Love Letters

Privée, 44100 Nantes

95

Notre projet se situe rue Gutenberg, nommée après le célèbre inventeur de l’imprimerie à caractères mobiles. A la manière des éléments d’une machine à écrire, ce morceau de ville est constitué de petites entités à la fois similaires et pourtant très variées. Notre projet de réhabilitation et surélévation d’un habitat individuel s’inscrit dans cette contribution à une diversification, tout en exploitant au mieux les paramètres d’une parcelle extrêmement contrainte.
Dans sa configuration urbaine, la maison existante présente une visibilité très forte depuis une petite rue d’apparence assez anodine, mais qui constitue un des parcours piétons les plus importants du quartier, reliant de manière douce le parc des Oblates à la place commerçante Jean Macé. La façade principale est en ce sens reconsidérée depuis cette petite rue et retournée dans la profondeur de la parcelle.

Le projet de la maîtrise d’ouvrage consiste à intégrer des surfaces supplémentaires dédiées à des espaces nuits plus nombreux et plus confortables. La taille de la parcelle étant très minime (154m2) et déjà bien construite, ne laissant que peu de place à un jardin, l’option de la surélévation est rapidement envisagée. Pour autant, celle-ci doit veiller à ne pas occuper toute l’emprise construite pour ne pas générer d’ombres portées supplémentaires sur ce jardin résiduel au risque de renforcer son enclavement.

La surélévation se tient ainsi dans le sens de la longueur, avec une épaisseur bâti isolée qui accueille trois chambres, une salle d’eau et les circulations communes. Mais une autre épaisseur vient animer cette façade, insérée entre volumes neuf et préservé : une faille extérieure habitée, constituée d’espaces en continuité de toutes les chambres. Conçu juste après la crise du Covid, ce projet veille en effet à ce que chaque habitant du foyer, enfants comme adultes, dispose d’un prolongement extérieur depuis son propre espace privatif qu’est la chambre. La qualité de vie est augmentée par cette connexion forte avec l’air, le paysage et les éléments. Ces espaces supplémentaires complètent en outre le petit jardin de poche : le projet s’avère être ainsi autant une extension de l’intérieur que de l’extérieur.

Au R+1 de cette surélévation, la faille est bardée d’un bardage bois douglas naturel sur les façades neuves et le volume conservé. La terrasse est faite du même bois, liant entre elles les chambres des enfants et s’apparentant à un terrain de jeu alternatif. Au R+2 de cette surélévation, la chambre parentale est animée par un espace extérieur qui lui est dédié, en couronnement du volume. La structure métallique galvanisée épouse la forme à deux pans assymétriques du toit. Des plantes grimpantes, comme ce jasmin, sont amenées à s’approprier la structure et offrir une interface végétale depuis la chambre, mais aussi depuis la rue.

ENVIR. : Structure, doublage, bardage et terrasse bois, isolation intégrale ouate de cellulose, menuiseries extérieures mixtes bois/alu, tuiles extérieures aluminium, doublage intérieur peuplier.
ARTISANS : Trav&Renov (Maçonnerie Gros Oeuvre) | Sineco Charpentes (Charpente Ossature Bois, Isolation, Etanchéités,
Menuiseries extérieures, Doublage Bois) | IDCouverture (Couverture) | Carrelage Villeneuve (Carrelage) | SolArti (Plomberie,
Chauffage, Electricité,Ventilation) | Atlantic Metal Services (Structure métallique extérieure) | Autres lots en autoconstruction


Informations complémentaires :
Mission complète

Bureau(x) d’études : VSB Vivier Structures Bois
Photographe : François Massin Castan

Ecale cendrée

Privée, 44210 Pornic

85

Programme

Réhabilitation lourde d’une maison secondaire

Concepteurs

  • in/Uit architectes

Commune

  • Pornic

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

150m2 SDP réhabilitée

Coûts

340 000 €HT (2022)

Documents

Cette maison d’habitation avait la particularité d’être composée d’une adjonction de volumes bâtis se distinguant les uns des autres (niveaux de sols différents en intérieur, orientation différentes ou décalage en toiture, revêtements extérieurs disparates (pierres et enduit)). Cet ensemble tendait à créer un intérieur d’îlot introverti vis à vis de la rue, la maison s’ouvrant sur une large terrasse centrale minérale. Plusieurs espaces extérieurs étaient identifiés sans pour autant être qualifiés : terrasse minérale donnant sur la rue, espace arrière latéral donnant sur l’atelier adjacent, terrasse minérale centrale…

Notre proposition tente de révéler cet assemblage de différents bâtis existants caractéristiques du Pays de Retz, en permettant une distinction plus évidentes des volumes. Ainsi, un nouveau volume bardé de bois brûlé permet de distinguer les volumes anciens de la bâtisse, pour la plupart en pierres apparentes voire partiellement enduit, de l’extension du bâtiment plus récente (années 90). Plusieurs séquences paysagères sont ainsi créées en cœur de parcelle à l’aide de terrasses extérieures bois ou béton et de nouvelles plantations, qualifiant ainsi ces espaces auparavant mal identifiés. Les façades en intérieur de site sont recomposées avec des ouvertures agrandies orientant sur des points de vues privilégiés sur le terrain et le bocage alentours (puits, arbres, paysage vallonné…).
Une pergola vient continuer l’implantation des volumes par «assemblage», se distinguant ainsi volontairement des volumes existants pour mieux les révéler. S’élevant juste au dessus de l’égout de toiture du bâtiment adjacent, tout en régnant avec le faîtage du corps principal de la maison côté rue, elle propose un contrôle varié de l’ensoleillement selon les moments de la journée et vient renforcer la centralité de la terrasse extérieure, tout en séparant la séquence d’entrée de la maison. Le linéaire de façade donnant sur la rue et visible depuis l’espace public reste quant à lui inchangé, simplement rénové afin de préserver le caractère rural de la façade existante.

Une ambition forte d’aborder cette rénovation avec des matériaux biosourcés et écologiques est soutenue par la maîtrise d’ouvrage. Ainsi, l’ensemble de la bâtisse est rénovée avec de la laine de bois, des complexes perspirants et du chaux-chanvre. Des placages bois viennent ponctuer les espaces intérieurs associés à des enduits à la chaux afin de caractériser chaque espace, chaque volume.


Bureau(x) d’études : Abak
Photographe : in/uit architectes

Micro-Biotopes

Privée, 44330 La Chapelle-Heulin

90

Micro-Biotopes est l’histoire d’une grange située en second rideau d’une rue principale, délaissée dans sa fonction initiale et envisagée pour être converti en habitat individuel. L’édifice existant présente peu d’ouvertures, enclavé entre des limites de propriété bâtis qui n’autorise que peu de frangements, et sa surface au sol est trop conséquente au regard de l’économie du projet. Afin de proposer un habitat avec des proportions maîtrisées et des consommations adaptées, seule une partie au centre de cette grange existante est exploitée en espace isolé et chauffé. Autour d’elle gravite une diversité de biotopes retrouvés. À chaque orientation, quatre espèces d’espaces extérieurs aux typologies et aux ambiances singulières entrent intensément en relation avec l’habitat. Des pignons bois neufs très ouverts sont insérés à l’intérieur du volume bâti pour engendrer des apports généreux de lumière naturelle et des patios aux micro-paysages soignés. A la demande de la maîtrise d’ouvrage de voir les murs en pierre depuis l’intérieur de l’habitat, les patios sont une solution permettant une proximité de la pierre en extérieur mise en valeur tout en gérant une correction thermique pour les volumes chauffés. Une surélévation bois partielle au-dessus des volumes chauffés permet également de nouvelles ouvertures.
Une compacité d’un point de vue thermique est recherchée en « creusant » dans le volume existant, conjuguée à une emprise au sol négative au bénéfice des patios plantés. Le soin apporté à ce patrimoine ordinaire et au respect de ses caractéristiques est une approche environnementale en soi, avec un minimum d’éléments évacués et un maximum de réemploi et de préservation. L’habitat est traversant sur ses 4 orientations, favorisant une ventilation naturelle adéquate. Le confort d’été est assuré par l’action des murs existants et de l’exposition au soleil réduite des grands ensembles menuisés. Le projet recourt à de multiples techniques adaptées en lien avec l’existant, avec en particulier une démarche de réemploi franche et massive : l’entièreté de la couverture en fibro-ciment non amiantée a été soigneusement déposée pour être observée, nettoyée et intégralement réemployée en couverture et en bardage de l’ensemble du projet. La méthodologie convoquée pour ce réemploi nécessite une proximité forte entre l’architecte et l’artisan pour anticiper les contraintes techniques et traiter les points singuliers. Une correction thermique terre/chanvre de 80mm est appliquée sur les murs en pierre existants, les enduits de finition terre/sable sur 20mm formant étanchéité à l’air. Un aérogommage est réalisé pour nettoyer précisément et mettre en valeur les éléments de charpente bois laissés apparents, cette dernière étant isolée par sarking. L’ensemble des murs et charpente neufs, compris doublages et cloisons, sont en structure epicea, finition contreplaqué peuplier.
En travaillant à partir d’une emprise au sol négative, cet habitat agit comme une articulation au centre de diverses ambiances lumineuses et paysagères, et invite à vivre dans un environnement à la fois intime et serein.

ENVIR. : Structure neuve bois, Isolation laine de bois (complexes neufs + sarking) et correction thermique terre/chanvre (murs existants), finition terre/sable, doublage cp peuplier, poêle bois, aucune emprise au sol créée, réemploi fibrociment en bardage et couverture, mise en valeur de l’existant
ARTISANS : AtlanticRenov (Maçonnerie Gros Oeuvre) | Menuiserie des Deux Rives (Charpente Ossature Bois, Isolation,
Etanchéités, Menuiseries extérieures, Doublage Bois) | IDCouverture (Bardage et Couverture fibrociment en réemploi) | AC2S
(2nd œuvre) | PPAérogommage (aérogom.) | NG Électricité (Electricité, ventilation, chauffage) | Clavier-Vautrin (Plomberie)


Informations complémentaires :
mission complète

Photographe : François Massin Castan

Bianca

Privée, 44200 Nantes

81

Programme

Surélévation d’une habitation existante

Concepteurs

  • in/Uit architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

168 m2 SDP dont 53.91m2 de surélévation

Coûts

225 000€HT

Documents

Cette surélévation prend place sur une maison construite après-guerre qui arborait initialement une toiture terrasse et un système constructif original de poteaux/poutre avec des murs préfabriqués en béton intégrant une isolation en fibre végétale (roseaux…). D’importants travaux dans les années 80 ont fait disparaître cette architecture de la reconstruction, aux accents modernes pour se « fondre » davantage dans une esthétique Sud-Loire souhaitée par les propriétaires d’alors : l’ajout d’une charpente en fermette et d’une toiture tuile, sans apport de volume habitable, ont fini de camoufler la résidence.
Notre proposition de surélévation tente de surélever sans nier l’existant :
– mettre en valeur le volume initial, l’horizontalité du rez-de-chaussée est ainsi accompagnée par un bardage à clair-voie horizontal,
– la composition de façade sur rue restée en place au fil des années est prolongée à l’étage,
– retrouver la teinte blanche initial du bâti autour d’un projet monochrome créant une homogénéité des teintes pour mettre en valeur les reliefs de matières.
Les pentes de toitures du nouveau volume trouvent un écho dans la toiture en pente adjacente, l’inscription dans l’environnement se veut discrète. Le projet permet néanmoins de doubler le volume habitable pour répondre aux usages actuels et futurs de la famille. Il s’accompagne d’une orientation bioclimatique affirmée soutenue par la maîtrise d’ouvrage, ainsi des matériaux bio-sourcés sont mis en œuvre (structure bois, isolation bois, complexe perspirant) et une rénovation globale du bâti est pensé au travers d’un renforcement de l’isolation existante (ITE et ITI), d’un renouvellement du système de chauffage et de ventilation.


Bureau(x) d’études : PLBI, TyEco2
Photographe : in/uit architectes

Maison Hun

Privée, 44100 Nantes

109

Programme

Extension / surélévation
Rénovation / Réhabilitation

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

110 m² SHAB

Coûts

Cout total opération : 207 545 € HT € HT soit 1887 € HT/m²Coût bâtiment (hors VRD / Espace Vert) : 201561 € HT soit 1832 € HT/m²

Documents

Le projet concerne la réhabilitation et la transformation d’une maison située dans le quartier Zola à Nantes, caractérisé par un tissu de maisons de ville typiques des faubourgs nantais. L’intervention s’appuie sur les atouts existants de cette ancienne maison ouvrière – notamment son jardin luxuriant, son orientation ouest et sa configuration traversante – afin de révéler les qualités intrinsèques du lieu avec justesse et mesure.

Un travail conjoint avec la maîtrise d’ouvrage a été menée sur la juste définition des besoins pour dépasser la seule question d’adapter une maison familiale pour permettre le maintient à domicile de ses usagers à long terme, en réfléchissant notamment la question du vieillissement et de l’accessibilité, au travers de l’optimisation des parcours et des espaces. L’architecture a été ici le moyen, à partir de cette demande fonctionnelle, d’une requalification subtile de l’existant qui reconsidère d’un côté le rapport à la rue et de l’autre au jardin.

À partir de l’étude des usages existants, la configuration spatiale est ainsi repensée autour d’un meuble central épais qui organise côté rue les fonctions servantes (entrée, escalier, salle d’eau) et côté jardin les espaces de vie (cuisine, séjour, salon). Cette redistribution du rez-de-chaussée constitue le premier geste structurant.

Cette nouvelle organisation est complétée par une fine extension qui recompose la façade ouest. Conçue comme une galerie en ossature bois, elle agit comme un espace d’entre-deux reliant l’intérieur au jardin, accueillant une terrasse abritée, offrant de nouveaux rangements et permettant l’ouverture généreuse du séjour sur le végétal.

Le bois, par sa texture chaleureuse et apaisante, structure avec subtilité l’aménagement intérieur ainsi que l’extension tournée vers le jardin, dialoguant avec les végétaux et leurs nuances de vert dans lesquelles elle s’inscrit harmonieusement.

Par ailleurs, des touches de couleurs vives — allant du pourpre à l’orangé, en passant par des teintes corail pastel — viennent dynamiser l’ensemble. Elles participent à la composition des volumes, soulignent les différentes strates spatiales et contribuent à créer une atmosphère intérieure conviviale et lumineuse.

Enfin, la rénovation de l’enveloppe du bâtiment (isolation ciblée à base de matériaux biosourcés, création de nouvelles ouvertures, ravalement des façades) vient parfaire l’intervention. Cette approche contemporaine valorise les matériaux existants — pierre, brique, ardoise et végétation — en les associant à la chaleur du bois et à des accents colorés, donnant naissance à une architecture à la fois ancrée dans son contexte et résolument joyeuse.


Informations complémentaires :
Marché privé
Mission complète + Opc

Photographe : tact-architectes

Belle des Champs

Privée, 44360 Vigneux-de-Bretagne

144

Programme

transformation d’un domaine agricole en un centre de création artistique et thérapeutique

Concepteurs

  • studio bali

Commune

  • Vigneux-de-Bretagne

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

habitation : 208 m² SP rénovationbâtiments annexes : 140 m² SP rénovation

Coûts

725.000 € HT rénovation25.000 € HT VRD

Documents

Aux portes de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, parmi le bocage préservé, un couple de thérapeutes acquiert un magnifique terrain agricole de près de 4 hectares. Cet écrin de prairies humides, bordé de haies boisées et de ruisseaux, se prête à l’accueil d’activités artistiques en pleine nature.
Le bâtiment principal, communément dénommé « la maison », conserve un usage d’habitation privée, tandis que les bâtiments annexes sont consacrés à l’accueil du public. Ainsi, « le hangar » devient une salle d’activités multiples et « l’appentis » attenant est transformé en vestiaires.
À l’origine, l’ensemble des constructions tournent le dos au paysage. La réhabilitation commence donc par un important travail de restructuration, de couture et de connexion aux extérieurs. Des ouvertures magistrales sont créées pour bénéficier de vues lointaines et donner à lire la nouvelle identité des bâtiments.
Raison d’être du lieu, le soin de la nature et des personnes guide tous les aspects du projet architectural.
Les bâtiments sont rénovés dans l’emprise existante avec une importante amélioration de leurs performances thermiques, grâce à une réfection sérieuse des enveloppes (dalles, murs, toitures) et un remplacement des menuiseries extérieures.

Du côté de l’habitation, l’escalier est déplacé sur deux niveaux, de la périphérie vers le cœur. Le rez-de-chaussée devient un grand espace de vie libre, organisé autour d’un noyau fonctionnel (pièces d’eau, escalier, poêle à bois) et encadré par un épais linéaire d’agencement en périphérie. Les grandes baies procurent un sentiment d’immersion dans le paysage, que renforce l’usage de matières naturelles chaleureuses : pierre, bois, tomettes, terre crue…
Le chantier terre crue comprend les travaux de prélèvement (dans une ferme voisine) et de transformation de la matière, dans une volonté de rendre visible le processus de fabrication et de renouer avec un acte de construire conscient, raisonné, vivant.
Le dernier niveau de combles est isolé pour accueillir des chambres supplémentaires surmontées d’une mezzanine. Le palier en double hauteur est éclairé par une lucarne géante, en balcon sur le paysage, structurée autour de la ferme centrale existante. Les pièces de charpente remplacées (épicéa) sont laissées brutes et les pièces conservées sont peintes de la même teinte que les murs et plafonds, de manière à lire les différentes strates d’intervention.

Dans le même esprit, la façade longue du hangar transformée en façade rideau offre une vue panoramique sur le paysage grandiose.
Laissé libre, le généreux volume intérieur existant est traité avec des matériaux nobles : parquet massif, parement et mobilier bois, textiles tendus.
La création de cet équipement va de pair avec la réfection d’un appentis attenant, qui propose deux espaces de vestiaire en adéquation avec les saisons : un vestiaire d’hiver, hors d’eau, hors d’air et isolé, posé sur une dalle en chaux-pouzzolane, et un vestiaire d’été, hors d’eau et ventilé naturellement.
Le hangar et l’appentis sont reliés par une large plateforme en caillebotis métallique, elle-même protégée par les débords de toiture qui caractérisent les silhouettes des bâtiments rénovés.
L’ensemble est revêtu de planches de bois brutes qui sont prélevées dans les forêts locales par la Coopérative Bocagère, filière bois locale.

Au-delà du projet architectural, ce chantier a permis de mettre en lien des acteur·ices du territoire engagé·es sur la question de la ressource (bois, terre, paille) et de renforcer la structuration des filières locales, par l’organisation de rencontres et visites en forêt.


Bureau(x) d’études : ACS Chantal (structure), Aireo Energies (fluides)
Photographe : Gaëtan Chevrier, Laura Severi, studio bali, Hervé Cariou

Maison Thébaud

Privée, 44690 Château-Thébaud

135

Programme

Construction d’une extension de maison et d’un carport

Concepteurs

  • SUPERSABRE

Commune

  • Château-Thébaud

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

37,6 m² Surface de Plancher

Coûts

220 568 € HTdont 13 832 € HT de VRD

Documents

Dans le vignoble nantais, sur une parcelle de 6700m², un couple, passionné de jardins, compose au fil du temps leur paysage ; des massifs, des haies, un potager, des tonnelles, un bois…
Au milieu de ce terrain arboré, leur maison, un grand pavillon réalisé dans les années 60 par un entrepreneur de travaux publics, qui correspond au standing d’une époque – un volume en RDC coiffé de hautes toitures, desservi par une grande allée en enrobé qui traverse le jardin et s’enroule autour de la maison –
Cette construction, si elle bénéficie de tout le confort nécessaire, ne communique que peu avec son environnement. Les clients aimeraient profiter plus largement de l’agrément de leur jardin, minimiser la présence automobile et réduire l’îlot de chaleur dû à cette voie en enrobé.

En réponse à ce souhait, le projet se développe autour de deux interventions :
– au Nord, la création d’un carport dans le prolongement de l’allée piétonne permet de replacer le stationnement des voitures en lien direct avec l’entrée de la maison et de réduire l’impact de la voirie du côté Sud du terrain
– au Sud, un jardin d’hiver accolé à la maison prolonge l’espace de vie intérieur et ouvre la maison sur le jardin. Une large partie de l’allée enrobé est décroûtée pour renaturer le Sud de la maison, en lien direct avec le jardin d’hiver

Les deux édicules partagent une architecture commune ; couverts d’une toiture à large débord en zinc, ils viennent comme deux « folies » dans le jardin répondre à l’architecture singulière de la maison et ouvrir le dialogue avec le parc.
La toiture du carport se détache du sol, portée par une série de poteaux jumelés, laissant filer la voie en pavé et le regard.
Le jardin d’hiver accompagne l’angle ouvert formé par la maison, son volume dépasse du pignon pour s’ouvrir de façon panoramique sur le paysage. La trame serrée et régulière des montants de verrière semble porter la toiture. L’ambiance intérieure est chaleureuse, la charpente mixte acier, poutre et volige chêne est laissée apparente et vient former un plafond en caisson. Le sol en pierre naturelle rappelle les aménagements du jardin.
Ces deux constructions sont à la fois une extension de la maison et des gloriettes contemporaines dans le paysage du parc.


Label(s) obtenu(s) : RE 2020

Informations complémentaires :
Commande directe

Bureau(x) d’études : ALS
Photographe : Roberto Giangrande et SUPRESABRE

BIMSY (build in my side yard)

Privée, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

150

Programme

Densification urbaine / Construction d’une maison individuelle

Concepteurs

  • Loom Architecture (architecte)

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

construction: 70m2 SHAB - jardin: 270m2

Coûts

202 000€HT bâtiment - 6 000€HT jardin

Documents

A la suite d’une division parcellaire, un nouveau terrain est aménagé, au coeur d’un tissu pavillonnaire récent.
Ce redécoupage permet de construire la ville sur la ville, et répond aux enjeux de préservation des terres agricoles, tout en restructurant le tissu urbain.
Il en résulte une parcelle étroite, à laquelle on accède par le Sud. Deux contraintes majeures, à l’origine de deux points forts du projet : la longère et le moucharabieh.

La petite maison de 70m2 s’étire en RDC du Nord au Sud. Adossée à la limite parcellaire Est, elle s’ouvre largement à l’Ouest sur un jardin très allongé également. Sa morphologie rappelle les longères locales et le pignon Sud participe à la structuration urbaine de la Route de Carquefou.
Afin de bénéficier d’un maximum d’ensoleillement tout en se préservant des regards, un appareillage de tuiles ajouré est mis en œuvre. Derrière ce moucharabieh inspiré des claustra des constructions voisines, une grand baie vitrée capte la lumière méridionale. Ce filtre solaire protège des surchauffes estivales, tout en laissant pénétrer le soleil rasant d’hiver, qui illumine de ses écailles la pièce de vie.

La structure porteuse en ossature bois est isolée en fibre de bois et ouate de cellulose et est vêtue d’un habillage en bois naturel. Malgré sa faible inertie, cette maison bénéficie d’un grand confort d’été, grâce à une isolation biosourcée dense, et à cette sur-toiture en tasseaux de bois qui protège la couverture des surchauffes.
La maison est très ouverte et modulable au moyen de cloisons coulissantes. Les organes techniques (cuisine, machine à laver, placards…) s’étirent sur toute la longueur Est de la maison. Les circulation font partie intégrante du volume général, et donnent une sensation d’espace et de volume à cette petite maison.

Le projet architectural et le projet paysager ont été conçu conjointement. Le second étant bien plus qu’un accompagnement esthétique du premier. Le jardin est un lieu de vie à part entière, et la terrasse vient prolonger les espaces intérieurs, à l’extérieur. En limite Ouest, un massif planté d’essences très variées s’épaissi puis se rétrécit, pour tantôt protéger des regards, tantôt créer des espaces d’usages variés (entrée, terrasse de repas, baignoire extérieure, espace pour étendre le linge, espace de détente). Le potager est judicieusement implanté devant le moucharabieh pour profiter du meilleur ensoleillement, et une serre à l’arrière est prévue pour la préparation des semis.


Label(s) obtenu(s) : https://www.loom.archi/

Bureau(x) d’études : ALS (BET structure)
Photographe : LOOM Architecture et Francois DANTART

Rös

Privée, 44420 Mesquer

159

Programme

Extension et réhabilitation d’une maison individuelle

Concepteurs

  • pöm architectes

Commune

  • Mesquer

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

Surface SP existante avant travaux 120 m2Surface SP après travaux 170 m2

Coûts

365 000 € HT

Documents

Entre héritage et transformation, ce projet propose une nouvelle lecture de la maison néobretonne en conciliant sobriété, qualité d’usage et attention au paysage.
Plutôt que d’effacer l’existant, la démarche s’appuie sur ses qualités vernaculaires, la toiture d’ardoise, les volumes simples, l’ancrage domestique, pour engager une évolution mesurée et contemporaine.
L’extension en bois affirme une écriture architecturale sobre et lisible, pensée dans une logique de réemploi du déjà-là et de limitation de l’impact constructif. Les matériaux biosourcés, la générosité des ouvertures et la relation directe au jardin permettent de réinventer les usages quotidiens tout en améliorant le confort lumineux et thermique de l’habitation.
Le projet répond ainsi aux enjeux mis en avant par le Prix Aperçus : une attention portée aux ressources et au contexte, une architecture du quotidien attentive aux usages, et une recherche sensible d’équilibre entre innovation contemporaine et intégration paysagère. Il défend une transformation douce, capable de prolonger la vie d’un patrimoine ordinaire en lui offrant de nouveaux horizons d’habiter.


Informations complémentaires :
Transformation d’une maison néo Bretonne

Photographe : pöm architectes