Le projet Gaïa propose une ré-interprétation des gabarits agricoles afin de créer un paysage péri-urbain qui convoque l’imaginaire collectif du monde rural. L’échelle non-domestique des granges, longères, hangars, auvents, serres maraichères, … constitue le support de renouvellement des modes d’habiter contemporains.
Guidé par les haies bocagères en présence, l’implantation du projet tire parti de ce paysage qualitatif. Les différentes morphologies bâties s’agencent pour former une courée ouverte vers le grand paysage.
Le projet Gaïa a recours à des matériaux biosourcés : construction bois et isolants chanvre-lin-coton.
Les logements s’adaptent au climat littoral et aux architectures locales pour proposer de nouvelles conditions d’habiter dans un îlot dense : verrières protégeant les terrasses des embruns, cabanons d’entrées intimisant les jardins, jardins d’hiver abrités des vents.
La terre crue prolonge les techniques vernaculaires de bauge et d’adobes en concentrant son utilisation sur la crèche. Ce petit équipement devient un démonstratif de l’usage de la terre crue comme régulation d’inertie sur une construction bois. La réalisation d’un mur trombe en adobes en façade sud permet la captation des apports solaires en hiver et l’apport de stockage de calories en été. Un débord de toit au sud protège le mur des surchauffes. Une toiture végétalisée complète cette apport de masse limitant la pénétration de la chaleur et assurer ainsi le confort estival des plus petits.
Informations complémentaires :
Type de marché : Procédure négociée
Bureau(x) d’études : Naonec, Kypseli, PLBI, Campo, Territoires Partagés, LBLC
Photographe : Rudy Burbant