Le Plessis

Rue du Plessis, 44600 Saint-Nazaire

45

Programme

Réhabilitation de 120 logements collectifs répartis en 4 bâtiments, et réaménagement des espaces extérieurs

Concepteurs

  • AÜD ARCHITECTES mandataire
  • LA TERRE FERME paysagiste concepteur

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture
  • Urbanisme

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface habitable : 7 200 m² Surface parcelle : 18 376 m²

Coûts

Coût total : 5 483 260 euros HT dont - VRD : 680 000 euros HT - Aménagements extérieurs : 350 000 euros HT

Documents

COMMANDE MOUV/MOE

Le projet est issu d’un processus plutôt qu’un produit.
Démarche indissociable d’une concertation, d’échanges avec tous les intervenants, en créant une relation de travail constructive, un dialogue permanent, entre :
– – SILENE
– – La Ville
– – Les Habitants
– – CERUR
– – Architectes & Paysagiste

La volonté a été de prolonger la démarche entreprise par SILENE avec CERUR, Sociologues & Urbanistes, Agnès Lemoine, qui a établi une enquête sociale auprès des habitants.

En se saisissant des résultats de cette enquête établie auprès d’un échantillon représentatif des habitants :
– Aboutir à un diagnostic partagé.
– S’inscrire dans la démarche initiée sur ce Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville

OBSERVER & RELEVER :
– Dimension sociale, un regard fin sur les pratiques du territoire et des espaces communs
– Contexte historique
– Contexte paysager
– Approfondir l’analyse urbaine aux abords de chacun des bâtiments
– Analyse sur les pratiques des espaces communs intérieurs et extérieurs
– Pathologies éventuelles non visibles
– Relevés des parties communes pour l’électricité et l’éclairage extérieur
– Relevés et prise de connaissance des installations techniques intérieures aux logements (plomberie, chauffage, ventilation, électricité)
– Objectif d’exhaustivité en phase étude pour éviter les surprises en phase travaux
– Visite de logements pour palier à toutes les incertitudes en phase étude.
– Rencontre des habitants
– Questionnaire sur les problématiques connues afin d’en déterminer les origines. Des questions ouvertes établies de concert avec SILENE et CERUR permettant aux habitants :
– Exprimer leurs souhaits et aspirations
– Retranscrire le regard qu’ils portent sur leur résidence
– Etre force de proposition sur l’évolution de leur immeuble
– Connaître leur savoir faire

Diagnostic en marchant
– Déroulement sur une journée.
– Groupe composé d’un pilote Architecte avec son regard, un rapporteur, un photographe, un preneur de note et un garant du temps.
– Les problèmes sont pointés, les dysfonctionnements, mais aussi les atouts et richesses du secteur.
– Temps convivial, un événement festif.
– Travail de synthèse fait par le groupe ainsi qu’une restitution collective.
– Compte-rendu élaboré et diffusé.
– Témoignage de compréhension de la particularité de chacun, hors normalisation, individuellement ou en groupe
Ces rencontres cherchent à entendre les demandes souvent non formulées et permettent une interprétation plus fine des demandes. Il faut entrer en empathie pour qualifier des paroles souvent mal formulées souvent par manque de mots.
– Principe d’une Journée « Barnum »
– Démarche de formation active mettant l’habitant en capacité d’agir, ce qui provoque un impact non seulement sur l’apprentissage personnel et aussi sur la capacité à s’investir/participer à la vie sociale de la résidence et du quartier.
– repositionner l’acte d’habiter au cœur de la résidence
– Fédérer les habitants autour d’un projet qui leur est destiné
– Inverser l’isolement croissant des foyers en rétablissant du collectif

INTEGRATION ESTHETIQUE
La commune de Saint Nazaire bénéficie d’ambiances urbaines variées :
– Bords de mer : Ecriture balnéaire
– Estuaire : Ambiance et Ecriture portuaire et de faubourg
– Brière…

C’est dans ce dernier, en frange Nord de la Commune, que se situe la résidence le Plessis.
Même si la contournante Ouest et les voies ferrées marquent une rupture physique avec ce paysage, le panorama très ouvert vers la parc de Brière est embrassé.

La résidence est située à l’articulation :
– Ensemble pavillonnaire à L’Ouest
– Equipement scolaire à L’Est
Un lieu traversé matérialisé par les chemins de chèvre.
Il ne constitue pas une exception dans ce tissu.
– Les volumes sont de hauteur contenue en R+3
– Les masses font écho aux bâtiments d’équipement

Une superposition d’une vue aérienne de 1950 et de ce jour met en évidence l’inscription sur des tracés historiques. Il est constaté un léger décalage de l’alignement des bâtiments par rapport à la voie.
Il n’y a pas de notion façade rue ou jardin. C’est le traitement des espaces extérieurs qui leur donne leur statut.
– Desserte des différentes adresses d’un seul coté de la rue
– Façade Ouest non active

Cette résidence est une composante essentielle de la vie de ce quartier à l’échelle des équipements et du paysage qui le composent.
La voie de desserte intérieure est inscrite dans le réseau viaire du quartier.
– Deux accès automobiles depuis les voies publiques avec une circulation en boucle.
– La résidence apparait composée autour de sa voie intérieure.
– Linéarité de la composition
– Favorise la vitesse de circulation accentuée par l’effet de glissement
– Répartition des stationnements uniquement fonctionnelle et quantitative.
De beaux sujets qualifient la résidence. Ils participent au caractère très arboré du quartier dans lequel la végétation semble infiltrer l’architecture.
Par contre, les espaces extérieurs (stationnements, entrées, liaisons douces, jardins, plantes) sont mal adaptés aux usages des habitants.
La répartition des stationnements est uniquement fonctionnelle et quantitative.

L’ensemble est d’une modernité cohérente avec un parallélisme parfait qui ne s’oppose pas au réseau viaire ou encore à la trame parcellaire du quartier : Une légère inflexion.
La composition avec décalages et glissements définit différents espaces communs dont le statut n’est pas défini.

Dans cet environnement paysager et architectural caractérisé, le projet consiste en la réhabilitation thermique des bâtiments et des espaces extérieurs. La proposition n’est pas uniquement technique. Le tout participe au renouvellement de l’image des bâtiments.
En s’appuyant sur un diagnostic exhaustif, tant paysager, architectural, d’usages et technique, le projet a pour objectif :
– Garantir un traitement urbain qualitatif d’accompagnement
– Enrichir de la silhouette architecturale
– Favoriser les perméabilités.
– Sécurisation des cheminements
– Une matérialité et un traitement à l’échelle du grand paysage.
– Augmenter la qualité d’usage.

Un local encombrant existant au milieu du site sera démoli. Cette modification lui enlève son caractère central au profit d’un aménagement plus fluide.
Tous les logements, quelque soit leur typologie, ont sensiblement la même surface de balcon. Il est identifié que les grandes typologies sont défavorisées. Des extensions de balcon pour les types 04 sont développées sur les façades Ouest à chaque extrémité des linéaires.

Chaque adresse a actuellement un hall qui ouvre directement sur l’escalier de distribution. Des SAS sont créés. Ils apportent une réponse multiple à différentes problématiques. Ils constituent à la fois un tampon thermique et par cet appendice, séquencent les linéaires de façade, jalonnent la circulation automobile et permettent de mieux identifier l’adressage.
Il a été identifié des désordres sur les actuels balcon en béton. Le projet se saisit de cette difficulté pour redéfinir l’écriture général des bâtiments. A une composition verticale est substituée une écriture horizontale.

Par une succession de strates à la matérialité différente, le projet dialogue à l’échelle du paysage. Une alternance d’enduit et de bois permet de lisser, de moderniser et d’intégrer dans l’écriture générale le dessin des balcons nouvellement créés.
Pour identifier chacune des adresses, la teinte de la partie enduite est différente. La ville a été associée, via l’architecte conseil, aux essais sur site des couleurs avant tout engagement de travaux de mise en peinture, sous couche et finition.

La résidence, rue du Plessis à Saint Nazaire est installée dans un parc qui comprend un grand nombre d’arbres plantés en moyenne il y a 50 ans. Quelques uns sont remarquables, très peu, beaucoup sont abîmés, morts en partie. Les essences ne sont pas très variées (moins de 10) et certaines sont peu adaptées aux usages (stationnements, liaisons douces) comme le murier. Peu d’arbustes et aucune vivace ne sont présents dans le parc.
Les arbres sont plantés ça et là, parfois sur des buttes, peut être pour dessiner ou refermer des espaces. Cette configuration ne les aide pas à survivre : l’eau de pluie ne reste pas à leurs pieds, les usagers grimpent sur les buttes et piétinent le pied des arbres.
Aujourd’hui le parc a besoin d’être régénéré afin de faire perdurer son caractère arboré et de développer sa biodiversité, au sein de ce paysage plat et venté, à la lisière du marais de Brière.

A l’appui d’un diagnostic phytosanitaire, il est décidé la suppression d’une trentaine d’arbres morts, malades ou peu adaptés, la plantation d’une soixantaine d’arbres, en creux, de façon à ce qu’ils accueillent l’eau de pluie à leurs pieds. Les arbres seront placés dans des banquettes d’arbustes et de vivaces plantés densément (5 plants/m2) et donc impénétrables et non piétinables. plus de 5000 m2 de plantation d’abres, arbustes et vivaces sont réalisés afin de créer plus de biodiversité.
Les arbres seront plantés de manière à dessiner des pièces ou bosquets aux usages différents et empruntant le vocabulaire d’un parc : alignement pour souligner une grande cour et les stationnements, square, place, jeux d’enfants, etc.

PAYSAGE

Le contexte urbain
La résidence du Plessis/La Berthauderie, au bord du marais de
Brière, est cernée par des équipements scolaires, sportifs
et un quartier résidentiel au Sud et à l’Ouest. Les
bâtiments sont vieillissants et les espaces extérieurs sont
mal adaptés aux usages des habitants.

Le projet d’aménagement et d’urbanisme
Le projet est redessine des liaisons douces continues autour
des bâtiments reliant les immeubles à leur environnement proche,
tout en identifiant un véritable parc de la résidence.
Les circulations piétonnes desservent un espace « côté cour » et un
espace « côté jardin ».

Côté cour, les circulations des véhicules sont redessinées avec un
marquage au sol et des matérialités favorisant une circulation
plus sécurisée et moins de surfaces enrobé. Les entrées sont plus lisibles, évidentes.
Un grand alignement se poursuit sur toute la longueur Nord/Sud de la
résidence. Les pieds de bâtiments sont plantées. Des appuis vélos
et des bancs sont installés. Un réemploi massif d’enrobé décrouté
et de bordures T2 permet la confection de 550ml de muret façon pierre sèche.

Côté Jardin, des espaces ouverts (grandes pelouses, place
stabilisée, square) ou fermés (bosquet de jeux, jungle, bosquets plantés)
caractérisent chacun des jardins derrières chacun des 4 immeubles.
Charmes, acacias dorés, sorbiers de oiseaux et petits fruits cohabitent
avec les pins et chênes conservés et élagués. Les couronnes des arbres sont
relevées pour remettre en lumière la résidence. Les allées et contre-allées dessinent le parc
et offrent un adressage clair et franc à la ville


Informations complémentaires :
Procédure avec négociation.
Financement essentiellement par prêts de la CDC.

Bureau(x) d’études : ISOCRATE, DIGUET SB, ECMS, AGE
Photographe : AÜD ARCHITECTES, LA TERRE FERME

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