Cour réinventée de l’école du Plessis-Cellier

59 Rue des Alouettes, 44100 Nantes

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Programme

Le projet d’aménagement a pour ambition de repenser intégralement la cour élémentaire, tout en gardant ou en réemployant les éléments intéressants préexistants que sont les tilleuls et certains mobiliers. Il s’agit de réinventer une cour existante, en prenant en compte les arbres, les réseaux enterrés, les accès aux bâtiments, les flux et usages, tout en ayant une composition d’ensemble affirmée, qui métamorphose le site et gomme les interventions successives entre l’ancienne cour et les éléments nouveaux du projet. Il s’attache à répondre aux enjeux suivants : - enjeux de paysage, avec la volonté de réinventer un vaste espace minéral et monofonctionnel en enrichissant les ambiances paysagères - enjeux d’usage, avec la nécessité de faciliter les liens et les flux entre bâtiments et de créer des espaces calmes et actifs au sein de la cour, de supprimer la prédominance des jeux de ballon et de venir diversifier les jeux et usages possibles - enjeux de désimperméabilisation généreuse des sols, où les sols sont ouverts afin de créer des îlots de fraîcheur plantés et des espaces de jeux perméables - enjeux de réemploi des mobiliers et sols existants - enjeux de préservation et de mise en valeur du patrimoine arboré, et de création de vastes espaces de pleine terre - enjeux de gestion des eaux pluviales : mise en valeur du chemin de l’eau, où l’eau pluviale est récupérée pour irriguer les arbres existants et les espaces nouvellement plantés, tout en soulignant le chemin de l’eau à travers la cour.

Concepteurs

  • de Long en Large - paysagistes concepteurs (mandataires)
  • gestion des eaux pluviales)
  • La Source Marie Pire (paysagiste concepteur

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Direction Nature et Jardins
  • Ville de Nantes

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2025

Surface(s)

2810m²

Coûts

280 000€ aménagements extérieurs (dont 140 000€ lot paysage, 90 000€ lot VRD, 50 000€ lot mobilier bois)

Documents

La réussite de ce projet est le fruit d’une collaboration étroite avec les services de la Ville de Nantes en phase études, pour tenir les ambitions de désimperméabilisation et de prise en compte de la concertation des élèves et équipes pédagogiques.
L’implication des équipes pédagogiques a été décisive, notamment lors du questionnement de la place du terrain de sport et l’augmentation des surfaces plantées, ce qui a permis de pousser le curseur loin en termes de désimperméabilisation et de reconfigurer totalement la cour.

La gestion de l’eau a été pensée dès le début du projet, avec une compétence intégrée à l’équipe, qui a permis que la mise en scène de l’eau soit un élément majeur de la composition de la cour, depuis une gouttière jusqu’au point bas de la cour, à travers une rivière maçonnée devenant noue de faible profondeur puis jardin de pluie, et tirant partie de la pente naturelle de la cour. Le projet tire parti de l’existant, notamment les mobiliers en bon état qui ont été déposés et reposés (paniers de baskets, tables et bancs) et des enrobés existants. Le savoir-faire des entreprises de travaux a été un facteur de réussite du projet, notamment pour le décroutage et sciage des enrobés, la réalisation des cabanes en osier et des ouvrages bois, ainsi que les travaux paysagers.

Le site, les bâtiments des années 1940 et1960 et leurs façades colorées, le rapport au coteau surplombant le Bas Chantenay, et les beaux tilleuls présents dans la cour ont constitué le point de départ de la conception des espaces extérieurs, dialoguant avec le grand paysage, et tirant parti du déjà-là.
Le sous-sol du Sillon de Bretagne, découvert en phase chantier a été révélé en inclusion de roches dans la rivière pédagogique.
La pente générale est soulignée par la mise en scène de l’eau du point haut au point bas de la cour, par une rivière venant irriguer les espaces plantés.
Les vues sur le Bas Chantenay sont soulignées par une clôture en bois ajourée pour cadrer les vues, dans l’exacte continuité de la clôture préexistante, pour un traitement des limites soigné.
Les pieds d’arbres décroutés et quelques ouvrages bois viennent révéler la beauté des beaux tilleuls, qui passaient inaperçus jusqu’à lors. L’attention portée au déjà-là passe aussi par l’étude fine des zones d’enrobé soulevées par les racines ainsi que le tracé des réseaux enterrés qui ont conditionné le dessin des aménagements, permettant d’atténuer les traces de l’intervention.

Les usages ont été pris en compte dès le début de l’étude, avec les attentes des usages exprimées sur la réparation des zones actives et calmes, les mobiliers de jeux, et le souhait d’avoir un potager repensé. L’histoire même de l’école, avec son ancien mur séparant l’école des filles de l’école des garçons a été un support de projet, en conservant les pans de ce mur, qui viennent trouver une fonction nouvelle : porte ouverte, mur d’escalade, et appui d’un gradin de classe en plein air. Les attentes en matière de pratiques sportives scolaires ont été respectée, avec la création de lignes de courses tout autour de la cour jouant avec sa géométrie et ses éléments bâtis.
L’entretien des surfaces a été pensé en amont avec le concours des services gestionnaires, avec la mise en place de cuvettes à feuilles notamment, et des modalités de participation des enfants à l’entretien de la cour par le biais de balais et pinces à feuilles. L’évolutivité de la cour est de fait une dimension bien présente, avec notamment l’ouverture et la fermeture de certaines zones, pour protéger les semis et limiter le piétinement par endroit.
Le retour d’expérience des usagers depuis la livraison à la rentrée de septembre 2025 témoigne des transformations opérées : une cour apaisée, des arbres révélés, des ambiances variées, des jeux de ballon diversifiés, des espaces devenus plus mixtes et des usages renouvelés, pour une cour qui continue à être réinventée par ses élèves…


Informations complémentaires :
Accord cadre "Cours réinventées"

Bureau(x) d’études : CAIRN Ingénierie
Photographe : de Long en Large

Renaturation de l’entrée de la vallée de la Chézine

vallée de la Chézine – du boulevard du Massacre à la Salle Oger, 44100 Nantes

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Programme

Finalisation de l’opération d’aménagement ZAC Vallon des Dervallières

Concepteurs

  • de Long en Large - paysagistes concepteurs (mandataires)

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes Métropole Aménagement

Thèmes

  • Aménagement

Année de réalisation

2024

Surface(s)

1,2 hectares

Coûts

246 000 € pour le secteur Chézine (du boulevard du Massacre au gymnase Oger) - 29 000 € pour le secteur Le Nain pour : décroutage des enrobés, renaturation des sols, travaux d’adaptation des réseaux, réfection de chemins, maçonnerie des murs en pierre, petits éléments de mobilier, sols pavés, platelage bois, plantations

Documents

La vallée de la Chézine, au niveau du boulevard du Massacre, constitue une des entrées de la ville de Nantes ; entrée qui se fait ici à pied ou à vélo, par un espace de nature. La vallée de la Chézine est une des branche de l’étoile verte nantaise, appelée «vallée mosaïque». Cet espace est très fréquenté pour les loisirs du week-end ou les déplacements quotidiens ; il portait jusqu’alors des traces d’aménagements plus anciens : une voirie et ses équipements désormais inutiles et hors contexte, de l’éclairage urbain… et un aspect général très dégradé. Les continuités piétonnes et cyclables étaient compliquées, engendrant de nombreux chemins alternatifs qui, progressivement dégradaient les pieds d’arbres et milieux attenants. De plus, certains secteurs et chemins étaient particulièrement impraticables durant l’hiver, en raison d’inondations régulières par ruissellement (la topographie du site couplée à la présence des boulevards urbains à proximité génère un ruissellement très important à cet endroit).

En poursuivant les objectifs de mise en valeur du site, de prise en compte des usages et de respect des milieux, le projet a donc été l’occasion de travailler sur différents sujets :
• désimperméabiliser les sols et redonner de la place à la nature dans un ancien site urbain,
• rendre lisible et requalifier l’entrée de la vallée de la Chézine, côté boulevard du massacre, en ouvrant sur la vallée et la promenade,
• repenser la hiérarchie et l’organisation des chemins, les connecter aux rues voisines, travailler leur accessibilité,
• sanctuariser certains espaces pour permettre à la prairie de se développer, protéger les arbres existants des effets du tassement racinaire dû à une très forte fréquentation,
• compléter la trame arborée et anticiper le renouvellement de certains arbres et masses arbustives/arborées,
• permettre l’accessibilité et la traversée du site y compris en période de fort ruissellement et dans le respect du maintien de l’alimentation en eau des zones humides.

Pour cela, nous nous sommes attachés à proposer des aménagements simples et en continuité des espaces existants : les sols sont désimperméabilisés, les chemins sont repris dans un matériau plus drainants, une passerelle en bois est créée pour traverser à pied sec le secteur de prairie humide, les éclairages nocturnes sont limités pour renforcer la trame noire, les entrées de site sont délimitées par un ensemble de murs en pierre qui constituent aussi des points d’assise.
Le mobilier est sobre et constitué principalement du bois issu des abattages d’arbres vieillissants (hors contexte ou présentant un danger potentiel) ; l’ensemble du bois est d’ailleurs réemployé sur site.
Les plantations ont été réalisées principalement en jeunes plants et selon les méthodes de boisements d’avenir menées par la ville de Nantes. Quelques arbres tiges et cépées complètent cette stratégie de plantation.

Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’achèvement de la concession d’aménagement sur la ZAC du Vallon des Dervallières ; la mission initiale consistait en la finalisation de l’opération d’aménagement, visant à résoudre un ensemble de problèmes d’aménagements ponctuels. Le travail mené en amont avec la maîtrise d’ouvrage, l’équipe de quartier et différents services de la ville de Nantes a révélé la nécessité d’élargir la commande et de penser le projet de façon plus globale : à l’échelle de la vallée et du quartier. Cette première étape de l’étude et du projet a été importante pour amorcer un travail collectif qui s’est particulièrement concrétisé avec la direction Nature et Jardin de la ville de Nantes. Les temps de diagnostic et surtout de chantier ont été nourris par les échanges avec les équipes gestionnaires du site, ce qui a permis d’adapter les proposition et d’anticiper les sujets de gestion.
Les inondations par ruissellement ont été un sujet particulièrement compliqué à gérer en chantier (avec des dégradations sur les revêtements mise en place), ce qui a nécessité des échanges avec les services et des reprises après la livraison.

Aujourd’hui, après deux années de vie, la structure globale du projet est fonctionnelle, la nature reprend ses droits et les continuités d’usages sont assurées. L’intervention est presque imperceptible et tend à s’effacer progressivement. Le travail de projet se poursuit maintenant à travers la gestion du site par les équipes de la DNJ.


Informations complémentaires :
MAPA

Bureau(x) d’études : AGEIS – bureau d'étude VRD
Photographe : de Long en Large