Cette surélévation prend place sur une maison construite après-guerre qui arborait initialement une toiture terrasse et un système constructif original de poteaux/poutre avec des murs préfabriqués en béton intégrant une isolation en fibre végétale (roseaux…). D’importants travaux dans les années 80 ont fait disparaître cette architecture de la reconstruction, aux accents modernes pour se « fondre » davantage dans une esthétique Sud-Loire souhaitée par les propriétaires d’alors : l’ajout d’une charpente en fermette et d’une toiture tuile, sans apport de volume habitable, ont fini de camoufler la résidence.
Notre proposition de surélévation tente de surélever sans nier l’existant :
– mettre en valeur le volume initial, l’horizontalité du rez-de-chaussée est ainsi accompagnée par un bardage à clair-voie horizontal,
– la composition de façade sur rue restée en place au fil des années est prolongée à l’étage,
– retrouver la teinte blanche initial du bâti autour d’un projet monochrome créant une homogénéité des teintes pour mettre en valeur les reliefs de matières.
Les pentes de toitures du nouveau volume trouvent un écho dans la toiture en pente adjacente, l’inscription dans l’environnement se veut discrète. Le projet permet néanmoins de doubler le volume habitable pour répondre aux usages actuels et futurs de la famille. Il s’accompagne d’une orientation bioclimatique affirmée soutenue par la maîtrise d’ouvrage, ainsi des matériaux bio-sourcés sont mis en œuvre (structure bois, isolation bois, complexe perspirant) et une rénovation globale du bâti est pensé au travers d’un renforcement de l’isolation existante (ITE et ITI), d’un renouvellement du système de chauffage et de ventilation.
Bureau(x) d’études : PLBI, TyEco2
Photographe : in/uit architectes