L’Épicerie

24 GRANDE RUE, 44240 Sucé-sur-Erdre

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Programme

Transformation d’une épicerie en tiers-lieu

Concepteurs

  • 1 - LOOM Architecture- architectes

Commune

  • Sucé-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • LOOM Architecture

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

70m2

Coûts

130 000€ HT

Documents

Situé au cœur du bourg, ce bâtiment du XIXe siècle, autrefois épicerie de village puis logement, était inoccupé depuis plus de vingt-cinq ans lorsque notre agence a entrepris sa transformation en lieu de travail partagé et tiers-lieu culturel. Le projet est né d’une démarche engagée portée directement par la maîtrise d’œuvre, à la fois architecte, conceptrice et maître d’ouvrage de l’opération. Cette double posture a permis de mener une réflexion exigeante sur la réhabilitation du patrimoine ordinaire, en faisant de nos propres bureaux un laboratoire de pratiques architecturales, sociales et environnementales. Pensé comme un lieu de travail ouvert sur le bourg, le projet accueille également des événements, ateliers et initiatives associatives, participant ainsi à la redynamisation du centre ancien.
Le projet s’inscrit dans une démarche attentive aux ressources existantes et à la réparation du bâti ancien. Plutôt que de masquer les traces du temps, la transformation s’appuie sur une mise à nu du bâtiment afin de retrouver ses qualités originelles et révéler la matière existante. Les interventions successives les plus altérantes ont été déposées : enduits ciment, doublages plâtre, revêtements synthétiques, cloisonnements rapportés. Cette approche sobre limite les transformations structurelles et valorise les qualités intrinsèques du bâtiment existant. La réhabilitation privilégie des matériaux biosourcés et peu transformés : enduits terre-paille, chaux, brique de terre crue, bois et acier brut. Chaque choix constructif participe à une démarche de sobriété, de pérennité et de confort sensible.
La conception répond à des usages hybrides et évolutifs, en conciliant espace de travail quotidien et lieu partagé ouvert au public. Le rez-de-chaussée devient un espace libre et traversant accueillant aussi bien des expositions, ateliers, rencontres professionnelles, brocantes, café associatif ou événements culturels. L’ancienne épicerie retrouve ainsi sa vocation première : être un lieu vivant, accessible et fédérateur au sein du bourg. Les espaces de bureaux prennent place dans les étages autour d’un vide central apportant lumière naturelle et continuité visuelle entre les niveaux. La création de cette trémie transforme profondément la perception intérieure et met en scène un escalier central sculptural, véritable pivot spatial et lieu d’échange du projet. La souplesse des espaces permet d’envisager des appropriations et évolutions futures sans figer les usages.
Le projet développe enfin une écriture architecturale sensible, fondée sur un dialogue entre restauration patrimoniale et expression contemporaine. À l’extérieur, la façade retrouve une présence sobre et élégante grâce à la restitution des encadrements en tuffeau, aux enduits à la chaux et aux menuiseries bois claires. À l’intérieur, les matières demeurent volontairement brutes et authentiques : pierre apparente, terre, bois et acier composent une atmosphère chaleureuse et artisanale. Un contraste assumé s’installe entre la noblesse restaurée de la façade sur rue et l’intériorité plus brute et organique des espaces. Cette dualité participe de l’identité du lieu : une architecture discrète mais engagée, capable de conjuguer mémoire, usages contemporains et intensité spatiale.


Informations complémentaires :
subvention de la mairie de Sucé sur Erdre pour la rénovation de la façade d’un montant de 6000€

Photographe : François BAUDRY

Tiers lieu « Maison de la gare »

Place Jean Monnet, 44240 Sucé-sur-Erdre

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Programme

Réhabilitation de la maison de la gare en tiers lieu, co-working, salles de réception et associatives

Concepteurs

  • LAUS architectes mandataire ; SOCLE architecte associé

Commune

  • Sucé-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Commune de Sucé-sur-Erdre

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2024

Surface(s)

300 m² surface plancher réhabilitée

Coûts

798 000 €HT

Documents

** Mutation patrimoniale et programmatique **

L’architecture de la gare de Sucé-sur-Erdre raconte son ancienne affectation : de tels édifices jalonnent le territoire français. Avec la transformation des usages et l’avènement du numérique, la gare n’a plus lieu d’être physiquement au sein de la commune. Il s’agit alors de faire évoluer ce petit patrimoine sucéen en tiers-lieu municipal (salles associatives et de convivialité) et en coworking.
Ce Tiers Lieu est une programmation ouverte sur la ville, un endroit d’hospitalité et de proximités, qui s’adapte à différents modes et rythmes de vie (lieu de travail hebdomadaire ou ponctuel, associatif, etc.). Le projet met en scène convivialité et ambiance collective. Pour équilibrer visibilité du public et sérénité des espaces de travail, il hiérarchise les accès et les flux.

** Faire projet par le vide **

Modifiée par touches à chaque changement d’usage, la gare a progressivement perdu sa lisibilité constructive originelle. Pour la retrouver, un dialogue s’est engagé avec la maîtrise d’ouvrage qui envisageait initialement une extension. En optimisant et densifiant les plateaux, il était possible d’épargner la gare et son environnement arboré de tout ajout. C’est une valorisation par l’absence : les façades sont inchangées, mais révélées par l’apparition de menuiseries en chêne. La toiture est réparée. Le projet prône davantage une mutation par l’usage que par l’image.
A l’intérieur, un nouveau vide central accueille les distributions verticales (escalier, ascenseur, sanitaires) et optimise les circulations. Cela libère de grandes salles (convivialité, réunion, plateau de coworking) et des espaces plus intimes (cuisine, petits bureaux) de part et d’autre d’un mur refend existant.

** S’adapter à l’existant pour le conserver, valoriser les savoir-faire **

Profitant de la proximité des voies de chemin de fer, le bâtiment historique a été réalisé avec des matériaux locaux comme les moellons ou plus lointains comme le tuffeau et les poutrelles métalliques. La réhabilitation rend lisible la juxtaposition des techniques de chaque époque. Sont notamment conservés les planchers construits avec la technique de type « Roussel ». Ils sont composés de poutres métalliques en I reliées entre elles par des fentons à crochets métalliques et fermés par des augets en plâtre. Les interventions de trémie en gros œuvre et métal sont laissées brutes.
Les ouvrages rapportés racontent des savoir-faire. L’escalier en métal dessiné avec le serrurier est une réinterprétation de l’escalier extérieur existant. Le bois se décline sur la plupart des ajouts. Les menuiseries extérieures sont en chêne, les menuiseries et ameublements intérieurs sont en hêtre, massif pour les portes et cloisons vitrées, contreplaqué pour l’habillage du noyau central et les placards.

** Viser l’exemplarité environnementale **

Le bâtiment est le plus passif possible, et la majorité des matériaux employés est d’origine biosourcée. Les murs périphériques sont doublés avec un isolant mélangeant fibres de chanvre, lin et coton. Le doublage fermacell améliore l’inertie intérieure. L’isolation acoustique des salles est en panneaux de fibre de bois. L’ensemble du bâtiment est doté de planchers chauffants alimentés par une pompe à chaleur air/eau. Le renouvellement de l’air est assuré par une ventilation simple flux avec des entrées d’air réchauffées ponctuellement. Profitant d’une toiture ensoleillée plein sud, le bâtiment est équipé de panneaux solaires.


Informations complémentaires :
procédure adaptée

Bureau(x) d’études : BETEM be tce ; ALHYANGE Socotec smart solution acousticien
Photographe : Simon Guesdon ; Laus (existant)