Cimetière-parc paysager

Avenue Henri Bertho à ESCOUBLAC, 44500 La Baule-Escoublac

1408

Programme

Création d’un nouveau Cimetière-parc paysager composé de :
– La création d’un aménagement paysager cimetière-parc.
– La construction d’un Bâtiment d’accueil- entrée et de services
– La création d’un parking de stationnement paysager.

Concepteurs

  • 1 - PENA paysages- paysagiste (mandataire)
  • 2 - ATELIER DE LA RUE KLÉBER- architecte (associé)
  • 3 - Atelier DASSE (architecte sous-traitante, suivi études et chantier bâtiment)

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de La Baule-Escoublac

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2017

Surface(s)

Aménagement : 102 968 m²
Bâtiment surface plancher: 530 m²
Mur du bâtiment d'entrée : 118 m de long

Coûts

Total Travaux TTC : 3 681 605.54 €
Total Travaux HT : 3 068 004.62 €
Total travaux Aménagement paysager HT : 2 271 889.41 €
Total Travaux Bâtiment HT : 796 114.91 €

Documents

Fallait-il faire à La Baule un Cimetière de style bretonnant ?
Alors que la Mort affecte toutes les géographies du Monde, qu’elle est intemporelle et universelle et qu’en tous lieux elle reste un mystère, inconcevable et insoutenable.
Comme paysage, comme concept, comme sensibilité, ce projet de cimetière paysager est dans l’air du temps. De ce temps global, mondialisé, urbanisé, uniformisé, qui est notre réalité d’aujourd’hui, une réalité qui, depuis longtemps, s’est affranchie du localisme.
Pour autant, ce projet de cimetière paysager est aussi contextuel, dans le sens où il répond, ici, en ce lieu-là, à la sensibilité du site comme à l’esprit du programme.
Mais ce projet est d’abord un au-delà. Il est un ailleurs, un monde où l’Architecture et le Paysage opèrent, avec le Corps et l’Esprit, avec la Foi, le Cosmos, la Vie et la Mort.
Ainsi, le Mur d’enceinte et le Grand Canal qui structurent le plan, retracent les grands axes de l’Univers, en résonance desquels l’existence prend cette dimension supérieure sans quoi rien n’aurait de sens.
La part utilitaire et fonctionnelle du programme est volontairement soustraite à la vue, enfermée à l’intérieur du bâtiment d’enceinte pour ne pas interférer avec le recueillement des familles.
L’horizon est barré par la ligne muette de ce mur tendu. Le lien entre les deux mondes, celui des morts, celui des vivants, s’exprime par le franchissement du mur, comme rite de passage.
Le porche, étiré, écrasé, forme l’antichambre du cimetière, cadrant la vue sur le site et sur le canal, qui, en miroir du ciel, réfléchit l’au-delà et l’infini.
La rigueur et le silence du bâti subliment par contraste le graphisme naturel des arbres.
Tout est en place, sans ostentation ni affèterie, le lieu devient unique, hors du temps.
Seul un mur en granit, breton, lui, affiche sur la route la présence institutionnelle de cet équipement public.
A l’intérieur, règnent le calme et la quiétude, l’apaisement et la sérénité !
Car, aujourd’hui, la Mort est l’une des choses de la Vie qui mérite encore d’être traitée ainsi, avec force et dignité, sans bavardage inutile.
L’Architecture aussi !


Approche environnementale : Parc paysager/ Bâtiment :
Intégration paysagère — Gestion des zones humides
Loi sur l’eau et gestion hydrographique
RT 2012 / HQE

Bureau(x) d’études : Ouest’Am (BET VRD-OPC), SOLAIR (BET Fluides), CIREX (BET Structure )
Photographe : Coralie DASSE

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