Les lanternes de Neyman

Bvd Jean de Neyman, 44600 Saint-Nazaire

107

Programme

32 logements : 11 logements collectifs R+4 max./ 6 logements intermédiaires R+2 max + 15 maisons individuelles groupées

Concepteurs

  • MAGNUM urbanistes mandataire - CAMPO paysagistes

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

2765 m² SHAB – 2940 m² SP

Coûts

4 750 000 € (2023)

Documents

Critère 1 — Une exigence portée conjointement entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre, où le dialogue de projet élève le niveau d’ambition

Le projet comme espace de dialogue et d’invention
Le projet est né d’une ambition portée collectivement par la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre : dépasser l’idée d’un logement réduit à une simple cellule standardisée, normée et suréquipée. Dans un contexte où les surfaces se rationalisent, où les usages se figent et où le végétal devient souvent un simple décor, nous avons cherché ensemble à proposer une alternative plus généreuse et plus ouverte des manières d’habiter.
Silène et Magnum ont engagé un dialogue de projet constant, fondé sur une exigence commune : concevoir des logements pensés comme des volumes à vivre plutôt que comme une addition de mètres carrés. Cette réflexion partagée a permis de défendre, dans le respect de l’équilibre économique de l’opération, des qualités d’usage ambitieuses et parfois atypiques : espaces capables, seuils appropriables, micro-programmes favorisant les rencontres, porosités entre l’intime et le collectif.
Cette collaboration étroite a permis de maintenir l’usager au cœur du projet. Ensemble, nous avons défendu l’idée d’un habitat laissant une place à l’appropriation, où l’habitant conserve le pouvoir d’achever et de faire évoluer son espace de vie dans le temps. Plus qu’une réponse technique ou réglementaire, le projet revendique une vision optimiste et évolutive de l’habitat contemporain.

Critère 2 — Une approche attentive aux ressources et aux contextes, proposant des réponses adaptées aux enjeux environnementaux contemporains

Habiter différemment la profondeur de l’ilot.
Sur ce projet, le boulevard et le coeur d’ilot sont habités différemment. « Les lanternes de Neyman » s’attachent à proposer des modes de vie variant en fonction du contexte, de la profondeur de la parcelle.
Le bâtiment collectif, résolument urbain, participe à la régénération du boulevard. Sa silhouette est sculptée pour briser les effets de masse et s’élancer vers le ciel. Pour respecter le voisinage, le gabarit du bâti s’apaise (R+2) sur sa partie Ouest. Résolument urbain, il puise son identité dans les codes de la ville, avec un travail sur la trame en façade, l’usage de la loggia, associé à des percements généreux.
Alors qu’en fond de parcelle, des maisons groupées de grande typologie s’ouvrent généreusement sur l’espace paysager, tel un hameau résidentiel.
Entre eux, un bâtiment intermédiaire propose, au-delà d’une transition d’épannelage, une alternative entre l’habitat collectif et individuel. S’élevant en R+2, il adopte pour autant la matérialité et le motif architecturale des maisons au Sud (toiture double pente, jardins individuels…). Il est composé de deux volumes distincts relié par une coursive. Un soin particulier est apporté au traitement de la circulation verticale, l’escalier étant couvert pour un confort d’usage et génère un apaisement volumétrique entre les deux masses du bâtiment.

Critère 3 — Une conception répondant aux usages actuels, tout en anticipant les évolutions à venir

Des espaces « capables » intégrés.
Parce que nous vivons tous singulièrement, nous proposons une alternative au plan type, en y intégrant un dispositif singulier à s’approprier : alcôve, double hauteur, balcon, triplex, loggia, terrasse, jardin en RDC, extérieur couvert …
Chaque logement est unique par son plan, son orientation, sa forme … produisant ainsi une singularité d’habitat tout en conservant une sobriété architecturale.
Nous avons poussé notre logique « sur-mesure » jusqu’au choix du système constructif : tandis que les maisons sont en ossature bois, le collectif est en maçonnerie. Le bâtiment intermédiaire adopte un principe mixte.

Critère 4 — Une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration

Une architecture vivante au profit de l’appropriation.
Enfin, persuadés que la singularité architecturale participe aussi à l’appropriation, nous avons le désir d’une architecture vivante, sculptée, d’inspiration vernaculaire avec une volumétrie détournée par une lecture plus contemporaine.
Le 1er ilot de maisons oriente les jardins privatifs sur la coulée verte et sur les sujets végétaux préexistants. Alors que les autres ilots orientent les espaces extérieurs privatifs et les pièces à vivre vers le Sud. En tête d’îlot, des maisons singulières en triplex produisent des signaux marquant les angles intra-parcellaires. Le dessin généreux des ouvertures sur ces émergences propose alors la nuit venue un effet de lanternes.
Le projet s’inspire de la palette végétale « VILLE LITTORALE Ambiance Balnéaire ». les arbres existants sont conservés et une quarantaine nouveaux sont plantés (en cépé ou haute tige). Haies arbustives, frange champêtre et plantes grimpantes agrémentent les espaces publics.


Informations complémentaires :
marché loi MOP

Bureau(x) d’études : ECMS (économie/OPC) – EVEN (structure) – RABIER FLUIDES CONCEPT (Fluides & Développement durable) – A3GI (VRD)
Photographe : Juan Cardona

Terracotta

Chemin des Virées Rouillard, 44600 Saint-Nazaire

103

Programme

33 logements locatifs sociaux

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture
  • Urbanisme

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2 132 m² SHAB

Coûts

Coût bâtiment totale de l’opération : 4 738 029 € HT soit 2 411 € HT/m²Coût bâtiment (hors VRD/Espace vert) : 4 181 626 € HT soit 1 965 € HT/m²Coût VRD / Espaces verts : 556 403 € HTRatio avec VRD/Espace Vert : 2 226 € HT/m²

Documents

Situé en bordure de la Route Bleue, le long de la route de Saint-André-des-Eaux, le site des Virées Rouillard s’inscrit en proche périphérie de Saint-Nazaire, au cœur d’un paysage périurbain hétérogène, fortement marqué par la présence d’infrastructures de transport et de zones commerciales.
L’ambition partagée avec la maitrise d’ouvrage était alors de ménager en ce lieu les conditions d’une habitabilité et de constituer un nouveau quartier amène.
De forme triangulaire, la parcelle se trouve à l’articulation de contextes variés : elle prolonge un tissu résidentiel au nord, surplombe des jardins vivriers au sud-est et fait face à un centre commercial à l’ouest. La topographie en pente et les merlons qui ceinturent le site contribuent à une atmosphère singulière, atténuant les vues sur les infrastructures environnantes tout en ouvrant des perspectives vers le ciel et l’horizon, au-delà du chemin des Virées Rouillard.
Si cette configuration offre un ensoleillement favorable, orienté plein sud, elle est néanmoins affectée par d’importantes nuisances sonores, liées à la proximité de la voie de décélération de la RD 213 et du rond-point du Chêne Vert, situé au nord-ouest. La coexistence de ces contraintes, à la fois réglementaires et acoustiques, a conduit à envisager la création d’un paysage autonome à l’échelle de la parcelle : un micro-écosystème capable de préserver la qualité du cadre de vie.
Le projet se déploie ainsi comme une composition paysagère qui part du sol et favorise les cheminements doux. Nous avons travaillé avec grande attention le paysage à l’échelle de la parcelle, à la fois par les jeux d’implantation des volumes bâtis entre eux mais également par la qualification des sols : forte présence du végétal, alternance de pavements, sols en stabilisé, platelages bois.
Le travail du sol s’accompagne d’une réflexion sur les éléments de délimitation. Trois types de clôtures sont ainsi déclinés selon les situations : murs en briques, palissades en bois et ganivelles.
Une nouvelle voie, la rue Joséphine Baker, traverse le site d’Ouest en Est et structure l’ensemble. Rythmée par une succession de places et de placettes, elle distribue les logements via des venelles orientées nord-sud. Au nord, un cheminement piéton et cyclable relie le chemin des Virées Rouillard au rond-point du Chêne Vert, assurant une transition douce avec le quartier existant.
Les 36 places de stationnement sont intégrées à la topographie sous forme de petites entités. Cette organisation en sous-ensembles favorise une relation de proximité avec les logements tout en limitant l’emprise des voiries.
Le projet s’articule autour de huit corps de bâtiments principaux, conçus comme des longères contemporaines en écho à celles présentes dans l’environnement proche et dans les paysages des marais de Brière. Leur construction repose sur des systèmes hybrides, combinant maçonnerie traditionnelle et ossature bois.
Les formes, volontairement simples, évitent toute complexité technique superflue. Ces longères accueillent à la fois des logements individuels et collectifs. Leurs toitures à deux pentes, largement débordantes, protègent des terrasses en bois couvertes pour chaque logement. Enfin, le traitement des clôtures et l’implantation d’appentis, destinés à abriter celliers ou garages, participent à la richesse du maillage paysager de ce nouveau quartier.


Informations complémentaires :
Mission complète + OPC

Bureau(x) d’études : Iba – Solab – Naonec – Gsp – Tugec
Photographe : Patrick Miara

Le Plessis

Rue du Plessis, 44600 Saint-Nazaire

104

Programme

Réhabilitation de 120 logements collectifs répartis en 4 bâtiments, et réaménagement des espaces extérieurs

Concepteurs

  • AÜD ARCHITECTES mandataire
  • LA TERRE FERME paysagiste concepteur

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture
  • Urbanisme

Année de réalisation

2025

Surface(s)

Surface habitable : 7 200 m² Surface parcelle : 18 376 m²

Coûts

Coût total : 5 483 260 euros HT dont - VRD : 680 000 euros HT - Aménagements extérieurs : 350 000 euros HT

Documents

COMMANDE MOUV/MOE

Le projet est issu d’un processus plutôt qu’un produit.
Démarche indissociable d’une concertation, d’échanges avec tous les intervenants, en créant une relation de travail constructive, un dialogue permanent, entre :
– – SILENE
– – La Ville
– – Les Habitants
– – CERUR
– – Architectes & Paysagiste

La volonté a été de prolonger la démarche entreprise par SILENE avec CERUR, Sociologues & Urbanistes, Agnès Lemoine, qui a établi une enquête sociale auprès des habitants.

En se saisissant des résultats de cette enquête établie auprès d’un échantillon représentatif des habitants :
– Aboutir à un diagnostic partagé.
– S’inscrire dans la démarche initiée sur ce Quartier Prioritaire de la Politique de la Ville

OBSERVER & RELEVER :
– Dimension sociale, un regard fin sur les pratiques du territoire et des espaces communs
– Contexte historique
– Contexte paysager
– Approfondir l’analyse urbaine aux abords de chacun des bâtiments
– Analyse sur les pratiques des espaces communs intérieurs et extérieurs
– Pathologies éventuelles non visibles
– Relevés des parties communes pour l’électricité et l’éclairage extérieur
– Relevés et prise de connaissance des installations techniques intérieures aux logements (plomberie, chauffage, ventilation, électricité)
– Objectif d’exhaustivité en phase étude pour éviter les surprises en phase travaux
– Visite de logements pour palier à toutes les incertitudes en phase étude.
– Rencontre des habitants
– Questionnaire sur les problématiques connues afin d’en déterminer les origines. Des questions ouvertes établies de concert avec SILENE et CERUR permettant aux habitants :
– Exprimer leurs souhaits et aspirations
– Retranscrire le regard qu’ils portent sur leur résidence
– Etre force de proposition sur l’évolution de leur immeuble
– Connaître leur savoir faire

Diagnostic en marchant
– Déroulement sur une journée.
– Groupe composé d’un pilote Architecte avec son regard, un rapporteur, un photographe, un preneur de note et un garant du temps.
– Les problèmes sont pointés, les dysfonctionnements, mais aussi les atouts et richesses du secteur.
– Temps convivial, un événement festif.
– Travail de synthèse fait par le groupe ainsi qu’une restitution collective.
– Compte-rendu élaboré et diffusé.
– Témoignage de compréhension de la particularité de chacun, hors normalisation, individuellement ou en groupe
Ces rencontres cherchent à entendre les demandes souvent non formulées et permettent une interprétation plus fine des demandes. Il faut entrer en empathie pour qualifier des paroles souvent mal formulées souvent par manque de mots.
– Principe d’une Journée « Barnum »
– Démarche de formation active mettant l’habitant en capacité d’agir, ce qui provoque un impact non seulement sur l’apprentissage personnel et aussi sur la capacité à s’investir/participer à la vie sociale de la résidence et du quartier.
– repositionner l’acte d’habiter au cœur de la résidence
– Fédérer les habitants autour d’un projet qui leur est destiné
– Inverser l’isolement croissant des foyers en rétablissant du collectif

INTEGRATION ESTHETIQUE
La commune de Saint Nazaire bénéficie d’ambiances urbaines variées :
– Bords de mer : Ecriture balnéaire
– Estuaire : Ambiance et Ecriture portuaire et de faubourg
– Brière…

C’est dans ce dernier, en frange Nord de la Commune, que se situe la résidence le Plessis.
Même si la contournante Ouest et les voies ferrées marquent une rupture physique avec ce paysage, le panorama très ouvert vers la parc de Brière est embrassé.

La résidence est située à l’articulation :
– Ensemble pavillonnaire à L’Ouest
– Equipement scolaire à L’Est
Un lieu traversé matérialisé par les chemins de chèvre.
Il ne constitue pas une exception dans ce tissu.
– Les volumes sont de hauteur contenue en R+3
– Les masses font écho aux bâtiments d’équipement

Une superposition d’une vue aérienne de 1950 et de ce jour met en évidence l’inscription sur des tracés historiques. Il est constaté un léger décalage de l’alignement des bâtiments par rapport à la voie.
Il n’y a pas de notion façade rue ou jardin. C’est le traitement des espaces extérieurs qui leur donne leur statut.
– Desserte des différentes adresses d’un seul coté de la rue
– Façade Ouest non active

Cette résidence est une composante essentielle de la vie de ce quartier à l’échelle des équipements et du paysage qui le composent.
La voie de desserte intérieure est inscrite dans le réseau viaire du quartier.
– Deux accès automobiles depuis les voies publiques avec une circulation en boucle.
– La résidence apparait composée autour de sa voie intérieure.
– Linéarité de la composition
– Favorise la vitesse de circulation accentuée par l’effet de glissement
– Répartition des stationnements uniquement fonctionnelle et quantitative.
De beaux sujets qualifient la résidence. Ils participent au caractère très arboré du quartier dans lequel la végétation semble infiltrer l’architecture.
Par contre, les espaces extérieurs (stationnements, entrées, liaisons douces, jardins, plantes) sont mal adaptés aux usages des habitants.
La répartition des stationnements est uniquement fonctionnelle et quantitative.

L’ensemble est d’une modernité cohérente avec un parallélisme parfait qui ne s’oppose pas au réseau viaire ou encore à la trame parcellaire du quartier : Une légère inflexion.
La composition avec décalages et glissements définit différents espaces communs dont le statut n’est pas défini.

Dans cet environnement paysager et architectural caractérisé, le projet consiste en la réhabilitation thermique des bâtiments et des espaces extérieurs. La proposition n’est pas uniquement technique. Le tout participe au renouvellement de l’image des bâtiments.
En s’appuyant sur un diagnostic exhaustif, tant paysager, architectural, d’usages et technique, le projet a pour objectif :
– Garantir un traitement urbain qualitatif d’accompagnement
– Enrichir de la silhouette architecturale
– Favoriser les perméabilités.
– Sécurisation des cheminements
– Une matérialité et un traitement à l’échelle du grand paysage.
– Augmenter la qualité d’usage.

Un local encombrant existant au milieu du site sera démoli. Cette modification lui enlève son caractère central au profit d’un aménagement plus fluide.
Tous les logements, quelque soit leur typologie, ont sensiblement la même surface de balcon. Il est identifié que les grandes typologies sont défavorisées. Des extensions de balcon pour les types 04 sont développées sur les façades Ouest à chaque extrémité des linéaires.

Chaque adresse a actuellement un hall qui ouvre directement sur l’escalier de distribution. Des SAS sont créés. Ils apportent une réponse multiple à différentes problématiques. Ils constituent à la fois un tampon thermique et par cet appendice, séquencent les linéaires de façade, jalonnent la circulation automobile et permettent de mieux identifier l’adressage.
Il a été identifié des désordres sur les actuels balcon en béton. Le projet se saisit de cette difficulté pour redéfinir l’écriture général des bâtiments. A une composition verticale est substituée une écriture horizontale.

Par une succession de strates à la matérialité différente, le projet dialogue à l’échelle du paysage. Une alternance d’enduit et de bois permet de lisser, de moderniser et d’intégrer dans l’écriture générale le dessin des balcons nouvellement créés.
Pour identifier chacune des adresses, la teinte de la partie enduite est différente. La ville a été associée, via l’architecte conseil, aux essais sur site des couleurs avant tout engagement de travaux de mise en peinture, sous couche et finition.

La résidence, rue du Plessis à Saint Nazaire est installée dans un parc qui comprend un grand nombre d’arbres plantés en moyenne il y a 50 ans. Quelques uns sont remarquables, très peu, beaucoup sont abîmés, morts en partie. Les essences ne sont pas très variées (moins de 10) et certaines sont peu adaptées aux usages (stationnements, liaisons douces) comme le murier. Peu d’arbustes et aucune vivace ne sont présents dans le parc.
Les arbres sont plantés ça et là, parfois sur des buttes, peut être pour dessiner ou refermer des espaces. Cette configuration ne les aide pas à survivre : l’eau de pluie ne reste pas à leurs pieds, les usagers grimpent sur les buttes et piétinent le pied des arbres.
Aujourd’hui le parc a besoin d’être régénéré afin de faire perdurer son caractère arboré et de développer sa biodiversité, au sein de ce paysage plat et venté, à la lisière du marais de Brière.

A l’appui d’un diagnostic phytosanitaire, il est décidé la suppression d’une trentaine d’arbres morts, malades ou peu adaptés, la plantation d’une soixantaine d’arbres, en creux, de façon à ce qu’ils accueillent l’eau de pluie à leurs pieds. Les arbres seront placés dans des banquettes d’arbustes et de vivaces plantés densément (5 plants/m2) et donc impénétrables et non piétinables. plus de 5000 m2 de plantation d’abres, arbustes et vivaces sont réalisés afin de créer plus de biodiversité.
Les arbres seront plantés de manière à dessiner des pièces ou bosquets aux usages différents et empruntant le vocabulaire d’un parc : alignement pour souligner une grande cour et les stationnements, square, place, jeux d’enfants, etc.

PAYSAGE

Le contexte urbain
La résidence du Plessis/La Berthauderie, au bord du marais de
Brière, est cernée par des équipements scolaires, sportifs
et un quartier résidentiel au Sud et à l’Ouest. Les
bâtiments sont vieillissants et les espaces extérieurs sont
mal adaptés aux usages des habitants.

Le projet d’aménagement et d’urbanisme
Le projet est redessine des liaisons douces continues autour
des bâtiments reliant les immeubles à leur environnement proche,
tout en identifiant un véritable parc de la résidence.
Les circulations piétonnes desservent un espace « côté cour » et un
espace « côté jardin ».

Côté cour, les circulations des véhicules sont redessinées avec un
marquage au sol et des matérialités favorisant une circulation
plus sécurisée et moins de surfaces enrobé. Les entrées sont plus lisibles, évidentes.
Un grand alignement se poursuit sur toute la longueur Nord/Sud de la
résidence. Les pieds de bâtiments sont plantées. Des appuis vélos
et des bancs sont installés. Un réemploi massif d’enrobé décrouté
et de bordures T2 permet la confection de 550ml de muret façon pierre sèche.

Côté Jardin, des espaces ouverts (grandes pelouses, place
stabilisée, square) ou fermés (bosquet de jeux, jungle, bosquets plantés)
caractérisent chacun des jardins derrières chacun des 4 immeubles.
Charmes, acacias dorés, sorbiers de oiseaux et petits fruits cohabitent
avec les pins et chênes conservés et élagués. Les couronnes des arbres sont
relevées pour remettre en lumière la résidence. Les allées et contre-allées dessinent le parc
et offrent un adressage clair et franc à la ville


Informations complémentaires :
Procédure avec négociation.
Financement essentiellement par prêts de la CDC.

Bureau(x) d’études : ISOCRATE, DIGUET SB, ECMS, AGE
Photographe : AÜD ARCHITECTES, LA TERRE FERME

Côté Court

Rue Joseph Barnave, 44600 Saint-Nazaire

98

Programme

Construction de 14 logements collectifs locatifs

Concepteurs

  • AÜD ARCHITECTES

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

SHAB : 846 m² SP : 873 m²

Coûts

Coût total HT : 1 712 460 euros Dont - VRD/ espaces verts : 109 025 euros - Fondations profondes : 45 000 euros

Documents

ENVIRONNEMENT RESSOURCE

Le contexte

Le site du projet se trouve dans un contexte urbain déjà bâti et essentiellement constitué de maisons individuelles. Ce sont d’ailleurs ces maisons qui forgent l’identité du quartier par des similitudes marquantes.

Comme on peut le voir sur la vue aérienne ancienne, toutes ces maisons datent des années 50 et ont donc été édifiées en période de reconstruction. On peut également remarquer un plan « modèle » de maisons jumelées qui jalonnement le territoire. Elles ont toutes des façades pignons qui s’affichent et caractérisent l’habitat. Il en découle un volume archétypal qui acquiert le statut de paradigme, voire de règle urbaine et architecturale. Ce volume reproductible définit une image relativement homogène du quartier qui pourrait même être monotone si elle n’était pas contrebalancée par deux éléments : les variations d’implantation par rapport à l’alignement et leur dispersion sur le territoire. Toutes ces maisons constituent un quartier avec une belle diversité tout en maintenant une lecture d’ensemble urbain cohérente.

On trouve dans la rue Joseph Barnave deux implantations différentes du bâti. Sur la rive nord les maisons jumelées sont détachées de leurs limites séparatives, avec entre elles des respirations régulières. Sur la rive sud, elles sont regroupées par quatre. Elles sont construites sur la mitoyenneté et affichent des pignons aveugles sur la rue. Leur implantation est décalée par rapport à la voie.

Toutes les maisons semblent rechercher une orientation Est/Ouest, ce qui est cohérent à la lecture des règles urbaines qui ont forgées les grands principes de la reconstruction. Les ensembles de la rive sud sont à mi-chemin entre collectif et individuel quand les maisons jumelées de la rive nord s’apparentent davantage à de la maison individuelle avec un adressage clair sur la rue. Toutes ces maisons affichent une simplicité de volume et d’écriture. L’ensemble est rehaussé par la qualité des matériaux : Du granit en chaine d’angle et linteaux qui régionalisent cette architecture.

Le projet

Le site du projet, aujourd’hui un terrain de tennis clos, apparaît comme une enclave dans cet environnement bâti. Cette opportunité de projet se saisit de l’histoire urbaine et architecturale de ce micro-territoire : l’alignement singulier de chacune des maisons voisines et le volume iconique des façades pignon. Ce dernier, dans la configuration des maisons jumelées, avec un toit en pente de 30°, permet de dégager un volume habitable plus conséquent pour chacune des habitations : Un volume à décliner

Le projet s’inspire de cette forme mais requestionne la manière d’habiter afin de donner une réponse ambitieuse à la construction de nouveaux logements et à la poursuite du développement de la commune. 14 logements intermédiaires permettent de réinitialiser les rapports sociaux et d’en créer d’autres. Cette nouvelle échelle résidentielle s’intègre avec finesse dans le tissu urbain. Le volume iconique est décliné. Le pignon est étiré en insérant différentes typologies. Cette résidence est pensée dans une logique collective pour répondre au plaisir d’habiter et de se divertir.

La parcelle a un linéaire de façade rue de 26 mètres pour 48 mètres de profondeur. Le projet est étiré dans la profondeur de la parcelle. En complément, il s’inscrit dans le rythme variable des implantations des maisons voisines et il est à distance des limites séparatives. L’ensemble de ces retraits créent des espaces d’agrément pour tous les logements.
Le volume paradigme est extrudé dans sa hauteur tout en conservant sa géométrie. Le programme est égrené dans la variation des hauteurs. L’ensemble est contenu dans la silhouette unique du quartier.

Le quartier apparaît peu végétalisé. Le projet profite des espaces dégagés et d’une orientation avantageuse pour réintroduire du végétal et préserver des espaces de pleine terre. Au Sud/Ouest, une bande végétale est constituée d’un espace commun, de jardins individuels et se retourne sur la rue.

Même si la forme urbaine des maisons voisines est érigée au statut de modèle, l’architecture du projet qui en épouse le paradigme en écho, reste neutre, blanche, légère et gracile. Ses contours sont évanescents et flous, sans inimitié envers le voisinage. La volumétrie est suggérée. Les arrêtes de rives latérales sont ouvertes sous forme de coursives et balcons. Elles apportent de la porosité au projet en évitant une confrontation de volumes trop franche et brutale. Dans cet objectif, les avant toits sont perforés. Ce poinçonnage confère de la légèreté au projet.

Cette disposition architecturale et constructive appelle à l’utilisation d’un matériau dont la forme permet de s’affranchir d’une structure qui serait trop présente. Une ondulation de la matière, une forme vaporeuse, est la technique la plus douce pour donner de l’inertie et s’affranchir d’une structure primaire. Cette toiture se décline en couverture par continuité du profil ondulé : Une économie d’expression et de moyens, une esthétique de la nécessité.
Le choix de la toiture claire est motivé par la volonté d’amplifier l’effet albedo et évite en conséquence l’effet surchauffe que génère une toiture sombre.

Le projet exploite les potentialités du site tout en renouvelant les propositions urbaines du quartier. La reprise du pignon sur façade comme forme iconique du quartier et l’équilibre des échelles lui permet de s’intégrer avec finesse dans son tissu urbain. Les nouvelles typologies traversantes utilisent au mieux l’orientation du bâtiment en venant placer les pièces de vie au Sud/Ouest. Cette orientation permet d’avoir un éclairage naturel important dans les pièces de vie filtré par les façades épaisses dans la continuité du bâtiment principal. La forme bâtie, compacte, avec un taux de mitoyenneté élevé est un gage de performance thermique, renforcée par des espaces communs (locaux vélos par exemple) en dehors du bâti principal pour éviter les poches froides.


Informations complémentaires :
Financement :
Procédure concurrentielle avec négociation.

Bureau(x) d’études : ISOCRATE, DIGUET SB, ECMS
Photographe : AÜD ARCHITECTES

Gaïa

47-49, rue de la Maisonneuve, 44350 Guérande

133

Programme

48 logements biosourcés (34 locatifs et 14 accession sociale BRS) et une crèche

Concepteurs

  • PETIT OEUVRE

Commune

  • Guérande

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

3070m² SHAB, 3207m² SP

Coûts

Montant total : 5 829 900€ HT dont 380 000 € HT VRD et 75 000€ HT EV (année 2023)

Documents

Le projet Gaïa propose une ré-interprétation des gabarits agricoles afin de créer un paysage péri-urbain qui convoque l’imaginaire collectif du monde rural. L’échelle non-domestique des granges, longères, hangars, auvents, serres maraichères, … constitue le support de renouvellement des modes d’habiter contemporains.
Guidé par les haies bocagères en présence, l’implantation du projet tire parti de ce paysage qualitatif. Les différentes morphologies bâties s’agencent pour former une courée ouverte vers le grand paysage.
Le projet Gaïa a recours à des matériaux biosourcés : construction bois et isolants chanvre-lin-coton.
Les logements s’adaptent au climat littoral et aux architectures locales pour proposer de nouvelles conditions d’habiter dans un îlot dense : verrières protégeant les terrasses des embruns, cabanons d’entrées intimisant les jardins, jardins d’hiver abrités des vents.
La terre crue prolonge les techniques vernaculaires de bauge et d’adobes en concentrant son utilisation sur la crèche. Ce petit équipement devient un démonstratif de l’usage de la terre crue comme régulation d’inertie sur une construction bois. La réalisation d’un mur trombe en adobes en façade sud permet la captation des apports solaires en hiver et l’apport de stockage de calories en été. Un débord de toit au sud protège le mur des surchauffes. Une toiture végétalisée complète cette apport de masse limitant la pénétration de la chaleur et assurer ainsi le confort estival des plus petits.


Informations complémentaires :
Type de marché : Procédure négociée

Bureau(x) d’études : Naonec, Kypseli, PLBI, Campo, Territoires Partagés, LBLC
Photographe : Rudy Burbant

Réhabilitation de 96 logements locatifs sociaux à la résidence Jules Guesde

Rue de Jules Guesde, 44600 Saint-Nazaire

120

Programme

Réhabilitation de 96 logements locatifs sociaux – Ajout de balcons et d’espaces de vie complémentaires – Rénovation environnementale – Ajout d’une chaufferie centrale

Concepteurs

  • Richard Faure Architectes (RFA)

Commune

  • Saint-Nazaire

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • SILENE

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

5 959 m² (SHAB) 6792 m² (SP) 8 259 m² (parcelle)

Coûts

5.662 M€ (Coût comprenant VRD)

Documents

Par sa volumétrie de type barre, la résidence Jules Guesde se démarque avec contraste de son environnement immédiat au coeur de la ville de Saint Nazaire.

Le choix des matériaux employé dans la réhabilitation des aménagements de façade et du traitement des sols permet d’estomper ce contraste en générant une nouvelle image.

De fait, nous avons fait le choix de travailler les façades avec des matériaux “naturels et bruts” (bois et métal) qui se patineront dans le temps et apporteront de la valeur aux bâtiments. Les couleurs utilisées sont sobres (blanc et gris). Le traitement des façades est semblable pour les 3 bâtiments, ils sont isolés par l’extérieur et revêtus d’enduit mince. Celui-ci est ponctuellement interrompu par du bardage bois qui vient dynamiser la façade.
Afin d’accroître le confort des logements, des balcons, plus grands et plus profonds que ceux existants, sont ajoutés. Certains sont refermables façon loggia. Ils ont pour fonction de servir de filtres visuels et acoustiques entre voiries et logements, et peuvent être utilisés été comme hiver. Une structure en profil métallique carré et laqué blanc leur sert de support, les balcons sont disposés de manière aléatoire sur cette trame rigide.

Le grand jardin central, constitué de nombreux grands arbres conservés, est entièrement redessiné avec l’ajout de noues, bosquets et de circulations.


Informations complémentaires :
Procédure adaptée

Bureau(x) d’études : Racine Carrée (Economie), Gueguen Perennou (Fluides, thermique), Seba (Structure), Eland (Paysages), Legavre (VRD), Acoustique & Environnement (Acoustique), Ascot (OPC)
Photographe : Richard Faure