Renaturation de l’entrée de la vallée de la Chézine

vallée de la Chézine – du boulevard du Massacre à la Salle Oger, 44100 Nantes

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Programme

Finalisation de l’opération d’aménagement ZAC Vallon des Dervallières

Concepteurs

  • de Long en Large - paysagistes concepteurs (mandataires)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Aménagement

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

1,2 hectares

Coûts

246 000 € pour le secteur Chézine (du boulevard du Massacre au gymnase Oger) - 29 000 € pour le secteur Le Nain pour : décroutage des enrobés, renaturation des sols, travaux d’adaptation des réseaux, réfection de chemins, maçonnerie des murs en pierre, petits éléments de mobilier, sols pavés, platelage bois, plantations

Documents

La vallée de la Chézine, au niveau du boulevard du Massacre, constitue une des entrées de la ville de Nantes ; entrée qui se fait ici à pied ou à vélo, par un espace de nature. La vallée de la Chézine est une des branche de l’étoile verte nantaise, appelée «vallée mosaïque». Cet espace est très fréquenté pour les loisirs du week-end ou les déplacements quotidiens ; il portait jusqu’alors des traces d’aménagements plus anciens : une voirie et ses équipements désormais inutiles et hors contexte, de l’éclairage urbain… et un aspect général très dégradé. Les continuités piétonnes et cyclables étaient compliquées, engendrant de nombreux chemins alternatifs qui, progressivement dégradaient les pieds d’arbres et milieux attenants. De plus, certains secteurs et chemins étaient particulièrement impraticables durant l’hiver, en raison d’inondations régulières par ruissellement (la topographie du site couplée à la présence des boulevards urbains à proximité génère un ruissellement très important à cet endroit).

En poursuivant les objectifs de mise en valeur du site, de prise en compte des usages et de respect des milieux, le projet a donc été l’occasion de travailler sur différents sujets :
• désimperméabiliser les sols et redonner de la place à la nature dans un ancien site urbain,
• rendre lisible et requalifier l’entrée de la vallée de la Chézine, côté boulevard du massacre, en ouvrant sur la vallée et la promenade,
• repenser la hiérarchie et l’organisation des chemins, les connecter aux rues voisines, travailler leur accessibilité,
• sanctuariser certains espaces pour permettre à la prairie de se développer, protéger les arbres existants des effets du tassement racinaire dû à une très forte fréquentation,
• compléter la trame arborée et anticiper le renouvellement de certains arbres et masses arbustives/arborées,
• permettre l’accessibilité et la traversée du site y compris en période de fort ruissellement et dans le respect du maintien de l’alimentation en eau des zones humides.

Pour cela, nous nous sommes attachés à proposer des aménagements simples et en continuité des espaces existants : les sols sont désimperméabilisés, les chemins sont repris dans un matériau plus drainants, une passerelle en bois est créée pour traverser à pied sec le secteur de prairie humide, les éclairages nocturnes sont limités pour renforcer la trame noire, les entrées de site sont délimitées par un ensemble de murs en pierre qui constituent aussi des points d’assise.
Le mobilier est sobre et constitué principalement du bois issu des abattages d’arbres vieillissants (hors contexte ou présentant un danger potentiel) ; l’ensemble du bois est d’ailleurs réemployé sur site.
Les plantations ont été réalisées principalement en jeunes plants et selon les méthodes de boisements d’avenir menées par la ville de Nantes. Quelques arbres tiges et cépées complètent cette stratégie de plantation.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’achèvement de la concession d’aménagement sur la ZAC du Vallon des Dervallières ; la mission initiale consistait en la finalisation de l’opération d’aménagement, visant à résoudre un ensemble de problèmes d’aménagements ponctuels. Le travail mené en amont avec la maîtrise d’ouvrage, l’équipe de quartier et différents services de la ville de Nantes a révélé la nécessité d’élargir la commande et de penser le projet de façon plus globale : à l’échelle de la vallée et du quartier. Cette première étape de l’étude et du projet a été importante pour amorcer un travail collectif qui s’est particulièrement concrétisé avec la direction Nature et Jardin de la ville de Nantes. Les temps de diagnostic et surtout de chantier ont été nourris par les échanges avec les équipes gestionnaires du site, ce qui a permis d’adapter les proposition et d’anticiper les sujets de gestion.
Les inondations par ruissellement ont été un sujet particulièrement compliqué à gérer en chantier (avec des dégradations sur les revêtements mise en place), ce qui a nécessité des échanges avec les services et des reprises après la livraison.

Aujourd’hui, après deux années de vie, la structure globale du projet est fonctionnelle, la nature reprend ses droits et les continuités d’usages sont assurées. L’intervention est presque imperceptible et tend à s’effacer progressivement. Le travail de projet se poursuit maintenant à travers la gestion du site par les équipes de la DNJ.


Informations complémentaires :
MAPA

Bureau(x) d’études : AGEIS – bureau d'étude VRD
Photographe : de Long en Large