Pôle d’échanges multimodal

Boulevard de Berlin, 44000 Nantes

167

Programme

12 750 m² d’équipements publics : gare routière, gare de taxis, parking loueurs, parking vélo de 1 470 places, 11 400 m² de bureaux et 3 700 m² d’espaces végétalisés.

Concepteurs

  • AIA LIFE DESIGNERS
  • DREAM

Commune

  • Nantes

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • BATI NANTES
  • Nantes Métropole Aménagement

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

12 750 m² d’équipements publics : gare routière, gare de taxis, parking loueurs, parking vélo de 1 470 places11 400 m² de bureaux et3 700 m² d’espaces végétalisés

Coûts

41,13 M€ HT

Documents

Situé aux abords immédiats de la nouvelle gare de Nantes, le Pôle d’Échange Multimodal (PEM) et son programme tertiaire fédère au sein d’un même volume, infrastructures de mobilité et deux sièges d’entreprises locales : Lucca et Lhyfe. Porté par une maîtrise d’ouvrage partagée entre Nantes Métropole Aménagement et Bati-Nantes, l’ensemble a été conçu en conception-réalisation par les agences d’architectures DREAM et AIA Life Designers et le groupement d’entreprises ETPO (mandataire), André BTP et Briand Bois.

Le projet a reposé sur une co-construction étroite entre la maîtrise d’ouvrage publique et privée, le groupement d’entreprises mandataire en conception-réalisation et l’équipe d’architectes. Cette organisation a permis de créer un écosystème unique, fondé sur le dialogue et l’intelligence collective.
La coordination constante entre les multiples parties prenantes, publiques comme privées, a favorisé une vision partagée du projet et permis de concilier ambitions architecturales, enjeux techniques et objectifs environnementaux. De cette synergie est né un bâtiment cohérent, innovant et fédérateur, véritable fruit d’une démarche collective.

Situé aux abords immédiats de la gare de Nantes, le Pôle d’Echange multimodal (PEM) et son programme tertiaire s’inscrivent au cœur du renouvellement urbain du quartier. Conçu comme un signal architectural, le projet incarne les enjeux de la ville de demain : mixité d’usages, mobilité décarbonée et qualité des espaces de travail.
Dans un même volume, il fédère infrastructures de transport, services publics, bureaux et espaces paysagers. L’ensemble est connecté à l’espace public et au grand paysage nantais. Avec 1 470 emplacements vélos, il accueille l’un des plus vastes parcs de vélos de France et crée un nouveau point de convergence entre la gare ferroviaire, la gare routière et la ville. Sa volumétrie joue avec les rythmes du site et s’inscrit dans une composition pensée à l’échelle du piéton en mouvement.
S’élevant sur neuf niveaux — quatre pour le PEM, cinq pour les bureaux — le projet propose une réponse simple à une complexité programmatique. Sa conception s’appuie sur des principes clairs : sobriété des volumes, lisibilité des accès, confort d’usage et forte ambition environnementale. Le choix de la verticalité limite l’emprise au sol et libère de vastes espaces publics. Les flux piétons, voyageurs et salariés ont été hiérarchisés pour fluidifier les circulations. C’est l’expression de la ville en mouvement qui façonne l’architecture.

Le PEM repose sur une structure poteaux-poutres en béton à grandes portées qui libère l’espace et favorise la flexibilité des usages. L’ouverture des façades, les lignes courbes et les larges baies vitrées offrent une architecture généreuse et perméable, en lien direct avec le parvis et les quais. Depuis le hall, la mezzanine vitrée révèle l’élément emblématique du projet : la boucle du “Grand 8” du parc de stationnement vélo avec ses espaces circulables, véritable sculpture habitée.

Couronnant le PEM, les bureaux se présentent comme une constellation de volumes suspendus. Leurs gabarits compacts, attachés les uns aux autres, créent une silhouette fragmentée, identifiable depuis l’espace public. Leur revêtement en tuiles de terre cuite sombre, évocation du patrimoine historique nantais, dialogue avec un jardin suspendu qui s’étend à 12 mètres de hauteur.
Ces bureaux s’ouvrent largement sur l’extérieur : loggias, terrasses et circulations périphériques prolongent naturellement les espaces de travail et instaurent une relation directe avec le paysage. Ces respirations généreuses favorisent les échanges informels, les pauses partagées et la porosité entre intérieur et extérieur.
À l’écart des codes tertiaires traditionnels, le projet propose une nouvelle approche du lieu de travail. La matière brute— bois, tuile, végétal — insuffle une atmosphère domestique et chaleureuse, invitant chacun à s’approprier les espaces. Les circulations extérieures encouragent le mouvement et multiplient les interactions spontanées, dessinant une architecture vivante et perméable, en écho à la dynamique du site.
Les plateaux reposent sur une structure poteaux-poutres en bois lamellé et des planchers CLT qui minimisent les points porteurs et maximisent la flexibilité d’aménagement. La structure bois laissée apparente crée une ambiance apaisante et propice au bien-être. Conçus comme des espaces évolutifs, les bureaux permettent de s’adapter aux besoins changeants des entreprises et des équipes.
Le jardin suspendu de 1 690 m², véritable îlot de fraîcheur, offre des vues inédites sur la gare, le Jardin des Plantes et les toits de Nantes. Situé entre les deux entités — équipement public et programme tertiaire — il agit comme un trait d’union et participe à l’équilibre global de la composition.
Au total, 3 700 m² d’espaces végétalisés — toitures, coursives, jardins — jouent un rôle actif dans le confort thermique du bâtiment. Par l’évapotranspiration des plantations, ils contribuent à rafraîchir l’air et créent une respiration paysagère en plein cœur de la ville.

Le projet a été réalisé avec une part conséquente de construction hors site fabriquée localement (38%). Cette approche a répondu aux enjeux majeurs de planning, de qualité et d’optimisation de l’espace dans un environnement contraint :
– Façades ossature bois avec menuiseries et structure en bois lamellé intégralement préfabriquées par l’usine de Briand bois à Verrières-en-Anjou (49)
– Plancher CLT fabriqué par l’usine Piveteau bois à Sainte-Florence (85)
– Balcons préfabriqués par l’usine de Briand bois à Verrières-en-Anjou (49)
– 10 800 m² d’ossature bois
– 5 mois de chantier pour l’ossature bois


Label(s) obtenu(s) : BREEAM very good, RT 2012, E3C2, BBCA niveau excellent

Bureau(x) d’études : AIA Ingénierie, AIA environnement, Zéphyr paysage, Gamba, Namixis.
Photographes : Cyrille Weiner (1-3-5-7) / Stéphane Chalmeau

Collège Joséphine Baker

24 rue du Stade, 44320 Chaumes-en-Retz

155

Programme

Construction neuve comprenant un collège pour 600 élèves, un restaurant scolaire et 4 logements de fonction.

Concepteurs

  • AIA LIFE DESIGNERS
  • mandataire

Commune

  • Chaumes-en-Retz

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Département de Loire-Atlantique (44)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

3 100 m² surface utile 4 996 m² surface de plancher

Coûts

12,7 millions d'euros HT Date de valeur : 2022

Documents

Le collège répond à une double dynamique : le besoin d’accompagnement de la prise en charge scolaire du Département au regard de la croissance démographique et le développement de la commune de Chaumes-en-Retz qui souhaite réunifier ses deux bourgs (Arthon-en-Retz et Chéméré). La situation du terrain en transition entre le bourg pavillonnaire, les étendus maraichères et le complexe sportif (salle des Genêts) lui offre l’opportunité de tirer profit de cet environnement : être visible et constituer le trait d’union entre les deux polarités urbaines en positionnant le collège comme un acteur majeur du développement urbain.

Le projet proposé exprime cette idée de maillage à la frontière entre l’urbanité (le bourg) et le paysage de bocage typique du pays de Retz. Le collège tend à consolider les liens entre l’Homme et nature, entre le bâtiment et le site, à partir d’une démarche essentiellement sensible, toute en lumière, centrée sur la création d’espaces généreux, espaces de rencontres et dans un maillage urbain cohérent.
Cette approche qui allie efficacité et générosité, qui s’appuie sur l’usage et la vocation paysagère, est un élément essentiel de réponse à une qualité d’environnement de travail qui soit en phase avec les pratiques, les besoins et les contraintes actuelles.

Le projet met en scène une expression architecturale du changement d’échelle urbaine : deux corps de bâtiments en simple rez-de-chaussée viennent dialoguer avec le bâti environnant (pavillons aux toits en tuile). Le dessin des pignons et des pentes de toits permet d’inscrire les volumétries des bâtiments dans le tissu urbain alentour, reprenant forme et couleur des habitations locales. Ce dispositif est surmonté d’un volume en R+2 de nature plus institutionnelle offrant une nouvelle direction urbaine au quartier. C’est en somme une représentation du passage de l’enfance à l’adolescence.

Le travail partagé entre maitre d’œuvre et maitrise d’ouvrage se traduit également par de nouvelles typologies d’espaces adaptés aux besoins des jeunes et à la nécessité d’évolution des pratiques et des pédagogies :
– une cour de récréation nouvelle génération, intégrant des espaces variés, paysagés, inclusifs, laissant place à l’appropriation et à l’accueil de tous ainsi qu’à la possibilité de faire classe en extérieur (travail mené avec le conseil départemental qui a sollicité des designers et sociologues),
– un CDI (ou centre de connaissance et de culture) et une restauration baignés de lumière, prolongés par des extérieurs accessibles pour des activités complémentaires,
– des sanitaires qui répondent aux besoins croisés de surveillance, de bien-être, de sécurité et de propreté,
– une trame de classe évolutive pour permettre les adaptations pédagogiques.

Le projet du collège apporte une réponse aux problématiques environnementales en privilégiant le recours à des matériaux biosourcés, locaux, à l’impact carbone faible, peu transformés et/ou recyclables en fin de vie comme le bois utilisé en éléments structurels (FOB et planchers mixtes bois-béton) et de finition intérieure (protections murales, agencement).
L’ambition d’une production énergétique low-tech et performante a mené au choix d’installation d’une chaufferie bois et de récupérateurs d’énergie sur les groupes froids. La mise en place d’une enveloppe performante (isolant biosourcé dans les FOB) et d’un système de simple flux inversé répond également à ces problématiques de performance et de simplicité des systèmes défendus par le Département.
Les conforts thermique et acoustique ont ainsi été des enjeux forts de la conception du bâtiment, pour assurer aux usagers un confort optimal, tout en garantissant une simplicité vis-à-vis de la maintenance et l’entretien pour le maitre d’ouvrage.
Aussi, les sujets de santé et bien-être ont fait l’objet de réflexions entraînant des choix de matériaux sains et bons pour la qualité de l’air intérieur : isolant biosourcé, matériaux de finitions sains, ventilation naturelle adaptée, et choix d’espèces végétales non toxiques et non allergènes.
Niveau E+C- : E3C1 / Démarche biosourcée de niveau 2 (matériaux biosourcés, locaux et bas carbone) / Démarche NF HQE bâtiment tertiaire /
Etanchéité à l’air < 0,8 m3/h.m2


Label(s) obtenu(s) : Niveau E+C- : E3C1 / Démarche biosourcée de niveau 2 (matériaux biosourcés, locaux et bas carbone) / Démarche NF HQE bâtiment tertiaire /
Etanchéité à l’air < 0,8 m3/h.m2

Informations complémentaires :
Concours loi MOP

Bureau(x) d’études : AIA Ingénierie, AIA Management, AIA Environnement, AIA Territoires, Groupe GAMBA, NAMIXIS-SSICOOR, BEGC.
Photographe : © AIA Life Designers architecture – photo : Guillaume Satre