Les lanternes de Neyman

Bvd Jean de Neyman, 44600 Saint-Nazaire

36

Programme

32 logements : 11 logements collectifs R+4 max./ 6 logements intermédiaires R+2 max + 15 maisons individuelles groupées

Concepteurs

  • MAGNUM urbanistes mandataire - CAMPO paysagistes

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

2765 m² SHAB – 2940 m² SP

Coûts

4 750 000 € (2023)

Documents

Critère 1 — Une exigence portée conjointement entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition

Le projet comme espace de dialogue et d’invention
Le projet est né d’une ambition portée collectivement par la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre : dépasser l’idée d’un logement réduit à une simple cellule standardisée, normée et suréquipée. Dans un contexte où les surfaces se rationalisent, où les usages se figent et où le végétal devient souvent un simple décor, nous avons cherché ensemble à proposer une alternative plus généreuse et plus ouverte des manières d’habiter.
Silène et Magnum ont engagé un dialogue de projet constant, fondé sur une exigence commune : concevoir des logements pensés comme des volumes à vivre plutôt que comme une addition de mètres carrés. Cette réflexion partagée a permis de défendre, dans le respect de l’équilibre économique de l’opération, des qualités d’usage ambitieuses et parfois atypiques : espaces capables, seuils appropriables, micro-programmes favorisant les rencontres, porosités entre l’intime et le collectif.
Cette collaboration étroite a permis de maintenir l’usager au cœur du projet. Ensemble, nous avons défendu l’idée d’un habitat laissant une place à l’appropriation, où l’habitant conserve le pouvoir d’achever et de faire évoluer son espace de vie dans le temps. Plus qu’une réponse technique ou réglementaire, le projet revendique une vision optimiste et évolutive de l’habitat contemporain.

Critère 2 — Une approche attentive aux ressources et aux contextes, proposant des réponses adaptées aux enjeux environnementaux contemporains

Habiter différemment la profondeur de l’ilot.
Sur ce projet, le boulevard et le coeur d’ilot sont habités différemment. « Les lanternes de Neyman » s’attachent à proposer des modes de vie variant en fonction du contexte, de la profondeur de la parcelle.
Le bâtiment collectif, résolument urbain, participe à la régénération du boulevard. Sa silhouette est sculptée pour briser les effets de masse et s’élancer vers le ciel. Pour respecter le voisinage, le gabarit du bâti s’apaise (R+2) sur sa partie Ouest. Résolument urbain, il puise son identité dans les codes de la ville, avec un travail sur la trame en façade, l’usage de la loggia, associé à des percements généreux.
Alors qu’en fond de parcelle, des maisons groupées de grande typologie s’ouvrent généreusement sur l’espace paysager, tel un hameau résidentiel.
Entre eux, un bâtiment intermédiaire propose, au-delà d’une transition d’épannelage, une alternative entre l’habitat collectif et individuel. S’élevant en R+2, il adopte pour autant la matérialité et le motif architecturale des maisons au Sud (toiture double pente, jardins individuels…). Il est composé de deux volumes distincts relié par une coursive. Un soin particulier est apporté au traitement de la circulation verticale, l’escalier étant couvert pour un confort d’usage et génère un apaisement volumétrique entre les deux masses du bâtiment.

Critère 3 — Une conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir

Des espaces « capables » intégrés.
Parce que nous vivons tous singulièrement, nous proposons une alternative au plan type, en y intégrant un dispositif singulier à s’approprier : alcôve, double hauteur, balcon, triplex, loggia, terrasse, jardin en RDC, extérieur couvert …
Chaque logement est unique par son plan, son orientation, sa forme … produisant ainsi une singularité d’habitat tout en conservant une sobriété architecturale.
Nous avons poussé notre logique « sur-mesure » jusqu’au choix du système constructif : tandis que les maisons sont en ossature bois, le collectif est en maçonnerie. Le bâtiment intermédiaire adopte un principe mixte.

Critère 4 — Une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration

Une architecture vivante au profit de l’appropriation.
Enfin, persuadés que la singularité architecturale participe aussi à l’appropriation, nous avons le désir d’une architecture vivante, sculptée, d’inspiration vernaculaire avec une volumétrie détournée par une lecture plus contemporaine.
Le 1er ilot de maisons oriente les jardins privatifs sur la coulée verte et sur les sujets végétaux préexistants. Alors que les autres ilots orientent les espaces extérieurs privatifs et les pièces à vivre vers le Sud. En tête d’îlot, des maisons singulières en triplex produisent des signaux marquant les angles intra-parcellaires. Le dessin généreux des ouvertures sur ces émergences propose alors la nuit venue un effet de lanternes.
Le projet s’inspire de la palette végétale « VILLE LITTORALE Ambiance Balnéaire ». les arbres existants sont conservés et une quarantaine nouveaux sont plantés (en cépé ou haute tige). Haies arbustives, frange champêtre et plantes grimpantes agrémentent les espaces publics.


Informations complémentaires :
marché loi MOP

Bureau(x) d’études : ECMS (économie/OPC) – EVEN (structure) – RABIER FLUIDES CONCEPT (Fluides & Développement durable) – A3GI (VRD)
Photographe : Juan Cardona

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