Transformation d’un hospice en 18 logements et 1 local d’activité

16 Rue Russeil, 44000 Nantes

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Situation
Le projet s’inscrit dans une vaste opération de « recyclage urbain » qui engage le lotissement d’un parc et la restructuration d’un hospice dessiné au mitan du XIXème siècle. Le projet porte sur la transformation de deux des ailes de l’hospice, qui se font face de part et d’autre d’une cour allongée. Il substitue l’usage domestique à l’usage religieux et hospitalier.

Transformer
La reconfiguration des bâtiments organise l’accès et la répartition des logements autour de la cour intérieure séparant les deux bâtiments et formant un espace commun de distribution et prolongement extérieur des logements. Cet espace recompose par sa centralité l’unité de l’opération et la cohérence de la nouvelle figure d’un ensemble fortement remanié.

Réparer
Transformé sans ménagement et peu entretenu, l’édifice s’était détérioré. Le projet de reconstruction a investi deux recherches : d’une part la réparation et la ré-articulation des éléments conservés ; d’autre part la constitution d’un lieu de vie qui soit en mesure de tirer profit des volumes et dispositions exceptionnelles et offre à ses habitants une expérience domestique singulière.

Rendre habitable
Les deux galeries symétriques flanquées sur les façades intérieures constituent l’épaisseur de distribution et les prolongements extérieurs des logements. Construites en bois, elles confèrent la texture domestique et la matérialité de cette grande cour. A chaque niveau, les logements traversants, entre rue et cour, et entre cour et jardin, bénéficient des vastes volumes et des baies en plein cintre.

R-assembler
Le choix des matériaux de construction, et le dessin de leurs articulations, a permis d’assembler en un ensemble harmonieux les parties conservées, en maçonnerie de pierre, et les parties reconstruites, en panneaux et éléments de béton et ossature de bois.


Bureau(x) d’études : IBA, Albdo, Cabinet Rousseau
Photographe : Guillaume Clément

Transformation d’un immeuble de bureaux en logements

3-5 rue Basse Porte, 44000 Nantes

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Le projet s’inscrit dans l’histoire du renouvellement de la Ville de Nantes et dans une stratégie bas carbone : transformer un immeuble de bureaux construit au début des années 90 en bâtiment d’habitation collectif. Il s’est agi de tirer profit d’une situation urbaine singulière : la parcelle dont la géométrie en trapèze déploie une façade nord le long de la grande place en pente dont la halle du marché Talensac occupe le centre.

Quinze logements occupent les trois étages existants surélevés par un étage d’attique, le rez de chaussée occupe l’ensemble de la parcelle et abrite l’espace commercial du groupe CIF. L’édifice existant est construit selon un système poteaux poutres en béton armé et façades non porteuses. Sa transformation s’est élaborée par l’épaississement des façades, et par la reconfiguration de la distribution de l’immeuble, dont les paliers d’étages orientés sur la place donnent accès aux coursives ménagées dans cette épaisseur. Les coursives, formant balcon sur la place, donnent aux accès aux logements et médiatisent la relation entre espaces domestiques et situation urbaine. Les logements, adressées au nord sur la place et largement ouverts au sud sur la cour au travers de loggias ou de terrasses, profitent ainsi de dispositions traversantes.

La façade existante sur rue, construite en retrait, a été déposée et reconstituée à l’alignement sous la forme d’une façade légère du fait des contraintes structurelles et sismiques. Construite en ossature bois, elle est revêtue de panneaux de ciment. La toiture a été démontée, et remplacée par un niveau d’attique construit suivant le même mode constructif. Sur cour, la façade a été conservée, augmentée de loggias, isolée par l’extérieur et revêtue de panneaux de ciment. Les façades ont fait l’objet d’un dessin précis qui assemble et installe dans une tension harmonique subtile de grandes baies de menuiseries en bois, de larges bandeaux revêtus de panneaux de façade en ciment lisse et cannelés et les galeries ouvertes habillées de panneaux de mélèze qui confèrent à l’ensemble une domesticité chaleureuse.


Bureau(x) d’études : IBA, Enercia, Cabinet Rousseau, ITAC
Photographe : Clément Guillaume