CETEX Babinière, Centre technique d’exploitation tramway, Nantes

5 Allée des Coquelicots, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

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Programme

n vitrine sur le périphérique, l’implantation préfigure le raccord des lignes 1 et 2 existantes et la future organisation radiale des flux de déplacement tramways, le projet est réparti en trois bâtiments :
Le vaste Atelier (12 000 m²) qui permet la réparation simultanée de 16 rames de tramways nouvelles génération.
La Station-service qui assure le lavage et le plein de sable des rames en fin de journée
Le bâtiment d’Exploitation qui accueille les conducteurs à leur prise de poste et à leur retour, assure la formation et permet la supervision du réseau.

Concepteurs

  • Architecte cotraitant : DLW Architectes
  • Architecte mandataire : AIA Life Designers

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes métropole (MOA)
  • Sémitan Nantes (MOA Déléguée)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

CETEX : 16 801 m² SP (+ parking en surface de 148 places)

Coûts

41,7 M€ HT

Documents

Le Centre Technique et d’Exploitation de Babinière constitue le nouveau site stratégique de maintenance et de remisage des tramways de Nantes Métropole, implanté à La Chapelle-sur-Erdre. Mis en service le 25 août 2025, il est le plus grand centre technique de tramway en France.
Conçu pour accueillir et entretenir les 61 nouvelles rames longues Citadis, cet équipement est dimensionné pour répondre aux besoins d’exploitation et de maintenance sur les cinquante prochaines années, garantissant performance, pérennité et adaptabilité du réseau.

Une conception collaborative au service de l’usage

Issu d’un concours, le projet a été conçu par les agences AIA et DLW Architectes, en étroite collaboration avec la Semitan. Cette démarche partenariale forte a permis de développer un outil parfaitement adapté à son exploitation, en intégrant dès l’origine les besoins des utilisateurs.

Cette co-conception s’est traduite par :

  • Une définition fine des besoins de maintenance et d’exploitation,
  • Une attention particulière à l’ergonomie des postes de travail,
  • Une optimisation des flux (circulation des rames, déplacements du personnel, organisation des interventions).

Une pièce majeure du réseau métropolitain

Le CETEX s’inscrit dans le redéploiement du réseau de tramway à l’échelle métropolitaine notamment avec le prolongement de la ligne 1 au-delà du périphérique. Cette extension permettra prochainement de réaliser la connexion entre les lignes 1 et 2.

Il accompagne la création de la station Babinière, 1ere gare tramway de la Chapelle sur Erdre et nouveau terminus de la ligne 1 relié à Haluchère via Ranzay.

Autour de cette infrastructure, un véritable pôle d’échange multimodal se déploie, comprenant :

  • Un parc relais de 500 places en bordure de périphérique,
  • Un terminal de bus,
  • Une gare de tram-train vers Nort sur Erdre, Chateaubriand.

Un équipement dimensionné pour le long terme

Le site s’étend sur 8 hectares et offre des capacités techniques de premier plan :

  • Un atelier principal de 12 000 m² permettant la maintenance simultanée de 16 rames
  • Remisage de 61 rames
  • 3 voies de lavage et de sablage,
  • 16 voies dédiées à l’atelier.

Il intègre également :

  • Un bâtiment d’exploitation de 1 200 m² (base des conducteurs, bureaux, formation, espaces de repos et supervision du réseau),
  • Une station technique de 2 300 m² dédiée au nettoyage et au réapprovisionnement en sable, essentiel à l’adhérence roue-rail.

Une architecture fonctionnelle, durable et intégrée

Une écriture cinétique inspirée du mouvement dans ce paysage de bordure de périphérique

Les bâtiments épousent les courbes des voies ferrées et la forme des tramways, tandis que ses façades aux teintes brunes tellurique fait écho aux rails en acier oxydé et aux bobines de cuivre transportant l’électricité.

Des espaces de travail robustes et lumineux

Les halles de maintenance mettent en œuvre des matériaux bruts et résistants – béton et acier – adaptés aux contraintes industrielles. Cette robustesse est contrebalancée par une grande qualité de lumière naturelle :

  • Une canopée en charpente bois,
  • Des voûtes d’éclairement diffusant une lumière douce et homogène, réduisant ainsi le recours à l’éclairage artificiel.

L’organisation intérieure distingue deux halles complémentaires :

  • Une halle de proximité dédiée à l’entretien courant,
  • Une halle centrale pour les opérations de maintenance lourde.

Une vitrine du savoir-faire technique

Une large façade transparente au nord offre une visibilité directe sur les activités, ouvrant le site sur l’espace public et valorisant les métiers de la maintenance.

Un parcours architectural lisible et ouvert

De grandes failles verticales marquent les accès principaux et offrent des perspectives traversantes sur toute la profondeur de l’atelier. Elles structurent les circulations verticales et mènent à une mezzanine en balcon, permettant d’observer les activités de maintenance.

Une conception bioclimatique

Le projet intègre des principes bioclimatiques visant à optimiser le confort et les performances énergétiques :

  • Largement vitré au nord pour laisser voir l’activité depuis l’espace public et assez opaque au sud pour limiter les apports solaires
  • Débords de toiture limitant les surchauffes estivales,
  • Grandes ouvertures en façade est et ouest ainsi qu’en toiture assurant une ventilation naturelle traversante.

L’atelier est construit avec deux types de charpente ; bois et métal en distinguant :

  • Les zones d’exploitation par une structure acier (mezzanine techniques, support de pont roulant, support de la ligne d’alimentation)
  • L’enveloppe bioclimatique par une structure bois.

Les grandes portées (20 à 30 m) dessinent une canopée légère et élégante qui enveloppe les espaces de travail de lumière naturelle et de teinte chaude.

Un équipement engagé pour la transition écologique

Le CETEX intègre des dispositifs ambitieux en matière de durabilité :

  • Toiture végétalisée,
  • Installation de panneaux photovoltaïques couvrant les besoins énergétiques en jours ouvrés et réinjectant l’énergie produite dans le réseau en période creuse,
  • Gestion technique centralisée (GTC) optimisant les consommations,
  • Infrastructures numériques dédiées (datacenter).

Bureau(x) d’études : Ingénierie TCE + Economie : AIA Ingénierie, OPC : AIA Management, Développement durable : AIA Environnement, Bureau d’études ferroviaire : Geste Ingénierie, Ingénierie acoustique : Tysseyre + Associés.
Photographe : © AIA Life Designers architecture_Adagp 2026 & DLW architectes – photos : Stéphane Chalmeau