. Le tressage d’acier réalisé par les artisans de Qub évoque une palissade en osier poétique.

La désimperméabilisation et la végétalisation
Les pieds des arbres revêtus d’enrobé ont été largement élargis et ont retrouvé des sols vivants respirants. Le sous-sol de la place est composé d’une grande fosse continue de mélange terre-pierre, couvert d’une couche respirante de gravillon qui draine la condensation à la sous-face du revêtement, qui est la première cause du soulèvement racinaire. Les massifs sont plantés selon une dizaine de palettes végétales différentes, adaptées aux micro-situations. Chaque mélange est lui-même composé à partir d’une quinzaine d’essences de vivaces, graminées et bulbes, avec un objectif d’amplitude adaptative et de couverture optimale du sol.

Le réemploi
Le grand challenge du chantier du square, relevé par Arbora, est la réalisation des partie minérales à partir de matériaux de réemploi issus du site. Le chantier a également réemployé l’ensemble des bordures en granite déposées sur place. Pour le square, le projet prévoyait un sol calepiné à partir de pavés d’enrobé et des murets structurants construits avec des blocs d’enrobé. La première étape a consisté à découper le sol de l’ancien parking en blocs réguliers comme une tablette de chocolat, puis les stocker sur palette. La quantité nécessaire au projet n’a pas été atteinte avec le seul parking. Les autres parties e voirie ne pouvant être exploitées à cette phase, il a fallu aller découper des blocs sur une autre voirie Nantes Métropole. Mais l’épaisseur d’enrobé étant insuffisante pour le page de sol (16cm), ce nouveau gisement de 5 cm a été utilisé pour les murets. Campo et le Pôle ont donc complété le besoin avce un reste de stock de blocs bétons inutilisés sur le parvis de la Gare Nord. Une planche d’essai a permis de choisir le bon calepinage alternat lignes de blocs d’enrobé et lignes de blocs béton. Le résultat donne un sol très esthétique, animé par ses variations de couleur et de granularité.
L’inauguration de cet espace public a été reportée pour cause d’élection municipales, mais d’ors et déjà, le retour est unanime: l’aménagement est une réussite.


Informations complémentaires :
Appel d’offre ouvert
Financement 100% Nantes Métropole

Bureau(x) d’études : Céramide bureau d’études VRD, environnement, mobilité Iprocia bureau d’études circulation
Photographe : atelier Campo

Aménagement du jardin Duchesse Anne

Rue Henri IV, 44000 Nantes

88

Programme

Dans le cadre du « Plan Pleine Terre », l'objectif de la métropole est de désimperméabiliser 1ha en centre-ville à travers la création d'espaces verts de proximité, la plantation d'arbres et l'infiltration des eaux de pluie. La nouvelle promenade de l'Erdre à la Loire est l'un des projets phare. Une promenade matérialisée du canal St Félix jusqu'à l'Erdre en passant par le périmètre opérationnel du projet qui concerne la transformation du parking Duchesse Anne en jardin.

Concepteurs

  • PHYTOLAB- paysagistes (mandataire)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardins - Nantes Métropole

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

5600 m²

Coûts

lot 1 Aménagement végétal, arrosage et mobiliers : 1,4 M€ HT lot 2 VRD : 0,3 M€ HT

Documents

Le jardin Duchesse Anne s’inscrit dans une histoire particulièrement riche : autrefois situé en bord de Loire, le site accueillit ensuite un square agrémenté d’une fontaine pendant plusieurs décennies au début du siècle, avant d’être transformé en parking à partir des années 1960. Cette mémoire du lieu a guidé une conception volontairement simple, sobre et intemporelle.

Les lignes directrices du projet reprennent les alignements historiques des cours du XVIIIe siècle ainsi que ceux de la rue de Richebourg. La matérialité du jardin s’inscrit dans le même esprit de sobriété : des cheminements en sablé renforcé et des murets en granit beige français, dont les tonalités dialoguent avec les granits déjà présents sur le site. L’inspiration du jardin à la française y est pleinement assumée. Les perspectives créées par les tracés du jardin ouvrent le regard vers le lointain et mettent en valeur plusieurs repères majeurs du paysage nantais : la tour du Le Lieu Unique, l’axe historique vers la route de Clisson au sud, ainsi que les cours Saint-Pierre et la colonne Louis-XVI au nord.

À l’échelle métropolitaine, le projet du jardin Duchesse Anne se situe au croisement de nombreux flux urbains et paysagers. Il prend place sur l’axe de la promenade historique nantaise reliant le Jardin des Plantes de Nantes à la Loire, tout en constituant la clé de voûte de la nouvelle promenade de l’Erdre à la Loire. Celle-ci relie le canal Saint-Félix (projet du quai des Pins en cours) à l’Erdre au niveau du Quai Ceineray, en traversant notamment les cours Saint-Pierre et Saint-André.

L’objectif environnemental principal du projet est de créer un îlot de fraîcheur en plein cœur de Nantes, grâce à la suppression du parking Duchesse Anne et à sa transformation en jardin public.

À la suite d’une analyse fine de l’Indice de Confort Thermique Urbain (ICTU) du quartier, le projet s’est orienté vers une composition paysagère structurée autour d’un boulingrin végétalisé, bordé de massifs plantés en strates. Cette organisation favorise à la fois le rafraîchissement naturel du site et la création d’une atmosphère plus intime vis-à-vis de l’espace public environnant.

La dimension de fraîcheur est renforcée par la récupération des eaux pluviales au sein du boulingrin situé à l’entrée du jardin, ainsi que par la mise en œuvre d’une palette végétale spécifique dite « Erdre », composée d’essences locales présentes le long des cours d’eau nantais. Une fontaine Wallace restaurée, retrouvée dans les entrepôts de la Ville, complète ce dispositif et contribue au confort des usagers.

Au total, vingt arbres ont été plantés et la surface végétalisée est passée de 1 000 m² à 2 900 m². Selon nos modélisations, ces aménagements permettront de réduire la température ressentie d’environ 2 °C lors des épisodes de fortes chaleurs.

Deux autres objectifs majeurs guident le projet : créer un jardin à la fois fédérateur et animé.

Fédérateur, d’abord, car ce jardin a été conçu pour accueillir un large public, aussi bien dans les usages du quotidien que lors de grands événements. Le projet améliore significativement les circulations douces vers le château grâce à un cheminement en pente douce reliant la contrescarpe à la station de tramway. Ce parcours reprend la ligne de désir observée sur le site tout en la qualifiant par un véritable aménagement paysager. La suppression du parking permet naturellement aux piétons de circuler dans le jardin et ne sont plus contraints de se reporter sur le trottoir longeant la rue Henri-IV.

L’espace en plateau situé à proximité de la rue Prémion accueille un verger urbain planté d’essences fruitières — pommiers, pêchers, petits fruits et vignes — proposés en libre cueillette, dans la continuité des jardins comestibles développés par la Ville. De longs bancs filants dessinés sur mesure ont été imaginés afin d’offrir de nombreuses assises, à la fois confortables et intemporelles dans leur écriture. Ils prennent place à des points stratégiques du jardin : autour du plateau fruitier, le long du chemin de la contrescarpe — particulièrement ombragé et ouvert sur la vue du château — ainsi qu’autour de la fontaine Wallace, véritable point de fraîcheur et de rencontre pour attendre le tram. Des fauteuils installés sur de petites placettes pavées viennent également rythmer la promenade et diversifier l’offre de mobilier.

Le jardin constitue enfin un véritable lieu d’animation capable d’accueillir des événements publics d’envergure, tels que le festival Les Heures d’Été. À lui seul, le plateau fruitier forme une scène en belvédère de 415 m² dominant le jardin. Associé au boulingrin, il permet de disposer de plus de 800 m² d’espaces accessibles et appropriables par tous.


Bureau(x) d’études : Verdi Ingénierie – BET VRD, Chroniques Conseil – Historien
Photographe : Phytolab

Renaturation de l’entrée de la vallée de la Chézine

vallée de la Chézine – du boulevard du Massacre à la Salle Oger, 44100 Nantes

86

Programme

Finalisation de l’opération d’aménagement ZAC Vallon des Dervallières

Concepteurs

  • de Long en Large - paysagistes concepteurs (mandataires)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Aménagement

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

1,2 hectares

Coûts

246 000 € pour le secteur Chézine (du boulevard du Massacre au gymnase Oger) - 29 000 € pour le secteur Le Nain pour : décroutage des enrobés, renaturation des sols, travaux d’adaptation des réseaux, réfection de chemins, maçonnerie des murs en pierre, petits éléments de mobilier, sols pavés, platelage bois, plantations

Documents

La vallée de la Chézine, au niveau du boulevard du Massacre, constitue une des entrées de la ville de Nantes ; entrée qui se fait ici à pied ou à vélo, par un espace de nature. La vallée de la Chézine est une des branche de l’étoile verte nantaise, appelée «vallée mosaïque». Cet espace est très fréquenté pour les loisirs du week-end ou les déplacements quotidiens ; il portait jusqu’alors des traces d’aménagements plus anciens : une voirie et ses équipements désormais inutiles et hors contexte, de l’éclairage urbain… et un aspect général très dégradé. Les continuités piétonnes et cyclables étaient compliquées, engendrant de nombreux chemins alternatifs qui, progressivement dégradaient les pieds d’arbres et milieux attenants. De plus, certains secteurs et chemins étaient particulièrement impraticables durant l’hiver, en raison d’inondations régulières par ruissellement (la topographie du site couplée à la présence des boulevards urbains à proximité génère un ruissellement très important à cet endroit).

En poursuivant les objectifs de mise en valeur du site, de prise en compte des usages et de respect des milieux, le projet a donc été l’occasion de travailler sur différents sujets :
• désimperméabiliser les sols et redonner de la place à la nature dans un ancien site urbain,
• rendre lisible et requalifier l’entrée de la vallée de la Chézine, côté boulevard du massacre, en ouvrant sur la vallée et la promenade,
• repenser la hiérarchie et l’organisation des chemins, les connecter aux rues voisines, travailler leur accessibilité,
• sanctuariser certains espaces pour permettre à la prairie de se développer, protéger les arbres existants des effets du tassement racinaire dû à une très forte fréquentation,
• compléter la trame arborée et anticiper le renouvellement de certains arbres et masses arbustives/arborées,
• permettre l’accessibilité et la traversée du site y compris en période de fort ruissellement et dans le respect du maintien de l’alimentation en eau des zones humides.

Pour cela, nous nous sommes attachés à proposer des aménagements simples et en continuité des espaces existants : les sols sont désimperméabilisés, les chemins sont repris dans un matériau plus drainants, une passerelle en bois est créée pour traverser à pied sec le secteur de prairie humide, les éclairages nocturnes sont limités pour renforcer la trame noire, les entrées de site sont délimitées par un ensemble de murs en pierre qui constituent aussi des points d’assise.
Le mobilier est sobre et constitué principalement du bois issu des abattages d’arbres vieillissants (hors contexte ou présentant un danger potentiel) ; l’ensemble du bois est d’ailleurs réemployé sur site.
Les plantations ont été réalisées principalement en jeunes plants et selon les méthodes de boisements d’avenir menées par la ville de Nantes. Quelques arbres tiges et cépées complètent cette stratégie de plantation.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’achèvement de la concession d’aménagement sur la ZAC du Vallon des Dervallières ; la mission initiale consistait en la finalisation de l’opération d’aménagement, visant à résoudre un ensemble de problèmes d’aménagements ponctuels. Le travail mené en amont avec la maîtrise d’ouvrage, l’équipe de quartier et différents services de la ville de Nantes a révélé la nécessité d’élargir la commande et de penser le projet de façon plus globale : à l’échelle de la vallée et du quartier. Cette première étape de l’étude et du projet a été importante pour amorcer un travail collectif qui s’est particulièrement concrétisé avec la direction Nature et Jardin de la ville de Nantes. Les temps de diagnostic et surtout de chantier ont été nourris par les échanges avec les équipes gestionnaires du site, ce qui a permis d’adapter les proposition et d’anticiper les sujets de gestion.
Les inondations par ruissellement ont été un sujet particulièrement compliqué à gérer en chantier (avec des dégradations sur les revêtements mise en place), ce qui a nécessité des échanges avec les services et des reprises après la livraison.

Aujourd’hui, après deux années de vie, la structure globale du projet est fonctionnelle, la nature reprend ses droits et les continuités d’usages sont assurées. L’intervention est presque imperceptible et tend à s’effacer progressivement. Le travail de projet se poursuit maintenant à travers la gestion du site par les équipes de la DNJ.


Informations complémentaires :
MAPA

Bureau(x) d’études : AGEIS – bureau d'étude VRD
Photographe : de Long en Large

Parc du plan d’eau de l’Ilette

Route de la Bézinière, 44521 Couffé

80

Programme

Phytostabilisation, reprofilages et lutte contre l'érosion des berges de l'étang. Requalification de l'entrée du site Création d'une 'Place des fêtes', d'un préau et d'un théâtre de verdure. Renaturation du parc

Concepteurs

  • AGPU PAysage & Urbanisme

Commune

  • Couffé

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Couffé (44)

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface du parc : 8Ha Linéaire de berges: 730ml Aire de loisirs aménagée: 1500 m2 Préau : 20m2

Coûts

525 000 € HT

Documents

• d’une exigence portée conjointement entre la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition,
Le projet  a été mené jusqu’à présent en 3 temps :
• L’élaboration d’un plan-guide concerté permettant de se projeter dans l’espace, le temps et de budgétiser sur le moyen terme.
• La restauration des berges de l’étang soumises à une érosion forte et très utilisées par de nombreux pêcheurs dont les associations organisent divers événements.
• La création d’une place des fêtes et de son préau, offrant replis et services, et enfin d’un théâtre de verdure ouvert sur une nouvelle plage verte.
Le projet d’ aménagement du plan d’eau de l’Ilette a fait l’objet d’une concertation au travers des différents ateliers menés avec les élus et techniciens. Des temps d’échanges ont également eu lieu avec les riverains et l’association des pêcheurs ainsi qu’une réunion publique de participation avec annotations partager sur des esquisses imprimées en grand format. Ces temps nécessaires à la maturation du projet ont permis d’adapter les esquisses pour prendre en compte les usages  en cours et à venir (pêcheurs, comité des fêtes, promeneurs…) ou bien limiter l’impact de ceux-ci sur les espaces périphériques et le voisinage.
• d’une approche attentive aux ressources et aux contextes, proposant des réponses adaptées aux enjeux environnementaux contemporains,
Le projet a permis globalement de renaturer ce site (désimperméabilisation des stationnements,  des berges en reprofilage et revégétalisation des berges, mise en place de radeaux végétalisés…).
Au travers d’un projet complémentaire de réseau dédié aux mobilités actives, il est désormais mieux connecté au reste de la commune et divers appuis vélos complètent l’offre.
Un travail fin a été réalisé avec le terrassier pour limiter le transport et gérer les ressources de matériaux localement (nivellement fin et recyclage des déblais, création de buttes à partir des déblais dans la partie nord du parc, importation de roches et granulats issus d’une carrière locale située à Petit-Mars (15km)).
Les bois employés pour les ganivelles, tuteurs, préaux, assises des gradins, terrains de pétanque et appuis-vélos sont locaux et non-traités (douglas, chêne, châtaignier et robinier).
Les végétaux sélectionnés et plantés proviennent de pépinières locales également (pépinières Ripoche et du Val d’Erdre) grâce notamment à la demande conjointe des maîtrises d’ouvrage et maîtrises d’oeuvre de demander la certification ‘Végétal local’ et ‘Plante bleue’.
Enfin les trois entreprises sélectionnées sont toutes locales et sont implantées dans un rayon de 20km au maximum.
• d’une conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir,
Le projet de maîtrise d’œuvre sélectionné est issu d’une étude préalable plus élargie à l’ensemble du parc avec la programmation de différents sous-projets concertés et phasés dans le temps. 
Restera la création d’une aire de camping-car, la création d’un parcours des aménités le long du ruisseau du Beusse, la restauration-extension des terrains de bi-cross et aires de jeux, la plantation de massifs et arbres complémentaires.
Globalement, différentes opérations de plantations d’arbres sont programmées afin d’offrir davantage ombre et fraîcheur à ce parc et favoriser la biodiversité autour de ce point d’eau déjà très apprécié.
• d’une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration.
L’ensemble du projet est tourné vers la vue sur l’étang sous forme de balcon au-dessus de l’eau. Ce nouvel espace, dénommé ‘Place des fêtes’ s’inspire des formes du vallon, du plan d’eau et de ses berges. Les courbes de niveaux ont été prolongées et atténuées pour favoriser l’intégration des ouvrages dans les pentes. Les matériaux sélectionnés, schistes, bois et sablés, permettent de s’intégrer harmonieusement dans ce contexte semi-naturel et rustique du bocage ligérien. Enfin, la palette végétale locale prolonge les différentes ripisylves et haies bocagères.


Informations complémentaires :
Fond vert – France Nation Verte

Bureau(x) d’études : Hardy Environnement
Photographe : ©AGPU