Haras de Nantes

16 Rue Gulliver, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

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Programme

Création d’un centre de formation, de supports de compétitions et requalification des espaces extérieurs existant

Concepteurs

  • Tact Architectes

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Haras la Vaillantière

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

503m² SP chauffé + 500m² couvert

Coûts

2 433 100 € HT soit un coût au m² de 1775 euros/m²1 780 000 € HT (hors VRD et aménagement paysager) soit un coût au m² de 2 426 euros/m²

Documents

Le Haras de Nantes est situé au lieudit La Vaillantière, au nord de La Chapelle-sur-Erdre. Premier club de licenciés de Loire-Atlantique, il s’engage aujourd’hui dans une nouvelle phase de son développement, à la croisée de la continuité et du renouveau.
Le site se distingue par des qualités paysagères remarquables. Il s’inscrit dans un paysage de bocage structuré par un maillage dense de haies et d’éléments végétaux linéaires, véritables réservoirs de biodiversité. Ce territoire est également marqué par une forte présence agricole, alternant pâturages et cultures.
L’existant révèle une juxtaposition de hangars, majoritairement en charpente bois et couverts de toitures métalliques à deux pentes. Un premier bâtiment linéaire, doté d’une façade en bois reposant sur un soubassement en parpaings, est percé de larges portes coulissantes permettant l’accès des chevaux. Plus au sud-est, quatre entités bâties se distinguent par leurs volumes, leurs dessins et leurs systèmes constructifs, tout en formant un ensemble cohérent par leur implantation contiguë. Elles composent une succession de pignons ouverts qui participent à l’identité singulière du site. Enfin, au nord-est, le grand manège se distingue par sa structure en bois lamellé-collé de grande portée, offrant une écriture à la fois sobre et élégante, largement ouverte sur le paysage.

L’esthétique de cette architecture agricole, fondée sur les relations entre usages, structures et paysages, constitue le socle du projet. Celui-ci s’inscrit dans cette continuité tout en affirmant une expression contemporaine, qui ouvre une nouvelle histoire. Il propose l’implantation de deux nefs longitudinales dans la partie nord du site, articulant les nouvelles fonctions du site :
• La petite nef, au nord-est, accueille les espaces de convivialité et de formation. Elle s’implante à l’interface entre la carrière existante et le cheminement piéton d’entrée.
• La grande nef, au nord-ouest, abrite un espace polyvalent de type podium/préau ainsi qu’un espace de réception. Elle assure la continuité entre le grand manège existant et la future grande carrière au nord.

Ces deux structures sont conçues sur pilotis afin de limiter l’impact sur le sol et de préserver les écoulements naturels. Les éléments de charpente, laissés apparents, participent pleinement à l’expression architecturale. De larges débords de toiture permettent la création de coursives couvertes, favorisant les circulations et renforçant le lien entre intérieur et extérieur.

Le décalage entre les deux nefs permet à la fois de s’adapter à la topographie du site et de dégager un parvis paysager généreux, valorisant l’ensemble du centre équestre.

Le projet développe une écriture sobre et rationnelle, inspirée des principes de l’architecture agricole : ossature bois, toitures métalliques à deux pentes, simplicité des assemblages. Le travail du bois, la précision des détails et la qualité de mise en œuvre contribuent à une esthétique contemporaine, fondée sur une économie de moyens et de matière. Le recours à des matériaux biosourcés (bois français, isolants naturels) ainsi que la valorisation des savoir-faire régionaux (menuiserie, charpente) s’inscrivent dans une démarche responsable.

Les matériaux sont choisis dans une logique de faible transformation et de durabilité, en acceptant notamment le vieillissement naturel du bois. Quelques touches de couleur viennent ponctuer l’ensemble et relier les parties neuves et les existants requalifiés, notamment par l’usage d’une peinture de falun vert clair.
À l’image des ambitions portées pour le Haras de Nantes, ce projet propose une architecture alliant simplicité, exigence de détail, frugalité et attractivité.


Informations complémentaires :
Mission complète + Opc

Bureau(x) d’études : Mâat, Ingéligno, Sisba, Sud Vrd
Photographe : tact architectes

CETEX Babinière, Centre technique d’exploitation tramway, Nantes

5 Allée des Coquelicots, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

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Programme

n vitrine sur le périphérique, l’implantation préfigure le raccord des lignes 1 et 2 existantes et la future organisation radiale des flux de déplacement tramways, le projet est réparti en trois bâtiments :
Le vaste Atelier (12 000 m²) qui permet la réparation simultanée de 16 rames de tramways nouvelles génération.
La Station-service qui assure le lavage et le plein de sable des rames en fin de journée
Le bâtiment d’Exploitation qui accueille les conducteurs à leur prise de poste et à leur retour, assure la formation et permet la supervision du réseau.

Concepteurs

  • Architecte cotraitant : DLW Architectes
  • Architecte mandataire : AIA Life Designers

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Nantes métropole (MOA)
  • Sémitan Nantes (MOA Déléguée)

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2025

Surface(s)

CETEX : 16 801 m² SP (+ parking en surface de 148 places)

Coûts

41,7 M€ HT

Documents

Le Centre Technique et d’Exploitation de Babinière constitue le nouveau site stratégique de maintenance et de remisage des tramways de Nantes Métropole, implanté à La Chapelle-sur-Erdre. Mis en service le 25 août 2025, il est le plus grand centre technique de tramway en France.
Conçu pour accueillir et entretenir les 61 nouvelles rames longues Citadis, cet équipement est dimensionné pour répondre aux besoins d’exploitation et de maintenance sur les cinquante prochaines années, garantissant performance, pérennité et adaptabilité du réseau.

Une conception collaborative au service de l’usage

Issu d’un concours, le projet a été conçu par les agences AIA et DLW Architectes, en étroite collaboration avec la Semitan. Cette démarche partenariale forte a permis de développer un outil parfaitement adapté à son exploitation, en intégrant dès l’origine les besoins des utilisateurs.

Cette co-conception s’est traduite par :

  • Une définition fine des besoins de maintenance et d’exploitation,
  • Une attention particulière à l’ergonomie des postes de travail,
  • Une optimisation des flux (circulation des rames, déplacements du personnel, organisation des interventions).

Une pièce majeure du réseau métropolitain

Le CETEX s’inscrit dans le redéploiement du réseau de tramway à l’échelle métropolitaine notamment avec le prolongement de la ligne 1 au-delà du périphérique. Cette extension permettra prochainement de réaliser la connexion entre les lignes 1 et 2.

Il accompagne la création de la station Babinière, 1ere gare tramway de la Chapelle sur Erdre et nouveau terminus de la ligne 1 relié à Haluchère via Ranzay.

Autour de cette infrastructure, un véritable pôle d’échange multimodal se déploie, comprenant :

  • Un parc relais de 500 places en bordure de périphérique,
  • Un terminal de bus,
  • Une gare de tram-train vers Nort sur Erdre, Chateaubriand.

Un équipement dimensionné pour le long terme

Le site s’étend sur 8 hectares et offre des capacités techniques de premier plan :

  • Un atelier principal de 12 000 m² permettant la maintenance simultanée de 16 rames
  • Remisage de 61 rames
  • 3 voies de lavage et de sablage,
  • 16 voies dédiées à l’atelier.

Il intègre également :

  • Un bâtiment d’exploitation de 1 200 m² (base des conducteurs, bureaux, formation, espaces de repos et supervision du réseau),
  • Une station technique de 2 300 m² dédiée au nettoyage et au réapprovisionnement en sable, essentiel à l’adhérence roue-rail.

Une architecture fonctionnelle, durable et intégrée

Une écriture cinétique inspirée du mouvement dans ce paysage de bordure de périphérique

Les bâtiments épousent les courbes des voies ferrées et la forme des tramways, tandis que ses façades aux teintes brunes tellurique fait écho aux rails en acier oxydé et aux bobines de cuivre transportant l’électricité.

Des espaces de travail robustes et lumineux

Les halles de maintenance mettent en œuvre des matériaux bruts et résistants – béton et acier – adaptés aux contraintes industrielles. Cette robustesse est contrebalancée par une grande qualité de lumière naturelle :

  • Une canopée en charpente bois,
  • Des voûtes d’éclairement diffusant une lumière douce et homogène, réduisant ainsi le recours à l’éclairage artificiel.

L’organisation intérieure distingue deux halles complémentaires :

  • Une halle de proximité dédiée à l’entretien courant,
  • Une halle centrale pour les opérations de maintenance lourde.

Une vitrine du savoir-faire technique

Une large façade transparente au nord offre une visibilité directe sur les activités, ouvrant le site sur l’espace public et valorisant les métiers de la maintenance.

Un parcours architectural lisible et ouvert

De grandes failles verticales marquent les accès principaux et offrent des perspectives traversantes sur toute la profondeur de l’atelier. Elles structurent les circulations verticales et mènent à une mezzanine en balcon, permettant d’observer les activités de maintenance.

Une conception bioclimatique

Le projet intègre des principes bioclimatiques visant à optimiser le confort et les performances énergétiques :

  • Largement vitré au nord pour laisser voir l’activité depuis l’espace public et assez opaque au sud pour limiter les apports solaires
  • Débords de toiture limitant les surchauffes estivales,
  • Grandes ouvertures en façade est et ouest ainsi qu’en toiture assurant une ventilation naturelle traversante.

L’atelier est construit avec deux types de charpente ; bois et métal en distinguant :

  • Les zones d’exploitation par une structure acier (mezzanine techniques, support de pont roulant, support de la ligne d’alimentation)
  • L’enveloppe bioclimatique par une structure bois.

Les grandes portées (20 à 30 m) dessinent une canopée légère et élégante qui enveloppe les espaces de travail de lumière naturelle et de teinte chaude.

Un équipement engagé pour la transition écologique

Le CETEX intègre des dispositifs ambitieux en matière de durabilité :

  • Toiture végétalisée,
  • Installation de panneaux photovoltaïques couvrant les besoins énergétiques en jours ouvrés et réinjectant l’énergie produite dans le réseau en période creuse,
  • Gestion technique centralisée (GTC) optimisant les consommations,
  • Infrastructures numériques dédiées (datacenter).

Bureau(x) d’études : Ingénierie TCE + Economie : AIA Ingénierie, OPC : AIA Management, Développement durable : AIA Environnement, Bureau d’études ferroviaire : Geste Ingénierie, Ingénierie acoustique : Tysseyre + Associés.
Photographe : © AIA Life Designers architecture_Adagp 2026 & DLW architectes – photos : Stéphane Chalmeau

BIMSY (build in my side yard)

Privée, 44240 La Chapelle-sur-Erdre

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Programme

Densification urbaine / Construction d’une maison individuelle

Concepteurs

  • Loom Architecture (architecte)

Commune

  • La Chapelle-sur-Erdre

Maître(s) d'ouvrage(s)

  • Privée

Thèmes

  • Architecture

Année de réalisation

2023

Surface(s)

construction: 70m2 SHAB - jardin: 270m2

Coûts

202 000€HT bâtiment - 6 000€HT jardin

Documents

A la suite d’une division parcellaire, un nouveau terrain est aménagé, au coeur d’un tissu pavillonnaire récent.
Ce redécoupage permet de construire la ville sur la ville, et répond aux enjeux de préservation des terres agricoles, tout en restructurant le tissu urbain.
Il en résulte une parcelle étroite, à laquelle on accède par le Sud. Deux contraintes majeures, à l’origine de deux points forts du projet : la longère et le moucharabieh.

La petite maison de 70m2 s’étire en RDC du Nord au Sud. Adossée à la limite parcellaire Est, elle s’ouvre largement à l’Ouest sur un jardin très allongé également. Sa morphologie rappelle les longères locales et le pignon Sud participe à la structuration urbaine de la Route de Carquefou.
Afin de bénéficier d’un maximum d’ensoleillement tout en se préservant des regards, un appareillage de tuiles ajouré est mis en œuvre. Derrière ce moucharabieh inspiré des claustra des constructions voisines, une grand baie vitrée capte la lumière méridionale. Ce filtre solaire protège des surchauffes estivales, tout en laissant pénétrer le soleil rasant d’hiver, qui illumine de ses écailles la pièce de vie.

La structure porteuse en ossature bois est isolée en fibre de bois et ouate de cellulose et est vêtue d’un habillage en bois naturel. Malgré sa faible inertie, cette maison bénéficie d’un grand confort d’été, grâce à une isolation biosourcée dense, et à cette sur-toiture en tasseaux de bois qui protège la couverture des surchauffes.
La maison est très ouverte et modulable au moyen de cloisons coulissantes. Les organes techniques (cuisine, machine à laver, placards…) s’étirent sur toute la longueur Est de la maison. Les circulation font partie intégrante du volume général, et donnent une sensation d’espace et de volume à cette petite maison.

Le projet architectural et le projet paysager ont été conçu conjointement. Le second étant bien plus qu’un accompagnement esthétique du premier. Le jardin est un lieu de vie à part entière, et la terrasse vient prolonger les espaces intérieurs, à l’extérieur. En limite Ouest, un massif planté d’essences très variées s’épaissi puis se rétrécit, pour tantôt protéger des regards, tantôt créer des espaces d’usages variés (entrée, terrasse de repas, baignoire extérieure, espace pour étendre le linge, espace de détente). Le potager est judicieusement implanté devant le moucharabieh pour profiter du meilleur ensoleillement, et une serre à l’arrière est prévue pour la préparation des semis.


Label(s) obtenu(s) : https://www.loom.archi/

Bureau(x) d’études : ALS (BET structure)
Photographe : LOOM Architecture et Francois DANTART