Dans le cadre de son relogement, ceci afin d’agrandir son service et mettre aux normes ses locaux, l’antenne de Saint-Nazaire du service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation de Loire-Atlantique déménage dans un bâtiment existant situé sur l’axe d’entrée de la ville de Saint-Nazaire. Le plateau existant abritait auparavant des bureaux dont l’organisation bien que récente devait être intégralement reprise. En effet, l’ALIP nécessite une gestion sécurisée de ses accès avec un contrôle spécifique des zones accessibles au public ainsi que des bureaux de travail pour le personnel devant demeurer complètement étanches à la zone ERP.
Avec le bâti existant comme contexte de projet, sa façade dessinée en fut la première contrainte, une attention particulière a donc été portée sur une implantation «bioclimatique» de l’ensemble des espaces du service. Les locaux à utilisation ponctuelle et variable, accueillants du public, sont positionnés au droit des façades en murs rideaux (non ouvrantes mais exposées Nord/ Nord-Est). Le reste des espaces dédiés aux travailleurs permanents ont été disposés le longs des façades bandeaux disposant d’ouvrants pour assurer une ventilation naturelle et des protections solaires dans le but d’éviter les surchauffes d’été tout en profitant des apports solaires d’hiver, exposant également moins les utilisateurs à la vue de tous. Le passage de la lumière naturelle est privilégié à chaque étape du projet : la façade bandeau existante est mise à jour, libérée dès que possible des cloisonnements et doublages qui la masquait auparavant pour maximiser l’éclairement naturel et offrir des vues sur le paysage. La mise en place de linéaires vitrés et ouvrants permet à la fois des contrôles visuels, la diffusion de la lumière du jour ainsi qu’une ventilation naturelle pour ces locaux, des impostes vitrées et des verrières éclairent également au maximum les circulations communes afin de minimiser le recours à l’éclairage artificiel.
Le local existant est considéré comme une ressource première à ne pas négliger, face à un aménagement très récent devenu cependant obsolète par son usage, nous proposons une démarche de réemploi, non inscrite au marché initial, à la maîtrise d’ouvrage qui l’accepte et y voit l’occasion de tester une démarche pouvant, si elle est concluante, se répéter pour de prochains aménagements, ces derniers étant nombreux pour le ministère. Ainsi portes, équipements de ventilation, sanitaires, luminaires, réseaux voire certains sols détournés ont fait l’objet d’un réemploi in situ dès que possible ou ex-situ pour alimenter d’autres projets par la suite.
Dans une volonté de révéler l’existant, la matière brute et des volumétries généreuses, une majorité d’espace est pensée sans faux-plafonds pour profiter d’une hauteur plus généreuse, l’acoustique étant maîtrisée par l’apport de matériaux absorbants. Un agencement en matière biosourcées est également privilégié en complément du réemploi qui donnera la tonalité de l’ambiance colorée des locaux.
Informations complémentaires :
MARCHE PUBLIC
Bureau(x) d’études : ECB, AIREO
Photographe : in/uit architectes