HAUTES RIVES

Rue Emmanuel Mocquard, 44610 INDRE

41

Programme

26 logements intermédiaires et individuels

Concepteurs

  • AGENCE D'ARCHITECTURE HUCA

Commune

  • INDRE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • CIF COOPERATIVE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

1938 m²

Coûts

3 694 400 € HT

Documents

À Haute-Indre, le projet prend place dans un territoire singulier façonné par la Loire, la pente et l’histoire des anciennes îles qui composent la commune. L’opération s’inscrit dans le cadre de l’OAP du secteur Haute-Indre, pensée comme un processus de transformation progressive capable d’accompagner l’arrivée de nouveaux habitants tout en préservant les qualités résidentielles et paysagères du quartier.
Le site se situe au sein d’un vaste îlot constitué dans les années 1960, aujourd’hui marqué par un tissu peu structuré, de grands fonds de parcelles peu investis et une forte déclivité naturelle.
Plutôt que de gommer ces caractéristiques, le projet les utilise comme point d’appui pour recomposer un morceau de ville à échelle domestique, capable de renouer avec certaines qualités historiques de Haute-Indre : diversité des parcours, proximité entre habitat et paysage, continuité des cheminements et rapport étroit à la topographie.
Le programme développe vingt-six logements mêlant habitat intermédiaire, maisons individuelles, accession libre, logements sociaux et BRS.
Cette diversité permet de fabriquer un ensemble résidentiel non standardisé, accueillant différentes temporalités d’occupation. Le projet ne se compose pas comme une opération immobilière homogène mais comme un petit hameau contemporain venant s’inscrire dans le relief et les épaisseurs végétales du site. Les bâtiments s’organisent par séquences, autour d’une rue intérieure et d’espaces communs paysagers qui prolongent l’idée des chemins et venelles historiques de Haute-Indre.
Le projet s’inspire des typologies locales observées dans les rues anciennes de Haute-Indre : maisons étroites, volumes simples, façades colorées, constructions en séquences accompagnant le relief.
Les bâtiments se développent ainsi par fragments : Toitures inclinées et terrasses végétalisées alternent afin de produire une silhouette découpée, proche de l’échelle du village et attentive aux perceptions depuis l’espace public.
Cette fragmentation volontaire permet de retrouver une lecture presque domestique de l’opération, où chaque volume entretient un rapport singulier au sol, à la pente et au paysage.
Le cœur de l’opération est constitué par une traversée intérieure paysagée reliant les différents logements et organisant les usages collectifs du site. Cette rue-jardin accompagne la pente grâce à plusieurs niveaux de cheminements, des rampes douces et des espaces de pause qui transforment les circulations en véritables lieux de rencontre.
Le gradin central agit notamment comme un espace partagé à l’échelle du hameau résidentiel, entre seuil domestique et espace commun.
Le paysage joue un rôle structurant dans la composition du projet. Les noues plantées, les talus végétalisés, les jardins privatifs et les bandes plantées participent à la gestion hydraulique du terrain tout en construisant des ambiances résidentielles protégées et poreuses.
Le traitement des sols privilégie les dispositifs perméables et les continuités écologiques afin de maintenir une présence forte du vivant au sein du cœur d’îlot.
L’architecture privilégie des moyens simples et robustes. Les matériaux employés sont courants, durables et peu transformés. Les façades alternent des teintes minérales claires et ocres tandis que les volumes se distinguent davantage par leur implantation, leur rapport au paysage et leur géométrie que par des effets architectoniques.
Cette retenue constructive permet de produire une identité collective cohérente sans rompre avec les qualités du quartier.
À travers cette opération, le projet propose une autre manière d’habiter les tissus pavillonnaires en mutation : plus collective, plus traversante, davantage tournée vers les espaces partagés et les continuités paysagères. Il développe une densification progressive qui cherche moins l’intensité bâtie que la capacité à fabriquer un hameau habité adapté au relief, au climat, aux usages quotidiens et à l’histoire particulière de Haute-Indre.


Label(s) obtenu(s) : RE2020
Poeles à pellets

Bureau(x) d’études : OAK paysage, Betom ingenierie
Photographe : @agencehuca