Halle de Missillac

10 rue du Château, 44780 Missillac

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Programme

Halle de marché et évènementielle ouverte, Liaison piétonne, Kiosque associatif, alcôves d’expositions, locaux techniques et sanitaires PMR

Concepteurs

  • LAUS architectes (mandataire)

Commune

  • Missillac

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Missillac

Thèmes

  • Aménagement
  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

266 m² couvert, 820 m² extérieur

Coûts

579 000 €HT

Documents

** Co-construire un programme **

Depuis une dizaine d’années, la ville de Missillac a amorcé une revitalisation. Elle inclut ses projets architecturaux dans une cohérence urbaine, qu’elle tâche d’organiser sur une vision longue. Elle développe notamment une maille piétonne entre ses équipements. Elle attache une grande importance au maintien des commerçants au sein du bourg. Elle entretient avec eux un dialogue continu.
L’ancienne mairie était un bâtiment à l’alignement de la rue, en entrée de bourg. Sa démolition tardive a révélé une dent creuse en interface de la rue et d’un îlot doté d’une belle variété d’arrières : école, parcelles résidentielles, théâtre. C’est par l’étude urbaine sur la réactivation de cet îlot, qu’a émergé l’opportunité d’un lien traversant et s’appuyant sur une halle de marché en entrée d’îlot et en amorce du bourg.
Le marché se tenait auparavant sur la place de l’église, son dépaysement vers l’entrée de bourg a dû être argumenté auprès des commerçants. De cet échange tripartite architecte – ville – commerçants est né un programme, intégré au dispositif « petites villes de demain ». Dès la genèse du projet, il apparaissait fondamental pour le couple maîtrise d’œuvre – maîtrise d’ouvrage que ce qui se fabriquerait serait un espace public ouvert et disponible, c’est-à-dire non clôturé : condition sine qua non de l’opération.

** Une halle pour accompagner une entrée de bourg **

Dans cette dent creuse récemment libérée, la nouvelle halle retisse la maille urbaine. Elle offre une respiration apaisée en réponse à la place de l’église qui est proche. Par son implantation en recul sur 2 de ses limites, elle dégage un parvis contre la rue principale et ouvre une venelle reliée au cœur d’îlot en mutation. Par épaississement des 2 limites restantes, elle offre des volumes servants clos. Enchâssée dans un site en pente douce, la halle propose une présence signifiante, non dominante et atemporelle : un repli dans la ville, ouvert, animé et accueillant.

** Un abri dans la ville **

La halle s’inscrit dans un héritage des équipements urbains structurants et frugaux, qui valorisent la vie extérieure de la cité. C’est un abri ouvert aux annexes non chauffées, qui s’exprime dans un minimum de matériaux, en utilisant le savoir-faire des entreprises locales : béton (sols, annexes) et bois (charpente, bardages, menuiseries, couverture). Pour leur pérennité et réparabilité, les ouvrages techniques et assemblages sont apparents. La couverture en bardeaux de mélèze brut se scinde en ouïes : elles apportent l’hiver une ventilation de la toiture, et une fraiche respiration l’été.

** Faire sens pour longtemps **

Dans une unité de matériaux où le bois prévaut, l’ambiance recherchée est expressive mais épurée. La charpente est tramée et dansante : le principe de ciseaux des poteaux et arbalétriers brouille la lecture entre éléments porteurs et de stabilité. L’alternance d’assemblages de la charpente bois, avec le retournement d’une ferme sur deux, apporte une diversité dans la répétition. Les plateaux de couvertures, en ouïes, sont posés sur des chevrons suspendus aux pannes. En contraste de cette légèreté, les annexes forment des limites épaisses, monolithiques, en continuité du sol béton. Elles intègrent de grandes baies actives en panneaux de bois brut fixes ou mobiles. Un système de contrepoids sur poulies permet la levée de volets pour ouvrir le bar du kiosque, et des alcôves d’expositions.


Label(s) obtenu(s) : petites villes de demain

Informations complémentaires :
procédure adaptée

Bureau(x) d’études : ASCIA ingénierie
Photographe : Gaëtan Chevrier ; Laus (existant)

Réaménagement de la cour du collège Raymond Queneau

Bd Jean de Grandmaison, 44270 Machecoul-Saint-Même

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Programme

Le Conseil Départementale de Loire-Atlantique, via un accord cadre, nous a missionné sur le Collège Raymon Queneau, pour végétaliser la cour, désimpérméabiliser les sols, recalibrer l’offre sportive, favoriser la mixité des usages tout en facilitant la gestion et la surveillance des collégiens.

Concepteurs

  • LAUS architectes (mandataire)
  • Moss Paysage - paysagiste concepteur (porteur de l'opération)

Commune

  • Machecoul-Saint-Même

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Conseil Départementale de Loire Atlantique
  • délégation du Pays de Retz

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

2630m2

Coûts

265 000€ HT

Documents

Une attention aux ressources et aux contextes, en réponse aux enjeux environnementaux contemporains ;
Le collège Raymond Quenau à Machecoul se situe au sud de la ville. Ses espaces extérieurs principaux sont longés par la rivière Le Falleron ainsi que par un alignement d’arbres venant proposer un fond de scène végétalisé à la cour actuellement très minérale. Face à ce constat, le projet propose de créer des espaces de bosquet denses afin de passer d’une surface végétalisée de 135 m2 à 820 m2 avec la plantation de 33 nouveaux arbres.

Une conception qui répond aux usages d’aujourd’hui tout en anticipant les évolutions de demain ;

La cour du collège est réorganisée sous une partition en trois temps :
– Le premier espace, le plus au nord, en relation direct avec les bâtiments, le préau et les sanitaires, voit sa frange Est végétalisée s’épaissir pour intégrer une partie du système racinaire des platanes existants.
À proximité immédiate du foyer et du CDI, un travail du sol offre une terrasse plane et ombragée par une nouvelle plantation. Deux «encoches» dans la frange, traitées en béton drainant, offrent de nouvelles possibilités d’assise (création de bancs sur mesure en billot bois). Au droit du bureau du CPE, la frange est également agrandie pour signifier la fin de la zone de récréation et faciliter la surveillance.

– Le deuxième espace est celui de la «forêt». L’enrobé existant est découpé sur une grande surface pour y implanter une végétation dense d’arbres. Il est équipé de nombreuses assises pour la pause avec en son centre, un large espace en platinage bois permettant des jeux en petits groupes. Les cheminements y sont aisés et multiples, pour en assurer l’accessibilité à tous. Deux liaisons, en copeaux de bois, permettent de traverser la végétation et multiplient les possibilités de jeux.

– La troisième et dernière partie est consacrée aux sports. Les équipements (buts) sont repositionnés dans une nouvelle posture plus participative. Une large estrade en bois (+35), donne à l’exercice une dimension de spectacle. Ombragée par la plantation d’une haie bocagère, cette structure ouvre les possibles liés à sa configuration en amphithéâtre tout en dégageant les vues sur le paysage alentour.

une recherche sensible de qualité architecturale et paysagère, alliant audace et intégration ;
Les enjeux de végétalisation du projet ont permis de créer des espaces de fraicheur ou les collégiens peuvent se dépenser ou se reposer dans un milieu largement planté. Tout en conservant un large espace en enrobé existant, qui peut accueillir des activités en plus grand groupe ou sportive, le projet vient proposer des bosquets, traversables et en marge d’un large espace de pause. La question du bien-être des enfants et adolescents est centrale dans un projet d’aménagement de cour de récréation et la nature est une des réponses apportées.

Une partie de l’enrobé a été remplacé par du béton drainant, permettant ainsi de conserver des espaces de jeux et de sport, tout en participant à la gestion des eaux de pluie. Le dessin de ces espaces en béton drainant s’intègre dans les tracés de la nouvelle cour du collège.

Un dialogue exemplaire entre maître d’ouvrage et concepteur.

Le projet s’est consolidé grâce aux échanges entre notre équipe et le département et bien évidemment, en concertation avec l’équipe enseignante mais également des collégiens. Cette collaboration a permis d’apporter certains ajustements au projet.


Bureau(x) d’études : BETEM
Photographe : MOSS Paysage