L’espace Etoilé

Rue Sainte Catherine / Rue des Poètes, 44260 MALVILLE

571

Programme

Construction équipement mutualisé :

  • restaurant scolaire et cuisines de production 400 repas
  • salle festive 200 places et office traiteur
  • aménagements cour méridienne et parvis équipement
  • aménagements parc et jardin public

Concepteurs

  • Louvel - Agence d'architecture

Commune

  • MALVILLE

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • ARJUNA Conseil (Programmiste)
  • Commune de Malville (MOA)
  • LAD SELA (AMO)

Thèmes

  • Architecture

Surface(s)

SU = 685 m² (hors halls enfants, attentes, dépose plateaux, ...)SP = 835 m² (compris ensembles des locaux techniques)SHOB = 958 m²

Coûts

Coût HT Bâtiment + Aménagements = 2 004 386 € HTBâtiment = 1 555 242 € HTÉquipements de cuisine = 196 000 € HTAménagements extérieurs = 253 144 € HTDate valeur Marchés Travaux = Novembre 2018Coût global opération (compris rémunération AMO, MOE et intervenants extérieurs, frais divers, concessionnaires, ...)2 450 000 € HT

Documents

Le projet s’inscrit dans une démarche complémentaire au site scolaire existant. Il s’agit pour la commune de créer une nouvelle polarité, centralité entre les deux écoles existantes. L’opération urbaine, paysagère et architecturale vise à proposer un espace multiusages répondant aux besoins tout au long de la journée et de la semaine :

  • une cour centrale sécurisée, avec un espace couvert (préau du restaurant) pour l’attente des parents le matin et le soir
  • une cour méridienne permettant de jouer le midi en dehors des espaces écoles
  • un parvis ouvert sur le jardin pour les manifestations et fêtes familiales en dehors des utilisations périscolaires
  • un équipement dédié aux repas des enfants mais qui peut servir aux familles et associations durant le week-end et les vacances, afin d’utiliser le bâtiment, mutualiser ses temps d’occupation.

Tout l’enjeu du programme réside dans ce compromis, cet équilibre des usages, qu’ils soient urbains ou spatiofonctionnels. A ce titre, le bâtiment est également pensé pour permettre des usages strictement délimités, certains locaux sont inertés et non accessibles aux familles tout en préservant une fonctionnalité claire et optimale pour la restauration scolaire et la production de repas. Les flux sont des éléments forts du projet, notamment sur l’appréhension des espaces par les enfants :

  • accéder au bâtiment, sur des espaces identifiés selon les âges. Les élémentaires sont en autonomie et déambulent dans les espaces de manière guidée, les maternels sont accompagnés vers des espaces à leur échelle par les adultes.
  • l’apprentissage de l’hygiène est un point important, les espaces de lavage des mains sont répartis pour permettre un lavage des mains avant, pendant et après le repas. Les manteaux sont retirés des salles afin de permettre aux enfants une aisance dans les manipulations des couverts, plateaux, plats, dérochage, …

Les espaces de travail pour les agents sont également traités pour un confort au travail : regards, échanges et interactions avec les enfants, vue sur l’extérieur et éclairage naturel des locaux, ergonomie / simplicité de fonctionnement et d’entretien. Sur le traitement architectural, les volumes et matériaux recherchent une certaine sobriété dans un contexte très disparate voire bavard. L’écriture proposée permet de faire le lien entre les deux écoles : le préau et les volumes bas s’alignent vers la maternelle au traitement très traditionnel, le volume haut des salles émerge et vient dialoguer avec la salle de motricité de l’école élémentaire. Les matériaux mis en œuvre répondent au contexte, à l’usage et à l’exposition des parois sur le domaine public pour en maintenir une bonne pérennité. L’utilisation du béton sur les volumes secondaires permettent également de renforcer les besoins d’affaiblissement acoustique de l’enveloppe du bâtiment.

Approche environnementale :

Les principales thématiques traitées dans cette opération se réfèrent avant tout aux usages de l’équipement :

  • des choix de matériaux de construction adaptés aux espaces : parois robustes et en dur pour l’ensemble des locaux humides et zones techniques / enveloppe légère bois pour les espaces de vie comme les salles à manger.
  • une orientation du bâti maîtrisée, avec des espaces largement ouverte au sud sur la cour méridienne mais avec un large préau qui permet de préserver des risques de surchauffe.
  • une enveloppe bâtie bien isolée pour permettre une bonne performance thermique mais qui offre également une réponse réglementaire à l’affaiblissement acoustique du bâtiment vis-à-vis des tiers lors de diffusion de musique amplifiée.
  • un confort visuel équilibré : larges ouvertures au sud avec protections, éclairage en imposte au nord pour les salles. L’ensemble des espaces sont éclairés naturellement et en corrélation avec les usages.
  • un confort acoustique irréprochable : absorber les chocs en sol par le flotex, diffracter les sons en parois verticales par les tasseaux bois, absorber en plafonds par les nappes acoustiques. Les espaces de dégagement et de nuisances sonores comme les hall, self et laverie sont positionnés en dehors des salles et traités acoustiquement afin de ne pas impacter l’ambiance des espaces de repas.
  • les matériaux biosourcés se retrouvent dans le mode constructif et le second œuvre : mur ossature bois, parements en fibres de bois compressées (Organic), lames bois en murs et plafonds (tasseaux et Laudescher pin), peintures écolabel.
  • le confort hygrothermique est renforcé par une ventilation double flux MAIS le projet offre la possibilité, à la belle saison, de ventiler naturellement les salles de restauration : balayage naturel par les ouvrants au sud sous le préau et l’imposte Nord.
  • l’entretien des locaux et la simplicité de l’exploitation maintenance sont réfléchis pour offrir : une accessibilité des locaux, équipements et organes techniques dans des locaux dédiés (à simple RDC ou en toiture, avec un escalier technique) / les parois des espaces humides et notamment les cuisines permettent un usage et un nettoyage intensif.
  • la performance thermique du bâtiment équivaut à la RT 2012 -10% sur le Coefficient d’Energie Primaire, ce qui est très favorable pour un équipement intégrant une cuisine de production de 400 repas.

Financement : Subventions TTC perçues par la collectivité

  • Département Loire Atlantique – 404 000 €
  • État – 350 000 €
  • Région Pays de Loire – 100 000 €

Bureau(x) d’études : Atelier Bouvier Environnement (VRD Paysage), Abi Structure, Géfi Ingénierie(Fluides Cuisines HQE), Gamba (acoustique)

Photographe : Môst Photographie – Adis Tatarévic

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